Le Karaté

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Le Karaté
Le Karaté
Le terme karate-dō écrit en kanji
Le karaté (空手道, karaté-dō) est un art martial japonais.
Cependant, l'origine est okinawaïenne (une île de l'archipel des
Ryūkyū, qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon,
au sud de l'île de Kyūshū). En japonais le kanji (idéogramme) « kara »
signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du
terme, « te » est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la
main. On traduit littéralement par « la main vide ». On pourrait aussi
dire, et penser, « à main nue ». Cependant, à l'origine, karate était
écrit avec les kanjis 唐手, qui signifient « boxe chinoise » (« Tō-De »,
« la main de Chine »).
En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais et pour
faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin
Funakoshi (voir ci-dessous) a remplacé ces kanjis par l'orthographe
actuelle, pour « gommer » l'origine extra-japonaise.
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sommaire
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1 Présentation générale
2 Les origines de l'art
o 2.1 Bodhidharma et le temple de Shaolin
(l'origine mythique)
o 2.2 Critique historique
o 2.3 Du Japon à Okinawa
o 2.4 Les facteurs de développement du karaté
o 2.5 Le Karaté, futur sport olympique ?
o 2.6 La dénomination karaté
3 Les styles majeurs du karaté
o 3.1 Shotokan-ryu
o 3.2 Goju-ryu
o 3.3 Wado-ryu
o 3.4 Shito-ryu
4 Autres styles et écoles
o 4.1 Kyokushinkai
o 4.2 Uechi-ryu
o 4.3 Goju-Ryu KuYuKai
o 4.4 Karaté-do Shotokaï Egami-ryu
o 4.5 Shorin-ryu
o 4.6 Shorinji ryu
o 4.7 Shorinjiryu Kenkoken
o 4.8 Seido
o 4.9 Kobudo
o 4.10 Nanbudo
o 4.11 Sano-ryu
o 4.12 Chito-Kan
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4.13 Yoseikan Budo
o 4.14 Yoseikan Karaté-Do
o 4.15 Yoseikan ryu
o 4.16 Kenshikan Kenpo Karaté Do
o 4.17 Tokitsu-Ryu Jiseidô : Jisei Budô (Jisei
Karaté do & Tai-chi de combat)
o 4.18 Shinshokaï
o 4.19 Yoshukai
o 4.20 Kenpo ou Kempo-ryu
o 4.21 Daido-juku
o 4.22 Mumonkai karaté
5 Lexique des termes japonais couramment utilisés
au karaté
6 Codes et pratiques
7 La compétition en karaté
o 7.1 Le kumité (combat), en individuel
ƒ 7.1.1 La tenue et les protections
ƒ 7.1.2 Techniques autorisées
ƒ 7.1.3 Comptage des points
ƒ 7.1.4 L'arbitrage
ƒ 7.1.5 Les infractions
ƒ 7.1.6 Les pénalités
ƒ 7.1.7 Déroulement du combat
8 Les grades et ceintures
9 Le karaté comme arme de santé
10 Sport de combat et/ou art martial ?
11 Le karaté comme handisport
12 Notes et références
13 Bibliographie
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Présentation générale:
Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant
l'ensemble des armes naturelles du corps (doigts, mains ouvertes et
fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules ...)
en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer.
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Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages,
des projections et des clés. Des nuances de contenus techniques sont
relativement marquées en fonction du style (shōtōkan, wadō-ryū,
shitō-ryū, gojū-ryū...).
Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat,
l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires :
le kihon (基本), les kata (型 ou 形) et le kumite (組手).
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Le kihon consiste à répéter individuellement et la plupart du
temps en groupe des techniques, positions et déplacements.
Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de
kihon-kulit.
Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et
structuré de techniques ayant pour but la formation du corps,
l'acquisition d'automatismes ainsi que la transmission de
techniques secrètes. Le kata dépasse l'aspect purement
technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses
répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de
faire l'expérience de l'esprit.
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Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela
signifie « grouper les mains », c'est-à-dire travailler en groupe
et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de
multiples formes en karaté. De la plus codifiée à la forme la
plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à
un nombre d'attaque précis (ippon kumite pour une attaque,
sanbon kumite pour trois attaques…), dit souple (jū kumite),
sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumité
Les origines de l'art :
Bodhidharma et le temple de Shaolin (l'origine mythique)
En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour
s’installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine [1]. Ce
monastère de la petite forêt (Shao Lin Shi en Chinois) situé à une
vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Deng Feng, avait été créé
au premier siècle de notre ère par un certain Batuo, nommé le
« Premier Ancêtre » et consacré en 496 par l’Empereur Xiaowen
(Chao Wen) des Wei du nord qui lui décerna le titre de « Premier
Monastère sous le Ciel ». Il s’agissait donc d’un monastère déjà très
connu avant l’arrivée de Bodhidharma.
Durant neuf ans et devant un mur, Bodhidharma décida de se livrer à
la méditation bouddhique. Cependant, au bout de trois ans de veille,
le Prince Bodhidharma se laissa aller au sommeil et rêva des femmes
qu'il avait jadis aimées.
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A son réveil, furieux de sa faiblesse, il s'arracha les paupières et les
enterra. Quelque temps plus tard, il observa que les paupières
avaient poussé, donnant naissance à un buisson qu'il n'avait jamais
vu auparavant ; il en grignota les feuilles, et s'aperçurent qu'elles
avaient la propriété de tenir les yeux ouverts.
Ses disciples chinois récoltèrent les graines ; ainsi commença la
culture du thé. Cette découverte lui permit de prolonger sa
méditation six longues années. Ce faisant il se mit à comprendre le
langage des fourmis et découvrit la vérité.
La tradition, toujours elle, affirme que ces bonzes, faméliques parce
que mal nourris, ne pouvaient supporter l’immobilité que leur
imposait la méditation. Bodhidharma se souvint alors de diverses
formes gymniques, plus ou moins guerrières, qu’il avait étudiées
pendant son jeune âge sous la direction de son père. Ce dernier était,
en effet, en plus de sa fonction de roi, un haut initié de la caste des
Ksattriyâs et connaissait donc l’art du combat, proche de ce qui est,
actuellement en Inde, le Kalaripayat.
Il mit donc au point une méthode connue sous le nom évocateur de
« Nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle
et des sinus »... le « Yi Jing King Yi Sui Jing » connue également
sous les dénominations de Shi Ba Lo Han She (Shih Pa Lohan Sho),
de I Chin Ching et de Ekkinkyo (Ekki Kin Kyo Jya) en Japonais.
Cette méthode mi-gymnique, mi-martiale fit couler beaucoup
d’encre puisqu’elle fut considérée par certains comme étant à
l’origine même des diverses pratiques martiales réputées du
Monastère de la Petite Forêt... donc de la plupart des Arts Martiaux
Chinois (Wushu ou Kuoshu) et, ce faisant des origines profondes des
Arts Martiaux (Bujutsu et Budo) japonais.
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L’enseignement de ces techniques a été, et est, toujours secret. Sa
diffusion a été possible lors de l’invasion du temple de Shaolin qui a
forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces
techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours
d’inspiration de Shaolin.
Bodhidharma qui serait le 28e descendant de Bouddha [2] et
fondateur du Chan, diffusa le bouddhisme en Chine. Le "Chan" étant
la traduction du Zen en chinois.
La naissance des arts martiaux s'est faite dans une période
d'échanges constants avec la Chine, il y avait mélange permanent
d'exercices physiques, de récits mythiques et de philosophie.
Critique historique:
Ces récits historiques de la création du karaté semblent néanmoins
teintés du désir japonais de minimiser l’influence chinoise [1]. Il
s’avère que des pratiques guerrières, ou martiales étaient déjà très
développées en Chine bien avant la venue de Bodhidharma.
Sunzi , Général chinois, dans ses Treize chapitres sur l’Art de la
Guerre, ouvrage écrit au quatrième siècle avant notre ère, traite, par
exemple, de l’Art du Poing (Quanfa ou Chuan Fa) et en conseille
l’usage aux officiers, 800 ans avant la venue de l’Illuminé en Chine.
Les historiens japonais de la période nationaliste attribuaient la
paternité des Arts martiaux à Bodhidharma donc au courant
bouddhiste. Ils en avaient ignoré les origines taoïstes à dessein. Ils
passaient ainsi sous silence les autres versions issues d’une tradition
chinoise, avec laquelle le Japon impérial avait historiquement peu
d’affinités.
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Par ailleurs, il semble qu'il y avait bel et bien 5 temples portant
l'appellation "Shaolin" en Chine. Le moine bouddhiste aurait trouvé
refuge non pas dans le temple Shaolin du Quangzhou (d'où
proviennent bien les applications martiales apparentées au kung-fu)
mais dans celui de Songchan dans le He Nan, au centre de la Chine.
Le monastère de Quangzhou étant situé bien plus au Sud, son
influence sur la pratique martiale d'Okinawa est incontestable.
Beaucoup de biographies de grands maîtres du karaté attestent
d'ailleurs de très longs séjours réalisés dans le sud de la Chine. C'est
le cas, notamment de Kanryō Higaonna et de Chojun Miyagi, le père
du Goju-Ryu.
Du Japon à Okinawa :
Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et
perfectionné à Okinawa [3]. Les plus grands experts (dont Gichin
Funakoshi, Kanryō Higaonna, Chōjun Miyagi,...) proviennent
d’Okinawa qui est une île située au sud du Japon. C’est à ce titre que
le karaté est considéré comme un art martial d’Okinawa.
Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à
Okinawa qui est considéré comme le berceau du karaté tel qu'il est
pratiqué aujourd’hui. Mais ce dont on est sûr c’est que ces
techniques ont été apportées par les Chinois qui se sont installés sur
l’île d’Okinawa.
En 1409, le roi Sho Hashi unifie les territoires d’Okinawa et interdit
la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes
populaires.
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Deux cents ans plus tard, soit en 1609, les armes sont à nouveau
confisquées par le gouvernement japonais. Cette interdiction
contraint les habitants à développer un mode de combat afin de
pouvoir repousser les envahisseurs à mains nues.
Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes
de combat chinoises reprises sous le nom d'Okinawa-Té en
développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te
signifiant « main », Okinawa-Te signifiait donc les techniques de
combat à mains nues d’Okinawa.
Les facteurs de développement du karaté :
De nombreux facteurs ont permis le développement du karaté
(initialement To De ou encore plus simplement appelé De par les
Okinawaïens) :
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les nombreux échanges commerciaux entre OKINAWA et la
Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois
d'Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux
habitants de l'île sont partis étudier un art martial chinois, puis,
de retour, l'ont adapté ;
L'installation sur l'île d'Okinawa, dans le village de
Kumemura, de trente-six familles chinoises dans le but de
faciliter les échanges culturels et commerciaux entre cette île
et la Chine ;
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Le karaté s'est sans doute également développé sur l'île
d'Okinawa en réaction à l'interdiction faite par les Japonais aux
okinawaiens de porter et de posséder des armes (après
l'annexion au XVIe siècle siècle de l'archipel par le Japon et
l'installation du clan Satsuma). Ainsi, les Okinawaïens
utilisèrent leurs mains en guise d'armes.
Deux grands courants sont apparus liés aux deux principales villes
d'Okinawa : Shuri (shuri-te) et Naha (naha-te). Un troisième
courant (tomari-te) s'est également développé, combinant certaines
techniques des deux précédents, s'expliquant en partie du fait de la
situation géographique de sa ville d'origine, Tomari, située entre
Shuri et Naha.
Entre le XVIIIe siècle et le XXe siècle, du fait que la pratique de cet
art était interdite par l'occupant japonais, les cours avaient lieu en
secret, de nuit dans des jardins fermés.
C'est Maître FUNAKOSHI qui introduisit le karaté en 1922 sur
l'archipel japonais en réalisant une démonstration devant l'empereur
du Japon. Il est considéré aujourd'hui comme le père du
karaté moderne.
11
Les maîtres du karaté à Tokyo (années 1930)
(En partant de la gauche)Toyama Kanken, Ohtsuka Hironori,
Shimoda Takeshi, Funakoshi Gichin, Motobu Choki, Mabuni
Kenwa, Nakasone Genwa et Taira Shinken.
Ce fût Chōjun MIYAGI, le père fondateur du gojū-ryū, qui
présenta le premier l'examen officiel de Maître BUSHIDO devant
les autorités du Dai Nippon Butokukai, organisme d'État japonais
créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. C'était la
première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint
le titre de kyōshi (« maître »), le plus haut titre qui sera jamais donné
à l'époque à un Maître de karaté présentant cet examen. Grâce à lui,
cet art martial faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le Budo
japonais.
Le développement des techniques du karaté et leur enseignement
s'est fait aussi grâce à des maîtres tels que Sōkon Matsumura (1809 1901) et Ankō Itosu (1832 - 1916).
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Ce dernier a véritablement développé une véritable pédagogie du
karaté shōtōkan-ryū, créant les cinq premiers kata de base (eian
shodan, eian nidan, eian sandan, eian yodan, eian godan), à partir
d'un kata d'origine, très long : kosokun dai (ou kushanku dai ou
encore, kanku dai en japonais).
En parallèle du karaté s'est développé le kobudō (combat avec des
outils agraires faisant office d'armes : tonfa, nunchaku, bō, jō...) :
l’interdiction d’utiliser des armes à l'époque a été contournée par
l’utilisation d’outils agricoles traditionnels.
C’est ainsi qu’on retrouve parmi les armes traditionnelles
d’Okinawa : le bō (le bâton de l’éleveur a multiple usage), le
nunchaku (utilisé pour battre le blé, le riz), le saï (trident qui servait
à faire un trou pour planter le plant de riz), le Tonfa (manche de
meule)…
Le Karaté, futur sport olympique ?
Article connexe : Karaté aux jeux olympiques.
Avec 50 millions de pratiquants dans le monde[4] le karaté est le
deuxième art martial le plus pratiqué, derrière le taekwondo (60
millions de pratiquants[5]) mais devant le judo (8 millions de
pratiquants[6]) pourtant contrairement à ces deux derniers il n'est pas
sport olympique. Néanmoins la Fédération mondiale de karaté
(WKF) est reconnue par le Mouvement olympique[7] et il est au
programme des Jeux mondiaux, des Jeux asiatiques et des Jeux
Méditerranéens, critères d'évaluation pour devenir sport olympique.
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Le taekwondo est devenu discipline olympique à partir des Jeux de
2000 à Sydney, sous l'impulsion de Juan Antonio Samaranch,
président du Comité international olympique de l'époque.
En 2005, lors de la 117ème Session du CIO à Singapour, il a été
décidé que le baseball et le softball ne seraient plus au programme
des Jeux à partir de 2012. Il restait donc deux places disponibles
pour de nouvelles disciplines. 5 sports non olympiques ont été
examinés par la commission du programme olympique : le roller
sports, le squash, le golf, le karaté et le rugby à sept. 2 ont été
retenus pour être au programme des Jeux de Londres : le squash et le
karaté, ils ont tout les deux obtenus 60% des voix en leur faveur,
mais la majorité des 2/3 était requise [8].
Une nouvelle session aura lieu en octobre 2009, à Copenhague, pour
déterminer quelle ville organisera les jeux de 2016 et quels seront les
sports présents. Le karaté fait parti une nouvelle fois des 5 sports
non-olympiques éligibles et désormais la majorité absolue des voix
suffit].
Des contacts ont d'ores et déjà lieu, toutefois,
entre les fédérations de handisport et
l'International Paralympics Comitee. Une
démarche a été entamée pour que le handiKaraté
(notamment sa pratique en chaise) soit en
démonstration dès les jeux de Londres 2012.
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La dénomination karaté :
Comme dit plus haut, le karaté provient de la Chine. C’est là en effet
que beaucoup de japonais allaient pour s’entraîner à la boxe
chinoise. À leur retour au Japon, cette boxe chinoise était connue
sous le nom d’Okinawa-te. Au début du XXe siècle, le mot
Okinawa-Te a été remplacé par le Karaté-Jutsu (唐手術,
littéralement « technique de la main de Chine »).
Lorsque Gichin Funakoshi vient s'installer au Japon pour enseigner
le karaté, à la demande de Jigorō Kanō - qui lui apportera son aide
pour s'installer - , il se rend compte que le très fort nationalisme
présent ne lui permettra pas d'enseigner un art martial appelé « la
main de Chine », surtout étant donné son statut d'immigré (Okinawa
n'étant qu'une colonie).
Les idéogrammes désignant alors le nom du karaté étaient alors 唐手
normalement lu tōde ou tōte, mais dont une autre lecture,
inhabituelle, pourrait être karaté. Il modifie alors les idéogrammes
en 空手, se prononçant karaté, et signifiant « la main vide » ou « la
main du vide » (dans le sens bouddhique).
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Les styles majeurs du karaté:
Plusieurs écoles ou styles différents se sont crées au cours du
XXe siècle. Ils varient tous les uns des autres, dans bien des
domaines : frappes, positions de combat, utilisation d'armes,
applications martiales ... Les 4 grands styles officiels du karaté sont :
le Shotokan, le Goju-Ryu, le Wado-Ryu et le Shito-Ryu. Toutefois,
au cours de l'histoire, nombre d'écoles se sont créées et ont grandi
avec plus ou moins de réussite.
Shotokan-ryu :
FUNAKOSHI Gichin, père du style Shotokan 1868 - 1957
L'école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de
Gichin Funakoshi : style de karaté japonais fondé en 1938 et issu du
Shorin-ryu d'Okinawa introduit par Funakoshi père.
Né en 1868 Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur
l'Île d'Okinawa.
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L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de surcroît
poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait
rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait aux vues de
ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer
une image impeccable.
Le Maître Gichin FUNAKOSHI est considéré comme le
fondateur du karaté moderne.
Il fut le premier à promouvoir cet art martial et fut choisi afin de
représenter le karaté-do lors de la première démonstration nationale
d'athlétisme à Tokyo en 1922, sur invitation de Jigorô Kanô,
fondateur du judo.
Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata,
Okuyama, Harada, Hironishi, Takagi, Oshima, Nakayama,
Nishiyama, KASE T.
Mais c'est son fils Yoshitaka qui fut à l'origine du style tel qu'on le
connaît désormais. Ce style est considéré comme l'un des plus
puissants; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et
les katas sont longs. Cependant une scission est apparue avec la JKA
(Japan Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords
notamment quant aux adaptations sportives liées au karaté de
compétition que Funakoshi père exécrait.
On peut donc dire qu'il existe plusieurs courants shotokan, le versant
traditionnel étant représenté entre autre par Tsutomu Ohshima (la
famille Funakoshi lui à d'ailleurs confié la traduction du 2e Livre du
maître « karaté do Kyohan », où, pour la première fois, la main
chinoise est devenu la voie de la main vide, l'idéogramme japonais
chinois et vide étant similaire phonétiquement.
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Il s'agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet,
fruit de nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa
voie de la main vide) qui prône un karaté proche de FUNAKOHI
père.
Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté
en France depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre
shotokan important est celui de Taiji KASE car même si ce dernier
a été rattaché à la JKA et a entraîné de grands champions et malgré
certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notamment le kibadachi très large (dur pour les genoux) il a fini par développer dans
un esprit traditionnel son propre style représenté en France entre
autres par l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karaté
Do Shotokan Ryu Kase Ha).
Une autre branche est représentée par Hidetaka Nishiyama,
chairman de l'ITKF (International Traditionnal Karaté Fédération),
seule fédération reconnue par le CIO avec
l'appellation traditionnel. Ce courant est représenté en
France par la Fédération de karaté traditionnel et Arts Martiaux
Assimilés en France (FKTAMAF).
Le shotokan de Hirokazu KANAZAWA est actuellement un des
héritages les plus marquants de l'histoire du karaté dont le style est
teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.
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Goju-ryu
Chōjun MIYAGI
Style de karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shoreiryu) d’Okinawa et fondé par Chojun MIYAGI en 1926. C'est ce
dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu et qui
décida de l'appellation. La véritable branche japonaise du Gôjû Ryû
connut toutefois son essor avec un de ses élèves, Gogen Yamaguchi,
un maître légendaire du karaté qui fût surnommé "le chat".
Chojun Miyagi fût sans conteste le seul maître qui réussit à
convaincre les autorités japonaises d'adopter le karaté parmi les arts
martiaux reconnus du Budo. Ce maître de Gôjû Ryû présenta en
1935 l'examen officiel de Maître BUSHIDO devant ces mêmes
autorités du Dai Nippon Butokukai.
C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette
démarche. Il obtint le titre de Kyōshi, le plus haut titre qui sera
jamais donné à l'époque à un Maître de Karaté.
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Il parvenait de la sorte à concrétiser un projet que Gichin Funakoshi
caressait sans trop de résultat depuis des années : faire reconnaître le
karaté comme art martial à part entière par le Japon et le faire
adopter dans la pratique d'entraînement des guerriers du Budo.
Le style Goju-Ryu a été celui de la casse par excellence, exercice
pratiqué antécédemment afin de voir le degré de force et de
résistance des meilleurs élèves. Style de karaté resté assez
traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles
chinoises ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par
des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des
déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Gojuryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine :
mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de
l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchindachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les
katas du Goju-Ryu), les coups de pieds bas uniquement
(essentiellement mae-geri et kensutso-geri), la respiration ventrale
sonore, les déplacements courts et en demi-cercles. Le
représentant du Goju ryu en France au sein de la
Fédération Française de karaté est Maître Oshiro Zenei.
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Wado-ryu :
(l'école de la voie de la paix): style japonais de karaté créé en 1939
par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il
découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera
quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique
du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo.
Initialement pratiquant de karaté Shotokan, Ohtsuka perçoit les
limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un
pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le shotokan original en
développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de
l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le karaté shotokan.
Shito-ryu :
Style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa MABUNI. Le
fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko
Itosu du Shuri-te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du NahaTe. Ce style possède officiellement 60 katas. Le Shito-ryu est le
style possédant le plus de katas. Maître Mabuni, créateur
du style, rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de
mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à
courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son
métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les
coups de pieds visent les parties médianes du corps.
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Autres styles et écoles
Kyokushinkai :
(L’école de « l’Ultime Vérité »): style créé en 1964 par Masutatsu
Oyama à partir du Goju-ryu et de quelques éléments du Shotokan.
Le karaté Kyokushin est basé sur le combat au contact, ce qui en fera
d'ailleurs sa particularité: Pour les plus enhardis de ses karatékas,
Maître OYAMA a créé une épreuve que chacun peut présenter
quand il le désire: l'épreuve des 100 combats. Son fondateur inscrira
son école dans la légende en participant à différentes formes de
démonstrations et de casses spectaculaires. Avec plus de douze
millions de pratiquants à travers les 5 continents, le kyokushinkai
est le style de karaté do le plus pratiqué.
Uechi-ryu :
Style de Karaté Okinawaïen hérité de l'enseignement de Kanbun
Uechi. Kanbun Uechi naquit à Okinawa le 5 mai 1877. Son père
était un paysan et la famille Uechi vivait très modestement. Homme
tranquille, très doux, le père se faisait souvent embêter par ses
voisins. Aussi, le jeune Kanbun décida-t-il d’apprendre les arts
martiaux pour devenir fort et respecté. À l’âge de vingt ans, pour
éviter la conscription, il partit en Chine. Là, en 1897, dans la
province de Fujian, il fit la connaissance d’un maître chinois Zhou
Zihe (Shu Shiwa en okinawaïen). Shu Shiwa, expert d’une école de
boxe chinoise du nom de Pangaion, va enseigner ce style à Kanbun
pendant dix ans. Le Pangaion est basé sur les boxes du tigre, de la
grue et du dragon.
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Son originalité est le travail main ouverte, les coups portés avec la
pointe des orteils, des piques aux yeux, des blocages circulaires, ...
Kanbun Uechi, sous la surveillance de son Maître Shu Shin Wa
obtiendra son Menkyo Kaiden (diplôme de professeur), et fondera
ensuite un dojo en Chine dans lequel il enseigna 3 ans, ce qui fit un
séjour de 13 ans dans ce pays ; c’est en 1909 qu’il retourne
finalement à Okinawa. Le style associe l'attaque et la défense dans
un même mouvement et favorise l'endurcissement du corps pour
l'attaque et la défense, notamment lors du kata Sanchin.
Saiko Shihan Osamu Hirano réalisant le kata Sanchin, le kata
"phare" du Goju-Ryu.
Goju-Ryu KuYuKai :
Sous l'impulsion de plusieurs élèves de Gogen Yamaguchi, certaines
écoles Goju ont abandonné de la dureté au profit d'une plus grande
fluidité.
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C'est le cas du Goju-Ryu KuYuKai enseigné par Maître Osamu
Hirano. À titre d'exemple, Sanchin, le kata respiratoire symbole du
Goju (du même nom que la position des pieds), y perd en
contraction et sonorité pour y gagner en profondeur. Cette amplitude
à l'inspiration et l'expiration lui a d'ailleurs valu de se voir rallongé.
De façon générale, les frappes elles-mêmes, se sont déliées avec
pour conséquence une fluidité accrue des enchaînements.
Karate-do Shotokaï Egami-ryu :
Association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi
mais ne devient un style de Karaté à part entière qu’en 1957 sous
l’égide de Shigeru Egami. Ce style se veut être le prolongement des
recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des
techniques et notions propres à l’aïkido afin de rendre la méthode
davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo).
Deux courants prédominent le shotokaï actuel, celui de Tetsuji
Murakami (également subdivisé en plusieurs associations du fait de
sa mort et de la dispersion de ses élèves : Kiseikai, Shotokaï Europe,
Mushinkai… Shotokaï Egami Do) et celui de Mitsusuke Harada.
24
Shorin-ryu:
(少林流, style de Shaolin) est le style le plus ancien mais
connaissant de multiples variantes. C'est le style le plus pratiqué à
Okinawa. Il provient du Shuri-te d'Okinawa. Les styles du karaté
moderne comme le Shotokan, le Wado ryu proviennent du
Shorin ryu.
Matsumura Sokon, fondateur du Shorin-Ryu
Shorinji ryu
Article détaillé : Shorin-ryu.
« L'école du temple de la petite forêt », en référence au temple de
Shaolin, à l'origine du style shuri-te sur l'île d'Okinawa ; créé par
Joen Nagazato lui-même élève de Chotoku Kyan, cette école
contient à l'origine 9 kata que Kyan a enseigné à Nagazato et que ce
dernier a voulu préserver tels quels. Ce style a connu par la suite
quelques variantes selon qu'il fut enseigné par des Okinawaiens ou
des Japonais de Honshu. En France, le Shorinji-ryu a été développé
sous l'influence de sensei Richard Kim ; le style a intégré des
techniques provenant du Naha-te comme du Tomari-te tout en
conservant la fluidité du shuri-te. Certains kata de kobudo sont
également enseignés.
25
Shorinjiryu Kenkoken :
Shinan Masayoshi Kori Hisataka, créateur du Shorinjiryu
Kenkoken, est né le 22 avril 1907 sur l’île d’Okinawa. Il étudia avec
de nombreux grands maîtres des arts martiaux tout le long de sa vie.
Ces premiers enseignants d’art martiaux furent son père, son grand
père et son oncle qui lui enseignèrent la pratique familiale du
kudaka-ryu. Par la suite, alors qu’il était encore jeune, il commença
son étude des arts martiaux dans les écoles du maître Anko Azato.
Le maître Anko Azato était alors considéré un expert du karaté
d’Okinawa et de la manipulation du sabre. Il est dit que celui-ci
aurait appris à Shihan Masayoshi Kori Hisataka une forme
particulière du kata nijushiho. Certain affirme également que Shihan
Masayoshi Kori Hisataka aurait étudié avec les maîtres Anko Itosu,
Kanryo Higaonna et Chojun Miyagi alors que ceux-ci faisait
l’introduction du karaté dans les écoles d’Okinawa. Alors qu’il était
adolescent, Shinan Masayoshi Kori Hisataka aurait passé quelque
temps sur l’île japonaise de Kyushu où il aurait appris le jujitsu.
Cependant, très peu d’information est disponible à ce sujet. Il étudia
également la manipulation des armes avec Ufuchiku Kanegushiku à
la demande de la famille Hisataka. Sa pratique des armes se
concentra alors particulièrement sur les saï, le bo et le jo. Cependant,
son principal instructeur dans les arts martiaux fut le maître Chotoku
Kyan, lui-même un étudiant du maître Anko Azato et l’un des
meilleurs maîtres des arts martiaux d’Okinawa à l’époque.
26
Maître Chotoku Kyan aurait enseigné à l’époque plusieurs
caractéristiques clefs du Shorinjiryu d’aujourd’hui à Shinan
Masayoshi Kori Hisataka tels que l’utilisation d’un poing vertical, le
déhanchement et les esquives. Il commença son étude du karaté do
avec ce dernier en 1919.
Shinan Masayoshi Kori Hisataka, fondateur du
Shorinjiryu Kenkoken
En 1929, il fit une tournée à Taiwan en compagnie du maître
Chotoku Kyan et du maître Ryosei Kuwae. Ils firent alors plusieurs
démonstrations et apprirent de différents adeptes locaux des arts
martiaux. Une légende dit d’ailleurs qu’il ne perdit aucun combat
lors de cette tournée.
27
Voulant toujours améliorer ses habiletés, il partit en Chine
perfectionner l’art du Shorinjiryu-Kempo. Au début des années
1930, il voyagea dans différents pays dont la Thaïlande, la Corée, la
Birmanie, l’Afghanistan, la Russie et la Mongolie perfectionnant à
chaque location sa connaissance des arts martiaux.
Toujours dans les années 1930, il se rendit à Tokyo afin d’étudier le
judo sous la tutelle du maître Sanpo Toku. En une seule année,
Shinan Masayoshi Kori Hisataka serait parvenu au rang de ceinture
noire quatrième dan. Il étudia également le Kendo lors de cette
période et aurait fait une tourné du Japon en compagnie du maître
Chotoku Kyan.
Vers la fin des années 1930, après le début des hostilités entre la
Chine et le Japon, Shinan Masayoshi Kori Hisataka fut posté en
Manchourie. Lors de son séjour, il prit l’opportunité de s’entraîner
avec le maître Minoru Mochizuki, un étudiant du fondateur du judo,
maître Jigoro Kano, et du fondateur de l’aïkido, maître Morihei
Ueshiba. Il est dit que certaines des techniques du karaté do
Shorinjiryu auraient été influencées par maître Minoru Mochizuki. Il
aurait également étudié un art martial chinois connu sous le nom de
Baji Quan lors de son séjour là bas.
Quelques années plus tard, à la fin de la guerre et à la suite du décès
de son principal instructeur Maître Chotoku Kyan, il fonda les écoles
de karaté do Shorinjiryu Kenkoken afin de promouvoir la santé et la
discipline. Shinan Masayoshi Kori Hisataka créa ainsi son propre
style de karaté, le Shorinjiryu Kenkoken dérivé du karaté lui ayant
été enseigné par maître Anko Azato et maître Chotoku Kyan, du
judo, du jujitsu, de l’aikijutsu et de différents arts martiaux chinois.
Il ouvrit sa première école de Karaté do Shorinjiryu en 1947.
28
Il continua alors à développer son art en utilisant ses connaissances
de différents arts martiaux japonais, chinois et d’Okinawa et ses
nombreuses années de pratique. Il mit alors l’accent sur le
développement de l’individu tant sur le plan physique que mental,
principe qui devint en quelque sorte sa devise. Il mit également une
grande importance sur les différents aspects qui caractérisent
aujourd’hui le Shorinji-ryu tels que l’utilisation de toute la force du
corps dans les techniques (le déhanchement), l’utilisation du talon
lors de certains coups de pied, la position verticale du poing lors des
coups de poing, l’apprentissage et l’exécution de kumité, les
positions relativement hautes, l’utilisation d’esquives en préférence
aux bloques et l’utilisation de bogus pour plus de sécurité.
Seido :
De Sensei Tadashi Nakamura.
Kobudo :
Style utilisant les armes agraires comme le sosetsugon (ou
nunchaku), le tonfa (manivelle de moulin), le Bô. Ces armes étaient
utilisées par les agriculteurs pour se défendre contre les envahisseurs
et les pirates.
Nanbudo :
Fondé par Yoshinao Nanbu qui est également le fondateur de
l'école Sankukaï.
29
Sano-ryu :
Le Sano Ryu, le karaté du Yoseikan, est un style ancien qui a
été élaboré à une époque différente de la nôtre. Un pratiquant de
style moderne y verrait un Ju -Jitsu, y trouverait une étude
approfondie des Ko Budo (saï, tonfa, bâton, nunchaku, faucilles,
rame, etc.). Mais c'est un style qui depuis toujours, a été conçu non
comme un sport mais bien comme une arme.
Yoseikan est une école d'Arts Martiaux qui se trouve à Shizuoka
dans Mukoshiki ji. Son maître fondateur s'appelle Minoru
MOCHIZUKI. De famille samouraï, il joua un rôle assez important
durant la deuxième guerre mondiale en Chine, où il était sous-préfet
au Mandchukuo (région peuplée de Mandchous), c'est-à-dire la plus
haute autorité à l'époque sur cette partie de la Chine. Élève très
proche de Jigoro KANO fondateur du Judo, et de Morihei
UESHIBA, fondateur de l'Aïkido, il fut le seul à obtenir le
dixième dan des mains de celui qu'on appela plus tard " O Sensei ".
Le karaté fut enseigné au Yoseikan pendant plus de
trente ans, jusqu'en 1999 par Teruo Sano, homme né de
famille modeste. Durant ce temps il fit connaître son
style très particulier, qu'on appelait simplement
Yoseikan Karaté ou parfois Sano ryu. Teruo Sano était
donc le maître du karaté du Yoseikan.
Une part importante repose sur l'anticipation, la perception des
rythmes, des mouvements d'énergie. À l'heure actuelle il existe,
notamment en Australie et en Italie des courants axés sur la
compétition.
30
Les résultats y sont d'ailleurs exceptionnels. En France, c'est la
branche ancienne qui a prévalu depuis 30 ans.
Aujourd'hui ce style est enseigné en France par Frédéric Dupertout
sensei, Shu Seki pour la partie "combat réel" du Yoseikan Sano
Ryu,8e dan. À noter que Monsieur Lacassia (Turin - Italie) est
nommé son second. Monsieur Bratich (Perth - Australie), pour sa
part, est nommé Shu Seki pour la partie "sport" du Yoseikan Sano
Ryu.
Chito-Kan :
fondé par Kyoshi Pierre Myre au Canada, surtout répandu en
Amérique du Nord, Kyoshi Pierre Myre a donc fondé son style en
regroupant trois maisons : Shoto-kan /Chito-Ryu et le Jeet-kun-do
pour n'en faire qu’un où l’on pratique le traditionalisme et les
techniques rapides de la main ouverte tout en respectant nos
origines.
Yoseikan Budo :
Art martial fondé par Maître Hiroo Mochizuki, le Yoseikan Budo est
une des disciplines associées de la fédération française de Karaté
(FFKDA).
Yoseikan Karaté-Do :
Le Yoseikan Karaté-Do est un style de Karaté fondée au
Québec par Giancarlo Borelli-Lucchesi.
31
Le maître actuel du style est Marc Asselin, Hanshi, 9e dan. La
Fédération Yoseikan Karaté-Do compte 25 écoles au Québec ainsi
que plusieurs écoles en Côte-d'Ivoire.
Yoseikan ryu :
Fondé au Québec, par Maître Aymé Favre. Puis, le style a
été développé par Maître Jacques Marleau et Maître Jim Hartnell.
L'Association Yoseikan-Ryu opère principalement dans la région de
Longueuil, Pointe-aux-Trembles et à La Prairie.
Kenshikan Kenpo Karate Do :
(Branche du Shito Ryu), créée par Maître Kenji Kusano.
Tokitsu-Ryu Jiseidô : Jisei Budô (Jisei Karaté do & Tai-chi
de combat)
Synthèse de différentes écoles chinoises et japonaises, le Tokitsu-
ryu Jiseidô est une méthode fondée sur l'intégration de
la respiration, de l'énergie et de l'action martiale via l'art
de la percussion. Développée en plus de 30 ans d'études et de
recherches menées par Maître Kenji TOKITSU - 9° Dan.
32
La méthode fait sienne le concept profondément ancré dans la
culture orientale selon lequel le corps et l'esprit forment une unité
indissoluble. Le Jisei-dô est le produit d’une fusion du
karaté, de l’art du sabre Japonais, du yi chuan, et du
kikô de la méthode du Dr Yayama…
Shinshokaï :
Le shinshokai est un style de karaté développé en
Belgique (Europe) par le Sensei Jacques Debatty (Shotokan
6° dan FMK) destiné à l’origine pour les personnes
souffrant d’un handicap physique.
Depuis les années 80, le créateur de ce style a recherché au travers
de la pratique avec des personnes souffrant d’un handicap à
développer une méthode adaptée qui leur permet de surmonter leurs
difficultés, d’être revalidées et d’atteindre une connaissance adaptée
du karaté.
La richesse de cette méthode n’est pas seulement
d’avoir créé une technique spécifique pour les moins
valides mais de l’avoir adapté pour l’enseigner aux
valides ce qui permet à chacun de développer son
mental, son aptitude au combat de survie en s’imposant
un handicap dans toutes les pratiques du karaté : kihon,
kata, kumité.
Yoshukai : voir site Georges Fonseca's.
33
Kenpo ou Kempo-ryu :
Le Kenpo ou voie du poing, renvoi à un certain nombre de
pratiques martiales d'origine Japonaise, qui vont s'étendre dans le
monde, par l'intermédiaire de l'ile d'Okinawa, puis de l'Ile d'Hawaï.
Certains l'assimilent au karaté japonais: cependant, c'est un système
qui a son identité propre; Identité qui s'est renforcée au fil du temps.
Le grand-maitre Mitose James va introduire ce système dans l'ile,
puis certains de ses élèves donc le professeur William K.S Chow,
vont le modifier. Ce dernier, formera quelques élèves à l'origine
d'autres systèmes de Kenpo. Parmi les plus connus, on aura: Le
maitre Ed Parker, fondateur de l'American Kenpo; Le maitre
Emperado, fondateur du kajukenbo.
Plusieurs autres comme Nick Cerio ont pris le style pour le modifier,
lui ajouter des modifications et des préférences. Ce style possède des
blocages, des coups circulaires ainsi que des frappes et des bloques
directs. Les katas sont nombreux et très importants. Les coups de
pied sont très présents dans ce style.
Daido-juku :
Forme de karaté dur, héritier du Kyokushinkai fondé en
1981 par Maître Takashi AZUMA. Maître Azuma est né en
1949 à Kenennuma dans la province de Miyagi au Japon. Il
commence les arts martiaux par la pratique du Judo, en 1971 Azuma
Senseï découvre le Karaté Kyokushinkai et deviendra le disciple de
Maître Oyama Masutatsu fondateur du Kyokushin Karaté.
34
Il semble qu'après une altercation dans la rue, Azuma a compris
l'utilité des frappes au visage (interdites en Kyokushinkai) et créa
donc son style le Daido Juku Karaté. Le Daido Juku est un style
complet qui pratique le combat au sol, les projections et
bien sûr le combat pieds poings avec droit de frapper au
visage. Environ 2/3 du travail est constitué de frappes: poings,
pieds, genoux, coudes et 1/3 du travail est constitué de projections et
de combat au sol.
Ce qui a fait l'originalité du Daido Juku fût le casque que portent les
combattants lors des combat, ce casque a été mit au point par Azuma
Senseï pour éviter que les pratiquants aient des troubles cérébrales
comme certains pratiquants en ont après leurs carrières, tel que
Mohamed Ali (et se rapproche sur ce point du karaté Mumonkai).
La compétition se déroule au K-O, on y utilise toute la panoplie du
Daido Juku, le combat au sol est limité à trente secondes, les frappes
au sol sont autorisées sauf à partir de la position montée où elles sont
simulées. Un décompte des points a lieu si aucun des participants
n'est K-O ou ait abandonné. Le ippon rapporte des points, toutes
comme les amenées au sol; etc…
Mumonkai karaté :
(l'Ecole de la Porte de la vacuité)Créé au début des années 70
par Togashi Yoshimoto ancien pratiquant de karaté
kyokushinkaï. Le Mumonkai se caractérise par sa garde
particulière ou le poing arrière est chargé comme une flèche prête à
être décochée sur l'adversaire et ses katas spécifiques.
35
Les règles de compétitions sont proches voire identiques à celles du
Kyokushinkaï à la différence prêt que les frappes au visage sont
autorisées car les combattants en Mumonkai utilisent un casque
intégral (inspiré ou identique à celui du Daïdo-juku).
Lexique des termes japonais couramment utilisés au
karaté
Les trois mots en gras sont les trois niveaux d'attaque
différents.
Mot japonais
Traduction française
Age
Lever, remonter
Atemi
Frappe
Barai
Balayer
Chūdan
Niveau moyen (abdomen)
Niveau, degré, grade pour une ceinture noire
Dan
Position
Dachi/Tachi
Endroit où l'on apprend la voie, où se pratique le
36
karaté
DOJO
Enpi (ou Hiji) Coude
Gedan
Niveau bas (jambes)
Geri/Keri
Attaque de la jambe (coup de pied)
Gyaku
Contraire, opposé
Haitō
Tranchant intérieur de la main (côté pouce)
Hajime
Commencez !
Hara
Ventre
Hiza
Genou
Jōdan
Niveau haut (visage)
Karaté
Main vide
Kansetsu
Coup de pied cassant (pratiqué au niveau des genoux)
Geri
Décisif, « décision ultime », force
Kime
Classe, grade avant le dan
Kyū
Classe, grade avant le dan
37
MAE
Mawashi
Geri
Moroté
Oi Tsuki
Rei
Ryū
Sabaki
Sensei
Shūtō
Sokutō
Soto
Tatami
Tori
Tsuki/zuki
Uchi
Udé
Uké
Ura
Ushiro
Wado
Yamé
Yoko
Coup de pied de face
Coup de pied circulaire
À deux mains
Coup de poing en poursuite
Salut
Méthode, école
Esquiver, tourner
Professeur, Maître
Tranchant extérieur de la main
Tranchant du pied
Extérieur
Tapis en paille de riz
Celui qui attaque
Attaque directe (utilisé pour le poing)
Intérieur
Avant-bras
Celui qui se défend
Opposé, arrière
Derrière
Colombe
Arrêtez !
Côté
38
Codes et pratiques :
Combat entre Marko Luhamaa et Mohanad Mohamed, lors du
championnat du monde, en 2006.
Chaque cours commence et se termine par une courte méditation et
par le salut (Rei), les élèves faisant face au professeur ou
sensei. Parfois aussi, les plus gradés ou anciens (sempai) sont
situés légèrement à part et saluent le sensei séparément en plus du
salut à tous. Le salut se fait en silence et avec respect mutuel.
Les séances d'apprentissage commencent habituellement (même si
ce n'est pas codifié) par un échauffement (ou préparation physique)
qui prépare les muscles et articulations à l'entraînement proprement
dit. On adaptera l'échauffement à l'entraînement qui suivra en
insistant sur la souplesse, l'endurance ou encore la force physique.
L'entraînement peut se composer de kihon (ou drill) qui est constitué
de répétitions et/ou enchaînements de mouvements; de
l'apprentissage de un ou plusieurs kata (combat imaginaire codifié
contre un ou plusieurs adversaires), de l'assimilation de bunkai (ou
application du kata au combat)
39
et enfin de kumité (ou combat), lequel pouvait être souple (Jukumité) pour s'échauffer et tester des techniques ou plus codifié pour
apprendre la prise de distance et les tactiques de combat (ippon
kumité, sambon kumité, gohon kumité, pinan kumité, Oyo kumité).
La compétition en karaté :
Ici sont expliquées les règles de la compétition selon la
Fédération mondiale de karaté (WKF)[16], seule
fédération reconnue par le mouvement olympique. Des
compétitions d'autres styles suivent des règles
différentes telles que les compétitions Kyokushinkai,
régies en France par la Commission Nationale
Kyokushinkai au sein de la Fédération Française de
Karaté. D'autres compétitions sont régies par les règles
de la World Kickboxing and Karaté Association (WKA)
notamment en Amérique du Nord.
kumité (combat), en individuel :
*La tenue et les protections :
Les compétiteurs portent un karaté gi (kimono) blanc et une ceinture
bleue pour l'un et rouge pour l'autre.
40
Les protections suivantes sont obligatoires : les gants, les protègepieds, les protège-tibias et que le protège-dents ; ainsi que le
protecteur de poitrine pour les femmes. Leur couleur doit être la
même que celle de la ceinture du compétiteur.
**Techniques autorisées :
Tous les coups doivent être portés au dessus de la ceinture, sauf pour
balayer ou déséquilibrer l'adversaire. Tous les coups doivent être
contrôlés, sinon le compétiteur risque d'être sanctionné pour contact.
Les projections sont interdites ainsi que les attaques au visage avec
techniques de main ouverte, les coups de tête, de genou ou de coude.
Dans la catégorie cadets, les coups de poing à la tête ne doivent pas
toucher sous peine de sanction. Les coups de pied à la tête sont
permis avec un contact superficiel.
***Comptage des points :
Une technique effective compte quand elle est effectuée selon les
critères suivants :
•
•
Bonne forme (selon les concepts du karaté traditionnel).
Attitude sportive (concentration élevée au moment où la
technique est délivrée).
41
•
•
•
•
Grande vigueur (puissance et vitesse de la technique et volonté
évidente de réussite).
Zanshin (totale concentration et vigilance pour éviter les
contre-attaques potentielles).
Timing avec opportunité (technique délivrée au moment où elle
aura le plus d’effet).
Distance correcte (technique délivrée avec la distance précise
où elle aura le plus d’effet)
Valent 3 points (Sambon) :
•
•
Coups de pieds Jodan (tête, face et cou).
La projection ou les balayages de l’adversaire avec le pied au
sol suivi par une technique valable.
Valent 2 points (Nihon) :
•
•
•
•
Coups de pied Chudan (de la ceinture à la poitrine).
Coups de poing dans le dos, dans le derrière de la tête ou du
cou.
Combinaison de techniques de main, dans laquelle chacune
compte pour sa propre valeur.
Déséquilibre de l’adversaire suivi par une technique valable.
42
Valent 1 point (Ippon) :
•
•
Coups de poing Chudan ou Jodan.
Coups Uchi.
L'arbitrage:
Pour chaque combat, l’équipe arbitrale sera composée de : un
arbitre (Shushin), trois juges (Fukushin) et un "arbitrator"
(Kansa). L’arbitre et les juges ne doivent pas être de la même
nationalité que les compétiteurs. Des chronométreurs,
marqueurs, annonceurs et superviseurs sont aussi désignés.
*Les infractions :
Deux catégories de comportements existent :
•
Catégorie 1 :
o Les techniques qui font un contact excessif en fonction de
l’endroit attaqué, et les techniques qui entrent en contact
avec la gorge.
o Attaques aux bras ou aux jambes, à l’aine, aux
articulations ou au cou-de-pied.
o Attaques au visage avec techniques de main ouverte
o Techniques de projection dangereuses ou interdites.
43
•
Catégorie 2 :
o Feindre une blessure ou exagérer l’importance d’une
blessure
o Sorties répétées de l’aire de compétition (Jogai).
o Tout comportement dangereux de la part d’un compétiteur,
qui démontre un manque d’égard pour sa propre sécurité,
pouvant ainsi être blessé par son adversaire (Mubobi).
o Éviter le combat pour que l’adversaire n’ait pas
l’opportunité de marquer.
o Pousser, ou saisir l’adversaire sans faire l’intention de
projection ou d’une autre technique.
o Techniques qui lors de leur nature ne peuvent pas être
contrôlées, en ce qui concerne la sécurité de l’adversaire et
des attaques dangereuses et sans contrôle.
o Attaques avec la tête, les genoux ou les coudes.
o Parler ou provoquer l’adversaire, ne pas accomplir les
ordres des arbitres ou tout comportement discourtois vers
les arbitres ou d’autres fautes de comportement.
**Les pénalités :
Si une infraction est commise, l'arbitre arrête le combat et donne un
avertissement ou une pénalité puis le combat reprend.
•
Un avertissement (Chukoku) est donné pour une première
infraction mineure.
44
•
•
•
•
Une pénalité d'un point (Keikoku) est donnée pour une
infraction mineure pour laquelle un avertissement a déjà été
donné au cours du combat ou pour une première infraction
importante.
Une pénalité de deux points (Hansoku-chui) est donné pour
une infraction pour laquelle un Keikoku a déjà été donné ou
pour une première infraction grave.
La disqualification du compétiteur (Hansoku) peut être
décidée lorsque Hansoku-chui a déjà été donné ou pour une
infraction très grave.
La disqualification du tournoi (Shikkaku) peut être décidée
après consultation de la commission d’arbitrage, si le
compétiteur commet un acte qui porte atteinte au prestige et à
l’honneur du Karaté do, s'il ne considère pas les ordres de
l’arbitre et si d’autres actions sont considérées comme violant
les règles ou l’esprit du tournoi.
45
***Déroulement du combat :
Le combat dure 3 minutes pour les compétiteurs seniors masculins et
2 minutes pour les seniors féminines, et pour les catégories juniors et
cadets. L'arbitre arrête le combat à chaque technique effective et
annonce la technique marquée ainsi que sa valeur en points puis le
combat reprend. Le chronomètre est arrêté pendant ce temps. Le
compétiteur remporte son combat s'il a un avantage de 8 points ou
s'il a un avantage de point à la fin du temps. S'il y a égalité
(Hikiwake) commence une prolongation du combat d'une minute
(Encho-sen), le premier compétiteur qui marque est déclaré
vainqueur. Si aucun compétiteur n'a marqué de point pendant
Encho-sen (prolongation) l'arbitre et les juges doivent voter pour
choisir le vainqueur selon les critères suivants :
•
•
•
L’attitude, l’esprit combatif et la force démontrée par les
compétiteurs.
La supériorité des techniques et des tactiques dépliées.
Lequel des compétiteurs a initié la plus grande partie des
actions.
S'il y a encore égalité c'est l'arbitre principal, seul qui décidera.
46
Les grades et ceintures :
Article détaillé : Ceinture dans les Budô.
Eventail de couleurs de ceinture
Les ceintures varient selon les styles de karaté.
À l'origine, au Japon, les pratiquants portaient un kimono blanc,
similaire à leur habit de travail, ainsi qu'une ceinture blanche pour
fermer la veste. La ceinture blanche devenant marron puis noire au
fur et à mesure de l'entraînement, la ceinture noire fut considérée
comme l'ultime étape à atteindre.
Le style Shotokan de Maitre Ohshima a gardé ce principe originel de
trois couleurs, blanche du 9e Kyu au 3e, marron du 3e à shodan
(première dan), puis noire de shodan à godan (5e dan).
Même si, à l'origine, le karaté ainsi que les autres arts martiaux
n'utilisaient la ceinture que pour tenir le pantalon, il devint vite
courant de différencier le pratiquant initié (et non « accompli ») du
débutant en ceignant une ceinture noire (initié) ou blanche
(débutant).
47
Par la suite, la ceinture marron apparut. Elle désignait l'élève sur le
point d'obtenir la ceinture noire.
De nos jours, une classification large et variée existe et varie en
fonction des styles et des écoles.
Néanmoins, les différents pratiquants s'entendent en général sur les
éléments suivants :
1. il peut y avoir entre six et dix niveaux à gravir jusqu'à la
première ceinture noire, ils sont appelés kyu (級, « rang ») et
vont de dix à un (voir la liste des couleurs ci-après à titre
indicatif). Ces niveaux sont à la discrétion du sensei et/ou de la
fédération qui enseigne dans le dojo et peuvent être encore
subdivisés en sous-grades généralement représentés par des
barrettes noires ou de couleur apposées sur la ceinture. Ces
barrettes sont parfois aussi utilisées sur la ceinture blanche
(dans certains styles traditionnels) pour indiquer les kyū à
défaut de changer de couleur ;
2. ensuite vient la (première ceinture noire) qui est en fait le
1er dan (段, « niveau ») : le karatéka a acquis les bases du style ;
3. puis, les dan (niveaux) se succèdent en ordre
croissant jusqu'au 10e dan qui est le grade le plus
élevé et bien souvent réservé au soke (ou directeur
du style, le fondateur ou son héritier). Les passages
de grade se font dans le club jusqu'au 1er kyū mais,
en France, les dan se passent devant la fédération
dont on dépend et devant jury (suivant un
programme en général délimité collégialement).
48
Toutes les écoles ne décernent pas le même nombre de
dan maximum. Par exemple, l'école Shotokan estime que
le 5e dan est le dernier qui puisse être atteint (selon
Tutsomu Ohshima Sensei, qui a reçu son 5e dan des
mains de Gichin Funakoshi Sensei avant la mort de ce
dernier).
La succession de couleurs en Belgique et en France est
généralement : blanc, jaune, orange, vert, bleu et enfin
marron. Le marron correspondant au 1er kyū et le blanc
au 10e ou parfois directement au 6e kyū. Les ceintures
bicolores (blanc et jaune, jaune et orange, etc.) sont
parfois utilisées comme ceintures intermédiaires.
Aux États-Unis et dans bien d'autres pays, les couleurs
sont très différentes et leur succession diffère.
En Allemagne, la succession et les couleurs sont les
mêmes, les ceintures bicolores ne sont pas utilisées.
Ensuite, le pratiquant porte la ceinture noire à partir du
1er dan et jusqu'au 10e dan. Toutefois, il est permis de
porter une ceinture à barrettes rouge et blanche, à partir
du 6e dan et une ceinture rouge ou blanche (pour
marquer le fait que l'on ne cesse d'apprendre et boucler
la boucle) à partir du 9e dan.
L'article L. 212-5 du Code du sport prévoit que « Dans les
disciplines sportives relevant des arts martiaux, nul ne
peut se prévaloir d'un dan ou d'un grade équivalent
sanctionnant les qualités sportives et les connaissances
techniques et, le cas échéant, les performances en
compétition s'il n'a pas été délivré par la commission
spécialisée des dans et grades équivalents de la
fédération délégataire ou, à défaut, de la fédération
agréée consacrée exclusivement aux arts martiaux.
49
À ce titre et en ce qui concerne le karaté seules les
ceintures noires et dans délivrés par la Commission
Spécialisé des Dans et Grades Equivalents de la
FFKaraté sont reconnus. Les diplômes décernés par des
hauts experts Japonais fondateurs des groupements à
l'origine même du Karaté tel Kancho Kanazawa sont
reconnus à travers le monde et gage de qualité pour un
pratiquant. Nulle fédération, nationale soit-elle ne
pourrait en douter.
Enfin, dans les compétitions, les pratiquants portent
pendant les combats en général une ceinture de
couleur : aka (rouge), aho (bleu) qui remplace
maintenant shiro (blanche) pour permettre au public de
les différencier plus facilement. De même, l'arbitrage par
points (dixièmes de points) a été abandonné au profit
d'une élimination directe par vote avec des drapeaux de
couleur bleue ou rouge. Ensuite, le pratiquant porte la
ceinture noire à partir du 1er dan et jusqu'au 10e dan.
Toutefois, il est permis de porter une ceinture à
barrettes rouge et blanche à partir du 6e dan et une
ceinture rouge ou blanche (pour marquer le fait que l'on
ne cesse d'apprendre et boucler la boucle) à partir du
9e dan.
50
Le karaté comme arme de santé :
Traduit le plus souvent par « mains vides » au sens de
lutter à « mains nues », il est à noter que les origines
bouddhiques du karaté nous renvoient également vers
des conceptions plus philosophiques et méditatives.
C'est ainsi que l'on peut relever sous cette appellation,
l'idée d'avoir les mains vides au sens de se décharger de
son quotidien... On associera alors la pratique de cet art
martial au concept de « lâcher prise ». Le karaté devient
dans ce sens un outil de gestion du stress et un moyen
de mettre une distance entre soi et ses soucis.
Plus loin, les méthodes de travail respiratoires que l'on
peut retrouver dans certains kata (notamment sanchin et
tenshō qui sont des kata du Gôjû-Ryû) reposent sur des
préceptes de modulation et de positionnement de la
respiration issus tout droit du yoga.
Enfin, la pratique de ce sport de combat constitue aussi
un cheminement au plus profond de son être. Il
confronte les hommes à leurs psychoses de violence ou
à leurs fantasmes de domination et amène, pas à pas,
chacun à gérer les confrontations qui naissent chaque
jour dans la vie les en ayant purgées de leur caractère
dramatique. « Le karaté, chemin vers un plus grand
moi », est alors la voie de la sérénité.
51
Néanmoins, le karaté, peut être pratiqué comme une
activité gymnique. Ainsi chaque partie du corps peut
être sollicitée et la pratique adaptée à chaque
morphologie. De plus en plus de personnes obèses, de
"seniors-vétérans", mais aussi de femmes, de
personnes handicapées et d'enfants pratiquent cette
activité comme simple exercice gymnique.
Sport de combat et/ou art martial ?
Même si le karaté se pratique comme un sport par
actuellement bon nombre d'adeptes sur la planète,
beaucoup de pratiquants ont souvent à cœur le code
déontologique du "Bushido" (la voie des techniques du
guerrier) et n'hésitent pas à le mettre en avant dans leur
pratique du karaté.
À ce titre, le karaté devient plus un art de vivre qu'un
simple sport et tend vers la maîtrise du corps, mais
aussi de l'esprit. Ce code "Bushido" est en fait
historiquement le code d'honneur de la caste militaire
japonaise des samouraïs, qui émergea véritablement
pendant la période Heian au 12e siècle.
52
L'apparition du terme de "Bushido", en tant que tel, date
du 16e siècle au moment où le Japon était ravagé par les
guerres civiles.
Il fut standardisé au 17e siècle sous la période
Tokugawa.
Le samouraï fut alors comparé à un véritable exemple
vivant. Ce code est imprégné de nombres d'influences
bouddhiques et taoïstes. Les grandes lignes en étaient
les suivantes :
•
L’HONNEUR (MEIYO)
C’est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre
Budoka (Guerrier au sens noble du terme) s’il n’a pas
une conduite honorable. Du sens de l’honneur découlent
toutes les autres vertus. Il exige le respect du code
moral et la poursuite d’un idéal, de manière à toujours
avoir un comportement digne et respectable. Il
conditionne notre attitude et manière d’être vis à vis des
autres.
•
LA FIDELITE (CHUJITSU)
Il n’y a pas d’honneur sans fidélité et loyauté à l’égard de
certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité
symbolise la nécessité incontournable de tenir ses
promesses et remplir ses engagements.
•
LA SINCERITE (SEIJITSU ou MAKOTO)
La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans
les actes. Le mensonge et l’équivoque engendrent la
suspicion qui est la source de toutes les désunions.
53
En karaté – do, le salut est l’expression de cette
sincérité, c’est le signe de celui qui ne déguise ni ses
sentiments, ni ses pensées, de celui qui se sait
authentique.
•
LE COURAGE (YUUKI ou YUUKAN)
La force d’âme qui fait braver le danger et la souffrance
s’appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire
respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît
juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos
craintes, d’affronter toutes les épreuves. La bravoure,
l’ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce
courage.
•
LA BONTE et LA BIENVEILLANCE (SHINSETSU)
La bonté et la bienveillance sont les marques de ce
courage qui dénotent une haute humanité. Elles nous
poussent à l’entraide, à être attentif à notre prochain et à
notre environnement, à être respectueux de la vie.
•
LA MODESTIE et L’HUMILITE (KEN)
La bonté et la bienveillance ne peuvent s’exprimer
sincèrement sans modération dans l’appréciation de soi
– même. Savoir être humble, exempt d’orgueil et de
vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la
modestie.
54
•
LA DROITURE (TADASHI ou SEI)
C’est suivre la ligne du devoir et ne jamais s’en écarter.
Loyauté, honnêteté et sincérité sont les piliers de cette
droiture. Elle nous permet de prendre sans aucune
faiblesse une décision juste et raisonnable.
•
LE RESPECT (SONCHOO)
La droiture engendre le respect à l’égard des autres et
de la part des autres. La politesse est l’expression de ce
respect dû à autrui quelles que soient ses qualités, ses
faiblesses ou sa position sociale. Savoir traiter les
personnes et les choses avec déférence et respecter le
sacré est le premier devoir d’un Budoka car cela permet
d’éviter de nombreuses querelles et conflits.
•
LE CONTRÔLE DE SOI (SEIGYO)
Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture
noire. Il représente la possibilité de maîtriser nos
sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct.
C’est l’un des principaux objectifs de la pratique du
Karaté-Do, car il conditionne toute notre efficacité.
55
Le code d’honneur et de la morale traditionnelle
enseignée dans le Karaté-Do est basé sur
l'acquisition de cette maîtrise.
Le karaté comme handisport:
56
Le HandiKaraté est le karaté en
chaise/fauteuil roulant(e), manuel ou
électrique.
Mais pas seulement, beaucoup de
pratiquants sont mal-voyants, ou aveugles,
d'autres mal-entendants, ou sourds,
Amputés, d'autres sont infirmes moteurs
cérébraux (i.m.c), autistes, cancéreux,
poliomyélites, et pour beaucoup, ont des
prothèses ou orthèses…
Fort de ses racines philosophiques, le karaté
moderne a pu se tourner aussi vers des
pratiquants dont les handicaps physiques ou
mentaux ne permettaient pas une pratique
stricte des différents exercices préconisés
dans les styles et les écoles officielles.
Certains Maîtres se sont attardés sur ces
pratiques et en ont parfois fait un style à part
entière. C'est notamment le cas du Shinshokaï
mis au point depuis 1980 en Belgique, par le
Sensei Jacky Debatty.
57
D'autres se sont penchés sur la pratique de ce
sport en "chaise" roulante pour en faire un
handisport très attractif : on trouvera des
pratiquants en France, au Canada, en Irlande,
en Angleterre, au Maghreb, au Japon, en
Allemagne et en Belgique.
l'Undõ Goju-Ryu a ainsi revisité tout les katas
du style pour les transposer sur fauteuil
roulant... C'est le sensei belge Franck
Duboisse, qui a réalisé cette tâche alors qu'il
rencontrait de graves problèmes de mobilité.
La fédération française de karaté et
disciplines associées à créé en 2001, sous
l'impulsion de m-c MARESCAUX-CHABERT et
comme responsable, une Commission
Nationale HandiKaraté, qui a fonctionnée
jusque fin 2008;
Avec Patrick NIEL, José VALVERDE, avec
FATAH SEBBAK (en fauteuil manuel) DIF et
2ème dan, enseignant en LANGUEDOCROUSSILLON et qui a adapté tous les katas de
style Shotokan (Voir vidéo sur internet) pour
les karatékas en fauteuils roulants;
58
**compétiteur en Belgique, au Japon et
dernièrement, en Turquie, et cela, en se
plaçant sur le podium.
cela pourrait etre Fatah
SEBBAK …MAIS NON…
+++GILLES KOLFENTER (aveugle), DIF et
3ème dan, a obtenu à la suite d'une formation
à l'ile de RE, un certificat du ministère,
stipulant qu'il est apte et capable d'enseigner
dans les prisons. Il enseigne aussi, le bodykaraté et travaille avec Catherine BELHRITI
(expert fédéral) de style Wado-ryu.
** la commission, surtout G.KOLFENTER
travaille avec (notre "parrain") Dominique
VALERA, le karaté contact.
59
Il est toujours présent pour le HandiKaraté et
toutes ses manifestations. Sincères
remerciements.
La commission a mis en place des passages
de grades adaptés deux fois par an, lors du
passage de grades du 4 et 5ème dan.
Nos remerciements aux membres de la
CSDGE. Pour leur collaboration.
Hidetoshi NAKAHASHI, 9ème dan (ShitoRyu), était ravi de pouvoir dire oui, pour agir
généreusement, à la demande de
" traduction"
En langage sonore (destiné aux aveugles et
mal-voyants), de ses livres.
Sensei Arashi FUKASAWA, 8ème dan (WadoRyu), ainsi que sensei Zenei OSHIRO, 8ème
dan (Goju-Ryu) ont été enthousiastes à l'idée
de faire de meme avec leurs DVD.
Tout sera "Traduit" en "language sonore".
Nous sommes ravis, et un grand merci.
Les trois styles majeurs, seront accessibles à
Toutes et Tous.
60
Sur simple certificat du médecin (de
problèmes visuelles), la bibliothèque sonore
enverra gratuitement le "livre sonore".
Elle a également créé un DVD Karaté en
Langue des signes (LSF) en collaboration avec
l'enseignant François KALEF (sourd) et
des
associations de personnes sourdes et malentendantes.
Les compétitions officielles commencent à
connaître l'organisation d'épreuves de kata et
de kumité en chaise/fauteuils manuels ou
électriques.
C'est le cas de la Coupe du Monde à Kyoto (Japon), de
l'International Goju Karaté Cup (Belgique) ou encore de
l'Open d'Istanbul (Turquie) qui ouvrent leurs portes aux
pratiquants en fauteuils (welchers).
61
La compétition en karaté :
Ici sont expliquées les règles de la compétition
selon la Fédération mondiale de karaté (WKF)[16],
seule fédération reconnue par le mouvement
olympique. Des compétitions d'autres styles
suivent des règles différentes telles que les
compétitions Kyokushinkai, régies en France par la
Commission Nationale Kyokushinkai au sein de la
Fédération Française de Karaté. D'autres
compétitions sont régies par les règles de la World
Kickboxing and Karaté Association (WKA)
notamment en Amérique du Nord.
kumité (combat), en Le individuel :
*La tenue et les protections :
Les compétiteurs portent un karaté gi (kimono)
blanc et une ceinture bleue pour l'un et rouge pour
l'autre. Les protections suivantes sont
obligatoires : les gants, les protège-pieds, les
protège-tibias et que le protège-dents ; ainsi que le
protecteur de poitrine pour les femmes. Leur
couleur doit être la même que celle de la ceinture
du compétiteur.
62
**Techniques autorisées :
Tous les coups doivent être portés au dessus de la
ceinture, sauf pour balayer ou déséquilibrer
l'adversaire. Tous les coups doivent être contrôlés,
sinon le compétiteur risque d'être sanctionné pour
contact. Les projections sont interdites ainsi que
les attaques au visage avec techniques de main
ouverte, les coups de tête, de genou ou de coude.
Dans la catégorie cadets, les coups de poing à la
tête ne doivent pas toucher sous peine de
sanction. Les coups de pied à la tête sont permis
avec un contact superficiel.
***Comptage des points :
Une technique effective compte quand elle est
effectuée selon les critères suivants :
•
•
Bonne forme (selon les concepts du karaté
traditionnel).
Attitude sportive (concentration élevée au
moment où la technique est délivrée).
63
•
•
•
•
Grande vigueur (puissance et vitesse de la
technique et volonté évidente de réussite).
Zanshin (totale concentration et vigilance pour
éviter les contre-attaques potentielles).
Timing avec opportunité (technique délivrée au
moment où elle aura le plus d’effet).
Distance correcte (technique délivrée avec la
distance précise où elle aura le plus d’effet)
Valent 3 points (Sanbon) :
•
•
Coups de pieds Jodan (tête, face et cou).
La projection ou les balayages de l’adversaire
avec le pied au sol suivi par une technique
valable.
Valent 2 points (Nihon) :
•
•
•
Coups de pied Chudan (de la ceinture à la
poitrine).
Coups de poing dans le dos, dans le derrière de
la tête ou du cou.
Combinaison de techniques de main, dans
laquelle chacune compte pour sa propre
valeur.
64
•
Déséquilibre de l’adversaire suivi par une
technique valable.
Valent 1 point (Ippon) :
•
•
Coups de poing Chudan ou Jodan.
Coups Uchi.
L'arbitrage:
Pour chaque combat, l’équipe arbitrale sera
composée de : un arbitre (Shushin), trois juges
(Fukushin) et un "arbitrator" (Kansa). L’arbitre et
les juges ne doivent pas être de la même
nationalité que les compétiteurs. Des
chronométreurs, marqueurs, annonceurs et
superviseurs sont aussi désignés.
*Les infractions : Deux catégories de
comportements existent :
•
Catégorie 1 :
o
o
o
Les techniques qui font un contact excessif
en fonction de l’endroit attaqué, et les
techniques qui entrent en contact avec la
gorge.
Attaques aux bras ou aux jambes, à l’aine,
aux articulations ou au cou-de-pied.
Attaques au visage avec techniques de
main ouverte
65
o
•
Techniques de projection dangereuses ou
interdites.
Catégorie 2 :
o
o
o
o
o
o
o
o
Feindre une blessure ou exagérer
l’importance d’une blessure
Sorties répétées de l’aire de compétition
(Jogai).
Tout comportement dangereux de la part
d’un compétiteur, qui démontre un manque
d’égard pour sa propre sécurité, pouvant
ainsi être blessé par son adversaire
(Mubobi).
Éviter le combat pour que l’adversaire n’ait
pas l’opportunité de marquer.
Pousser, ou saisir l’adversaire sans faire
l’intention de projection ou d’une autre
technique.
Techniques qui lors de leur nature ne
peuvent pas être contrôlées, en ce qui
concerne la sécurité de l’adversaire et des
attaques dangereuses et sans contrôle.
Attaques avec la tête, les genoux ou les
coudes.
Parler ou provoquer l’adversaire, ne pas
accomplir les ordres des arbitres ou tout
66
comportement discourtois vers les arbitres
ou d’autres fautes de comportement.
**Les pénalités :
Si une infraction est commise, l'arbitre arrête le
combat et donne un avertissement ou une pénalité
puis le combat reprend.
•
•
•
•
•
Un avertissement (Chukoku) est donné pour
une première infraction mineure.
Une pénalité d'un point (Keikoku) est donnée
pour une infraction mineure pour laquelle un
avertissement a déjà été donné au cours du
combat ou pour une première infraction
importante.
Une pénalité de deux points (Hansoku-chui) est
donnée pour une infraction pour laquelle un
Eitoku a déjà été donné ou pour une première
infraction grave.
La disqualification du compétiteur (Hansoku)
peut être décidée lorsque Hansoku-chui a déjà
été donné ou pour une infraction très grave.
67
•
La disqualification du tournoi (Shikkaku) peut
être décidée après consultation de la
commission d’arbitrage si le compétiteur
commet un acte qui porte atteinte au prestige
et à l’honneur du Karaté do, s'il ne considère
pas les ordres de l’arbitre et si d’autres actions
sont considérées comme violant les règles ou
l’esprit du tournoi.
***Déroulement du combat :
Le combat dure 3 minutes pour les compétiteurs
seniors masculins et 2 minutes pour les seniors
féminines, et pour les catégories juniors et cadets.
L'arbitre arrête le combat à chaque technique
effective et annonce la technique marquée ainsi
que sa valeur en points puis le combat reprend. Le
chronomètre est arrêté pendant ce temps. Le
compétiteur remporte son combat s'il a un
avantage de 8 points ou s'il a un avantage de point
68
à la fin du temps. S'il y a égalité (Hikiwake)
commence une prolongation du combat d'une
minute (Encho-sen), le premier compétiteur qui
marque est déclaré vainqueur. Si aucun
compétiteur n'a marqué de point pendant Enchosen (prolongation) l'arbitre et les juges doivent
voter pour choisir le vainqueur selon les critères
suivants :
•
•
•
L’attitude, l’esprit combatif et la force
démontrée par les compétiteurs.
La supériorité des techniques et des tactiques
dépliées.
Lequel des compétiteurs a initié la plus grande
partie des actions.
S'il y a encore égalité c'est l'arbitre principal, seul
qui décidera.
Enfin, la pratique de ce sport de combat constitue
aussi un cheminement au plus profond de son être.
Il confronte les hommes à leurs psychoses de
violence ou à leurs fantasmes de domination et
amène, pas à pas, chacun à gérer les
confrontations qui naissent chaque jour dans la vie
69
en les ayant purgées de leur caractère dramatique.
« Le karaté, chemin vers un plus grand moi », est
alors la voie de la sérénité.
Néanmoins, le karaté, peut être pratiqué comme
une activité gymnique, et/ou en dilettante. Ainsi
chaque partie du corps peut être sollicitée et la
pratique adaptée à chaque morphologie. De plus
en plus de personnes obèses, de seniors mais
aussi de femmes, de personnes handicapées et
d'enfants pratiquent cette activité comme simple
exercice gymnique.
Notes et références : ↑ Georges Charles, Le rituel du dragon, les sources
et les racines des arts martiaux - Éditions du
chariot d'or 2003
1. ↑ Erru sixing (二入四行論) ; japonais Ninyū
shigyō ron, attribué à Bodhidharma.
2. ↑ Kenji Tokistu, L'histoire du Karaté-Do - les
grands maîtres et les styles, Éditions EM (2003).
70
3. ↑ WKF Home [archive], vidéo.
4. ↑ Taekwondo chief: Bring peace through
sports actuality sur le site de la World
Taekwondo Federation.
5. ↑ Judo, an Olympic sport sur le site de la
Fédération internationale de judo.
6. ↑ Sports reconnus [archive], sur le site du CIO,
fiche sur le site du CIO.
7. ↑ Singapour 2005 : vote sur le programme
olympique des Jeux de 2012 [archive], article
complet du 11 juillet 2005 sur le site du CIO.
8. ↑ Karaté in short IOC list again , actualité sur le
site de la W.K.F.
9. ↑ JO-2016: un espoir pour le karaté ? [archive].
10. ↑ Le Karaté Goju-Ryu - Belgian Goju-Ryu Karate
do Organization [1] [archive].
71
11. ↑ Documentaire franco-okinawaïen sur le
Kobudo [archive].
12. ↑ Site officiel de la Fédération Yoseikan KaratéDo http://www.yoseikankaratedo.com/ [archive].
13. ↑
http://www.combat.infosplus.net/index.php/Daido
-juku-combat-libre/p7 [archive].
14. http://membres.lycos.fr/okuden/PageArticles/jis
senkarate.htm [archive].
15. ↑ RÈGLEMENTS DE COMPÉTITION DE KUMITÉ
ET KATA [archive], sur le site de la WKF.
16. ↑ Règles de compétition - Style
Kyokushinkai [archive], sur le site de la
Commission Nationale Kyokushinkai.
17. ↑ Official Rulebook [archive] sur le site officiel
de la World Kickboxing and Karaté Association.
72
18. ↑ Thomas CLEARY et Sylvain CHUPIN, Code
d'honneur du Samouraï - Edition Broché.
19. ↑ HDK - Wheelchair Karate - [Undõ Goju-Ryu
Karate-Do http://www.handikarate.be [archive]
Bibliographie :
•
•
•
Guide des arts martiaux et sports de combat Nicolas Poy-Tardieu - Ed de l'Eveil-Budo
Editions
Okinawa karate - Mark Bishop - Ed Tuttle
The weapon less warriors - Richard Kim - Ed
Ohara publications Inc.
73
•
•
•
•
•
•
•
Classical kata of Okinawa karate - Patrick Mac
Carthy - Ed Ohara publications inc
Le guide marabout du karaté - Roland
Habersetzer - Bibliothèque Marabout service.
Karaté Do Kyohan - Gichin Funakoshi - Ed
France Shotokan.
Guide officiel Karaté Kyokushin - Martine
Dufresne - Karaté Auto-défense André Gilbert
Inc.
Histoire du karaté-do - Kenji Tokitsu - Société
Européenne de Magazine SEM
Zen & Arts martiaux - Taisen Deshimaru - Ed
Albin Michel Spiritualités vivantes.
La voie du karaté - Kenji Tokitsu - Ed du Seuil
Point Sagesse.
74
•
Le Karaté Goju-Ryu - Belgian Goju-Ryu Karate
do Organization.
•
•
Karaté-do la voie du cœur - Yves Ayache- Ed
Trédaniel.
Les 20 préceptes directeurs du Karaté-dô Gichin Funakoshi commenté par Genwa
Nakasone - Budo Ed.
•
•
Code d'honneur du Samouraï - Thomas Cleary
et Sylvain Chupin - Ed Broché.
Le rituel du dragon, les sources et les racines
des arts martiaux - Georges Charles - Editions
du chariot d'or 2003
•
Les racines du karaté-dō – Guy Juille - Budo
Éditions.
75
Ce document à été revu, corrigé, et complété,
puis mis en page par madame Marie-Catherine
MARESCAUX-CHABERT.
Présidente du karaté et HandiKaraté en Seine et
Marne. (77).
Nous remercions vivement le CONSEIL GENERAL
(IDF) qui à la demande de SUBVENTION pour
l'handiKaraté, de Monsieur P.LOGHRIEB, président
de l'inter-région n°1, et des Hauts de Seine(92).
Nous a alloué 25.000 euros, qui ont été
investis dans l'achat de 8 fauteuils
roulants, très légers, proches de la conception
des fauteuils des basketteurs. Et ce, pour chaque
département de l'ile de France.
Le neuvième nous a été offert par le fabricant.
Nous l'avons remis à F.SEBBAK, qui nous fera part
de ses observations et suggestions pour l'avenir.
MARS 2009-03-21
A l'attention des stagiaires DIF de l'école des
cadres 77.
76
77

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