Le préservatif : Temps contemporains

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Le préservatif : Temps contemporains
JUSTINE CLOUTIER ET MARYSSA RENAULT
Groupe: 01
Sexualité : du passé à nos jours
Travail de session
Le préservatif
Travail présenté à
David Laplante
Programme des Sciences de la nature
Séminaire de Sherbrooke
27 novembre 2013
Table des matières
Chapitre 1 – Le préservatif : Temps contemporains........................................................................ 3
Chapitre 2− Le préservatif : La problématique en Afrique de nos jours ......................................... 7
BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................... 12
2
Chapitre 1 – Le préservatif : Temps contemporains
Au cours des siècles, les hommes ont développé divers moyens de contraception afin de
lutter contre les maladies et les naissances. Parmi les moyens contraceptifs les plus
efficaces, on retrouve le préservatif. Ce dernier a connu une évolution impressionnante au
cours des siècles. De nos jours, son utilisation est variée dans le monde. Ce premier
chapitre traitera de l’évolution du condom, au cours des Temps contemporains, qui a été
marquée, entre autres, par les progrès de la science. Puis, un second chapitre portera sur
la problématique reliée à l’usage du préservatif, présente en Afrique.
Au début du XIXe siècle, la morale judéo-chrétienne ne tolérait pas le préservatif, étant
considéré comme l’instrument des prostituées1. Des manifestations étaient organisées à
Londres et à New-York afin d’interdire l’usage du condom. Ce dernier était, à l’époque,
conçu avec des boyaux de moutons. En fait, les intestins de ces bêtes étaient lavés,
séchés, puis assouplis en les frottant à l’aide de son et d’huile d’amande2. De plus, ces
préservatifs étaient réparables et réutilisables. Si ces derniers étaient légèrement perforés,
certains consommateurs collaient des lambeaux membraneux afin de boucher les trous.
Les préservatifs pouvaient être décorés d’images diverses. Par exemple, sur un
préservatif français datant de ce siècle, était imprimée une scène qui représentait une
religieuse désignant son choix entre trois amants en érection. L’origine du mot condom
était questionnée, puis c’est François-Xavier Swediaur, un médecin autrichien, qui a
évoqué l’existence de Dr Condom. Il présumait que Dr Condom était le médecin de
Charles II d’Angleterre au milieu du XVIe siècle. Ce docteur aurait démontré le rôle
contraceptif du préservatif qui aurait permis au roi de limiter le nombre de ses enfants
1
Julien, CHAVANES. « Le préservatif bouleverse notre sexualité », Ça m’intéresse, n°345 (mars 2010),
p.90.
2
SEPIA, Exposition Histoire du préservatif, 2005,
[En ligne], http://www.editions-sepia.com
/catalog/pdf/exposition_preservatif.pdf (Page consultée le 25 novembre 2013)
3
illégitimes3. Cependant, nous savons aujourd’hui que Dr Condom était le fruit de
l’imagination de Swediaur et n’a donc jamais existé. En fait, l’origine étymologique du
mot condom viendrait du verbe latin condere qui signifie cacher, protéger. C’est au cours
du XIXe siècle que Thomas Hancock, Charles-Henry Macintosh et Charles Goodyear ont
révolutionné la composition du préservatif à l’aide du suc sécrété par l’hévéa; le latex.
Hancock, un fabriquant de calèches et de coches, a découvert comment faire du
caoutchouc à partir du latex. Le Britannique avait déjà breveté, au début des années 1820,
plusieurs de ses inventions en caoutchouc4. Ce dernier s’est associé avec Charles-Henry
Macintosh, un chimiste écossais qui a inventé une matière imperméable obtenue par la
dissolution du caoutchouc dans la benzine. Cependant, le caoutchouc fabriqué par
Hancock perdait sa propriété élastique, d’où le rôle important de Charles Goodyear. Ce
chimiste américain, a inventé le procédé de vulcanisation en 18395. Ce procédé chimique,
qui consiste à chauffer avec du souffre la sève de l’hévéa, permet d’accroître la propriété
élastique du caoutchouc et élimine son adhésivité6. Cependant, c’est seulement vers les
années 1870 que les préservatifs en latex vulcanisé ont été mis sur le marché. Le clergé,
étant très influant, considérait encore à cette époque le condom comme un objet de
débauche. La Loi interdisait donc, en 1873, la fabrication de tout moyen contraceptif. De
fait, les préservatifs étaient retrouvés dans les lieux de prostitution de luxe et dans
quelques pharmacies qui les vendaient en toute légalité afin de limiter l’accroissement
des maladies vénériennes7. Cette situation n’empêchait pas le commerce clandestin du
préservatif qui devenait de plus en plus populaire. Dans ces mêmes années, la société
Macintosh a confectionné des condoms imperméables aussi nommés feuilles anglaises
dans son industrie de Galscow. « Devant l’ampleur du succès, quatre-vingt ouvriers de
l’usine s’affairent à confectionner, l’été, des ballons pour enfants et, durant l’hiver, des
3
Claude, VIEL. « De l’actualité du préservatif… en 1821 », Revue d’histoire de la pharmacie, Vol. 83, n°304
(1995), p. 26.
4
Béatrice FONTANEL et Daniel WOLFROMM, Petite histoire du préservatif, Éditions Stock, 2009, p. 52-53.
5
Dr Eric CHEVALLIER, Le préservatif: trois mille ans d’amour protégé, Belgique, Casterman, 1993, p.18.
6
Julien, CHAVANES. « Le préservatif bouleverse notre sexualité », Ça m’intéresse, n°345 (mars 2010),
p.92.
7
Béatrice FONTANEL et Daniel WOLFROMM, Petite histoire du préservatif, Éditions Stock, 2009, p 54-55.
4
préservatifs »8. L’industrie a exporté sa marchandise vers la Russie, l’Autriche,
l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la France. Dans le dernier pays mentionné, des
publicités « de vêtements imperméables à usage intime » étaient publiées dans des revues
grivoises telles Pour lire à deux, Le Magazine de Paris et Le sourire. Pour les plus
timides, la vente à domicile était offerte par, entres autres, la Condomerie établie à
Amsterdam. En 1880, en Amérique, des préservatifs en caoutchouc étaient fabriqués en
grande quantité par l’entreprise qui est devenue, le siècle suivant, l’une des plus grandes
industries mondiales du pneu : Goodyear Tire and Rubber. Le nom de l’inventeur de la
vulcanisation a été donné à la compagnie seulement en son hommage9. En 1883, des
boîtes de préservatifs affichant le visage de la reine Victoria ainsi que celui du Premier
ministre Gladstone étaient mis sur le marché de Petticoat lane, en Angleterre. En 1901, la
Condomerie offrait des préservatifs parfumés, aux formes et textures diverses. De plus,
des boîtes étaient conçues pour dissimuler les condoms. En effet, des capotes étaient
vendues dans des boîtes imitant celles des cigares de la Havane ou encore celles de
dominos10. La société parisienne Excelsior vendait des préservatifs dans vingt-neuf
modèles de boîtes dont des faux emballages de bonbons assortis et des bouquets de
violettes artificielles11. En 1908, la même société ventait le préservatif féminin appelé
« le Pratique ». Dans la publicité présentée pour ce produit, Excelsior décrivait le
préservatif féminin « comme un second vagin protecteur qui garantit la sécurité complète,
laisse l’illusion du naturel et ajoute à l’intensité des sensations »12. Offert dans diverses
dimensions, il se vendait cinq francs. Ce préservatif féminin a connu un franc succès dans
ses débuts, mais il a été remplacé peu à peu par le diaphragme en 1881 et le stérilet en
1928. Le catalogue d’Excelsior proposait une collection de préservatifs aux noms
évocateurs dont Le Crocodile qui possédait une texture imitant la peau du reptile, Le
Voluptueux qui terminait avec un réservoir ayant la forme d’une goutte et Le Parfait qui
ne possédait aucune caractéristique particulière. Les préservatifs en caoutchouc étaient
8
9
Vincent VIDAL, La petite histoire du préservatif, Paris, Syros alternatives, 1993, p.30.
Béatrice FONTANEL et Daniel WOLFROMM, Petite histoire du préservatif, Éditions Stock, 2009, p. 55.
10
Vincent VIDAL, La petite histoire du préservatif, Paris, Syros alternatives, 1993, p.37.
11
Béatrice FONTANEL et Daniel WOLFROMM, Petite histoire du préservatif, Éditions Stock, 2009, p. 65.
12
Vincent VIDAL, La petite histoire du préservatif, Paris, Syros alternatives, 1993, p.98.
5
lavables, réutilisables et même caractérisés d’inusables. En fait, la capote de cette époque
était garantie cinq ans, même si en réalité elle se dégradait en environ trois mois. Il était
suggéré de choisir un modèle plus grand puisqu’il pouvait rétrécir avec le temps. Puis,
après chaque utilisation, il fallait le laver, le sécher et le saupoudrer de talc par
l’entremise du Vérifior, un appareil recouvert d’une couche de nickel13. Il était aussi
proposé de souffler dans le préservatif afin de s’assurer qu’il était bien résistant et afin
d’enlever les plis14. Une autre suggestion était de conserver le produit dans un corps
gras, comme la vaseline et la paraffine, et à l’abri de la lumière, de l’humidité et du froid
extrême. Par contre, les graisses pouvaient fragiliser le condom au cours des années et
ainsi le rendre moins efficace. Par ailleurs, certains préféraient encore les condoms en
baudruche, mais ils demandaient plus d’entretien et de travail lors de la fabrication que
les préservatifs en caoutchouc. Il était possible de se procurer des préservatifs en intestin
d’animal deux à trois fois moins cher que ceux en caoutchouc chez le boucher. Par
contre, l’entretien plus coriace de ce type de condom amenait plusieurs à choisir le
préservatif en latex qui était aussi plus efficace15. De fait, dans les débuts du XXe siècle,
le cæcum de mouton était de moins en moins utilisé comme condom.
Celui en
caoutchouc était, de son côté, qualifié de « préservatif antiseptique » par le Dictionnaire
de médecine en 1903. En 1910, un nouveau type de préservatif était utilisé : les fishbladders. En fait, le produit était fabriqué avec la poche à air du poisson-chat et de
l’esturgeon. Cependant, des livres de médecines révélaient que ce type de préservatif
déchirait facilement lors des relations sexuelles. Dans ces mêmes années, des condoms
aux extrémités fantaisistes tels les « bibis chatouilleurs » et les « porcs-épics » ont vu le
jour.
C’est aussi vers la fin des Temps contemporains que les industries ont débuté à
13
Vincent VIDAL, La petite histoire du préservatif, Paris, Syros alternatives, 1993, p. 31.
14
ANONYME. « L’histoire du Préservatif de 6000 ans avant Jésus Christ à nos Jours …», Le Roi de la
Capote, 2013, [En ligne], http://www.leroidelacapote.com/history.php (Page consultée le 25
novembre 2013)
15
Béatrice FONTANEL et Daniel WOLFROMM, Petite histoire du préservatif, Éditions Stock, 2009, 178p.
6
apporter
des
aspects
cocasses
aux
préservatifs
afin
d’attirer
davantage
de
consommateurs16.
Chapitre 2− Le préservatif : La problématique en Afrique de nos jours
Encore aujourd’hui, bien que maintes études et recherches soient portées à l’égard des
maladies transmises sexuellement, ces dernières demeurent très courantes. Cela dit,
l’émission de ces maladies est due à plusieurs causes. Étant donné des problématiques
phénoménales, telle la plus dramatique présente sur le continent africain17, en lien avec
les MTS et les ITS, des solutions sont mises de l’avant afin de restreindre la propagation
des maladies, tel la distribution du préservatif.
Ainsi, on dénombre environ 28,1 millions d’habitants africains atteints par le sida, 18 sur
une population totale de près de 1 110 635 00 d’habitants19, étant donné un taux bien
élevé de prostitution et d’agressions sexuelles, sans protection. Ce grand nombre peut être
associé au fait que la population africaine vit majoritairement dans la pauvreté, c’est-àdire 60% de celle-ci. Ainsi, les préservatifs et tout autre moyen de contraception ne sont
pas, dans les années 2000, nécessairement à la disposition de chacun. Quand, cependant,
ils sont davantage accessibles, on se questionne énormément sur la méthode d’emploi de
ces derniers puisque l’éducation à l’égard de la sexualité est peu prononcée. Également,
le lieu de conservation des préservatifs est souvent peu salubre, ce qui endommage
régulièrement la nature du condom. En Afrique, tout comme dans la majorité des pays
affectés par la pauvreté, il n’est pas rare que le préservatif serve à plusieurs reprises. En
16
17
Vincent VIDAL, La petite histoire du préservatif, Paris, Syros alternatives, 1993, 122p.
Eric, CHEVALLIER, Le préservatif: trois mille ans d’amour protégé, Belgique, Casterman, 1993, p.36
18
ANONYME. Une coproduction CRTN et KTO, «Ouganda, un traitement pour le SIDA», émission du 9
mars 2012, [En ligne] http://www.youtube.com/watch?v=zA5gPCmSqog (28 minutes)
19
ANONYME. «Préservatif féminin en Ouganda», Youphil le média de toutes les solidarités, 26 août 2013
[En ligne] http://www.youphil.com/fr/article/06787-sida-preservatif-feminin-ouganda?ypcli=ano
(page consultée le 22 novembre 2013)
7
fait, le préservatif est simplement rincé suite à l’usage, ce qui représente encore une fois
un manque de salubrité. Cela dit, malgré la lutte interminable que la population africaine
entreprend, la transmission du sida et des autres maladies transmises sexuellement ou par
le sang persistent, ainsi que les grossesses incontrôlées. Par conséquent, on tente, dès
l’année 2005, de donner aux femmes du continent africain plus de pouvoir à l’égard de
leur sexualité. Ainsi, grâce à une campagne menée par le groupe de promotion de la
santé ougandais (UHMG)20, l’utilisation du préservatif féminin est désormais possible
pour les femmes. Suite à quelques années de promotion, l’usage du condom féminin est
davantage fréquent, mais demeure peu répandu s'il est comparé à celui du condom
masculin. En effet, dès 2007, on estime près de 28 millions condoms féminins dans le
monde et 11 milliards condoms masculins. Deux années plus tard, l’utilisation du
préservatif féminin ne cesse d’accroitre; 50 millions de condoms féminins versus environ
10 milliards de condoms masculins.21 Bien que ce préservatif soit de plus en plus connu,
la méthode d’emploi du préservatif féminin n’est pas réellement bien comprise en
Afrique. Cela dit, il est difficile pour les gens de l’employer adéquatement puisqu’ils
n’ont reçu que très peu de renseignement à l’égard de ce dernier. De ce point de vue,
même si le condom féminin s’avère être plus fréquemment offert, ce dernier demeure un
grand souci sur le plan financier; il est bien plus dispendieux que le condom masculin.
Par conséquent, déjà que la population africaine souffre majoritairement de pauvreté, il
est bien difficile pour cette dernière de couvrir les frais reliés à l’achat du condom
féminin. Effectivement, il a été noté que le condom féminin puisse coûter jusqu’à 18 fois
plus cher que le condom masculin. Par conséquent, il demeure bien difficile de
commercialiser davantage le condom féminin, étant donné que la clientèle en Afrique est
peu développée à cet égard, pour des raisons financières.
Bien que le port du préservatif lors de toute relation sexuelle soit priorisé, ce moyen de
protection et de contraception n’est pas toujours adéquatement utilisé. Malheureusement,
en mars 2009, suite à quelques confrontations avec le pape en lien avec le port du
condom, la solution désormais priorisée est l’abstinence ou la fidélité en couple. À vrai
20
Ibid.
21
Ibid.
8
dire, le pape Benoît XIV déclare, suite à une tournée en Afrique, que «le préservatif
aggrave le problème du sida»22. Le pape tentait simplement de souligner la problématique
en lien avec l’usage et la conservation inadéquate du préservatif, qui accentue la
propagation des maladies transmises sexuellement ou par le sang. C’est pourquoi Benoît
XIV met de côté l’utilisation des préservatifs pour favoriser une nouvelle éducation de
vie. Malgré qu’elle soit prônée partout en Afrique, cette nouvelle théorie n’est cependant
pas un grand succès. Bien que le pape n’ait jamais réellement rejeté le port du préservatif
dans le but de diminuer les MTS ou ITS, il tente simplement de laisser place à une
nouvelle éducation de vie, c’est-à-dire à une éducation valorisant le respect entre les
partenaires lors des relations sexuelles. Néanmoins, les couples s’engagent rarement à
l’égard de l’abstinence et même de la fidélité, ce qui engendre l’accroissement de la
propagation des maladies et des grossesses indésirables. D’autres part, déjà que
l’utilisation des préservatifs chez la population africaine soit difficile, de nouvelles
restrictions sont instaurées, ce qui complique énormément la situation.
En effet, l’invention de nouveaux types de préservatifs, favorisant les sensations lors de
la relation sexuelle, mènent à l’expansion de l’industrie des préservatifs. Ces nouveaux
condoms sont répandus mondialement, mais demeurent tout de même difficile d’accès
pour différentes populations. Dans un premier cas, le prix de ces nouveaux préservatifs
est d’avantage élevé que celui des condoms originaux. Par conséquent, il devient plus
difficile pour les populations souffrant de pauvreté de se permettre ce nouveau produit.
Deuxièmement, depuis 2013, une nouvelle loi a été établie, visant la taxation des
préservatifs. Bien que cette taxe ne s’élève qu’à 1%, elle affecte tout de même la
consommation de la population africaine.23 Alors que l’utilisation des préservatifs devient
une habitude chez un grand nombre de gens, l’application de cette taxe ne fera que nuire
à cette nouvelle habitude plutôt positive. En effet, puisque les coûts des préservatifs
augmentent, les gens devront de plus en plus restreindre leur utilisation, étant donné leur
22
Julien, CHAVANES. « Le préservatif bouleverse notre sexualité », Ça m’intéresse, n°345 (mars 2010),
p.93
23
ACCRA, «Ghana : Des taxes sur les préservatifs ?», Afriquinfos, l’actualité africaine à la minute, 29 juillet
2013 [En ligne] http://www.afriquinfos.com/articles/2013/7/29/ghana-taxes-preservatifs227706.asp (page consultée le 23 novembre 2013)
9
piètre situation financière. À ce sujet, des gens défendent cette nouvelle loi, en supposant
qu’elle permettra d’assurer d’avantage la fidélité dans les couples. Étant une situation peu
probable aux yeux de divers membres du ministère de la Santé, cette loi n’est finalement
qu’applicable à l’égard des préservatifs plus luxueux. Par conséquent, la population
africaine se voit limitée à l’utilisation de préservatifs peu luxueux.
Toutefois, depuis 2013, étant donné des ententes avec le ministère de la Santé et des
services sociaux, les parents et les enseignants, il demeure désormais strictement interdit
de distribuer des préservatifs dans les milieux éducatifs tels les écoles primaires et
secondaires, sur le continent africain.24 On craint d’accroitre la tendance vers la
sexualisation en bas âge. Il demeure cependant important que l’enseignement offert à
l’école présente des faits reliés aux préservatifs et leur mode d’emploi. Le nouvel
enseignement de vie que favorise le pape à l’égard du continent africain est alors répandu
sans toutefois renier la possibilité de l’utilisation du préservatif. Malgré que la
distribution des préservatifs dans les écoles primaires et secondaires soit interdite, cette
dernière s’effectue nouvellement dans les boîtes de nuit, de plus en plus fréquemment.
Bien que cette offre priorise la distribution du condom masculin, quelques bar mettent
également à la disposition de la clientèle, des condoms féminins, dépendant des offres du
ministère. Selon un recensement datant de 2013, on révèle que le ministère distribue
jusqu’à 25 millions de préservatifs par année, sans frais imposés. Les frais sont
entièrement couverts par le ministère, et peuvent s’élever jusqu’à près de 20 millions de
dollars namibiens25, ce qui équivaut à environ 2 millions de dollars canadiens.
24
Xinhua, LUSAKA. «La Zambie interdit la distribution des préservatifs dans les écoles», Afriquinfos,
l’actualité africaine à la minute, 18 septembre 2013 [En ligne] http://www.afriquinfos.com/
articles/2013/9/18/zambie-interdit-distribution-preservatifs-dans-ecoles-230740.asp
(Page
consultée le 23 novembre 2013)
25
Xinhua, WINDHOEK. «La Namibie assure la santé sexuelle grâce aux préservatifs gratuits», Afriquinfos,
l’actualité africaine à la minute, 17 octobre 2013 [En ligne] http://www.afriquinfos.com/
articles/2013/10/17/namibie-assure-sante-sexuelle-grace-preservatifs-gratuits-234429.asp (Page
consultée le 22 novembre 2013)
10
Finalement, le préservatif a connu une évolution impressionnante au cours des Temps
contemporains. La science a permis à celui-ci d’être aujourd’hui le moyen de
contraception et de protection le plus efficace lorsqu’il est bien utilisé. Cependant, de nos
jours, différentes problématiques, telle l’utilisation non suffisante, ni adéquate du
préservatif en Afrique, mène assurément à la propagation de maladies diverses. En lien
avec cette problématique, «34 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde,
dont 17 millions qui ignorent leur statut sérologique». 26 Des mesures de prévention et de
sensibilisation doivent être prises en main au niveau mondial afin que l’usage du
préservatif soit plus répandu, ce qui limiterait la propagation des maladies transmises
sexuellement.
26
ANONYME. «Sidaction 2013 : le VIH/sida en 10 chiffres clés», L’hebdo La Provence, 15 mars 2013,
http://www.laprovence.com/article/actualites/2260234/sidaction-2013-le-vihsida-en-10-chiffres
-cles.html (page consultée le 25 novembre 2013)
11
BIBLIOGRAPHIE
ACCRA, «Ghana : Des taxes sur les préservatifs ?», Afriquinfos, l’actualité africaine à la minute,
29 juillet 2013 [En ligne] http://www.afriquinfos.com/articles/2013/7/29/ghana-taxespreservatifs-227706.asp (page consultée le 23 novembre 2013)
ANONYME. « L’histoire du Préservatif de 6000 ans avant Jésus Christ à nos Jours …», Le Roi
de la Capote, 2013, [En ligne], http://www.leroidelacapote.com/history.php (Page
consultée le 25 novembre 2013)
ANONYME. «Préservatif féminin en Ouganda», Youphil le média de toutes les solidarités, 26
août 2013 [En ligne] http://www.youphil.com/fr/article/06787-sida-preservatif-femininouganda?ypcli=ano (page consultée le 22 novembre 2013)
ANONYME. «Sidaction 2013 : le VIH/sida en 10 chiffres clés», L’hebdo La Provence, 15 mars
2013, http://www.laprovence.com/article/actualites/2260234/sidaction-2013-le-vihsida-en10-chiffres-cles.html (page consultée le 25 novembre 2013
ANONYME. Une coproduction CRTN et KTO, «Ouganda, un traitement pour le SIDA»,
émission du 9 mars 2012, [En ligne] http://www.youtube.com/watch?v=zA5gPCmSqog
(28 minutes)
CHAVANES, Julien. « Le préservatif bouleverse notre sexualité », Ça m’intéresse, n°345 (mars
2010), p.90-93.
CHEVALLIER, Eric. Le préservatif: trois mille ans d’amour protégé, Belgique, Casterman,
1993, 46p.
FONTANEL, Béatrice et Daniel WOLFROMM. Petite histoire du préservatif, Éditions Stock,
2009, 178p.
LUSAKA, Xinhua. «La Zambie interdit la distribution des préservatifs dans les écoles»,
Afriquinfos, l’actualité africaine à la minute, 18 septembre 2013 [En ligne]
http://www.afriquinfos.com/articles/2013/9/18/zambie-interdit-distribution-preservatifsdans-ecoles-230740.asp (page consultée le 23 novembre 2013)
12
SEPIA. Exposition Histoire du préservatif, 2005, [En ligne], http://www.editions-sepia.com
/catalog/pdf/exposition_preservatif.pdf (Page consultée le 25 novembre 2013)
VIDAL, Vincent. La petite histoire du préservatif, Paris, Syros alternatives, 1993, 122p.
VIEL, Claude. « De l’actualité du préservatif… en 1821 », Revue d’histoire de la pharmacie,
Vol. 83, n°304 (1995), p. 25-26.
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http://www.afriquinfos.com/articles/2013/10/17/namibie-assure-sante-sexuelle-gracepreservatifs-gratuits-234429.asp (page consultée le 22 novembre 2013)
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