2007-2011 - Bienvenue à FANIA La convivialité depuis 1957

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2007-2011 - Bienvenue à FANIA La convivialité depuis 1957
A.S.B.L Fania
Siège social : Rue de Lantin 156
4000 Rocourt
1957-2007
Excursion du 02 décembre 2007
Houssonloge – Fonds de Quarreux – Nonceveux – Ninglinspo – Ville-au-Bois – Chefna
La légende du fonds des Quarreux
Jadis, vivait aux Quarreux, un meunier appelé Hubert Chefneux. Un jour, il se trompa de chemin et arriva à
un bâtiment surmonté d'ailes tournant dans l'air. Il ne cessa d'en rêver jusqu'au jour où Satan lui offrit de lui en
construire un en trois nuits, lui demandant son âme en échange.
Cependant si, au chant du coq, après la troisième nuit, le moulin ne tournait pas, le diable perdrait ses droits.
La femme Chefneux se doutant de quelque chose, avait suivi son mari et entendu la conversation. Elle s'introduisit,
un peu avant l'aube de la dernière nuit, dans le moulin et empêcha les ailes de tourner, tout en y laissant la vie.
Le Diable fou de rage, détruisit le moulin qui s'écroula avec un monstrueux vacarme, assourdissant, tel que
l'on n'aurait jamais pu imaginer et déchira le triste silence de la vallée de Quarreux et encombrant ainsi la rivière de
grosses pierres
Sa chère épouse avait donné sa vie pour sauver l'âme de son mari. L'on dit que Dieu l'avait reçue en son
paradis. Au fond, ne l'avait-elle pas mérité ? Quant à notre ami Hubert Chefneux, durant chacun des jours qu'il lui
resta à vivre, il pleura (d'après la légende de Marcellin la garde).
Laissons de côté cet épilogue bien triste et passons à la balade du jour,
La petite troupe démarrera, à proximité du petit hameau de Houssonloge, situé sur la route reliant Lorcé.
Après avoir mis pied à terre au lieu-dit le "Vieux Chêne" à une altitude de 400 m, nous emprunterons directement un
large chemin tout en descente qui traverse le Bois Royal de Lorcé et suivrons ainsi le cours de la "Belle Foxhalle",
petit ru qui déverse ses flots en cascatelles pour se jeter dans l'Amblève.
Il forme la limite entre les communes d'Aywaille et de Lorcé, aujourd'hui Stoumont. Ce chemin aboutit au
bord de L'Amblève, que nous suivrons pour atteindre les fonds de Quarreux, parsemés de légende et de rochers
impressionnants, mais quelle est la vraie signification de cette vallée ?
Les montagnes dominant les Quarreux sont les vestiges vénérables des mont hercyniens. Les siècles en ont
amoindri les pics et les escarpements fabuleux. Les Fagnes de la Baraque Michel, de la Porallée et de la Baraque
Fraiture sont les restes de l'ancienne ligne de faîte.
L'Amblève s'est frayé un passage à travers l'antique barrière. Ce défilé est dominé par de hauts versants
boisés; le lit de la rivière est parsemé de gros blocs de quartzite que le temps n'a pu user. Impétueuses, les eaux
écumantes frappent les quartiers de rocs et remplissent la vallée d'un bruissement sourd.
Laissons de côté l'âme poétique de ce décor et poursuivons notre balade le long de cette rivière rieuse dans
son décor chauve, où la bise de l'hiver se fait sentir; pour aboutir à Nonceveux, petit hameau enserré dans la
première boucle de l'immense "S" que forme l'Amblève avant de traverser Sougné-Remouchamps.
Nous traverserons la bourgade, pour rejoindre le pont de Nonceveux, car jadis, comme dans beaucoup
d'endroits, aucun pont n'existait pour traverser la rivière. Généralement, la traversée s'effectuait dans une nacelle
plutôt branlante ou encore dans une barque.
Après le franchissement du pont, nous aboutirons sur la grand-route que l'on suivra un petit peu afin de
rejoindre le
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lieu-dit Sedoz à une altitude de 140 mètres au-dessus du niveau de la
mer; et ainsi parvenir au vallon enchanteur du Ninglinspo. C'est à cet
endroit que le car sera présent avec les victuailles et, si nécessaire,
pour reprendre les déjà comblés qui auront fait 8 kilomètres.
Après s'être sustentés, nous continuerons notre route le
long d'un ruisseau enchanteur qu'est le Ninglinspo, parfois aussi
appelé Ruisseau du Hornay. D'une pente moyenne avoisinant 7,5 %,
il court sur une distance d'environ 3 kilomètres. La source réelle est
difficilement identifiable dans le sens où sur le plateau d'où il émerge
du sol, à environ 400-405 mètres d'altitude, une multitude de petites
sources jaillissant ça et là l'alimentent. Il reçoit aussi sur son
parcours les eaux de quelques petits rus : le Vieux Chera, la
Chaudière ou ru des Grandes Fagnes, le ruisseau des Blanches
Pierres ou de Sprimont et le ru de Noirheid.
La vallée du Ninglinspo, hormis sa partie inférieure, est
entaillée dans les roches du massif géologique de Stavelot; sur le
coté droit, le massif se prénomme "les Roches Crahay". Ces roches
représentant les vestiges du premier rivage marin qui, au temps
géologique très ancien, bordaient la terre ardennaise qui venaient de
surgir de la mer. Les cailloux, galets, etc., ont été formés par les
vagues qui, déferlant contre les falaises ardennaises, les
démolissaient peu à peu.
Les pierres ainsi arrachées par les eaux roulaient les unes sur les autres et leurs angles s'émoussaient. C'est
ainsi que s'est accumulée, sur cette antique plage, une épaisse couche de cailloux. Plus tard, cette masse fut
cimentée par des dépôts meubles et, finalement, à la suite d'un important plissement de l'écorce terrestre, cette
couche de cailloux, consolidée par le temps, fut disloquée et redressée.
La promenade le long du Rau sera enchanteresse, les multitudes de cascatelles, cuves, vallons et petites
passerelles agrémentés de noms poétiques procurent un plaisir à savourer sans modération (mais gare à la glisse !).
A un moment, le guide fera une proposition : les téméraires souhaitant continuer le long du Ninglinspo
suivront
un autre guide et affronteront ainsi le sentier tumultueux; quant aux moins audacieux, ils continueront par un large
chemin.
Au bout du compte, nous nous retrouverons au sommet (enfin presque !) au lieu-dit 'La Fourchette" pour continuer la
balade ensemble.
Une fois le sommet atteint – pour rappel nous étions à 140 mètres et nous avons franchi le cap des 400
mètres; c'est donc un dénivelé de 260 mètres que nous avons effectué sur une distance de 3 kilomètres – nous
aurons atteint la Porallée et le guide proposera, au fatiguées de rejoindre le car qui se trouve à Vert Buisson avec 11
km parcourus.
La Porallée est une Fagne inculte, qui elle aussi a sa légende, que voici. Un jour un seigneur de Montjardin
se fit éveiller par son "braconnier", Emprardus. Le seigneur lui reprocha d'être venu trop tard et Emprardus protesta.
Le sire de Montjardin s'engagea à donner à son serviteur tout le terrain qu'il pourrait parcourir avant le chant de
l'alouette.
Emprardus partit et parcourut six milles hectares dans le délai voulu. On prétend que Saint Pierre l'aida dans
sa course. Le terrain s'appela la Porallée miraculeuse. A sa mort Emprardus légua son bien aux manants du pays.
Après cette pause, reprenons le fil de notre balade, le reste du parcours sera facile et plat. C'est par un
chemin changeant que nous rejoindrons Ville-au-Bois, minuscule hameau, endroit choisi pour retrouver le car, où les
faniatiques souhaitant s'arrêter, pourront se targuer d'avoir effectué 15 kilomètres.
En fonction de l'heure, un parcours de 4 kilomètres tout en descente sera proposé le long du ruisseau "La
Chefna", jadis appelée le "Forchon", qui prend sa source Près de la Croix Wathy et se jette dans l'Amblève à
Quarreux. Dans le passé ce vallon était très prisé par les orpailleurs.
Le verre de l'amitié, sera pris à l'Auberge du Ninglinspo (04/384 44 29)
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Le guide du jour est : Michel Lorens.
Bibliographie : Site internet sur la région et le Guide Cosin de l'Est de la Belgique.
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A.S.B.L Fania
Siège social : Rue de Lantin 156
4000 Rocourt
1957-2007
Excursion du 07 octobre 2007
Kasteel de Renesse – Membruggen – Rijkhoven – Alden Biesen – Bilzen – Munsterbilzen
Le Pays de Haspengouw
La Hesbaye (en néerlandais Haspengouw) est une région de Belgique s'étendant sur les
provinces de Liège, du Limbourg, du Brabant flamand, du Brabant wallon, et de Namur. Elle s'étend
approximativement de Tirlemont à la Meuse et de Tongres à Gembloux. Elle est limitée au sud par le
Condroz.
Le nom Hesbaye, ainsi que le nom en néerlandais Haspengouw viennent du nom latin du
pagus carolingien "Haspinga".
La région repose sur une roche essentiellement calcaire, recouverte d'une importante couche
de lœss, un limon éolien d'origine glaciaire. La zone est presque entièrement le domaine de
l'agriculture intensive : céréales et betterave sucrière.
On distingue, à l'ouest, la Hesbaye humide et à l'est la Hesbaye sèche. Celle-ci doit son nom à
la rareté de ses cours d'eau, due à son sous-sol de craie, si ce n'est le Geer et ses quelques affluents.
Les limites de la Hesbaye sont conventionnelles. Plusieurs auteurs considèrent que celles-ci
sont constituées par le Démer au Nord, puis par la ligne Hasselt - Lanaeken, puis par la Meuse à l'Est,
et au Sud par la Gette et la Grande Gette, ainsi définie, la Hesbaye a une superficie d'environ 2400
kilomètres carrés, ce qui représente le 1/12e de la surface de la Belgique.
Place à la découverte,
Notre escapade du jour nous emmène dans un coin peu connu des faniatiques, régions aux
multiples facettes, que ce soit architecturale ou naturelle. Nous débuterons au lieu dit "Herenelderen",
où se trouve une petite église en pierre de tufeau. Au-dessus de son portail nous pouvons admirer
l'archange saint Michel tuant le démon.
Continuant notre chemin, nous passerons devant le "Kasteel de Renesse" planté au milieu de
ses étangs, dans un superbe cadre naturel. Après avoir parcouru une petite centaine de mètres sur
une route, on pénétrera dans la forêt par une jolie sente ce qui permettra de rejoindre le hameau de
Ketsingen.
Il nous faudra parcourir 1,5 kilomètre sur un chemin agricole surplombant l'autoroute pour
atteindre le lieu dit "Steenbakkerij" et ainsi retrouver un sentier.
Ce sentier nous fera aboutir de nouveau dans un petit hameau de l'entité de "Membruggen",
de là il restera à rejoindre par de petites allées le village de "Klein Membruggen". Après la traversée de
l'agglomération, nous rejoindrons le "Rau de Molenbeek".
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A partir de là, c'est une réserve naturelle qui s'ouvre au groupe. Tout en suivant le rau nous
traverserons des prairies et des bois où nous allons découvrir un milieu marécageux et, aux endroits
trop fangeux, des caillebotis ont été aménagés pour faciliter le passage.
Une fois sortis de la forêt, nous rejoindrons une grand-route qu'il faudra traverser avec
prudence; par une route agricole parsemée de pommiers, d'un côté et de champs, de l'autre, nous
aboutirons dans le village
de "Rijkhoven"; il nous restera à rejoindre par sentes et petites routes la superbe archi-commanderie
teutonique d'Alden Biesen.
Cette bâtisse appelée aussi "Vieux-Joncs" qui, au départ, n'était qu'une chapelle, fut offerte
en
1220 par le comté de Looz à l'abbesse de Munsterbilzen. Le bâtiment actuel date du 16ème siècle.
La commanderie des Vieux-Joncs, installée à Liège, en dépendait directement.
A la fin du 17ème siècle, le château fut transformé en une luxueuse résidence, avec jardins
géométriques, orangeries, etc. On y trouve aussi un parc à l'anglaise qui fut aménagé entre 17851786.
Après le catastrophique incendie de 1971, Alden Biesen a entièrement été restaurée par l'État belge et
est aujourd'hui un centre international de formations et de conférences.
La chapelle castrale a été inaugurée en 1638. On peut y voir un somptueux intérieur du 17ème
siècle avec un autel baroque et des fonts baptismaux de 1651, ainsi que plusieurs tableaux et pierres
tombales.
L'ordre religieux et militaire des chevaliers Teutoniques prit naissance en 1128, date à laquelle
fut fondé, à Jérusalem, un hôpital pour soigner les croisés allemands malades ou blessés. L'ordre fut
supprimé en Allemagne par Napoléon 1er en 1809, mais subsista en Autriche jusqu'à nos jours, sous
la forme d'un ordre de chevalerie ecclésiastique.
Et c'est dans ce somptueux décor que l'autocar sera présent, où les faniatiques auront
parcouru
10 kilomètres. Après cette pause, reprenons notre chemin pour un parcours de 5 kilomètres avant de
rejoindre à nouveau le car.
Par une petite sente entre prairies, nous atteindrons un milieu marécageux où se côtoient une
faune et une flore exceptionnelles; on y a aménagé une passerelle pour accéder de l'autre coté et
ainsi rejoindre un sentier de Grande Randonnée très bucolique et que nous suivrons au gré du
terrain.
Après avoir gravi une colline, enfin si on peut dire gravir, nous aboutirons sur une petite route
que l'on suivra sur 300 m avant de retrouver le charme champêtre de la région et de nouveau parvenir
sur une petite artère que l'on suit très brièvement, pour ensuite accéder à la réserve naturelle appelée
"Katteberg" (colline des chats), un domaine naturel qui n'a rien à voir avec des chats errants où
autres, mais qui est ainsi nommé d'après le propriétaire au moyen-âge qui s'appelait De Cat.
Tout en traversant ce domaine, nous rejoindrons le Parc municipal "Haffmans" bordé
d'étangs où coule paisiblement le Démer. Il prend sa source dans la région argileuse de là Hesbaye.
Le nom viendrait de "Tamara" qui signifierait la "rivière sombre". Cette couleur sombre aurait été
auparavant causée par de petites quantités de particules de fer qui se mélangeaient à la terre
argileuse du lit de la rivière. Avec le temps, ces petites particules de fer ont rouillé et ont donné à l'eau
une couleur brun sombre, d'où... "Tamara".
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Tout en suivant la rivière, nous atteindrons le "Bilzermolen" un moulin à eau du 16ème siècle;
par un petit pont très poétique qui mène à une servitude, nous rejoindrons une route et sur notre
gauche se trouve la
"Maison Haffmans" situé dans l'entité de Bilzen.
De là, il nous restera à faire le plus dur de la balade, car nous allons attaquer une volée
d'escaliers qui mène au "Borreberg", la colline où s'élevait jadis le château fort. Il y a maintenant un
belvédère qui vous offre une jolie vue sur Bilzen et ses environs.
Bilzen est située sur le Démer, à la frontière entre la Campine et la Hesbaye. À l'époque
romaine, Bilzen borde la chaussée reliant Tongres et Nimègue. Plus tard, elle appartient au domaine
mérovingien de Bilisia dont le centre est Munsterbilzen. La première mention du nom de la localité
date de 1050. Au 14ème
siècle, le nom de Buckebilsen apparaît, probablement pour distinguer les bourgs de Munsterbilzen et
d'Eigenbilzen.
Comme toutes les villes de la principauté, Bilzen est prise et ravagée à maintes reprises. La
localité obtient le droit liégeois en 1386 et se dote alors d'une enceinte. Deux bancs échevinaux y sont
établis : l'un intérieur qui relève du droit liégeois pour les territoires intérieurs à l'enceinte; l'autre
extérieur qui relève du droit "lossain" pour les territoires situés hors des murs. Six corporations de
métiers y élisent chaque année deux bourgmestres pour la juridiction de la ville.
Il restera à descendre de notre perchoir, pour rejoindre un mini-bois, que nous traversons.
Ensuite nous vagabonderons dans un quartier cossu, ce qui nous fera arriver à l'épilogue des 15
kilomètres dans cette région très riche.
Les férus auront encore 5 kilomètres à parcourir tout en prenant la direction du nord et ainsi
se diriger vers la proximité du plateau Campinois. C'est à travers de larges chemins entre prairies que
la balade va se dérouler. Ensuite nous aborderons l'allée qui nous mènera au château de Groenendael
qui se mire dans son superbe étang.
Par un joli chemin empierré, nous regagnerons une grande route qu'il faudra traverser avec
prudence et ainsi emprunter un sentier à travers prairies longées par le rau de Molenbeek, ce qui nous
permettra de rejoindre le superbe bois de "Munster" où nous pourrons constater que les chemins
deviennent sablonneux.
C'est au nord-ouest du centre du village de Munsterbilzen que se trouve cette merveille de 400
hectares fait de bois, étangs, marais et prairies. Ce domaine forme la transition entre le sablonneux
plateau campinois et l'argileuse région hesbignonne. Une grande partie du Bois de Munster se
compose de lumineux bois de chênes où le solennel chêne d'été tient encore la place d'honneur. Mais
il n'y a pas que du bois. En ce qui concerne le domaine des étangs, on trouve encore les restes
récents d'un paysage de bruyères autrefois étendu.
Une des perles du Bois de Munster est sans aucun doute le domaine séculaire des étangs
dans la vallée du "Bezoensbeek". En deux mots, le Bois de Munster offre une surprenante variété et
est un incontournable pour les amoureux de la nature. C'est dans ce remarquable décor paré des
couleurs automnales que nous déambulerons au gré des chemins pour rejoindre une tour
d'observation d'où l'on peut admirer les étangs cités plus hauts.
Au détour d'un chemin, plantée là au milieu du bois, nous apercevrons une chapelle qui porte
le doux nom de "Saint Amor" et est surmontée de deux tours ressemblant à un mini château-fort.
Au 8ème siècle, Saint Amor, pèlerin venu d'Aquitaine, s'installa en ermite à Munsterbilzen, d'où
il partait souvent en pèlerinage sur la tombe de Saint Servais à Maastricht. C'est là qu'il mourut lors
de son dernier séjour et qu'il fut enterré dans une chapelle construite sur l'actuelle place Saint Amor.
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Il fut canonisé assez rapidement et ses restes furent transportés à Munsterbilzen vers 850. En 1603 la
chapelle qui portait son nom à été démolie.
Il nous reste à continuer notre escapade dans ce lieu enchanteur et, tels des lutins, nous
sortirons
du bois sans nous en rendre compte et nous retrouverons le car à l'orée de la forêt après avoir ainsi
parcouru
20 kilomètres.
Le verre de l'amitié sera pris au café Bloemenhof à Munsterbilzen 089 24 52 68
Le guide du jour est : Michel Stavaux
Bibliographie :
Site internet sur la région.
Documentation et cartes éditée par l'office de tourisme de Bilzen.
Guide touristique illustré Belgique et Grand-duché de Luxembourg, Touring Club et éditions Lannoo.
Prettige wandeling en
goede zondag !
Fania.
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1957-2007
Excursion du 15 avril 2007
Citadelle de Namur – Malonne – Buzet - Abbaye de
Floreffe
La balade du jour nous emmène dans la Douce "Vallonnie" qu'est Namur, ville universitaire et
épiscopale, siège du parlement wallon, capitale de la Wallonie.
La ville est en outre appelée la "Porte des Ardennes"; elle se trouve en effet à la limite de la
Basse et de la Haute Belgique, sa superficie est de 175 km².
Ici, sans être loin de tout, vous êtes ailleurs; dans un océan de verdure, entre riches pâturages,
forêt verdoyante, entre coteaux fleuris et falaises abruptes, entre fleuves majestueux, la Meuse et
la Sambre, Namur vous présente la ville à la campagne.
Selon une légende, le nom de Namur proviendrait de l'idole-oracle "Nam" rendue muette par
saint Materne qui évangélisa la province dès le 9ème siècle.
D'après diverses sources, Namur aurait vu le jour sur l'emplacement de l'oppidum Aduaticorum
que Jules César mentionne dans ses écrits. Il aurait en effet poursuivi les Aduatiques jusqu'à cet
endroit.
On pense que plusieurs rues actuelles (les rues du Collège, de l'Ange, des Brasseurs) ont gardé
le tracé des anciennes chaussées romaines. Namur devint au 10ème siècle le siège d'un comté qui
porta son nom.
Partons à l'assaut de la Citadelle de Namur,
Nous commencerons notre rando au pied de la forteresse, il va de soi que nous aurons à la
gravir, mais l'effort en vaut la peine, car au fur et à mesure de notre élévation, vous découvrirez de
très beaux points de vue sur la région et sur ces fleuves.
Voici l'histoire de cette citadelle qui occupe une position éminemment stratégique, sur un
massif éperon rocheux, au confluent des deux fleuves.
Dès le moyen-âge, un château-fort gardait le Comté de Namur, important fief dont l'histoire
est émaillée de conflits avec la Principauté de Liège.
L'occupation du site remonte à bien plus loin encore, puisqu'on y a découvert des traces
de campements humains remontant à 6000 ans avant J.C. Une occupation sédentaire remonte au
néolithique (3000 av J.C).
Si l'on en croit le résultat de certaines fouilles, Jules César serait passé par-là. Dés le 4ème
siècle, il y aurait eu une forme de construction défensive, mais c'est à partir du 10ème siècle qu'est
attestée l'installation à cet endroit d'un château des Comtes de Namur.
Particulièrement convoitée à cause de sa situation géographique, la place forte de Namur a
subi de très nombreux sièges. En 1418, le château essuya pour la première fois des tirs de canon.
Dès lors, les moyens de défense durent être revus et corrigés. Des enceintes, dotées de bastions
et creusées de souterrains et de casemates à l'épreuve des boulets et des bombes, sont ajoutées.
C'est à partir de ce moment que l'on peut parler d'une citadelle, c'est-à-dire un château-fort enterré.
Occupée par les Espagnols, par les Français, prise et reprise, la citadelle fut dotée de
plusieurs forts détachés qui s'étageaient sur tout le plateau. Au cours de deux sièges mémorables,
elle fut prise par Louis XIV en 1692 et reprise par les ennemis coalisés en 1695. Remise aux
Autrichiens, elle fut démantelée en 1782.
Après la réunion à la Hollande, en 1815, la forteresse fut entièrement reconstruite. Vers
1830, l'armée belge occupa la citadelle qui fut déclassée en 1891. C'est pourtant de la citadelle que
sera commandée la position fortifiée de Namur en 1914 comme en 1940.
Laissons cet intermède historique et poursuivons la balade au cœur du Comté de Namur.
Continuons l'ascension des "Pas de Géants" : vous êtes au XIVème siècle...,c'est à travers
un parcours didactique dans l'enceinte même de la citadelle que nous allons poursuivre notre
escapade, différentes zones seront ainsi visitées, ce qui nous permettra d'atteindre l'ancien stade
de jeux.
De là une volée d'escalier nous fera parvenir devant la grille du château de Namur devenu
hôtel, nous franchirons le portail pour traverser le domaine et ainsi admirer le jardin joliment
aménagé par thème. Une fois sortis du domaine, nous arriverons dans un quartier où se côtoient
de petites villas cossues. Entre route et chemin forestier nous arriverons devant une nationale où
la prudence est de rigueur.
Il faudra suivre cette route sur 200m et la traverserons pour accéder au lieu-dit "Milieu du
Monde" situé dans le bois "La Basse" que l'on parcourra jusqu'à la ferme Notre Dame au Bois.
Nous suivrons une route sur 200 m pour ensuite emprunter le chemin "Bouillot" et ainsi continuer
notre excursion à travers forêt.
Entre bois, chemins dégagés et servitudes, nous atteindrons le forêt domaniale de la
"Vecquée". Le mot "Veké" est une altération du mot Evêque; en effet, la forêt de Malonne faisait
partie de la mense épiscopale qui dépendait de la principauté de Liège.
Le parcours aboutira au fort de Malonne, qui fut construit entre 1888 et 1891 et qui fait
partie des 9 forts de la ceinture fortifiée de la province. Depuis 1991, il à été aménagé en refuge
pour les chiroptères, terme de zoologie, ordre de mammifères dont les membres antérieurs ont les
os très allongés et réunis par une membrane (d'où la faculté de voler comme les oiseaux), et qui
ont les dents aiguës des carnassiers. Telle est la chauve-souris. ll faut savoir que la forêt
domaniale de Malonne à été instituée réserve naturelle par la Région Wallonne.
Un chemin tout en descente qui procurera un beau point de vue et un passage entre les
maisons nous fera parvenir à Malonne, situé une altitude de 100 m ou les rassasiés pourront
reprendre le car, avec 10 km dans les jarrets.
Malonne possède une des plus anciennes abbayes de Belgique. Elle fut fondée en 651 par
Saint-Berthuin, né en Irlande, envoyé par un ange du Seigneur, dans les épaisses forêts de la
Marlagne en Gaule Belgique. D'après la tradition, une source miraculeuse y jaillissait, venant d'un
ruisseau appelé le Landoir. Il la bénit, arrosa le sol de son eau et installa son campement en cet
endroit ainsi "sacralisé".
Cette source guérissait contre les fièvres et les maladies des yeux, comme le prouvent de
nombreux faits de guérison. L'abbaye est devenue une école de l'Etat.
Le restant de la troupe aura 5 km à parcourir, tout en traversant le village de Malonne pour
passer dans le patio du sanctuaire du Frère Mutien-Marie né en 1841, décédé en 1917 et canonisé
en 1989. nous passerons devant l'abbaye Saint-Berthuin et sa fontaine ornée d'une tête de lion,
pour enfin terminer par la grotte de Notre-Dame de Lourdes et l'église du village.
De là, le guide emmènera les faniatiques sur les hauteurs du village avec une bonne petite
grimpette de 2 km, pour atteindre une altitude de 200 m, où nous emprunterons un chemin
campagnard qui nous procurera un beau point de vue sur la région et ainsi redescendre sur le petit
village de Buzet, terme du deuxième parcours.
Les courageux effectueront un parcours de 4 km pour rejoindre Floreffe, conclusion de la
randonnée, où une belle échappée sur le village les attend, et ils auront ainsi parcouru 19km.
Floreffe est une petite ville bien connue sur la Sambre, dans le Nord de la province de
Namur, à une dizaine de kilomètres au sud-est du chef-lieu. La présence de l'homme est attestée à
Floreffe depuis le paléolithique jusqu'au haut moyen-âge.
Ensuite l'histoire de la localité reste liée à celle de son abbaye prémontrée. Fondée en 1121
par saint Norbert, l'abbaye de Floreffe de l'ordre des Prémontrés étale ses imposantes
constructions sur un vaste promontoire dominant la vallée de la Sambre.
Neuf siècles nous sont ainsi contés à travers toutes les architectures existant depuis le 12ème
siècle.
Etendant son domaine jusque dans les Flandres et régnant sur plusieurs milliers d'ha,
l'abbaye de Floreffe comptait parmi les plus riches et influents monastères des anciens Pays-Bas
et du Nord de la France. Fermés en 1797 par la Révolution française, ses bâtiments, pillés et
dévastés, ont néanmoins échappé aux destructions massives de cette époque.
C'est ainsi qu'un collège diocésain a pu s'y établir en 1819 sous l'égide de l'évêché de
Namur, propriétaire de l'abbaye depuis lors.
Le verre de l'amitié se prendra dans l'enceinte même de l'abbaye, au Moulin-brasserie qui
se trouve dans un des plus anciens bâtiments d'architecture industrielle de Wallonie.
Comme son nom l'indique, il a été construit par les moines floreffois pour y brasser la fameuse
bière de Floreffe dont on conserve encore des traces dans des livres de comptes du 15ème siècle.
Cette activité brassicole s'est malheureusement éteinte avec la fermeture de l'abbaye lors de la
révolution française.
Vous découvrirez des produits régionaux que vous pourrez soit emporter, soit déguster sur place.
Le Moulin-brasserie, rue du Séminaire 2, 5150 Floreffe, 081/44.53.03
Le guide du jour est Michel Stavaux
Bibliographie.
Les détails sur la promenade sont pris dans le fascicule de la province de Liège : Châteaux de la Meuse.
Fédération du tourisme de la province de Namur : Province de Namur "Pays des Vallées".
Edition Lannoo tourisme 2000
Office du tourisme de Namur.
Collection promenades : Floreffe, par chemins et sentiers, édité par Euro-collection.
Fania
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1957-2007
Excursion du 18
février 2007
Vielsalm0Farnières0Daîromont0Rochelinval0Trois
Ponts
Au "Cœur de l'Ardenne"
Le Cœur de l'Ardenne se situe dans une région d'altitude élevée; cette contrée fait partie du
massif de l'Ardenne Eifel. Elle est limitée à l'est par le Grand-duché de Luxembourg, au nord par la
province de Liège et la région Ourthe et Aisne, au sud par la Lorraine et à l'ouest par la région Forêts
d'Ardenne et Haute Lesse.
Les roches les plus anciennes apparaissent dans la région de Vielsalm; elles datent du
Paléozoïque ou Primaire et plus précisément du Silurien (400 à 435 millions d'années).
Ces roches font partie du massif de Stavelot qui, avec les massifs de Rocroi et du Serpont (Libramont)
forme la zone anticlinale de l'Ardenne.
De ces terrains, on exploite le coticule ou pierre à rasoir, qui est une roche de teinte blanchâtre,
jaunâtre ou rosâtre, fixée au schiste bleu. On y exploite aussi le schiste métamorphisé de Vielsalm.
Après avoir pris connaissance avec ce Cœur de l'Ardenne, il temps de quitter l'autocar et mettre pied à
terre à Vielsalm pour commencer :
La Promenade,
Vielsalm a vu le jour sur les hauteurs de la fosse Roulette, au-dessus de Salmchâteau. On y a
en effet découvert les traces d'un établissement celtique en forme de fer à cheval.
C'est en 1035 qu'apparaît pour la première fois, le nom de Salm dans un texte qui cite un
certain "comes Gisilbertus de Salmo". Les ancêtres de ce Gilbert, premier comte de Salm connu, se
sont probablement fixés dans la région dès la fin du 10ème siècle.
Au Moyen âge, Vielsalm devient centre d'un comté dont les seigneurs par leurs possessions en
France et dans le Saint-Empire, ont rendu le nom célèbre au-delà de nos frontières.
La région étant aurifère, la population exploitait les gisements en utilisant la méthode de
l'orpaillage.
Nous commencerons d'emblée par gravir la colline enserrée entre la Salm (pardon ! le Glain !)
et le ruisseau de Rencheux, sur lequel est établi le village du même nom. Bien connu pour sa caserne
où était logé le 3ème régiment des "Chasseurs Ardennais.
Après une (re)descente vers les fonds baignés par le "Ruisseau de Rencheux", nous entamons
un long parcours en forêt, peuplée essentiellement de résineux, avec, çà et là, quelques feuillus, hêtres
ou chênes.
Nous nous approchons cependant de la lisière du bois afin de traverser le domaine de
Farnières, tracé de longues allées rectilignes bordées de hêtres.
Au détour du chemin, se trouve la chapelle de Farnières. Sa chronologie reste sujette à
caution. La version la plus communément admise fait remonter son origine à un ancien ermitage,
relevant de la chapellerie de St Laurent à Grand-Halleux, érigée en 1430.
Située au carrefour de chemins dont la fréquentation se perd dans la nuit des temps, elle était
probablement dédiée à Saint-Jacques. L'un des jalons du Chemin de l'étoile ?
Farnières est une ancienne propriété de Fernand Orban de Xivry, cédée par lui à l'ordre des
salésiens. Les bâtiments abritent aujourd'hui la maison de retraite Dom Bosco. Un ermitage aurait
existé à Farnières, car Marcellin la Garde a écrit qu'un ermite de Farnières fut abbé à Orval au
16ème siècle.
Notre marche en forêt se poursuit, nous passerons à la Croix Barbette, la fagne Adam et
continuerons par un sommet de 520 m pour arriver dans la partie la plus septentrionale du
Luxembourg, à Dairômont, qui est le dernier petit hameau luxembourgeois rencontré avant de pénétrer
en province de Liège.
Selon le dénombrement de 1656, Dairômont comptait alors une "maison de labeur", une "hutte
sur fourches couverte de gazon" et "trois maisons ruynées", les créditeurs de Stavelot s'estans saisys
des biens.
Et c'est dans ce charmant hameau que le car sera présent pour reprendre les repus avec 10 km
parcourus. Pour le reste de la troupe, il leur restera 4 km à parcourir avant de retrouver le car.
A travers un itinéraire en forêt, nous rejoindrons Rochelinval, qui est le premier village
liégeois atteint. Il est situé sur les pentes qui descendent vers le Glain. Il fut le théâtre, en Mai 1940, de
violents combats entre les chasseurs ardennais et les envahisseurs allemands. Dans le village a été
érigé un petit monument à la mémoire de trois de ces chasseurs tombés lors de la bataille.
Ici se séparent nos chemins. Il suffira pour les uns de rejoindre la vallée pour y retrouver
l'autocar, qui les conduira à Trois-Ponts.
Pour les autres, il leur restera un parcours de 4 km où il faudra suivre un chemin en corniche qui
domine la rive gauche du cours d'eau.
Le seul point remarquable du parcours est le site des "Croix du Hotlé", atteint après la montée
d'un chemin forestier.
Et enfin, voici Trois-Ponts, pays de sommets et de vastes panoramas, aujourd'hui noeud
routier et ferroviaire et centre commercial et touristique animé.
"Les Trois Pons", en 1544, sont situés sur le vieux chemin de la "Vicomté", qui, venant de
Stavelot, montait vers Basse-Bodeux. Ce chemin utilisait trois ouvrages jetés sur le Baleur , sur la
Salm et sur l'Amblève d'où l'origine du nom de Trois-Ponts.
Jusqu'en 1860, Trois-Ponts n'est qu'un hameau d'une dizaine de maisons, mais sa situation à la
croisée des axes routiers en fait un lieu de passage privilégié. D'ailleurs, un relais de poste est attesté
dans Trois-Ponts dès le 18ème siècle.
Le territoire de Trois-Ponts était également un passage obligé pour les pèlerins se rendant à
Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. Il faut noter que l'emblème de Trois-Ponts est d'ailleurs
Saint-Jacques surmontant 2 coquillages.
Et c'est dans cette charmante localité que nous
prendrons le verre de l'amitié à
La Taverne de la Salm 080 / 68 53 23
Le guide du jour est : Michel Lorens
Bibliographie :
Cœur de l'Ardenne
Bonne balade et
bon dimanche
Fania
Lannoo Tourisme
Site web sur la région
Commentaire du 18 décembre 1994
Commentaire du 16 février 2003
Fania
Siège social : Rue de Lantin 156
4000 Rocourt
1957-2007
Excursion du 18 mars 2007
Brackvenn – Rotenbückel – Eschbach – Bellesfort - Schönefeld
La Météo à Fania
Il y a déjà deux ans que vous découvriez le premier relevé météorologique de Fania;
comme on pouvait le constater à cette époque, nous étions favorisés et ce, grâce à la
grenouille du Président, qui continue son excellent boulot au regard du relevé météo pour
2005-2006.
51%
60%
50%
40%
30%
17%
20%
10%
8%
7%
2%
4%
10%
0%
SOLEIL
NUAGES
PLUIE
FROID
NEIGE
ORAGE
BROUILLARD
Et maintenant passons à la balade, en espérant qu'elle ne fera pas mentir ce relevé.
C'est à proximité de la frontière germano-belge que nous prenons le départ de la
balade en pénétrant dans les "Puzen", partie orientale de la Brackvenn.
Le nom "Brackvenn" désigne les fagnes situées de part et d'autre de la route EupenMontjoie, entre Neu-Hattlich et Mützenich.
Le mot "Brack" (ou "Wrack"), qu'on retrouve dans divers toponymes de nos régions,
signifie "Terre inculte" et, par corrélation, "Terre d'usances" (de pacage).
Cette fagne est aussi le berceau de la Gezt, petite rivière qui alimente le lac d'Eupen
avec la Vesdre et que nous suivrons jusqu'au lieu-dit "Rotenbückel", pour ainsi pénétrer dans
la fagne de "Kutenhart".
2%
7%
10%
8%
17%
51%
Cette vaste étendue fagnarde est une lande tourbeuse; elle résulte d'actions
anthropiques ayant sévi, depuis le Moyen-Âge. On l'appelle aussi "Nahtsief".
Après cette traversée, nous atteindrons le secteur forestier "Kinktenhard", pour suivre
un joli chemin sinueux le long de "l'Eschbach", affluent de la Vesdre qui a marqué, tout au
long de son cours, la frontière entre les duchés de Limbourg et de Juliers.
Ce joli parcours mélodieux nous fera aboutir sur une route forestière que nous
suivrons jusqu'au lieu-dit "Bellesfort", où le guide proposera à ceux qui le souhaitent de
reprendre un chemin en légère montée sur 1 km pour rejoindre-la "Vennkreuz" où le car sera
présent, et ainsi les faniatiques auront parcouru 12 km.
Le lieu-dit "Bellesfort" désigne un ancien gué important de la Vesdre, situé un peu en
aval du pont actuel. A cet endroit, "l'Oeslingerweg" franchissait jadis la rivière.
Après ce bref historique reprenons le cours de notre balade. Le reste de la troupe
continuera le long de la Vesdre; son nom remonterait, selon l'opinion communément admise,
à l'hydronyme celtique "Vis-ara" qui veut dire "Courant d'eau".
Ensuite, le chemin le long du lac ayant disparu, il nous faudra grimper sur la colline
et ainsi continuer notre parcours en surplombant le lac d'Eupen; il constitue une réserve de
25 millions de m³ d'eau, capable de fournir 71 500 m³ par jour même en périodes d'années
sèches. L'ouvrage fut mis en oeuvre en 1938 et les travaux continuèrent jusqu'en 1941.
Interrompus du fait de la guerre il furent terminés en 1950.
Le barrage est de type de gravité, c'est à dire qu'il résiste par son propre poids à la
pression des eaux. Il développe une longueur totale de 409,45 m et s'élève de 63 m au-dessus
de ses fondations; le plan d'eau est relevé de 57 m.
Continuons notre balade en forêt. Arrivés à un carrefour, le guide proposera à nouveau
une séparation pour ceux qui le souhaitent, il leur suffira de parcourir 500 m pour rejoindre le
car et ils auront ainsi 14 km dans les jarrets.
Pour les autres, il leur restera un parcours de quatre bons petits kilomètres en direction
de l'ouest. Nous rejoindrons un joli vallon qui livre passage au "Diebach". Celui-ci naît par
deux branches dans les pessières du Vorst et gagne la Vesdre. Parvenus dans un creux, il nous
restera à monter en direction de Schönefeld, terme de notre randonnée du jour.
Le guide du jour est : Michel Lorens
Assemblée générale au Penalty à Eupen : 087 74 29 93
Bibliographie : Guide du Plateau des Hautes Fagnes et documentation diverses.
Société royale " F A N I A " asbl
Association de randonnées pédestres
Fondée en 1957
Reconnue par le Commissariat général au Tourisme
Siège Social: 156, rue de Lantin - 4000 LIEGE
Excursion du 18 novembre 2007.
WIERDE-MOZET-GOYET-STRU-HALTINNEGROYINE-ANDENNE.
La promenade d’aujourd’hui, se situe dans le « Condroz namurois ».
Du point de vue géographique et géologique et donc sur le plan « Nature » il ressemble au « Condroz
liégeois ». C’est d’ailleurs une seule et unique région naturelle.
Celle-ci se caractérise par une succession de rides parallèles orientées West Sud West, comprises
entre la vallée de la Meuse et la dépression de la Famenne, et créés par des alternances en surface de
couches épaisses de calcaires d’une part et de schistes phyllades et psammites d’autre part.
Les cours d’eau suivent d’abord les creux des rides et lorsqu’ils deviennent plus importants,
s’efforcent de creuser un passage vers la Meuse en recoupant les crêtes des rides, formant ainsi des
escarpements et des falaises importants. Tels sont l’Ourthe, le Hoyoux, le Samson tributaires de la Meuse.Le
calcaire sera surtout présent à la vue des marcheurs. Il est à l’origine, et, constitue encore la fortune de la
région, car il est exploité intensivement en bordure de Meuse, la vallée offrant un accès plus propice aux
couches. Il « suffit » de tailler dans le flanc du coteau !
Qui dit calcaire, dit formation de grottes, de ruisseaux souterrains de chantoirs. Les grottes sont
nombreuses, elles ont été habitées par divers animaux et par nos ancêtres. C’est le cas de la grotte de Goyet
et de Sclayn. Cette dernière, appelée Scladina, et fouillée récemment, a permis la découverte des restes d’un
enfant de type « Néanderthal ».
Durant tout le Moyen Âge, les terres plastiques d'Andenne (la "blanche derle") favorisèrent l'essor de
la céramique et de briques réfractaires Les poteries et carreaux de terre cuite furent exportés bien au-delà
des limites de la ville. La fabrication de pipes en terre date quant à elle de la fin du 18ème siècle. Andenne se
distingua aussi par la production de faïence fine. L’exploitation s’effectuait soit à ciel ouvert, soit de
préférence souterraine. Dans ce cas, les ouvriers creusaient un puits d’environ un mètre carré de section
dont ils boisaient les parois.
Ensuite, ils creusaient horizontalement une galerie dans la masse de la poche d’argile en évitant de
sortir de la poche. Ils n’allaient pas bien loin, car l’argile avait tendance à se refermer sur les boyaux ainsi
creusés. Au fond de la galerie ils découpaient alors des mottes assez grosses à l’aide d’un fil d’acier aux
extrémités duquel se trouvait une broche. L’ouvrier enfonçait une des deux broche dans la paroi et le fil
suivait, il enfonçait ensuite l’autre broche en ayant soin de bien tendre le fil ; il lui suffisait d’opérer une
rotation des broches et le fil découpait la matière qu’il n’y avait plus qu’à détacher.
Cette exploitation quasi artisanale a cessé dans les années 1960, pour laisser en surface des
dépressions dues au tassement de la masse d’argile restante occupées çà et là par un étang recueillant les
eaux de surface.
Aujourd'hui, un Musée de la Céramique témoigne de cette activité florissante qui fit jadis la réputation
d'Andenne dans le monde entier.
La balade débutera à Wierde, un peu au-delà de sa belle église de style roman condruzien.
Un chemin franchit le ruisseau coulant dans une vallée fort évasée garnie de belles prairies, puis
escalade la ride Sud, dont la crête se garnit d’un bois. Arrivés sur la crête le groupe la suivra vers l’Est, pour
arriver au mont Sainte Marie où se trouve une vieille tour romane et une chapelle (à cœur gothique) dédiée à
N.D. aux Muzets.
S’offrira alors une descente vers la vallée, la traversée d’une route assez active puis une remontée
vers les bâtiments imposants de la belle ferme de Basseille, jadis léproserie. Au-delà, le chemin continue de
monter vers la crête du Nord de la vallée, pour redescendre progressivement vers le village de Mozet établi à
flanc de coteau, bien orienté au Sud.
Mozet (en wallon Mozet) dont le nom trouve son origine dans le mot germanique mosenc signifiant
moussu, est un beau village avec un château, siège de la Fédération des Guides catholiques de Belgique, et
un manoir de Royer avec une tour datée de 1614.
L’itinéraire traverse le village puis remonte sur la crête vers la ferme Willame pour redescendre vers
Goyet en traversant en partie le bois de Herbet. La descente vers Goyet est abrupte. C’est le creux de la
vallée du Samson, célèbre par son calcaire dont serait construite notamment la gare d’Anvers.
Á ce moment le car pourra reprendre les fatigués après 10 Km accomplis
Les plus courageux traverseront le pont puis enfileront le Tri de Goyet qui monte sèchement vers le
plateau. Près du dessus la promenade longe des bois où l’on chasse souvent en cette période. Viendra alors
la chapelle N.D. du Bon Secours où les balises des balades de Gesves et d’Andenne se superposent
joyeusement sur le potelet !
Le guide bifurquera ensuite à gauche pour filer vers l’église de Thon avant laquelle pourra s’admirer un
château ferme du 17ème siècle.
L’autocar y attendra « Les courts » (13 ½ Km environ)
Si le climat est épouvantable le guide franchira le village à travers prairies pour atteindre un
raccourci amenant au lieu-dit « Les 3 Frères ».
Par contre si le climat le permet il redescendra au Samson et en bas, près d’une épicerie « Chez
Géraldine », prendra entre deux maisons, un sentier confidentiel, escaladant le rocher du Samson pour
atteindre une plate forme anciennement fortifiée, couronnant un éperon dominant : au Sud le dernier
méandre de la vallée du Samson, au Nord la vallée de la Meuse. Le sentier assez difficile et longeant les
abrupts de l’éperon et ceux de vieilles carrières est assez « aérien » et pourrait être dangereux si la météo
est méchante. Il débouchera sur une surface d’où partent deux routes dont une descend dans la vallée,
l’autre menant le groupe vers « Les 3 Frères ».
Peu avant d’y arriver un raccourci permettra aux randonneurs fatigués
De rejoindre le car à l’église de Thon (16½Km)
Le restant du groupe une fois au « 3 Frères », prendra à gauche un chemin contournant une large carrière
bien clôturée, puis cela fait, longera une crête boisée, entre Meuse et un vallon parcouru par la route SclaynBonneville. La crête descend progressivement vers Sclayn, et permet par un sentier à flanc de coteau de
tomber littéralement sur la belle église de Sclayn, dédiée à St-Maurice, elle fut collégiale, siège d’un chapitre
fondé en 1106 par l’empereur Henri IV, et subsista jusqu’en 1797. Cet édifice roman possède de nombreuses
et belles pierres tombales en marbre noir du 14ème siècle, et, dans le chœur, de belles stalles sculptées, de
tradition Renaissance, comme les dalles funéraires. Il restera à traverser la grand route, le pont sur la Meuse
(premier pont en béton précontraint de Belgique) pour atteindre la rive d’en face et retrouver l’autocar à la
gare de Sclaigneaux terme de la promenade et lieu de 20 Km accomplis.
Le verre de l’amitié se prendra aux « Grottes de Goyet », rue de Struvia, 3, à 5340 Goyet (Gesves) Tél. 081/ 588
545.
Le guide du jour est: Philippe Dassargues.
Très bonne journée et bon amusement à tous.
FANIA.
Bibliographie: Les infor mations sur les terres plastiques d'Andenne, sur Mozet et sur l’ église de Scla yn ont été prises sur le « Net ». Les
détails sur le par cour s de la promenade ont été donnés par le guide.
Fania
Siège social : Rue de Lantin 156
4000 Rocourt
Excursion du 20 mai 2007
1957-2007
Fontenaille – Achouffe – Mormont - Engreux
Les brigands ardennais
Dans le village de Wibrin, naquit, en 1790, le célèbre Henri Theis, dit "Magonette", brigand
ardennais. Les troubles de la domination française, avec sa conscription et ses bandes de réfractaires,
donnèrent à cette époque naissance au banditisme en Ardenne.
Ces circonstances, et l'enfance difficile de cet orphelin de père très jeune (Magonette était le nom
de sa mère), devait fatalement conduire Henri Theis sur le mauvais chemin. Plusieurs fois condamné, il fit
connaissance en prison de son futur comparse : Henri Géna, avec qui il s'évada.
Les deux compères écumèrent alors la région de Wibrin, Samrée, les Tailles et d'autres endroits de
l'Ardenne, multipliant les méfaits, allant jusqu'au crime. Capturés en 1820, il furent guillotinés à Liège le 4
juin 1821. Ils eurent le privilège d'être les derniers condamnés à mort à tomber sous le couperet en
Belgique.
Et maintenant prenons la tête de notre promenade.
Le fil conducteur de la balade sera de suivre les principaux affluents de l'Eau du Martin Moulin et
de l'Ourthe Orientale jusqu'au confluent des deux Ourthes, accompagnés des ces "gués, ruisseaux,
chemin, etc..."
Le départ se fait de la belle église de Fontenaille; on y trouve la plus ancienne statue de SainteAppoline (invoquée contre les maux de dents). Ce petit village est situé à 3 km au Nord de Houffalize. On
rejoindra rapidement un sentier qui serpente parallèlement et en contre-haut de l'Autoroute du Soleil qui
offrira de belles perspectives sur la vallée.
Après avoir traversé un petit bois et une prairie, ce sera au tour de la N30 que l'on traversera avec
grande prudence au lieu-dit "Aux Aiwes"; de là, un large chemin nous fera parvenir au "Rau de la
Planchette" où il nous faudra passer à gué (le guide ne précise pas s'il y a un pont !). On descend ce petit
vallon enchanteur et on repasse un gué.
Tout en continuant à suivre le Rau, nous rejoindrons le confluent de la Planchette avec la rivière
"l'Eau de Martin Moulin" qui prend naissance sur le plateau des Tailles à la Baraque Fraiture. On arrive ici
dans une splendide vallée que l'on va suivre pendant quelques kilomètres et ainsi rejoindre l'ancien moulin
à eau de Wilogne.
Selon le climat des jours précédents, notre guide choisira une des deux options qu'il met à
disposition du groupe. Si le niveau de la rivière "l'Eau de Martin Moulin" n'est pas trop élevé, nous la
suivrons avec des passages à gué ou, si la météo à été défavorable, nous grimperons un sentier étroit et
en forte pente pour atteindre le bois de "Martin Moulin" et ainsi redescendre vers le "Rau de Chevral" qui
suit la "Vallée des Fées".
Ce doux nom est accompagné d'une légende que voici. Un soir, le vacher du village ayant
rassemblé son troupeau veut attirer avec son cheptel la génisse blanche inconnue qui avait durant la
journée tenté d'éloigner les bêtes de cette vallée herbeuse.
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Au moment où il l'enchaîne, la jeune bête lui parle : "Brave homme, entraîne ton troupeau ailleurs.
Les fées, mes sœurs, se désolent de voir leurs fleurs foulées aux pieds. Voici que ton sac est rempli de
paillettes d'or, mais ne reviens plus". Depuis ce jour, le riche vacher veille à ce que la vallée
miraculeusement refleurie reste pour toujours le domaine des fées.
Après ce conte de fées, reprenons nos esprits et poursuivons notre balade sur terre. Quelle que
soit l'option du jour, nous aurons de toute façon à passer à gué (notre guide aurait-il changé de bord ?).
Avec l'une ou l'autre solution, nous atteindrons de toute façon un petit groupe d'étangs clôturés qui fait
partie de la station d'essais des "Eaux et Forêts". Le sentier nous mènera rapidement au centre du petit
village d'Achouffe, où la randonnée se termine après 10 kilomètres pour les fatigués.
Achouffe est un petit hameau niché au fond d'une vallée au pied du plateau de "Les Tailles" au
bord d'un gros ruisseau rapide et poissonneux. Dans ce hameau on trouve une brasserie où l'emblème est
un lutin. On raconte qu'autrefois, il y avait dans cette région autant de maisons de nutons (lutins) que de
taupinières dans les champs.
Selon la légende, jamais un nuton n'a laissé quelqu'un souffrir de soif. Il suffisait de les appeler
pour les voir surgir, une pinte de bière à la main; et si nous demandions à notre "gué" du jour de les
appeler de sa voix mélodieuse !
Trêve de plaisanterie, car il nous reste encore du chemin à parcourir. Après avoir contourné un
étang de pêcherie, nous continuerons, par l'intermédiaire d'un petit chemin de terre à descendre le vallon
de "l'Eau de Martin Moulin". Après un kilomètre, on change de rive (ouf ! il y a un pont) et on suit ainsi un
étroit sentier sinueux jusqu'à l'embranchement avec son plus grand affluent le "Rau de Belle Meuse",
celui-ci vient de Nadrin où il forme un
petit lac.
Il faudra suivre cette rivière intime et rieuse à travers broussailles. Après un bon petit kilomètre, il
nous faudra traverser un gué pour atteindre le lieu dit "Au pont de Pierre", il nous restera alors à grimper
en direction de Petit Mormont puis Grand Mormont, où le car sera présent avec 15 km bien "gué".
Le guide annonce que la dernière partie de la balade est très difficile, "très gué" et réservée à des
marcheurs bien entraînés; nous quittons l'agglomération pour arriver rapidement à une sente
campagnarde qui offrira des panoramas exceptionnels sur la verdoyante vallée de l'Ourthe Orientale.
Le chemin se rétrécit; il devient une sorte de corniche sur le flanc de la colline escarpée. Comme
précisé, le dernier tronçon est très difficile, car maintenant on va grimper fortement et ensuite descendre
abruptement; ce sentier ardu et abrupt est forcément très glissant par temps humide ! Et là on dit merci au
guide.
C'est par un véritable tunnel de verdure que nous atteignons l'Ourthe Orientale, où elle serpente
dans une vallée encaissée. Les endroits de rêve se succèdent jusqu'au confluent des Deux Ourthes.
L'Ourthe est un affluent en rive droite de la Meuse. Elle est une rivière issue de la confluence de
l'Ourthe orientale (dont la source est près du village d'Ourthe sur la commune de Gouvy) et de l'Ourthe
occidentale (dont la source est près du village d'Ourt sur la commune de Libramont-Chevigny), toutes deux
dans la province de Luxembourg en Belgique, et appartenant au bassin versant de la Meuse.
Il est à noter que son nom fut donné à un département français dès 1795 mais en enlevant le "H",
ce qui donne Ourte. Au début du 19ème siècle, l'Ourthe
sera
par
Bonne balade
ailleurs le théâtre d'un projet industriel extraordinaire
pour l'époque
et bonne
: le canal de Meuse et Moselle. L'entreprise, lancée en
1827,
sera
"guété"
affectée par des problèmes de financement. Les
incertitudes
Fania.
liées à l'avenir géopolitique de la région et l'invention du
chemin de fer
mineront le projet. L'indépendance reconnue du GrandDuché
de
Luxembourg en 1839 provoquera son arrêt définitif.
Après les 19 km de balade, le verre de l'amitié sera pris à l'auberge du "Vieil Engreux" 061/ 28 81 76
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Le guide du jour est : Désiré Lovinfosse
Sources : Le Cœur de L'Ardenne
Documentation et laïus du guide
Site Internet sur L'Ourthe et le village d'Achouffe
Commentaire de Victor Houssonloge du 21 mai 1989
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A.S.B.L Fania
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4000 Rocourt
Excursion du 23 septembre 2007
1957-2007
Stembert – Foyr – Jehanster – Surister – Jalhay
La ville de Verviers
L'occupation du site de la ville est très ancienne; les néanderthaliens, qui habitèrent cette région
il y a quelque cent mille ans, vécurent vraisemblablement dans la vallée de la Vesdre. De 8000 à 7000
avant JC, de nombreuses peuplades venant de l'est et appelées celtiques, germaniques ou gauloises,
envahirent la contrée.
Avant l'arrivée des Romains, la région Verviétoise faisait partie du territoire Éburon qui
s'étendait entre le Rhin et la Dyle. L'établissement des Romains sur le site Verviétois se remarque au
nom donné à la ville.
Le terme "Verviers" proviendrait de "Virovirius", nom d'un personnage qui aurait vécu en
Sommeleville, lieu où s'est érigée la ville actuelle et où la tradition place une villa gallo-romaine.
Au 10ème siècle, Verviers ainsi que ses hameaux dépendaient de ce grand territoire cédé par
Charles le Simple (roi de France), à l'église liégeoise. Dès lors, Verviers fait partie des cinq bans de
Franchimont, terre de la Principauté de Liège.
Durant le 16ème siècle, Verviers demeure un petit bourg dont l'extension reste modeste malgré le
développement de son industrie textile. Ce n'est qu'au 17ème siècle qu'apparurent les fouleries. Devant
l'essor de la draperie, l'industrie métallurgique, bien que plus ancienne, disparut.
Après la bataille de Waterloo (1815), Verviers connut une période de prospérité : la mécanisation
était rapide et les usines s'agrandirent. Les premières machines à vapeur apparurent chez les plus
grands fabricants entre 1816 et 1823.
L'activité industrielle sera en hausse jusqu'au début du 20ème siècle. L'industrie drapière attire
les usines de machines textiles, ce qui provoque l'apparition de tanneries et de fabriques de
chaussures.Après la première guerre mondiale, Verviers devient, avec Bradford, capitale mondiale de la
laine.
Vers 1930, la crise économique met en difficulté le textile, mais surtout la chaussure. La crise
décisive du textile, qui se produira à la fin des années 50 de par la concurrence des pays en voie de
développement, impliquera la disparition d'un grand nombre d'usines textiles et avec elles celle d'usines
de construction de machines textiles. Et ainsi se termine une grande prospérité pour la ville de Verviers.
Passons à la balade du jour,
Ou nous débuterons, près du Grand Vivier de Stembert, au lieu-dit "Sur le Chaineux" à une
altitude de 315m. Cet étang artificiel existe depuis très longtemps et servait de réserve d'eau, les
fermiers venant y remplir leur tonneau pour abreuver le bétail.
Le départ de notre escapade, nous fera emprunter le chemin de la Bruyère, qui se situe dans le
superbe parc du château des Moines qui est l'ancienne maison de retraite des Pères Jésuites, dont il ne
subsiste que la conciergerie et ou l'on peut admirer quelques vieux arbres.
Un petit bout de route en cul de sac nous permettra d'emprunter le sentier des écureuils, qui
descend à travers une vielle charmille et ainsi atteindre le lieu-dit "Val Du Cossard", qui offre un
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ensemble paysager caractéristique de la région comprise entre les plateaux de Herve et des HautesFagnes : bocage et forêt.
Par un chemin creux bordé de haie nous descendrons vers la vallée, qui nous conduit aux étangs du
Cossart.
Propriété communale aménagée progressivement de 1861 à 1938, ces quatre plans d'eau
constituaient un captage d'eau dite potable pour alimenter le village de Stembert.
Tout en remontant le Rau du Grand Près, nous aboutirons sur le GR 573 qui nous amènera en
bordure du château de la Louveterie, où nous longerons d'un côté le bois du château et de l'autre côté
un paysage bucolique ouvert sur de larges prairies.
Notre balade continue, entre bois et rau chanteur et sauvage, ensuite nous remonterons
jusqu'au hauteurs du village de Foyr situé sur la commune de Jalhay, où nous bénéficierons d'une vue
panoramique sur le plateau des Hautes-Fagnes et en avant plan sur le chapelet de clochers (Herbiester,
Jalhay, Surister, Charneux). Et c'est dans ce décor que le repas de midi sera pris au lieu-dit "Clawé
Fawe".
Après s'être sustenté, on pourrait être tenté de déguster une bonne bière, car notre balade passe
à Vervifontaine bien connu pour sa brasserie. Mais le temps nous étant compté, continuons notre
chemin.
Après avoir traversé avec prudence la N 672, on poursuivra entre prairies jusqu'à la "Croix du Petit
Jean"qui se trouve dans les bois du Faweux.
Son origine remonte au temps où la région faisait partie de la Principauté de Liège et plus
spécialement du Marquisat de Franchimont. A cet endroit, croisement des routes de Jehanster à
Limbourg et de Verviers à Sart, se serait établi, nous dit J.S. Renier, une fabrique de sabots. La carte
Ferraris de 1777 mentionne déjà la croix sous le nom de Croix Saint Jean.
Après cette pause historique reprenons le cours des choses, par un chemin offrant un ensemble
paysager, nous rejoindrons le village de Jehanster où le car sera présent pour les faniatiques désirant
s'arrêter après 11 km d'escapade.
Le guide proposera ensuite quatre kilomètres avant de rejoindre le car. Nous quittons le village,
pour rejoindre le rau du Trou Colas, ce qui permettra de profiter de jolis points de vue en direction de la
vallée de la Hoëgne et, par delà la E42, la région de Theux, et c'est ainsi que par un chemin en légère
montée, nous prendrons la direction du village de Surister, lieu choisi, pour le second arrêt.
Dans ce village, on y trouve un perron qui date du 15ème siècle, mais il fut détruit trois siècles
plus tard. Des vestiges découverts en 1953 incitèrent un comité local à la reconstruction du monument
devant l'église. Le perron restauré fut inauguré en octobre 1992.
Le reste du groupe, prendra la direction du Sud-est, pour descendre dans la vallée du Rau de
Bolne, gros affluent de la Hoëgne. Tout en profitant de la nature, un superbe sentier qui monte dans les
bois parsemés de feuillus et des résineux, nous fera aboutir entre prairies sur le plateau fagnard de
Jalhay qui jouit de la plus importante dénivellation de Belgique; de 243 m au pied du bois de Jalhay à
672 m à l'auberge de la Baraque Michel.
Et nous atteindrons à ce moment le parking du terrain de football où le car sera stationné après 19 km de
rando.
Le guide pourrait encore proposer un parcours de 1,5 km en direction de Charneux en
descendant un chemin creux entouré de vielles haies et, ainsi, les férus de longues balades auront 20,5
km dans les guiboles.
Il nous restera à prendre le car tous ensemble vers la direction de Schönefeld où nous attendent les festivités
du jour.
Le guide du jour est : Désiré Lovinfosse
Bibliographie :
www.fania.be
Guide touristique illustré Belgique et Grand-duché de Luxembourg, Touring Club et éditions Lannoo
Site web sur le village de Jalhay et de Verviers.
Notes rédigées par le guide.
Fiches de promenade éditée par l'administration communale de Verviers.
www.fania.be
Fania
Siège social : Rue de Lantin 156
4000 Rocourt
Excursion du 24 juin 2007
1957-2007
Baelen-Eupen-Walhorn-Kettenis-Schönefeld
Les origines du barbecue
L'homme de Cro-Magnon, lorsqu'il découvrit la puissance du feu, commença à cuire
les premiers barbecues, des pièces de viande et des poissons sur la broche. Jadis, les épices
étaient rares et on utilisait quelques copeaux du bois de cèdre, d'érable, de noyer blanc, de
frêne, etc. sur le charbon de bois. Ainsi, chaque essence d'arbre apportait un fumet particulier
en se consumant
Art culinaire ancré dans nos habitudes alimentaires, le barbecue, synonyme de
convivialité et de simplicité, signe le retour des beaux jours et des longues soirées entre amis.
Petit retour sur l'origine de cette pratique.
L'homme de Cro-Magnon est certainement l'ancêtre à qui nous sommes le plus
redevable en terme de cuisine. L'arrivée des premiers récipients en métal a modifié les
habitudes de cuisson de ses descendants ; privilégiant la préparation culinaire à l'intérieur des
habitations, ils ont peu à peu délaissé la pratique du barbecue. Christophe Colomb et ses
compagnons de voyages l'ont redécouverte et remise au goût du jour grâce aux habitants du
Nouveau Monde.
"Barbe à queue" ou "barbacoa" ? L'étude étymologique du mot barbecue donne lieu à
quelques discordances : une légende voudrait que l'expression "barque à queue", signifiant
cuire l'animal en broche de tout son long, de la barbe à la queue, en soit à l'origine par
contraction.
Une explication plus historique indique que ce terme anglo-saxon nous viendrait d'un
idiome des Arawaks, habitants des Caraïbes, qui nommaient "barbacoa" la grille de bois sur
laquelle cuisait leur viande. Quelle qu'en soit l'origine, le barbecue demeure un mode de
cuisson apprécié de tous qui s'est perfectionné au fil du temps et qui se décline aujourd'hui en
différentes versions, selon les goûts de chacun.
Il n’est point l’heure de se sustenter, mais bien d’attaquer la balade.
Nous débuterons dans le village de Baelen, situé à une altitude de 245m, La première
mention de Baelen figure dans une charte datée du 13 juin 888 et signée par le roi germanique
Arnoul De Carinthie (887-899).
Celui-ci confirme à la collégiale d'Aix-la-Chapelle la donation de la nône de 43 villas
impériales dont celle de "Bailus", forme latine de Baelen.
Il paraît évident que Baelen, pour être cité à la fin du 9ème siècle, devait représenter
une bourgade d'une certaine importance et dès lors, exister depuis longtemps déjà. L'église
de style gothique est surmontée d'une tour de 27m, elle-même couronnée d'une étrange
flèche hélicoïdale.
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Mettons-nous en route, en nous surélevant au-dessus du village pour rejoindre la
campagne où le chemin nous procurera de jolies vues sur les alentours et ainsi atteindre la
nationale reliant Dolhain à Eupen qu'il faudra traverser avec prudence.
La petite route que l'on va emprunter nous conduira sur des chemins qui se succèdent
entre prairies et paysages panoramiques où broutent paisiblement les vaches. A un moment
nous accéderons à un de ces verts pâturages pour rejoindre le Rau de "Stadtgraben" qui
traverse la ville d'Eupen. Le passage nous mènera tout droit vers Eupen et plus précisément le
parc public de Sainte Joséphine.
Le premier document qui fait mention d'Eupen sont les Chroniques du duché de
Limbourg en 1213, où l'on parle d'un lieu-dit Eupen et d'une chapelle Saint-Nicolas. Après la
bataille de Worringen en 1288, Eupen est annexé au duché de Brabant avec le reste du duché
de Limbourg. Le Brabant et le Limbourg deviennent des possessions bourguignonnes en 1387,
la même année Eupen est entièrement brûlée durant la guerre contre le duché de Gueldre.
Le bourg se situe à une altitude variant entre 250 et 350 mètres, la ville est formée de
deux parties : la ville-haute (Oberstadt), la plus importante, où se trouvent les principaux
monuments et centres commerciaux, et la ville-basse (Unterstadt), en bord de la Vesdre.
Eupen est le siège du gouvernement de la Communauté germanophone et accueille depuis
janvier 2007 le siège de l'Euregio Meuse-Rhin. Eupen en français (inusité) se disait Néau.
La traversée du parc nous fera parvenir dans le cœur de la ville haute où on peut
admirer de superbes maisons à colombage et une jolie place où trône l'église Saint-Nicolas;
elle fut construite de 1721 à 1726. Par un passage le long de l'église nous atteindrons la partie
la moins intéressante de la balade, en effet il nous faudra rejoindre la grande avenue et suivre
cette route bruyante sur 400m avant de retrouver le calme de la campagne.
Par un chemin privé, nous atteindrons le lieu dit "Buschberg" où se trouve un chapelet
d'étang et c'est à cet endroit que nous commencerons de longues traversées dans les prairies
pour atteindre "Klosei" avec 9 km et où le car sera présent pour reprendre les éventuels
fatigués.
Nous poursuivrons notre balade par un sentier qui offre des vues sur la région des
Trois Bornes. Arrivés à proximité de l'Autoroute au lieu-dit "Walhornerkreuz", nous
emprunterons une petite route en direction de Walhorn. Nous ne ferons qu'effleurer le village,
car notre chemin continue en direction du "Schloss Waldenburghaus".
De là, il nous faudra à nouveau traverser une série de pacages, ce qui permettra de
rejoindre le château de Libermé, situé à proximité du village de Kettenis. Au 18 ème siècle cette
commune était réputée pour son artisanat et son industrie de draps, casimirs, teintureries,
exploitation du plomb et de la calamine. A cet endroit, le car sera présent pour les faniatiques
qui auront 14 km dans les jarrets.
Le reste de la troupe aura 4 km à parcourir pour rejoindre Schönefeld, en passant par
le bois de Ham Busch et Katharienbusch.
Le guide du jour est : Michel Stavaux
Bibliographie : Site internet sur la région, le village de Baelen et Eupen.
Editions Lannoo CD Room tourisme en Belgique.
Guide du Touring club de Belgique récupérée : Eupen, Malmédy.
www.fania.be
Société royale "Fania" a.s.b.l Liège
Siège social : Rue de Lantin 156
4000 Rocourt
Excursion du 02 mars 2008
Raeren
Venn Kreuz
Lac d'Eupen
Eupen
Raeren le village de la poterie
Raeren, qu'il faut prononcer Raren nonobstant le (e) est situé à l'ouest de la partie nord
de la Communauté germanophone et était naguère, au duché de Limbourg, une dépendance du
haut-ban
de Walhorn. Puis ce fut une mairie sous les Français, une Bürgemeisterei sous les Prussiens, et
maintenant une commune connue au-delà des frontières comme le village de la poterie.
Au 15ème siècle déjà, on fabriquait de la céramique à Raeren : le "Steingut" des
Allemands et on l'exportait. On dirait que la région a été créée pour la poterie : un sol riche et
glaiseux, plusieurs ruisseaux et assez de forêts pour alimenter les fourneaux.
Au 16ème et 17ème siècles, il y avait jusqu'à 300 fourneaux qui fonctionnaient à plein
régime. Cependant au 19ème siècle, les porcelaines de Raeren s'éteignirent. Aujourd'hui encore,
les archéologues qui explorent cette région se heurtent aux cimetières de céramique.
Dans le musée de la poterie, on peut admirer les plus beaux trésors. Le musée se trouve
dans le château de Raeren, un château-fort du 14ème siècle. On peut admirer, en outre, de
nombreuses vieilles maisons et châteaux dans toute la commune.
Laissons de côté ces poteries et passons à la balade,
Nous commencerons donc notre balade, devant le château musée de la poterie, de là
nous emprunterons un petit sentier entre prairies et ainsi passerons le charmant petit ruisseau
prénommé "Periolbach"; ensuite, nous entamerons la traversée d'une prairie pour rejoindre
"Marenheim Home".
De là, après un bref parcours asphalté, nous sillonnerons un chemin entre pâturages.
Tout en vagabondant par les petits chemins que nous offre le coin, nous arriverons à
l'ancienne gare de Raeren et, il en va de soi, la ligne de chemin de fer appelée "Vennbahn".
La ligne fut construite à la fin du 19ème siècle entre Aix-la-Chapelle et Luxembourg, afin de relier
la Prusse avec le Luxembourg et la Lorraine.
Elle a également joué un rôle significatif pour le camp d'entraînement d'Elsenborn dans
la commune de Bütgenbach. Jusqu'en l'an 2000, la Vennbahn a permis à des touristes de
voyager à travers les Hautes Fagnes.
Poursuivons notre route. Après avoir traversé l'ancienne ligne désaffectée, nous
rejoindrons le lieu-dit "Schossent" non loin de la frontière allemande et, à partir de là, c'est un
autre paysage qui s'offre à nous, car nous pénétrons dans la "Raerener Wald" qui fait partie de
"l'Osthergenwald".
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Le chemin que nous emprunterons au début sera large et plaisant, situé plus ou moins à
la
cote 360. Ensuite, c'est un chemin légèrement fangeux agrémenté d'un ruisseau et tout en
montée qui nous attend où nous rencontrerons une source nommée "Opilgerborn", brrr que
c'est dur à prononcer !
Cette petite pause aura permis à certains de reprendre leur souffle pour continuer la
petite grimpette et atteindre le sommet qui se trouve à 440 m d'altitude.
Après être bien montés, redescendons ! Et oui, il y des jours comme çà où le guide est
un peu fêlé. Trêve de plaisanterie et marchons dans cette superbe forêt, jusqu'à ce que nous
apercevions un petit bout de fagne appelée "Auf'm Venn".
Une fois arrivés sur une route forestière macadamisée, il sera donné aux faniatiques qui
le souhaitent de remonter vers le "Venn Kreuz" la Croix de la Fagne. Certains pourraient se dire
que l'on prononce "la" Vennkreuz, mais dans un livre datant de 1922, on prononce bien "le"
Venn Kreuz. C'est à cet endroit que le car pourra reprendre les fatigués qui auront randonné 9
km.
Les marcheurs restants continueront leur balade en rejoignant les hauteurs du lac
d'Eupen où, si le temps est avec nous, nous pourrons avoir de belles perspectives. Tout en
cheminant, nous arriverons au lieu-dit "Mospert" où jadis s'élevait une maison forestière. A cet
endroit nous descendrons sur les abords du lac d'Eupen afin de le longer par un petit sentier
presque disparu, mais encore praticable malgré quelques gros cailloux.
Mais faites attention ! Ne vous faites pas attraper à pratiquer la contrebande. En effet,
après
la première guerre mondiale, Eupen fut surnommée "l'Eldorado des contrebandiers". Bien avant
cela,
les habitants de Baelen et de Membach, qui travaillaient dans les fabriques de tissus, faisaient
déjà
de la contrebande de nourriture au départ d'Eupen (prussienne à l'époque, faut-il le rappeler)
vers
la Belgique.
Après ce petit parcours poétique, il faudra retrouver le bitume qui va nous permettre de
rejoindre le barrage du lac d'Eupen qui a une capacité de 25 125 000 m³ et est situé au lieu-dit
"Spabrunnen" ( source de Spa). Il fut érigé entre 1935 et 1951, afin d'assurer l'alimentation en
eau d'Eupen, de Liège et du pays de Herve. C'est sur le parking que nous retrouvons l'autocar
pour les rassasiés qui auront parcouru 13 bons petits kilomètres.
Pour les insatiables de kilomètre, il leur restera 5 km, dans un parcours qui se fera dans
la
"Koeniglisch Forst Eupen" = Forêt royale d'Eupen, qui nous présente une belle futaie avec un
chemin qui dégringole dans un fond jusqu'au ruisselet du Diebach.
Nous suivrons le rau jusqu'à ce qu'il se jette dans la Weser (Vesdre). De là, nous
utiliserons un sentier en montée puis en descente afin de rejoindre les faubourgs d'Eupen.C'est
par une petite voie bucolique que nous rejoindrons la ville basse d'Eupen, situé au nord de la
Communauté germanophone, directement à la frontière avec les Hautes Fagnes.
La première évocation de la localité d'Eupen date de 1213, qui jadis s'écrivait "Oipen" ou
"Orpen" siège d'une industrie textile très développée.
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Celle ci avait été introduite dans le bourg au 14ème siècle par des tisserands flamands
excédés des rivalités continuelles entre les corporations des métiers et par d'autres, de
Cologne, qui avaient reconnu l'excellence des eaux d'Eupen pour le lavage de la laine.
C'est dans cette charmante localité que nous ferons halte pour rejoindre le Pénalty
087/ 74 29 93, où l'assemblée générale nous attend.
Le guide jour est : Michel Stavaux.
Bibliographie :
www.fania.be
Site internet sur la région.
Livre du Touring Club de 1922 en Belgique récupérée Eupen-Malmedy.
Livre sur les Cantons de l'Est.
Guide Cosyn "l'Est de la Belgique".
Société royale " F A N I A " asbl
Association de randonnées pédestres
Fondée en 1957
Reconnue par le Commissariat général au Tourisme
Siège Social: 156, rue de Lantin - 4000 LIEGE
. Excursion du 6 janvier 2008.
Tohogne – Durbuy – Warre – Bomal – Ozo – Izier
FÊTE DES ROIS.
*******
La promenade.
Le départ aura lieu à Tohogne.
D’un point haut (312m), accueillant l’antenne relais de la Croix des Monts, le guide empruntera
un chemin de crête agrémenté de jolis points de vue car il surplombe à droite la vallée du Néblon et à
gauche la vallée de l’Ourthe.
Cette contrée calcareuse et schisteuse située entre Durbuy – Barvaux et Bomal doit son
originalité au rendez-vous que s’y donnent trois Régions naturelles : le Condroz, la Famenne et
l’Ardenne.
Passé la ferme de la Haisse, afin d’éviter la N 814, le parcours sillonne pendant ½ Km à travers
le Bois de Viné, puis dévale longuement entre des prairies, au lieu-dit « Basse Kimone », jusqu’aux
étangs « Ste-Geneviève » altitude 250 m. Cette portion offrira de belles vues en direction de la vallée
encaissée de l’Ourthe.
Viendra ensuite un sentier (boueux dans les premières dizaines de mètres) serpentant le long du
ruisseau du Fond de Vedeur. Après quelques bonnes enjambées, le sentier devient un chemin
permettant d’atteindre l’endroit « Á la Croix de fer » (180m) lieu où le ruisseau se déverse dans
l’Ourthe.
L’autocar sera là au parking en face du Camping de Durbuy, situé le long de la rivière.
Á ce moment 5 petit Km seront parcourus.
Ici commence le GR 57. Le groupe va le suivre sans interruption jusqu’à Bomal. Le sentier
grimpe en pente douce, passe devant la minuscule chapelle « Notre Dame de la Cherra » (185m) (lieu
d’offrande pour se prémunir de la constipation et la formation d’hémorroïdes.) puis atteint le village de
Warre (225m).L’activité minière y fut intensive aux 18ème et 19ème siècle. Jusqu’au début du 20ème
siècle le minerai extrait était traité dans une fonderie située dans le village même.
Passé Warre la promenade va suivre en corniche la vallée de l’Ourthe, descendre au « Fond de
Greu » (165m), situé en face du Rocher de Glawan (appelé aussi « La Roche plissée ». Á cet endroit la
géologie se caractérise par l’alternance de bancs de schiste et de bancs de calcaire, sédiments qui se
sont déposés sur les fonds marins il y a quarante millions d’années, quand la mer recouvrait nos
régions. Plus tard, les mouvements de l’écorce terrestre ont lentement plissé ces couches, formant des
ondulations de terrain d’ampleur et de forme variables : les anticlinaux, les synclinaux et …les
…Dassarguinaux… !
Passé le gué d’un petit ruisseau, la balade remonte lentement jusqu’au « Fond des Tailles ».
Après avoir traversé la N 831 les marcheurs débouleront à travers prairies jusqu’à la N 806 et le
hameau « Les Houttes ».
Attention « Prudence » le parcours suit la N 831 pendant 700m jusqu’à Bomal (130m).
C’est à Bomal que l’Aine va se perdre dans l’Ourthe.
L’itinéraire remonte alors la vallée de l’Aine pendant 1,5 Km, passe la gare puis le pont sur
l’Ourthe pour rejoindre le canal de l’Aine et traverser successivement la Petite Batte (pendant une
centaine de mètres, attention restez « Goupire ! »), le bourg, la N 86 et rejoint le terrain de sport.
L’autocar y attendra les « Courts » (11 Km) sur l’un des parkings disponibles à ce
moment.
Après avoir admiré la vallée verdoyante de l’Aine (Á gauche du terrain de football) les plus
courageux vont emprunter un petit chemin de terre bordé par de nombreux arbres, traverseront la
rivière à l’aide d’une passerelle en bois puis suivront un étroit sentier le long de l’Aine sous les taillis
de charmes et de hêtres.
Le chemin commencera ensuite à monter mais de manière modérée, puis, vient un pont
enjambant un petit ravin. Á gauche se dresse une paroi calcaire creusée de grottes miniatures, dont le
« Trou des Nûtons ». Plus loin, via un petit tunnel, vous traverserez une paroi calcaire imposante.
Ensuite, une forte montée avec une série d’escaliers permettra d’arriver à un belvédère. Un
magnifique panorama sur la vallée de l’Aine s’étend de Bomal à Jeuzaine, et, au loin, sur la campagne
de Morville-Wéris. En face se situe la colline du Mont des Pins ou Rote ou Mont Pelé. Cette première
appellation date de la moitié du 19ème siècle, quand la colline fut massivement plantée de pins noirs
d’Autriche et de pins sylvestres. Les bois sont séparés les uns des autres par des bandes de pelouse
calcaire sur dolomite qui constituent l’épine dorsale de la réserve de 10 hectares du Mont des pins,
créée en 1990.
Après le belvédère, se rencontre un chemin asphalté nommé « Les deux Tilleuls » il longe des
résidences de vacances. On se trouve ici sur la crête d’une colline calcaire qui domine la vallée de
l’Aine. Une descente en zigzag (Attention ! Le sol est glissant sur la fin car la roche affleure)
débouche à la grotte du Coléoptère. Celle-ci date du paléolithique supérieur (magdalénien). Y ont été
mis à jour les vestiges suivants : des harpons en bois de renne, des aiguilles à chas en os, un coléoptère
en ivoire de mammouth, des coquilles fossiles, des silex travaillés, des ossements humains.
Après le site de la grotte néolithique, la promenade reprend par une courte montée menant à
une grande croix surplombant une petite localité. Ce lieu se nomme « le Tombeu ou Tombeux» car y
fut découverte une tombe mérovingienne.
Le parcours pénètre alors dans un bois touffu, le bois de Spineu, pour ressortir entre deux
prairies au lieu-dit « Inzès Vâs » (= dans la vallée), remonte en pente douce jusqu’au lieu-dit « Le
Calvaire » puis arrive au petit village d’Ozo (venant du mot celte « OZON » signifiant « Maison près
du bois ».
L’autocar attendra « Les Moyens » à l’église du village (250m).
Ils auront marché 15,5 Km.
Les « Longs » continueront par un chemin en pente à travers les prairies de Clinchamp
(Superbes vues sur la vallée) jusqu’au sauvage ruisseau de Pont le Prêtre. Ils remonteront le ruisseau
le long d’une prairie, puis au pied d’une colline calcaire (le Baileu) bordée de rochers ruiniformes
jusqu’au lieu-dit « Pont-le-Prêtre » (250m).
La promenade continue de remonter l’affluent de l’Aine jusqu’aux étangs du centre de
vacances hollandais « le Boulac ». Il restera alors une courte montée de 500 mètres à travers bois pour
rejoindre l’autocar aux parkings du terrain de football du F.C. Izier (300m), terme de 20 Km
parcourus.
Il restera 4 Km à parcourir en autocar pour atteindre le barbecue du Trou de Ferrières dans la
réserve naturelle de la Picherotte où aura lieu autour d’un bon feu, la dégustation du vin chaud, des
brioches et le sacre des nouveaux Roi et Reine de la riante nouvelle année 2008.
Très bonne journée et bon amusement à tous.
FANIA.
Le guide du jour est: Désiré Lovinfosse..
Bibliographie: Les infor mations historiques, touristiqu es et les détails sur le par cour s de la pr omena de ont été donnés par le guide.
"Fania" a.s.b.l Liège
Siège social : Rue J Lambremont 26
4020 Liège
Excursion du 15 juin 2008
Schimdt
Abbaye De Mariawald
Croix Huart
Rurberg
Le plateau des lacs de l'Eifel et son parc national
A 40 km au sud d'Aix-la Chapelle se trouve, au milieu d'interminables forêts, le barrage et
le lac de Schwammenauel qui, avec l'Obersee et l'Urftsee forment le fameux plateau des lacs de
l'Eifel.
Le lac de Schwammenauel est, avec une capacité de 205 millions m³ et une superficie de
8 km² un des plus grands barrages artificiels de l'Allemagne. Ensemble avec l'Obersee, il a une
longueur de 20 km environ.
Le Parc national de l’Eifel se trouve à l’Ouest de l’Allemagne, en Rhénanie du Nord Westphalie, à la frontière des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg. Les forêts du Parc
national sont le résultat d'une longue histoire. Des forêts de feuillus dominées par des hêtres se
sont formées après la dernière période de glaciation il y a environ 10 000 ans dans l'Eifel et en
Europe centrale.
En les exploitant pendant les dernières décennies, l'homme a presque provoqué son
entière disparition. Dans les dernières 150 années, des mesures de reboisement ont été prises
en introduisant une essence importée, le sapin, choisie en raison de sa croissance rapide. Il en
résulte un net accroissement des surfaces forestières.
Ces différentes époques ont laissé des traces dans le Parc national. Aujourd’hui, le
visiteur peut découvrir deux formes de forêts : la forêt vierge d’origine et la forêt autrefois
exploitée à des fins économiques. Il a ainsi la possibilité d'observer la lente transformation de la
forêt exploitée d'hier en une forêt vierge.
Le parc national est aussi appelé "l’or de l’Eifel". En effet, au début de l’été on aperçoit
de loin les grandes fleurs jaunes et lumineuses des genêts à balais qui transforment le paysage
en un océan de fleurs, lui donnant ainsi son nom.
Son altitude du point le plus bas de son territoire est de 190 m, celle du point le plus
haut,
de 525 m.
Laissons de côté ces balais et passons à la randonnée du jour,
Le groupe mettra pied à terre dans le pittoresque village de Schimdt; nous nous dirigerons vers
le point de vue "Hubertus Höhe" qui embrasse le lac et le barrage du Schwammenaeul. Après la
contemplation, reprenons notre route.
C'est un chemin tout en descente situé dans le bois "Lützelbach" et qui nous amènera
sur les rives du lac que nous suivrons jusqu'au barrage et ainsi atteindre un parking où le car
sera présent et où il faudra déjà penser à se restaurer.
Le guide qui pense à votre ligne continuera sa balade en légère montée par un joli
chemin de crête qui surplombe la Rur, qui est un affluent droit de la Meuse. Elle prend sa source
en Belgique dans les tourbières des Hautes Fagnes, tout près de Botrange.
Elle part vers le nord, pénètre très vite en Allemagne, où elle se fraye, vers le nord-est
puis le nord, une vallée extrêmement sinueuse à travers les montagnes de l'Eifel, elle arrose
Dûren et pénètre en Hollande, où elle devient la Roer "Roermond" (littéralement la bouche
(mond) de la Roer). Son cours fait à peut près 200 kilomètres.
Continuons la rando, qui se déroule dans un chemin agréable, agréable jusqu'à un
certain point, car c'est une côte digne de randonneurs aguerris qui attend les marcheurs et qu'il
faudra prendre avec aisance pour atteindre la cote 475 alors que nous étions à 241 m d'altitude
au barrage, oufti !
Après ce dur labeur, nous atteindrons l'abbaye de Mariawald qui remonte à l'année 1470,
lorsqu'un habitant de Heimbach, Henri Fluitter, couvreur de toits de chaume, acquit à Cologne
une image miraculeuse, fit construire en 1479 une chapelle en bois et organisa chaque samedi
une procession vers la Pietà.
Débordé par le nombre de pèlerins, il appela les cisterciens de Bottenbroich à la
rescousse. Par acte du 10 novembre 1480, il leur fit don de la chapelle. Les moines
s'engageaient à prendre soin des pèlerins et à construire un monastère. La nouvelle fondation
reçut le nom de "Nemus Mariae" – Forêt de Marie. En allemand, forêt se dit Wald, d'où
Mariawald.
Une fois le souffle repris, nous continuerons notre route plus haut, vers le sud. Au milieu
des champs, se dresse la croix Huart, plantée par Fania, en souvenir d'un de nos vieux amis,
Joseph Huart, décédé à cet endroit le 10 septembre 1978, au cours d'une de nos promenades et
pour qui nous aurons une pensée émue au passage.
Après cet instant de recueillement, continuons la balade et rejoignons le premier parking
où le car sera présent après 10 km.
Le guide vous proposera un parcours de 5 km et de 4 km, par des chemins à flanc de
coteaux souvent bien tracés dans une profonde forêt où se cache derrière les arbres le lac du
Schmammenauel.
Et c'est ainsi que nous atteindrons le second parking au lieu-dit "Schwarzes Kreus".
Le reste de la balade se déroulera dans la forêt de Kermeter où l'essence principale est le
hêtre; par un parcours changeant, nous atteindrons le point de vue "Hirschley" ou "Rocher du
Cerf, qui offre un panorama particulièrement remarquable.
Un peu plus loin, nous emprunterons un chemin en pente assez raide et rejoindrons
ainsi l'entité de Rurberg, petite localité touristique aux rues en pente, étroites et sinueuses. C'est
un peu en amont que notre promenade se terminera.
Bonne journée à tous et que le soleil soit de la partie ! Le verre de l'amitié se prendra à Einrhur,
au libre choix.
Le guide du jour est : Michel Lorens
Bibliographie : site internet sur la région
Documentation diverse récoltée dans les offices du tourisme
Commentaire du 28 septembre 1980.
Société royale "Fania" a.s.b.l Liège
Siège social : Rue de Lantin 156
4000 Rocourt
Excursion du 20 janvier 2008
Chardeneux
Le Gros Chêne
Somal
Ramezée
Nettinne
Le Condroz est une région naturelle de Belgique. Il s'étend sur les provinces wallonnes de
Liège, de Hainaut et de Namur. Il a pour capitale Ciney. Il est limité au nord par la Hesbaye, et au
sud par la Fagne et la Famenne. Huy, Dinant, Florennes, Esneux, Yvoir ainsi que Nandrin font partie
de cette région.
La région fut le théâtre de la Guerre de la vache, nom donné à une guerre qui mit à feu et à
sang une soixantaine de villages du Condroz entre 1275 et 1278, faisant environ 15 000 morts.
Les Liégeois, Namurois, Brabançons et Luxembourgeois y étaient engagés, soutenant soit le
comte de Namur, soit le prince évêque de Liège, tous deux en dispute à cause d'une vache volée à
Ciney (alors Pays de Liège) et retrouvée sur une foire à Andenne (dépendant du comté de Namur).
Cet incident futile n'est en fait qu'un prétexte à vider une querelle qui met aux prises le duc
de Brabant et les comtes de Namur et de Luxembourg, contre l'évêque de Liège, de qui la cité
cinacienne dépend depuis l'an 1000.
Au Condroz, les routes qui vont de la Meuse à l'Ardenne jouent aux montagnes russes,
grimpant sur les tiges de grès et descendant dans les chavées de calcaire. Le grès des sommets se
désagrège en sable, sol pauvre qui porte des forêts. Les creux argileux et calcaires portent prairies et
champs. C'est une région assez vallonnée.
De champs en forêts, de village en château, cette terre du Condroz, un pays de caractère qui
offre une grande variété de paysages. En route vers le romantisme !
L’étymologie de Condroz proviendrait du nom de la tribu des "Condruzi" qui s’opposa aux
troupes de Jules César. La région est coupée par une succession de vallées parallèles.
Sur les hauteurs, on retrouve le psammite, roche appelée aussi grès des houillères, qui est une
pierre dure, imperméable; son nom provient du grec et signifie "sable" . Dans les fonds de vallées,
l’eau de pluie a érodé le sol calcaire, recouvert d’argile.
Les petits hameaux du Condroz ont gardé leur cachet et leur authenticité, les pierres ocres
illuminent les façades, au milieu d’un îlot de cultures et de champs qui semble naviguer sur
une mer verte.
Partons à la découverte de cette région empreinte d’histoire,
La balade se situera dans l’arrondissement de Somme-Leuze. Nous débuterons dans un
charmant village, classé parmi les plus beaux villages de Wallonie, qui se nomme Chardeneux.
Massé sur le versant sud d’une crête, le village s’accroche à la pente avant de descendre vers
un ruisseau serpentant des prés humides. Le bourg qui est blotti au pied de son église de style roman
a su préserver plusieurs de ses vieilles habitations et fermes typiques construites en moellons de
calcaire et protégées de toits recouverts d’ardoises datant pour la plupart des 18ème et 19ème siècles.
Le nom de Chardeneux trouverait son origine dans le mot latin cardone-tum signifiant terre
aux chardons.
La découverte d’un polissoir à silex au lieu-dit "La Chevenière" atteste que le site du village
a été occupé dès le néolithique. Cette occupation s’est prolongée pendant la période romaine. En
effet, au lieu-dit "La posterie", on a retrouvé les restes d’un relais de voyage qui était situé le long de
la voie consulaire allant de Tongres à Trèves. Même pendant la période napoléonienne, cet endroit
conservera son importance, car un relais de la poste impériale y sera installé.
Commençons notre balade : nous rejoindrons le lieu-dit "Sur Magrole", pour traverser la
N 638 avec prudence; ensuite, chemin faisant, nous aboutirons dans le Bois Lapson et atteindrons
ainsi une crête située à 340 m d’altitude où un panorama embrasse toute la région jusqu'à la vallée
de l’Ourthe.
Après avoir admiré le paysage de cette charmante région, continuons notre chemin en
marchant un petit moment sur une grand-route en direction du lieu-dit "Le Gros Chêne". De là, le
guide nous emmènera sur un chemin qui longe un golf pour ensuite passer en dessous de la nationale
qui relie Liège à Marche-en-Famenne.
De là, nous atteindrons la Somme, petite rivière que l’on suivra au gré de sa mélodie jusqu’à
la chapelle saint Roch; il nous restera à rejoindre le village de Somal qui est un drôle de village,
niché au creux d'un vallon. Arrêtez-vous quelques instants pour vous laisser prendre par l'ambiance
insolite qui règne aux alentours de son vieux château.
Et c'est dans ce lieu que le guide aura choisi de mettre le car, pour les éventuels repus qui
auront tout de même parcourus10 km.
Le reste des faniatiques continueront en direction de la croix Saint Roch et de là, le guide
choisira son itinéraire suivant les circonstances du moment. Il se pourrait qu’il passe à proximité du
château de Ramezée, de style fin 18ème siècle, acquis par la famille Borel de Bitche qui l’a restauré
en respectant l’architecture et le style de l’époque. Quel que soit l’itinéraire choisi, on rejoindra le
hameau de Moressé situé au-dessus du village de Heure et c'est là que le car sera à nouveau présent
après 15 ou 17 kilomètres parcourus.
En fonction de l’heure, le guide choisira un parcours qui emmènera les férus de rando vers le
lieu-dit "Le Poteau" et rejoindra ainsi le village de Nettinne, implanté sur les hauteurs de Sinsin. Ce
village s’étire sur un versant en faible pente et possède des vestiges d’une importante forteresse
gauloise qui pourrait avoir servi de refuge à Ambiorix et constitué un des points névralgiques de la
résistance des Eburons aux armées de César.
Et c’est ainsi que se termine cette superbe balade après laquelle tout le monde remontera
dans l’autocar pour se diriger vers le café Chez Nicole 084.31.14.28 situé à Baillonville où vous
pourrez déguster le verre de l’amitié bien mérité.
Le guide du jour est : Philippe Dassargues
Bibliographie :
Carte de promenade de Somme-Leuze
Site Internet de la région
Information du Gr 577.
Bonne balade et
bon dimanche.
Fania
"Fania" a.s.b.l Liège
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4020 Liège
Excursion du 25 mai 2008
Sommerain
Vissoûle
Cetturu
Bernistap
"Fania" a.s.b.l Liège
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4020 Liège
Excursion du 27 avril 2008
Avister ? La Roche aux Faucons ? Amostrenne ? Tavier ? Ellemelle
Le roi du Ghana veut des crocos à Esneux
Le roi du Ghana vit à Esneux. Il est hollandais et a obtenu au Ghana le titre de roi du Ghana.
En 2003, le roi, qui est aussi milliardaire, a racheté le château de Fy, dans l'entité d'Esneux. Et
comme le roi, de son vrai nom Arthur Paes, est un excentrique, il a des lubies. Dernière en date,
importer des crocodiles du Ghana et l'un d'eux, en particulier, qu'il a appelé Ben, un vieux mâle qui a
bien gagné le droit à la retraite.
A préciser : Ben est un fort joli spécimen long de 2,5 mètres, atrocement agressif et a une vitesse de
pointe de 18 km/h.
Après la franche rigolade, la bourgmestre d'Esneux a dû convenir que l'info avait au
minimum un fond de vérité. D'une rapide enquête, Laura Iker a pu vérifier que le châtelain d'Esneux
aimait les crocos, qu'il en possédait au moins 3 au Ghana, 1 couple d'adultes et son petit, qu'il faisait
effectivement creuser un étang au château et que la presse hollandaise avait déjà rapporté que des
bouchers de la région d'Esneux accepteraient de livrer des abats de bidoche aux bestioles du
châtelain.
Si le titre de roi du Ghana a été acheté contre argent sonnant et trébuchant, Arthur Paes
règne sur une région du pays, au royaume du Somey où 320.000 âmes l'appellent très
respectueusement :
"His Royal Highness Duenyo Togbui Ngoryifia Kofi Arthur Paes". A Esneux, c'est Crocodile Ben.
46 ans, fils de mineur : parti de rien, ce Hollandais de Sittard n'a qu'une politique : "C'est
rater sa vie que de gagner tant d'argent et de ne pas savoir le dépenser". Arthur Paes a vendu de
tout : vélos, voitures, mobylettes, de l'or et des diamants.
Sur un coup de tête, c'est Mercedes, Rolls ou Bentley. Grand collectionneur de Ferrari et
d'avions de chasse (il possède un Mig), il multiplie les propriétés aux Pays-Bas et en Belgique, à
Dubaï et Aruba.
En 3 ans, il a fait une splendeur de son château à Esneux : marbre et tapis persans. Avec musée
d'Art africain, piscine et jacuzzi.
Mme la Bourgmestre d'Esneux a eu vent d'une rumeur selon laquelle le prince Laurent se
serait posé en hélico sur la pelouse. Rumeur. Mais Laura Iker confirme avoir vu aux murs des photos
montrant le roi du Ghana avec Laurent et Clinton.
Gilbert Dupont © La Dernière Heure 2007
Laissons de côté ces crocos et son roi et passons à la balade du jour,
Nous démarrerons d'un petit hameau appelé Avister, situé sur les hauteurs de Tilff; à
hauteur de l'ancienne ferme de Nomont où notre rando du jour débutera en empruntant une sente à
fleur du faîte de la roche aux Faucons, parsemée de racines et de rochers qui, par temps humide,
peut être glissante.
Un peu plus loin nous pourrons admirer le point de vue que nous offre la Roche aux
Faucons, située au sommet d'une falaise calcaire à 200 m d'altitude et à environ 100 m au-dessus de
l'Ourthe; on peut y voir le Plateau de Ham, la Grande boucle de l'Ourthe à Esneux et Hony.
En 1953, Le dernier couple de faucons est aperçu sur ce site. Cette disparition est due à la
pollution et aux insecticides.
C'est par le sentier de Grande Randonnée que nous continuons notre balade, tout en
passant devant le chantoir de l'Aine et c'est par un chemin boueux que nous aboutissons aux
abords de Plainevaux.
La plus ancienne mention du nom de "Plainevaux" date de la fin du 12ème siècle (1188). Ce
lieu était appelé Plana vallis qui signifie "vallée unie". À cette époque, Gilles, comte de Clermont, fit
la donation des territoires de Strivay (Estriveal), de Rosière et de Plana vallis à l'abbé de Signy afin
que ce dernier y établisse une abbaye cistercienne.
Mais nous bifurquerons rapidement et quitterons l'entité du village, pour dévaler entre deux
prairies et ensuite à travers bois afin de parvenir à la ferme de Rosière (ancienne demeure des
moines du Val Saint Lambert) située le long de l'Ourthe.
C'est une sente ni facile ni difficile que nous suivrons le long de la rivière riante pour
parvenir sur la nationale 638 que il faudra traverser avec grande prudence. De la-nous remonterons
le Rau de Martin, pour arriver à un petit hameau datant du 18ème siècle et qui se nomme
"Amostrenne".
Après la traversée de la localité, nous dévalerons un vieux sentier qui prend la direction du
lieu-dit "Houte-si-Plout". Le moulin de Hoûte-s'i-Ploût apparaît en 1559 dans un vallon situé sur le
territoire de la seigneurie d'Esneux, aux confins de la Principauté de Liège et du Duché de Limbourg.
L'expression Hoûte-si-Ploût (écoute s'il pleut) se rapporte à l'utilisation des moulins à eau.
Il s'agissait d'une moquerie à l'attention du meunier attendant la pluie, et le débit d'eau en résultant,
pour se mettre à l'ouvrage.
Laissons cette moquerie de côté pour continuer notre rando. C'est une montée en lacet qui
nous attend en deux raidillons entrecoupés d'une portion plate nous permettant de rejoindre le "Bois
d'Esneux" au lieu-dit le "Rond Bati" puis au "Menhir Michels" et c'est ainsi que nous atteindrons un
autre lieu-dit appelé "Les Fosses" où le car sera présent, après 11 km de balade.
Pour les insatiables, il leur restera 5 km ou 10 km; notre route longera des prairies offrant
par la gauche de jolies vues sur les campagnes de Villers-aux-Tours et de ce fait atteindre le col de
Limont à une altitude de 240 m.
Limont peut être caractérisé comme étant un hameau de crête aux constructions pour la
plupart du 19ème siècle à dominante de moellons de grès. L'habitat récent est de type pavillonnaire et
les matériaux utilisés sont la brique et la tuile.
Par sentes et layons pittoresques, nous rejoindrons N 638 qu'il faudra suivre sur 300 m,
avant de retrouver la quiétude de la campagne et ses petits chemins, situés dans le Bois du Sart et
parsemés de jolies vues. Nous arriverons ainsi à Tavier, située dans le Condroz liégeois sur les
contreforts de la vallée de l’Ourthe, où le car sera présent.
Le village se trouve sur un versant orienté au Sud-Ouest, parallèlement à la crête qui le
domine.
Il est essentiellement composé d’un tissu urbain ancien et très peu modifié, ce qui lui confère une
authenticité très valorisante. On y trouve une ferme fortifiée et une église surélevée par de hauts
murs qui dominent le fond de vallée.
Pour les férus, il leur restera 5 kilomètres de joyeuse randonnée dans un paysage tout à fait
typique du Condroz Liégeois et c'est n'est pas à Anthisnes, comme prévu, que nous arriverons, mais
bien à l'opposé dans le paisible hameau où la quiétude et le calme semblent avoir trouvé refuge,
nommé Ellemelle (qui se lit de la même manière à l'envers et à l'endroit), terme de la rando du jour.
Le verre de l'amitié se prendra à la Taverne du Tultay située à Tavier : 0496 41 65 09
Le guide du jour est : Désiré Lovinfosse
Bibliographie : Site internet sur la région et documentations diverses.
L'oesling
L'Oesling (luxembourgeois: Éislek) est une région couvrant le nord du Grand-Duché de
Luxembourg, faisant partie de la région naturelle appelée Ardenne. L'Oesling couvre 32% du
territoire, qu'il se partage avec le Gutland (68%). La région est caractérisée par un paysage de
collines et de grandes forêts de feuillus. Presque toutes les hautes collines luxembourgeoises
sont situées dans l'Oesling, en particulier dans le nord et le nord-ouest, près des frontières
belges et allemandes. Ses principales chaînes de collines sont taillées par des vallées
pittoresques, dont les plus remarquables sont celles de la Blees, la Clerve, l'Our, la Sûre, et la
Wiltz. L'Oesling compte une faible densité de population, avec quelques grandes villes:
Clervaux, Vianden et Wiltz.
Ce massif dévonien, aussi appelé Ardenne luxembourgeoise, constitue un prolongement vers le
Sud de l'Ardenne belge et à l'est un prolongement de l'Eifel. Il s'agit d'un haut plateau fort
morcelé par des vallons à versants relativement abrupts.
L'altitude moyenne est de 450 mètres, le point culminant se situant au lieu-dit Kneiff près de
Huldange, à une altitude de 560 mètres.
Les roches sont constituées principalement de schistes, qui ont été exploités dans quelques
ardoisières dans la région de Martelange. Des filons de quartz et de quartzite ont été exploités
dans des carrières fournissant surtout de la roche concassée.
Vu le relief fort modelé de cette région aux sols relativement pauvres, l'agriculture donnait des
résultats médiocres, situation qui s'est améliorée après l'industrialisation du sud du pays. En
effet, les aciéries livraient en abondance un produit secondaire pouvant être utilisé pour la
fertilisation des champs et prés : les scories Thomas, riches en phosphates, provenant des
convertisseurs Thomas ou scories de déphosphoration sont des déchets de fabrication de la
fonte à partir de minerai de fer phosphoreux selon le procédé Thomas, utilisés comme engrais
phosphaté.
En pente on trouve, depuis l'abandon des taillis de chêne, localement appelés Louhhecken (dont
l'écorce était abondamment utilisée par les tanneries installées dans le nord), surtout des
boisements en conifères, l'épicéa commun (Picea abies) étant prépondérant. Ainsi un boisement
artificiel remplace l'autre, la forêt naturelle étant la hêtraie.
La balade :
C'est à une altitude de 505 m que les Faniatiques mettront pied à terre dans le charmant petit
village de Hosingen; ses principaux atouts sont les flancs boisés de la vallée de l'Our. C'est tout
en descente que la balade débutera pour ensuite rejoindre un joli vallon où un petit ruisseau
serpente gaiement.
Après avoir bien descendu, il faudra monter, pour rejoindre le petit hameau de Neidhausen;
continuons la balade comme nous l'avons commencée en descendant et montant les vallons qui
nous procurent de jolis points de vue pour arriver à Munhausen.
Munshausen, à proximité de Clervaux, est un village très ancien qui fut mentionné pour la
première fois en 839 sous le nom de "Muniheistati in Arduenna".. Les origines de l’église
paroissiale, classée monument national, datent du 12ème siècle. Plusieurs membres de la famille
des comtes de Clervaux reposent dès lors dans une chapelle adjacente à l'église de
Munshausen.
Le village est aussi connu pour son marché annuel dont les origines remontent au Moyen Âge,
le 'Munzer Haupeschmaart', qui se déroule le premier dimanche après la fête de saint Hubert
(3 novembre).
Continuons la rando, cette fois ci c'est tout en descente que nous continuerons, avec de beaux
panoramas sur un vallon où coule paisiblement "l'Irbich" qui se jette dans la Clerve.
La Clerve est une rivière du Luxembourg. Elle a sa source près de Huldange à une altitude de
530 m
où elle s'appelle Woltz, nom qu'elle garde jusqu'à Clervaux où elle change son nom en Clerve.
Elle termine son cours à Kautenbach où elle se jette dans la Wiltz à une altitude de 250 m. Elle a
une longueur 48 km.
Arrivés à Drauffelt, les repus pourront reprendre le car; ils auront ainsi parcouru par monts et
par vaux
10 km.
Le reste de la troupe empruntera un petit chemin ardu qui les mènera dans la forêt de Walber
Poler; au sommet ils pourront souffler après l'effort consenti pour commencer à descendre (eh
oui ! le guide du jour ne faillit pas à sa renommée). Après avoir traversé avec prudence la route
reliant Draufelt à Clervaux, nous passerons en dessous de la ligne de chemin de fer du Nord
pour traverser le bourg de Mecher- lez-Clervaux.
Nous traverserons le bois du Mecherboesch qui longe la Clerve. Arrivés à une station
d'épuration le guide proposera à celui qui veut s'arrêter de rejoindre le car qui se trouve
quelques centaines de mètres plus loin; ils auront ainsi dans les jarrets échauffés 14 km.
Pour les forts et durs, encore une montée dans le bois du Jonkerboesch qui leurs permettra
d'arriver devant l'abbaye Saint Maurice. L'Abbaye bénédictine Saint Maurice domine
majestueusement la vallée. Sa construction remonte aux années 1909, 1910 et héberge une
exposition intéressante sur coutumes de la vie monacale. Les moines de St. Maurice y mènent
une vie en prière et de recueillement selon l'esprit de la Règle de Saint Benoît.
Pour finir la balade, il restera une petite descente (eh oui) sur la ville Clervaux, terme de 18 bons
petits kilomètres de randonnée. Clervaux (Klierf en luxembourgeois, Clerf en allemand) est une
localité luxembourgeoise située dans le canton de Clervaux et chef-lieu de la commune portant
le même nom.
Encaissé dans la vallée de la Clerve, Clervaux est une bourgade pittoresque fort fréquentée par
le tourisme. Ses attraits touristiques majeurs sont l'Abbaye Saint-Maurice et Saint-Maur ainsi
que son château médiéval datant du 12ème siècle, superbement restauré et qui abrite la
fameuse collection photographique "The Family of Man" d'Edward Steichen, photographe réputé
américain, natif de Luxembourg.
Pendant deux cents ans, la seule industrie à Clervaux était une tannerie de taille moyenne, la
première installée au Grand-Duché de Luxembourg, en 1741.
Pour le verre de l'amitié, tout le monde remontera dans le car qui se dirigera vers Heinerscheid
où nous ferons étape au Cornelyshaff (00352 92 17 45 1), où vous ne dégusterez pas une bière
connue, car l'établissement propose uniquement les bières suivantes qui sont brassées sur
place.
La Wëllen, bière ambrée, compte parmi ses ingrédients du malt d’orge et du sarrasin. Cette
plante originaire d’Orient est cultivée sous le nom de «blé noir» pour ses graines alimentaires.
C’est une bière aromatique de caractère fort, titrant 6,5% d’alcool.
La Wäissen, brassée selon la tradition des «Hefeweizen» allemandes, se revendique clairement
de la catégorie des «Weissbier», ces bières typiques de l’Autriche et de l’Allemagne, la Bavière
en particulier. Plus douce, titrant seulement 5% d’alcool, elle doit son goût frais aux malts d’orge
et de froment de première qualité.
"Hengeschter": Bière pils 4,2%
Informations prises sur internet et dans la documentation locale.
Carte R1 Clerve - Our
FANIA
Siège social: rue J Lambremont 26
4020 Liège
E x c u r s i on d u 6 D E C E MB R E 20 0 9
Sourbrodt-Walk-Château de Reinhardstein- Hoffrai
La création de Sourbrodt
En 1534, un certain Jean Sourbroit vient s'installer à l'orée du bois d'Averscheidt. Il
clôture ses terres en signe de propriété, selon la coutume de l'époque.
Or, cette partie des fagnes, appartenant au Duché de Luxembourg, était exploitée jusqu'alors par
les habitants de Robertville, dépendant de l'abbaye de Stavelot-Malmédy.
Ceux de Robertville, pour chasser l'intrus, n'hésitent pas à démolir les clôtures que Jean
vient d'installer. Ayant remporté son procès, Jean Sourbroit prospère, fonde une famille et est
rejoint par d'autres manants des villages voisins : un nouveau village est né.
Mais, c'est aussi le début d'un conflit long de 222 ans, malgré cette victoire.
Intéressons-nous à la promenade,
C'est donc dans l'entité du village de Sourbrodt que notre escapade du jour va débuter.
Par une petite route nous rejoindrons un sentier qui offrira sur notre droite un joli point de vue
sur la région.
Ce chemin aboutira de nouveau sur du macadam à proximité de la Vennbahn, que nous
longerons pour rejoindre le quai désaffecté de la gare de Robertville. Ensuite on empruntera un
chemin en légère descente qui permettra de rejoindre la Warche, elle prend ses sources dans la
forêt à l'ouest de Losheimergraben. Au-delà du Barrage de Butgenbach, elle reprend un cours
paisible dans les campagnes d'Elsenborn et de Nidrum, d'où lui parviennent maints ruisselets.
La rivière contourne ensuite par une ample boucle le promontoire de Gringertz et forme
le lac de Robertville. Le barrage de Robertville franchi, elle s'engage dans une vallée profonde,
hérissée de nombreux affleurements rocheux.
Le ruisseau contourne par le sud l'éperon sur lequel fut édifié le château de Renastène et
coule au bas de rocs et de pierres qui constituent un véritable paradis pour les mousses et les
lichens
La troupe empruntera un chemin le long de la sinueuse Warche pour arriver à
«Outrewarche» ou « Spinne » (en allemand) qui signifie, les buissons de prunelliers ou
d'aubépines dont le lieu aurait été planté. Le nom apparaît pour la première fois en 1443 à
propos de l'héritage de «Johan de Oultrewarche».
Comme les autres villages limitrophes de la Fagne, Outrewarche pourra jouir du droit de
«Waidage» sur la Fagne. Ce qui n'ira pas sans friction avec le nouveau-venu: Sourbrodt.
De là, nous rejoindrons le bord de la rive du lac de Robertville que nous suivrons
jusqu’au pont de Haelen. Ce nom de localité est attesté depuis le début du 13ème siècle.
Ses formes figurent dans une notice relatant la consécration de la chapelle des lépreux à
Malmédy, notice qui date de 1210. Il s'agit là d'une formation toponymique d'un type répandu en
Belgique romane et en France, composée d'un nom commun roman "Vèye" qui vient du latin
Villa "maison de campagne".
Nous y trouvons aussi un barrage qui est du type gravité, il a été créé entre décembre
1925 et juillet 1929. Ses dimensions sont : hauteur 54,50 m, longueur de crête 182 m, capacité du
réservoir
8 millions m³, surface 800 000 m2 sur une longueur de 5 km.
Après le pont continuons à suivre la rive et ainsi remonter sur Walk. C'est en 1188 que le
nom apparaît pour la première fois lorsque Renerus de Walceres fait un don à la léproserie de
Malmedy.
En 1462, Jean de Brandscheid de l'Abbaye de Stavelot relève deux «masures» à Walk.
La chapelle de Walk, est dédiée à saint Antoine de Padoue elle fut construite en 17031704. Détruite par une bombe volante le 20 janvier 1945 elle a été reconstruite en 1951-1952, c’et
sur une petite place que le car sera présent et où nous aurons effectué 8,5 km.
Pour le reste du groupe, il leur restera 5 km à effectuer; on se dirigera vers le château de
Reinhardstein. Il nous faudra tel des conquérants prenant d’assaut une forteresse, escaladé
l’éperon rocheux.
Effectivement le château est solidement établi sur un éperon rocheux qui domine la
vallée de la Warche, ce château-fort a été construit dans la première moitié du 14ème siècle par
Renaud de Waimes, avec l'accord de son suzerain, Wenceslas, duc de Luxembourg.
C'est le château le plus élevé de Belgique (500 m d'altitude). Il est situé au milieu d'une
réserve naturelle et ornithologique. Tombé dans un grand état de délabrement, il fut restauré
avec des matériaux de récupération sur base de documents du 17ème siècle par le professeur
Overloop, qui l'avait acquis en 1965.
Et c'est ainsi que nous rejoindrons la Warche que l'on suivra jusqu'au confluent du
Bayehon, mais à cet endroit il faudra prendre son courage, car une solide montée attend les
faniatiques.
Après la montée, un repos bien mérité sera accordé. Ensuite nous continuerons en
direction du village de Hoffrai, terme du deuxième parcours.
Pour les aguerris, il leur restera 4 km à parcourir. Tout d'abord en descente pour
rejoindre le Rau du Pouhon et, ensuite, en montée pour rejoindre de nouveau Hoffrai et arriver
au terme de la randonnée avec 17 km dans les jarrets.
Le verre de l'amitié sera pris à Hockai au Café Ardennais 087 / 27 50 98
Le guide du jour est : Michel Stavaux
Bibliographie :
Guide du Plateau des Hautes Fagnes édition "les amis de la fagne".
Guide de la Fagne de Marabout.
Site web sur la région.
Documentation des syndicats d'initiative de la région.
FANIA
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4020 Liège
www.fania.be
Excursion du 7 septembre 2008
RONZON – RONCHAMPAY – MIERCHAMPs – HIVES
Ou ….
"Les montagnes russes"
Par sommets de collines, sombres fonds de vallées et "queue de vaches.
C'est au pied du château de Ronzon que sera donné le départ ( alt. 220 m. au-dessus
du niveau de la mer et 1 au-dessus du niveau de l'Ourthe)
Les faniatiques s'en iront allègrement admirer cette belle rivière 110 m. plus haut au
pied de la chapelle de St.Thibault.
L'ermitage et la chapelle de St.Thibault furent construit à partir de 1639 à l'emplacement
d'une tour d'angle de l'ancien château des comtes de Montaigu.
Le temps se reprendre leur souffle, ils descendront traverser le ruisseau "de dessous
St. Thibault "(alt. 300m.) et grimperont à Warizy, petit tremplin pour atteindre le sommet
de la colline (350 m.) d'où ils dévaleront jusqu'au camping "Le Pouhou" à "Quaw di
vatch"(210 m.) Le car y sera présent.
Pouhou : en wallon : Grand duc- oiseau nocturne- était le cimier des armoiries des
comtes de La Roche.
Quaw di vatch ou queue de vaches vient de la transformation du latin quodare : fin du
diverticule de la voie romaine.
Fin de la première séance de montagnes russes: 6,5 km parcourus.
Forts de cette mise en jambes, les courageux marcheurs se dirigeront vers Petit
Halleux où, à l'altitude de 340 m, ils bifurqueront à gauche pour rejoindre le "Pouhou".
Enjambant deux petits ponts de bois au "Fond de Pouhou"( 295 m.) pour gagner l'autre
rive puis remonter à travers les bois de "haies Bourbotte" jusqu'à Ronchampay.
C 'est dans ce hameau à 415 m. d'altitude et avec 5 km supplémentaires dans les
guibolles que les amis retrouveront le car.
Nos compagnons ne manqueront pas d'y admirer les classiques fermes en long ainsi que
les belles petites maisons agréablement restaurées.
1 km de route plate ( tient ça existe ?) mènera tout son petit monde à Vecmont.
Dans ce village trône l'église St. Hubert, édifice classique en moellons de grès et pierre
bleue construite en 1734.
Les randonneurs partiront, à travers prés puis bois, traverser le "Ri de Broux" qui
coule à 330 m. et rejoindre Mierchamps.
La chapelle du village est dédiée à St. Lambert, édifice néogothique construit en 1864, lui
aussi en moellons de grès et pierre bleue
Fin de la 2e série de montagnes russes, pour ceux qui le qui le désirent, ils auront
crapahutés pendant 14 km depuis Ronzon.
Les infatigables qui s'amusent encore s'en iront dans la vallée, franchir une
nouvelle fois le "Ri du Broux" pour escalader la colline! Puis la redescendre tout en en
surplombant la " Vallée des Tombes ". En effet: d'énormes blocs de pierres ressemblant à
des tombes se trouvent couchés dans la vallée.
Un dernier ruisseau à passer, une dernière côte à gravir et au sommet : Hives (400
m. d'alt.) Avec au bout de ces 6 km:
Le café " Les Deux Marronniers " ( tél. : 084/37 96 82 )
où la propriétaire d'origine sérésienne se fera un plaisir de nous recevoir.
Le guide du jour: Jean-Marie Perot.
Sources:
Jean-Marie Perot
Cartes IGN: 55/5-6 et 60/1-2
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Excursion du 23 novembre 2008
TERVUEREN - AUDERGHEM - GROENENDAEL - BOITSFORT
LA FORÊT DE SOIGNES
C’est la troisième fois que Fania va se promener dans cette grande forêt.
La première fois, (Nov. 2004) la balade était partie de Tervueren et passant par le
Rouge Cloître se terminait aux étangs de Groenendael.
La seconde fois, (Nov. 2006) partant de N.-D. aux Bois, le groupe court-circuitait le
Rouge Cloître, contournait les étangs de Groenendael puis terminait au Château de la Hulpe.
Cette fois-ci - malheureusement un peu trop tard dans ce mois de novembre 2008, car la
tempête du 12-13 a déplumé beaucoup les arbres - nous partirons de Tervueren, passerons
au Rouge Cloître et terminerons à Boitsfort.
La forêt de Soignes est grande (4350 ha.de domaine public) – elle était beaucoup
grande jadis - et est actuellement gérée par trois entités, la région flamande (56 % de la
surface), la région de Bruxelles-capitale (38 %) et pour une partie beaucoup plus réduite (6 %)
par la région wallonne. Heureusement, tout récemment, les trois régions ont décidé de
coordonner leur gestion. Et de fait, la forêt, sa flore, sa faune et notamment sa faune humaine,
ne connaît guère les limites régionales. Les promeneurs se soucient surtout de disposer de
chemins, de sentiers convenables et de parkings périphériques permettant l’accès aisé et
l’écolo que nous sommes, souhaite surtout une cohérence dans les efforts de protection et de
valorisation de cet ensemble forestier situé au centre du pays et poumon vert de sa capitale.
C'est de Tervueren, plus précisément du palais des colonies, que les guides ont décidé
de démarrer la randonnée de ce dimanche.
Le palais des colonies se dresse sur l'emplacement d'un castel édifié au 12 e siècle
par les ducs de Brabant autour duquel se forma l'agglomération de Tervueren. Maintes fois
démoli et reconstruit au cours de son histoire, ce château abrite aujourd'hui les collections du
musée de l'Afrique centrale.
Les faniatiques vont traverser le parc de Tervueren (207 ha) pour emprunter la
"Promenade Royale" qui traverse le bois des Capucins. Un couvent de Capucins existait au
lieu dit "vallon des Frênes" fut rasé à la révolution en 1796.
Un arboretum (planté entre 1902 et1920) d'une superficie de cent hectares, permet de
découvrir de multiples essences européennes et mais aussi d'autres continents. Notamment
des séquoias et des araucarias d'Amérique.
La promenade passe ensuite par le "vallon des Petites Flosses" serpentant le long
d'un chapelet de petits étangs.
Le groupe longera deux beaux étangs créés à l’emplacement de marécages en amont
du prieuré du Rouge Cloître probablement dès l’époque de l’installation des religieux au
Moyen-âge.
Contournant le second, un sentier sort du vallon pour déboucher sur un vaste parking.
Le car y attendra les amis satisfaits par 10 km de merveilleuses découvertes.
L’origine du Rouge Cloître remonte aux alentours de 1366: Un ermite s'était installé dans
la forêt à proximité de marais. Le chanoine de Sainte Gudule, voulut y bâtir un monastère,
mais choisi un terrain un peu plus éloigné des marécages.La duchesse "Jeanne de Brabant"
leur accorda, le 1er mars 1366, le terrain choisi pour y construire le monastère, par une
dotation à perpétuité.
C'est ainsi qu'un édifice en bois, contenant neuf cellules et une petite chapelle, fut
construite aux frais des ermites en 1368. Pour protéger le bois contre la pluie et l'humidité les
parois furent recouvertes d'un ciment rouge composé de tuiles pilées. C'est alors que le nom
de "Rooclooster" ou "Roedecloester" apparaît dans les écrits.
A l'heure actuelle, ce bâtiment accueille une galerie d'art, un restaurant, des ateliers
d'artistes, mais aussi le centre d'informations de la "Forêt de Soignes" comprenant une
exposition permanente consacrée à la forêt.
A l’aval des bâtiments, se trouve encore un grand étang se terminant presque en milieu
citadin, aux confins d’Auderghem.
Mais nous ne le verrons pas, car nous repartirons, pour une deuxième étape de 5 km,
en passant sous l’autoroute de Namur pour entrer aussitôt dans la forêt par la drève menant
au Blankendelle et sinuant dans un vallon. On y rencontre, surtout dans la matinée, une faune
humaine particulière, celle des joggeurs, échantillons mâles aussi bien que femelles. Avant
d’arriver à un emplacement de jeux pour enfants, attention de pas rater le chemin du Kaudal
(vallon froid ?) comme les deux guides l’ont fait lors de leur récente reconnaissance des lieux.
Au bout du Kaudal, deux sentiers: celui des Putois (emprunté en 2004) et celui du Vallon
des Chênes que nous enfilerons, escortés par les marques du GR 126. Arrivés sur le plateau,
la N 275 (Boitsfort-La Hulpe) est proche où attend le car : 15 km auront été parcourus
Pour les plus en forme: un troisième et dernier tronçon de 5 km environ les attend.
Quittant la N 275, par la drève des 7 Bonniers, ils traverseront la clairière où est installée la
maison forestière, ses dépendances, son verger et son potager puis en passant sous la ligne
de chemin de fer 161 (ligne de Namur et Luxembourg) ils rentreront aussitôt dans la forêt. Un
petit détours par les champs de courses de Groenendael, avant de regagner cette drève des
7 Bonniers (elle est toute droite sur près de 4 Km et traverse la forêt à partir de la N 275
jusqu’à la chaussée de Waterloo qui limite la forêt à l’Ouest)et arriver à un carrefour important
où le circuit retrouve le GR.
Le parcours vallonné atteint le Vuylbeek (le sâle ruisseau) emprunt la drève des
Tumuli, pour arriver aux étangs des Enfants Noyés (nom officiel en français et Verdronken
Kinderen, nom officiel en flamand, noms qui proviennent d’une interprétation déformante d’un
nom écrit au XVIIIème siècle dans le testament du meunier Mr Verdonken à ses enfants).
Après le pont enjambant le déversoir de ce double étang, la piste tourne à droite, longe la suite
aval de ces étangs et plus loin en aborde encore deux autres. Tout ce site est protégé.
Au pied du talus du chemin de fer, une petite remontée sur la crête où court la drève
des Deux Montagnes. Le chemin passe sous le chemin de fer, pour entrer dans le parc
Tournay-Solvay, ancienne propriété ouverte au public et constituant un site protégé. Le GR le
traverse, ainsi qu’une variante plus directe mais moins intéressante.
De l’autre côté du parc, les deux tracés se rejoignent devant l’entrée et c’est le parking
assez grand de la gare de Boitsfort où nous attendra le train - non le car -, pour retourner à
Liège. Au total, les marcheurs jusqu’au bout, auront fait 20 km.
Les guides du jour : Philippe Dassargues et Désiré
Lovinfosse
Vu des difficultés pour stationner le bus dans Boitsfort, nous prendrons le verre de
l'amitié le long de l’autoroute de Liège, soit à Leuven, soit à Waremme.
Sources: Détails de la balade fournis par Philippe Dassargues.
Commentaires de la balade du 7 novembre 2004
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Excursion du 11 mai 2008
CHARNEUX- HARGIMONT- AMBLY- MASBOURG.
La Famenne
La Famenne est une région naturelle, située entre le Condroz et l'Ardenne.
Primitivement, elle était entièrement couverte de forêts. Toutes les petites vallées ont depuis
longtemps été converties en prairies à foin et les plateaux fertiles en cultures.
Le mot Famenne apparaît pour la première fois dans un texte de 862.
Marche- en- Famenne en est la ville la plus importante et en est généralement considérée
comme la capitale non officielle.
C'est aussi le pays du "MATOUFET" dont voici la recette :
Pour 4 personnes, il faut 8 œufs, 2 cuillères à soupe bombée de farine, 2 tranches de lard
maigre de qualité, 1 tasse de lait, 50 gr de beurre, sel, poivre.
° mettre la farine dans un saladier.
° casser les œufs et les battre doucement à la fourchette( jamais au batteur!) Ajouter du lait.
° Mettre les lardons à rissoler dans une poêle. Appuyer dessus pour en faire sortir la graisse.
° Battre le mélange dans la poêle et cuire à feu très doux en remuant sans cesse avec une
spatule de bois.
Conseils: On doit obtenir non une omelette, non des œufs brouillés mais bien une pommade
légère et onctueuse. Il faut que le mélange "s'épaississe à matons".
A la manière de la Mère Poulard, on peut en fin de cuisson, ajouter un morceau de beurre.
Le matoufet se mange sur une tartine beurrée de bon pain ardennais.
Insistons sur le fait que la qualité du lard est primordiale. Il faut du lard salé et séché.
A noter qu'il existe à Marche- en- Famenne une confrérie du matoufet.
Après cette mise en appétit, voyons la suite du menu concocté par le guide:
C'est le long de la N 856 qui relie Marche et Bastogne que les faniatiques endosseront
leur sac.
Les marcheurs emprunteront un sentier relativement sec afin de gravir la première colline de la
journée puis la dévaleront pour franchir la Hedrée et traverser le hameau de Hedrée ( alt.240
m)
Les randonneurs grimperont ensuite jusqu'aux premières maisons de Waha ( alt.345
m).où un sentier les mènera à une sapinière. Sur leur droite, ils pourront admirer la dépression
de la Famenne et sur leur gauche: les collines de l'Ardenne forestière.
Le nom de Waha apparaît déjà dans l'histoire en 935 et la notoriété du village dépassa
même pendant longtemps celle de Marche qui connut un essor plus tardif. Parmi ses curiosités:
l’église Saint-Etienne, doyenne des églises romanes de Belgique (1050) et témoignage
exemplaire des sanctuaires romans de nos campagnes dont la valeur inestimable est de nous
être parvenue quasi intacte.
Début d’été 2004, l’église Saint- Etienne s’enrichit de vitraux signés par Jean Michel Folon et
inspirés par la légende de la vie et du martyre du saint patron de la paroisse.
Traversant un bois de sapins et de feuillus, une descente conduira le groupe vers
Hargimont.
Le nom de Hargimont trouve son origine dans le nom celtique "Harigar" qui se serait transformé
en "mont de Harigar" avant de prendre sa forme actuelle.
Cette commune ne fait partie de la province de Luxembourg que depuis 1839. Elle faisait partie
avant cela du département de Sambre et Meuse. Elle fût crée sous le régime français par la
réunion des localités d'Hargimont et Jemeppe.
Pendant quelques centaines de mètres, le sentier surplombe la Hedrée, permettant
ensuite d'apercevoir le château de Jemeppe. Ce castel fut construit au 17 e siècle autour d'un
donjon médiéval. Aujourd'hui il sert de cadres pour divers séminaires.
La troupe franchira la Hedrée, la N.896 puis la Wamme pour se retrouver près de
l'église.(alt.220 m)
Le car y attendra ceux qui désireraient s'arrêter là.
8 km auront été accomplis.
Un chemin pratiquement plat de près de 3 km amènera les promeneurs au pied d'une
colline qu'il faudra évidemment gravir pour atteindre le "Grand champ" (alt.320 m
Malgré l'effort, ne manquons pas de remarquer, à notre droite, la tour et les radars de la
station de radioastronomie de Gerny.
Encore quelques mètres de montée et enfin la descente vers Ambly, où est brassée la
"Saint Monon" .
La brasserie Saint-Monon est une entreprise familiale née en 1996.
Pierre Jacob, jeune ingénieur en industrie agro- alimentaire a mit au point une bière ambrée, au
taux d'alcool bien dosé( 7% vol). "A portée de nez, elle dégage un parfum de caramel amer.
Elle révèle un certain piquant sur la langue et beaucoup de fraîcheur au palais et en arrièrebouche. Elle ne contient que des ingrédients naturels, ce qui donne à son perlé beaucoup de
finesse et de vivacité, mais sans mousse abondante."
16 km auront été explorés et le car attendra celles et ceux qui voudraient arrêter là leurs
performances pédestres.
Les plus téméraires auront encore 4,5 km à parcourir. Empruntant tout d'abord une
superbe route asphaltée, ils auront vue à gauche sur vallée de la Wamme, ses autruches et
ses oies et à droite sur la colline, ses cerfs, ses biches, ses lamas, ses poneys et leurs jeunes.
Cette route est réservée aux piétons, cyclistes, cavaliers et riverains dont le dernier, ancien
fonctionnaire aux communautés européennes serait parvenu à faire interdire le passage aux
voitures. (dixit un habitant pas très content de la région).
Mais après 1,5 km de "très bon goudron", les amis continueront sur une piste
poussiéreuse (ou boueuse selon le temps). Encore une petite grimpette puis une descente
raide et rapide sur Masbourg et ces intrépides rejoindront leurs compères.
Le verre de l'amitié se prendra au" bar al pèle" du Fourneau St.Michel tel: 084/210024.
Le guide du jour: Jean-Marie Perot .
Sources: les détails de la balade fournis par le guide
Les revues touristiques sur la Province de Luxembourg, lePays de Marche& Nassogne, Wallonie
Nouvelle.
Sites Web sur Hargimont, Waha, Ambly.
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Excursion du 21 septembre 2008
LIMBOURG - LA BORCHENE – BARRAGE DE LA GILEPPE – CHAPELLE SAINT QUIRIN –
EUPEN
La Vesdre fait de Limbourg une presqu'île, au sommet de laquelle fut érigé jadis
un puissant château, place forte et capitale du duché de ce nom.
Cette forteresse fut fréquemment assiégée, pillée, cédée et reprise au cours des siècles.
En 1677, les Français firent sauter le manoir et ses fortifications.
Le départ sera donné sur la route en contrebas et c'est donc par une côte que les
faniatiques commenceront la balade.
Pénétrant dans la vieille ville par le nord, les promeneurs pourront constater que la
bourgade a gardé beaucoup d'attraits. De part et d'autre de l'unique rue bordée de tilleuls
centenaires, les vielles demeures, les ruines des remparts et l'ancienne église( 12e-15e
siècle) constituent un bel ensemble architectural. Les pavés de la place Saint Georges
proviennent de la Vesdre. Cette villette est classée Patrimoine exceptionnel de Wallonie
depuis 1993.
Entré par le nord, le groupe sortira par le sud et empruntera directement un petit
sentier rocailleux qui mènera sur un autre chemin en direction de la route de GoéHèvremont.De là de beaux panoramas s'étendent sur la région environnante.
Avant de traverser la route, ne manquons pas de jeter un coup d'œil sur le curieux clocher
tors de l'église de Goé.
Le clocher d'une église se compose le plus souvent d'une tour carrée en pierre sur
laquelle repose une pyramide coiffée d'une flèche. Il arrive que la flèche ne soit pas droite
et soit en spirale: on parle alors de clocher tors ou vrillé ou flammé ou encore hélicoïdal.
Les clochers sont tors soit par accident, soit parce qu'ils sont le chef-d'œuvre de
Compagnons bâtisseurs
Il existe environ une centaine de clochers de ce type en europe.
En Belgique on compte 7 clochers de ce type : Jodoigne (Brabant) Leernes (Hainaut) et
en Province de Liège: Herve, Jalhay, Polleur, Baelen et Goé.
Le guide se dirigera alors vers Hèvremont et le bois du même nom dans lequel les
randonneurs vont bientôt grimper pour redescendre de l'autre côté dans le bois de Goé;
ensuite suivre la Borchène, rivière tenant son nom de la forêt située en rive droite,
jusqu'à son barrage.
Cette petite retenue a été construite à la même époque que son grand frère tout
proche. Ici passe le canal souterrain amenant les eaux du grand barrage vers Verviers,
d'où l'idée de recueillir en passant les eaux de la Borchène. Mais suite à une épidémie de
typhus les vannes furent fermées.
La troupe traversera prudemment la route Béthane- Jalhay pour monter jusqu'au
belvédère du barrage de la Gileppe.
C'est sous l'instigation des industriels verviétois que débute en 1869 la construction
de cette réserve d'eau destinée aux industries lainières de Verviers et à l'alimentation en
eau potable de la ville. Il est alimenté par la rivière de la Gileppe et son affluent la Louba.
Les eaux de la Soor sont captées et acheminées vers le lac.
Le barrage est inauguré le 28 juillet 1878 par Léopold II. Sa capacité est alors de
13,3 millions de m3 pour une superficie de 85,70 hectares. De 1967 à 1971, il a été est
surhaussé pour obtenir une contenance de 26,4 m3 et une étendue de 130 hectares. La
digue longue de 365 m atteint alors une hauteur de 64 m
Un lion trône fièrement sur cet ouvrage. Ce chef d'œuvre, sculpté par Félix- Antoine
Bourré dans 183 blocs de pierre de grès tendre, pèse 130 tonnes, mesure 13,5 m de haut
pour 16 m de long et 5m de largeur.
Sur le parking, le car attend les marcheurs satisfaits par les 10 km déjà
explorés.
Les autres franchiront la digue pour trouver un petit raidillon ( belles vues sur le lac
assurées) qui les hissera sur l'Allée de Pierreuse Hé. Suivant celle-ci, puis l'Allée du Petit
Lys, l'Allée de Brand ils arriveront enfin au chemin de Henseberg.
C'est à la chapelle Saint Quirin, que les amis comblés par les 15 km de
découvertes, pourront remonter dans le car.
Au chemin de Henseberg, les plus intrépides les auront déjà quittés pour boucler
leurs vingt kilomètres.
Pour ce faire ,ils emprunteront l'Allée des Quatre Chênes, puis en passant près de
Meyerskopf parviendront dans les faubourgs d'Eupen.
Le car ayant récupéré tous ses passagers pourra se rendre à Schönefeld pour le
traditionnel BBQ de la fête du comité.
Le guide du jour : André Huart
Sources: détails de la balade fournis par le guide
Site web sur la Gileppe
Supplément au journal le Jour du 20/12/1994
Carte IGN 43/ 5-6
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Excursion du 7 décembre 2008
MAASTRICHT ♦ MONTAGE SAINT- PIERRE ♦ KANNE ♦ EBEN-EMAEL
La Montagne Saint-Pierre
La Montagne Saint-Pierre (Sint-Pietersberg en néerlandais) est une colline s'étendant
du nord au sud entre les vallées du Geer et de la Meuse, entre Liège et Maastricht, à la
frontière des Pays- Bas, de la Flandre et de la Wallonie. Depuis 1978, cette région est devenue
réserve naturelle et couvre 40 ha.
Il s'agit en fait d'un plateau dont le sous-sol calcaire est l'un des éléments qui détermine
la richesse naturelle du milieu. Ce sous- sol a été formé durant le Crétacé il y a plus se 65
millions d'années. L'homme y a exploité les roches appelées marne ou tuffeau. Aujourd'hui ces
galeries, couvrant plusieurs centaines de km sous l'ensemble du massif servent de gîtes
d'hibernation pour les chauves- souris. Les grottes ainsi formées sont également un endroit
idéal pour la culture du champignon.
Outre le sous- sol calcaire, la situation géographique et l'orientation des pentes jouent un
rôle déterminant pour la flore et la faune présentes sur ces coteaux caractérisés par des
conditions de chaleur et de sécheresse inhabituelles. Ainsi, les pelouses calcaires abritent de
très nombreuses espèces, parfois très rares et sont connues pour leur richesse en orchidées et
en insectes.
La balade
C'est au lieu-dit Slavante (au Pays-Bas) sur la route reliant Maastricht à Lanaye le long
de la Meuse, que débute l'expédition de ce dimanche.
Pour atteindre le plateau, les randonneurs devront gravir une petite route puis escalader
des escaliers. En haut de la falaise, sur la gauche, ils pourront visiter la ferme de Lichtenberg
et la carrière de marne ou tufeau. Cette bâtisse possède le plus ancien "donjon" connu des
Pays-Bas dont les fondations remontent au Xème siècle, les parties supérieures datant des
XIIème - XVème siècles. Cette ferme à été construite au XVIIIème siècle à l'emplacement d'un
château. Dans ses ruines, un belvédère permet de d'apprécier les splendides perspectives sur
la vallée de la Meuse.
La balade continue ensuite à travers les prairies et offre de beaux paysages.
Les randonneurs vont poursuivre en direction de fort Sint- Pieters, cheminer sur le SintPietersberg, puis par un sentier tout en descente gagneront une allée bordée de très jolies
maisons.
Après la traversée d'un pont jeté sur le Jeker(Geer), l'itinéraire passe par le domaine
viticole Hoeven Nekum, qui présente des vins de type cépage Pinot Blanc, Rivaner, Pinot Noir
etc.…
Après avoir prudemment franchi la grande route Kanne – Maastricht, le groupe grimpera tout
d'abord en douceur puis par un court raidillon pour arriver au sommet. Après avoir contemplé
les vignobles, les marcheurs découvriront un autre domaine: l'Apostel Hoeven (hoeven veut
dire la ferme).
Tout en continuant leur périple, ils ne manqueront pas d'observer, au bord du chemin,
une grotte servant de champignonnière.
Plus loin, la piste traverse le Millenniumbos (tout simplement un petit bois classé).
Ensuite c'est tout le bois du château de Neerkanne que nous traverserons pour atteindre
cet extraordinaire château en terrasses.
L'actuel manoir date en grande partie de 1698, construit avec des blocs de marne sciés
dans la colline voisine. Le jardin est aménagé en style baroque. Cette demeure héberge
actuellement un restaurant et une charmante auberge.
De plaisants sentiers en corniches permettront d'admirer le panorama sur le canal
Albert.
C'est là que le car nous attendra avec nos pique-niques et les apéros. En cas de pluie, il
sera possible de s'abriter. 7,5 km auront déjà été découverts.
La promenade traversera la cour du château de Neerkanne et les abords de Kanne,
pour après un passage entre les maisons, parvenir au plateau Van Kaaster.
Ce site est caractérisé par des prairies calcaires et des talus boisés qui sont un lieu de
prédilection pour toutes sortes d'animaux. Le sous sol regorge de galeries creusées dans la
marne, refuge pour les chauves-souris.
Un large chemin conduit à la ferme Caster pour ensuite plonger sur le Canal Albert et
rejoindre le pont de Kanne qui se trouve dans le Limbourg Belge.
La ferme Caster est située à l'intersection des 3 régions: Les Pays-Bas, la Flandre, la Wallonie.
A cet endroit, ceux qui souhaitent s'arrêter pourront rejoindre le car qui stationnera dans
le village à une centaine de mètres de là. Ils auront ainsi explorés 11,5 km de cette belle
région
Kanne, village frontalier s'est établi au confluent du Geer et du Canal Albert.
Nombre de ses habitations et édifices ont été construits en marne ou tuffeau. En effet, au
dessus de la vallée s'élèvent des pentes abruptes avec des pelouses calcaires. Déjà au temps
des romains, on exploitait la marne de ces pentes. La majeure partie de l'excavation se situe
entre le XIVème et le XIXème siècle.
Le reste de la troupe aura à parcourir à peu près 3 km avant de retrouver le car.
Pour ce faire ils traverseront le pont et rejoindront les grottes de Kanne où l'on pratique la
myciculture.
Pourquoi a-t-on cultivé les champignons dans cette région? Jusqu'au milieu du XXème
siècle, la vallée du Geer vivait de l'industrie des chapeaux de paille; mais la mode et
l'importation de pailles étrangères ont eu raison de cette industrie. C'est Georges Henri, ouvrier
chapelier qui ramena de Paris le mycélium du champignon de Paris afin de commencer la
culture dans une petite grotte dont le biotope était semblable à celui où il avait découvert ce
champignon. Bientôt il fut imité par tous les villageois et cette activité devint prospère.
Les" plus en forme" tout en suivant la route, quitteront le Limbourg pour rentrer en
province de Liège. Ils emprunteront le GR pour rejoindre le fort d'Eben- Emael.
Dans les années 30, Hitler ayant constitué une puissante armée, le gouvernement belge
ordonna la construction du fort d'Eben- Emael. Celui-ci flanqué d'énormes coupoles de
protection était considéré comme imprenable, du moins par les troupes au sol…mais le 10 mai
1940, les allemands ont atterri avec des planeurs au dessus de l'édifice et l'ont pris après avoir
livré une violente mais courte bataille.
A présent des visites guidées y sont régulièrement organisées, il y abrite également un musée.
Continuant le circuit sur le GR nos amis arriveront à Eben- Emael après 17 km de
découvertes.
Le guide du jour: Michel Stavaux
Le verre de l'amitié se prendra au café de l'Union où une salle nous est réservée:
Rue Lemaire, 52 à Haccourt. Tél: 04/379 18 53
Sources: Site Web sur La Montagne Saint Pierre
Natagora
Entre Geer et Meuse
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Excursion du 16 mars 2008.
CIERGNON - FENFFE – HOUYET – CUSTINNE.
L'excursion du jour se déroulera en Province de Namur et plus précisémént dans le Val de
Lesse.
La Lesse, est une des plus belle rivière de wallonie.
Elle prend naissance près de Libramont en province de Luxembourg, traverse la province de
Namur, forme les grottes de Han, passe à Rochefort pour se jeter dans la Meuse à Anseremme
près de Dinant.
Devenu "Association Royale", notre club se devait de réaliser
une balade Royale
En effet, c'est à Jamblinne, en bordure du domaine royal de Ciergnon, que les faniatiques
mettront pieds à terre.
Le 12 mai 1840, le Roi Léopold Ier acheta à Ciergnon, une propriété de 220 ha, sur laquelle,
pour répondre à un désir de la Reine Louise-Marie, il fit construire un château en briques dominant
la Lesse. Cette demeure Royale fut dessinée par l'architecte Duvinage et fut achevée en 1850.
Quelques temps après son avènement, le Roi Léopold II vint s'y installer. Le château devint alors
la résidence habituelle de la famille Royale. Le Roi y fit faire quelques modifications importantes,
par les architectes Balat et Lainé. C'est d'ailleurs Lainé qui dessina le parc de 70 ha, toujours
visible aujourd'hui.
Un petit bout de Ravel le long de la Lesse nous amènera au village de Ciergnon.
A la sortie du village, les marcheurs devront attaquer une grimpette pour atteindre, à son point
culminant, une croix en bois. Mais ils seront bien vite récompensé de leurs efforts par une
descente les mènera à travers bois à de très beaux étangs et une magnifique demeure. C'est le
château de Fennfe que Léopold II acheta en 1891.
Ne pouvant traverser ce domaine, le groupe le contournera tout en l'admirant; et ainsi arriver au
village de Fenffe au centre duquel trône un vieux chêne.
Les randonneurs emprunteront ensuite une petite route asphaltée ornée de quelques petits
oratoires.
Après avoir longé la propriété, notre piste bifurquera et prendra le nom de " chemin de la
Reine".
Ce très joli parcours boisé passera sous l'autoroute et mènera à la nationale Dinant- Neuchâteau.
C'est avec grande prudence que nous la traverserons pour atteindre la chapelle du Notre Dame du
Maquis. Edifice érigé en hommage à la résistance armée lors de la seconde guerre mondiale.
10 km auront ainsi été explorés et les déjà comblés par ces paysages royaux pourront remonter
dans le car.
Le reste de la troupe continuera son périple par un joli chemin. Il y a 3 semaines lors de notre
reconnaissance, un tapis de jonquilles s'offrait à nos regards émerveillés. Espérons qu'il en restera
encore quelques-unes pour saluer notre passage. L'itinéraire passe non loin de la ferme d'Harroy
et arrive à Houyet.
Houyet vient du radical " Huy" qui avec la désinence diminutive "et" donne Huyet devenu Houyet
.Un autre Huy se trouve sur les rives de la Lesse, immédiatement voisin de Houyet, c'est
Hulsonniaux, autrefois Huy-les-Oneals( 1361).
C'est ce Huy-les-Aunes (aunias en wallon) qui a provoqué la distinction entre les 2 endroits
voisins par l'application d'une désinence diminutive à l'endroit pour lors le moins important. Le
vocable Huy( en wallon: Hu) désigne quantité de cours d'eau dans le bassin de la Meuse.
Houyet dépendait directement du comté de Rochefort au pays de Liège. Le ban de Houyet
comprenait les seigneuries de Ardenne et de Herhet.
C'est là, au bord de la rivière, que le car attendra ceux qui seront satisfait de leurs 15 km de
découvertes.
Les plus intrépides continueront par un sentier longeant la Lesse.
Dans la colline à leur droite, masquée par la forêt, subsiste " la tour Léopold" vestige du château
d'Ardenne construit par le Roi Léopold Ier et le long du parcours, persistent les ruines de
l'ancienne gare d'Ardenne : gare privée du Roi Léoplod II.
Ardenne: Arduenna dans Tacite et César. Ce nominal décomposé donne un radical "ardu" et
un suffixe"enna". Le radical viendrait du celtique et signifie haut, élevé. Ardenne serait ainsi un
haut pays, une région élevée.
De simple pavillon de chasse en 1839, sous Léopold Ier, le domaine sera agrandi et embelli
pour devenir résidence royale. La tour du rocher, dite tour Léopold, sera bâtie en 1843 sur le
modèle de la tour du parc de Windsor.
Dans ce magnifique domaine, Léopold II fit construire le Château Royal d'Ardenne en 1874.
C'était le plus beau château de Belgique. Le roi en fit un hôtel de grand luxe pour attirer à Houyet
les Têtes couronnées et les plus grosses fortunes du monde entier. Il voulait que la Belgique,
Houyet en particulier, soit le centre touristique de l'Europe !
Ce grand palace européen vécut une épopée fabuleuse entre 1899 et 1949. Les guerres et un
incendie(1968) eurent raison de palais qui fut démoli en 1970.
Arrivés au confluent de l'Iwoigne, les compagnons vont remonter celle-ci en direction de
Custinne. Diverses orthographes sont utilisées pour désigner ce ravissant petit cours d'eau :
IWOINNE, IWENE, IWOEGNE, IWONNE.
Selon la disponibilité du parking, le car se trouvera sur la route qui enjambe la rivière.
Sinon, nos courageux compères devront remonter cette chaussée TRES PRUDEMMENT jusque
Payemme.
Ils auront ainsi sillonné 20km du val de Lesse.
Le guide du jour : Michel Lorens
Le verre de l'amitié se prendra au " Comme chez soi" à Sorrines.
tél.: 082/68 84 48
Sources: sites Web sur le Val de Lesse, Houyet, Ciergnon, Ardenne
Supplément au no 170 du journal Vers l'Avenir du 25 juillet 1995.
Commentaires de V.Houssonloge du 16 juin 1985.
FANIA
Siège social: rue Jos. Lambremont, 26
4020 Liège
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Excursion du 21 décembre 2008.
MAGNEE - FORÊT - SAINT-HADELIN – NESSONVAUX - OLNE.
La balade du jour le plus court de l'année est axée sur les vallées Herviennes de la
Magne, de la Vesdre et du Ri de Vaux (à l'ancienne).
Le point de départ est l'église Sainte Apolline à Magnée (265m), Fléron.
Derrière l'église (on fait des bêtises), Les faniatiques profiteront d'un superbe
panorama sur les vallées de la Magne et de la Vesdre. Paysage bucolique qui devrait dans
le futur (proche ?) être défiguré par la liaison autoroutière Beaufays- Cerexhe Heuseux.
La randonnée commence en descendant le sentier qui rejoint le R au de la
Gargonate (180 m). Ce petit affluent de R au des Fonds de Forêt (ou Magne) conduit en
direct aux Fonds de Forêts (100 m).
Le parcours traverse la N 673, attention : prudence !!!, pour gravir la pente
opposée. Une sente suit la colline en corniche pour atteindre les "Crêtes de Forêt" (215 m),
d'où l'on jouit (oh, oui! oh, oui! encore) d'un panorama extrêmement particulier et unique sur
l'estuaire de la Magne à Prayon.
Tout en contrebas, accolée au château de Prayon, se blotti l'usine" La Société
Métallurgique de Prayon" qui est à l'origine de la pollution atmosphérique engendrée par
cette usine entre 1882 et 1978.
Sur le sommet opposé se dresse la Tour Malakoff.
Ces milieux sont caractérisés par une contamination en métaux lourds (plomb, zinc,
cadmium) qui est la cause de la présence de plantes métallophytes qui vivent uniquement
dans ce gente de biotope et qui sont des espèces à part entière (pensée calaminaire,
tabouret calaminaire) ainsi que des plantes pseudo-métallophytes qui sont des plantes qui
peuvent s'adapter à ce type d'environnement (Moline, agrostis commun)
C'est à travers cette zone calaminaire, qui ressemble à une savane africaine, que le
groupe va déambuler afin de rejoindre le cimetière de Prayon (qui fait face, sur le versant
opposé à l'usine qui autrefois polluait mortellement le site). Le car y stationnera pour la 1ere
fois. (4,5 km)
Ensuite, un chemin en corniche descend progressivement jusqu'à joindre la vallée de la
Vesdre à Prayon (92,5 m)
La Vesdre est une rivière fagnarde qui termine son voyage à Chénée en se jetant dans
l'Ourthe.
Là, il faudra suivre sagement la N 61 ( route de la vallée) pendant 200m avant
d'emprunter à gauche une petite rue en cul de sac qui se termine au pied du versant de la
colline recouverte de diverses variétés d'arbres caduques.
Les marcheurs grimperont ensuite un sentier serpentant dans les bois de Trooz
jusqu'à atteindre une grande croix blanche visible de la vallée de Prayon à Chaudfontaine.
C'est à ce point de vue et au pied du petit (?) Jésus (grandeur nature) que se fera l'arrêt
pique nique (195 m)
Ayant repris des forces, les promeneurs vont pouvoir continuer l'escapade :
contourner le mont, passer dans une ancienne carrière et rejoindre la réserve naturelle " En
Massoubré".
Le circuit traverse la réserve pour atteindre le plateau et rejoindre rapidement le
centre du petit village de Forêt (260 m). C'est à l église Sainte Catherine, que le car attendra
pour la 2eme fois, pour charger ceux qui seront satisfaits par 10 km de découvertes.
Derrière l'église (d'autres bêtises), la troupe va continuer sur une voie offrant de
larges vues sur la vallée de la Magne.
Au delà, au nord, on aperçoit la carrière de Neuville, puis haut s'étire le plateau de Herve.
Tout au loin se dressent les buildings du Bay Bonnet à Fléron, à droite le terril "Le Hazard" à
Micheroux.
Un sinueux sentier descend vers la vallée de la Magne et serpente au pied de l'église Saint
Hadelin perchée sur un éperon rocheux (260m).
La promenade traverse la petite agglomération, lieu- dit "Le Fiel", et continue à
travers le causse pour atteindre la "Croix Renard". Le car sera présent sur le parking pour
embarquer les désireux d'arrêter après 13 km explorés.
Les autres quitteront le plateau en dévalant le versant droit de la vallée du "Ri de
Vaux"(il prend sa source à Vaux-sous-Olne) d'ou l'on peut profiter des belles perspectives
sur ce vallon sauvage.
Arrivant par le nord au village de Nessonvaux au lieu-dit "Chiruhotte", ils le traverseront
par l'arrière des maisons, en suivant le lit du ruisseau jusqu'à son confluent avec la Vesdre.
Nessonvaux est un petit village (110m) se blottissant dans une grande courbe de la Vesdre.
Les amis vont se séparer au pont enjambant la rivière.
En effet, le car sera présent 250 m plus loin pour récupérer les compagnons éprouvés
d'avoir courageusement crapahuté pendant 15,5 km.
Pour les plus téméraires, une grimpette les mènera, par une voie en corniche, au
versant nord, permettant d'admirer une fois de plus les beaux panoramas que le bassin de
la Vesdre puisse offrir.
En cet endroit, les vallons qui entourent la Vesdre sont particulièrement encaissés. Tout en
bas, on peut y voir notamment les subsistances de l'ancienne usine Impéria (1898- 1958)
qui possédait sur son toit un circuit d'essai pour ses voitures.
Les intrépides vont passer de l'autre côté pour dégringoler dans la petite vallée du R
de Harzienne et atteindre le lieu-dit "Touvoye" à mi-chemin entre Petit-Vaux et GrandVaux.
Il ne leur restera plus qu'à se hisser jusqu'au plateau d'Olne (240 m) à travers les
servitudes entourées de haies, puis sur une chaussée goudronnée; ce dernier tronçon
dévoilant encore une fois des beaux points de vues.
au
L'église Saint Sébastien, au centre de Olne (240 m), saluera ces courageux qui
arriveront enfin au parking car après avoir parcouru 19 km par monts et par Vaux dans
l'extrême sud-ouest du plateau de Herve.
Le guide du jour est Désiré
Lovinfosse.
Le verre de l'amitié se prendra à proximité très immédiate : au café " Montagnards" rue du
village,
Tél. 087467780
Sources: les détails de la balade fournis par le guide.
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Siège social: rue Jos. Lambremont, 26
4020 Liège
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Excursion du 5 octobre 2008
POLLEUR – SASSEROTTE – SPIXHE – BÈCÔ – LA REID – AU
MAQUISARD –
WINAMPLANCHE – BASSE DESNIÉ.
La balade de ce 1er week-end de chasse (itinéraire conditionnel) débute sur les
hauteurs ouest de Polleur, à proximité du grand parking autoroutier du même nom (alt.350 m)
Un beau chemin va nous permettre de longer la crête nord de la basse vallée de la Hoegne( ou
Hogne ou Hoëgne) avec de jolies vues sur le bois de Staneu et la vallée de cette capiteuse
rivière qui prend naissance dans les Htes Fagnes à proximité de la Baraque Michel.
Après le hameau de Sasserotte, les marcheurs continueront à descendre vers la
vallée à travers les prairies dégagées dévoilant un superbe panorama aux alentours, à savoir
les vallées du Wayai et de la Hoëgne qui s'étendent de Marteau( Spa) à Juslenville(Theux).
Au- delà on découvre en face et à droite la célèbre "Fenêtre calcaire de Theux" et à gauche les
contreforts schisteux de l'Ardenne Faniarde ( ou Fagnarde !)
.
Pénétrant dans les sous-bois, le groupe empruntera (sans consigne) un petit
sentier qui descend vers la Hoëgne. Un pont tout proche de la vieille gare de Franchimont
permet de franchir la rivière, juste au pied du château de Franchimont (XI e siècle) qui fut
saccagé à la révolution française.
.
C'est à cet endroit que la Hoëgne se fait fortement, presque mortellement bousculer
par son plus gros affluent "Le Wayai". Ce dernier semble même avoir un débit plus important
que sa consœur plus connue des randonneurs faniatiques. Son nom vient de "Wayi" qui signifie
soit patauger soit passer à gué.
Le Wayai vient de Spa (comme l'eau en bouteille du même nom); l' itinéraire suivra sa rive
gauche jusqu'au hameau theutois de Spixhe (alt.190 m)
Ici (sur la N62), les promeneurs emprunteront( à crédit) un petit sentier qui serpente
dans le bas vallon sauvage du Rau de Targnon pour aboutir au Fond de l'Oûrlaine au lieu dit
"La Haye"(alt.245 m)
Le car y apportera vivres et apéros. 6 km auront été parcourus
La randonnée continue dans ce fond boisé jusqu'en vue de la Ferme de Belle-vue,
puis en légère pente jusqu'à Becco ou Bècô. Cette piste traverse des herbages permettant
ainsi d'apercevoir sur la droite le vallon de Targnon, plus loin la réserve animalière de La Reid
et en toile de fond( de culotte) le bois de St. Remacle aux avants postes de Banneux.
Construit sur un promontoire rocheux, le petit bourg de Becco doit
vraisemblablement son nom de la romanisation de "bôkholt"( bois de hêtres). Quoique
l'explication populaire fasse référence à la pauvreté relative du sol: "en'na nin bêcop" (du
wallon: il n'y en a pas beaucoup)
Son église ( alt. 330m à son pied) est surmontée de 2 superbes statues de St.Eloi.
Après Dix Nez les faniatiques dévaleront un sentier (belles vues en direction de
Haut-Regard) souvent rocheux jusqu'au site de "Chaffour" ou "a tchafor"au nord de La Reid.
Ce site classé se compose principalement d'une superbe ancienne carrière et d'un chantoir.
Continuant leur route les amis arriveront à La Reid (du wallon, "è l' Ré" ou "rayi" :
arracher, défricher ), une cité pittoresque avec ses anciennes maisons, ses potales et ses 3
pompes publics datant de 1856. Après avoir traversé le parc, ils longeront l'église St. Lambert
(alt.290 m) jusqu'au parking de l'Arbre de la Liberté. Cet arbre a été planté en 1930 pour le
100è anniversaire de l'indépendance.
Après 10,5 km de découvertes ceux qui le souhaitent pourront prendre place dans
le car.
La troupe continuera à mi-pente par un chemin bordé de haies vives jusqu'à la
Ferme de Franchimont.
De l'autre côté du vallon du Rau du Tûron (affluent du Wayai), parallèlement à notre marche la
"Hé de Fer", une superbe colline boisée, anciennement exploitée pour les minerais de son sol.
Une propriété privée oblige le parcours à suivre une très belle sente en bordure du
bois du "Gros
Thier" et des prairies s'allongeant au sud d'Hestroumont. Mais à l'approche du village, le guide
bifurquera d' un quart de tour à droite, plein sud, afin de traverser le bois du "Gros Thier"
jusqu'au parking du Col du Maquisard( alt.367m)
Le Mémorial du Maquisard Inconnu est un monument national édifié à la gloire du
maquis 40-44.
Après avoir sillonné pendant 13,5 km, les désireux de s'arrêter trouveront le repos
dans le car.
Les autres continueront en zigzaguant à travers bois pour atteindre la Ferme du
Vieux Pré (alt.317m)
Le chemin va continuer à descendre en permanence jusqu'à Winamplanche, la vue s'étend à
l'infini ( enfin presque) depuis Bronromme jusqu'à Spa.
Le car sera présent à l'église St André( de Huart….) de Winamplanche, pour
charger les quelque peu fatigués avec 17 km dans les guiboles.
Une particularité de ce petit patelin : l'habitat y est situé en partie sur Spa et en
partie sur Theux. C'est la rivière l'Eau Rouge ( ou R au de Winamplanche) qui constitue la limite
entre les 2 communes. Cette situation date du XI è siècle, époque du marquisat de Franchimont,
où le village était à cheval sur le ban de Spa et celui de Theux.
Les intrépides continueront la randonnée en remontant le val de "Tolifâ"( Rau du
fond de Creppe) jusqu'à "Fond Crasse"(alt.175 m) au pied du domaine privé de Lébiole.
Quittant ce joli vallon, il leur restera à grimper jusqu'à Basse Desnié alt.355 m); sans oublier
d'admirer, à mi-chemin, la cascade de "Haldeboeuf" dont le nom signifierait "halte du bœuf",
endroit où la harde se reposait.
Dans cette bourgade: un site remarquable : L'îlot des arbres de Desnié dit
également site du calvaire. Classé en 1989, ce bouquet d'arbres, composé de deux tilleuls et de
deux hêtres a été planté par des élèves de 6 ème primaire du village après la guerre en 1918. Il
comprend aussi une croix, avec un Christ en bois.
Ici se termine l'escapade du jour au terme de 20 km explorés.
Le verre de l'amitié se prendra à l'auberge "Au-Delà du Château" allée du château, 15 à
Franchimont- 4910 Theux
Tél. 087/ 541027
Le guide
Lovinfosse.
du
jour
Sources : Détails de la balade fournis par le guide.
Terres de Hoëgne, terres de convivialité- guide des promenades du patrimoines
Sites web sur la région de Theux.
Cartes IGN 49/3-4
:
Désiré
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4000 Rocourt
156
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Excursion du 3 février 2008
BLINDEF- DEIGNE- JEVOUMONT- CHÂTEAU DE FRANCHIMONT.
A l'assaut du château de Franchimont.
La plus ancienne mention de Franchimont date de1155. Il semble que l'origine du
nom soit "mont de Frankar".
L'expression traditionnelle pour désigner les terres de Franchimont est "Marquisat de
Franchimont" qui comprenait les bans de Theux, Spa, Sart, Jalhay et Verviers.
La première construction du château date vraisemblablement du milieu du XI ème
siècle. Elle était la propriété de la Principauté Episcopale de Liège, ce qu'elle restera
jusqu'a la fin de l'ancien régime.
La forteresse constituait une protection à l'est de la principauté contre les voisins, les
Duchés de Limbourg et de Luxembourg et la Principauté de Stavelot. Elle était par ailleurs
isolée du reste de la principauté de Liège.
Le sort et l'histoire de Franchimont sont donc intimement liés à ceux de Liège.
Pour rappel, en 1468, l'épopée des 600 Franchimontois :
Les Liégeois sont révoltés contre le prince- évêque Louis de Bourbon qui reçoit l'aide de
Charles le Téméraire et du roi Louis XI. 600 hommes issus du marquisat de Franchimont
viennent nuitamment à Liège pour tenter d'assassiner le duc et le roi qui campaient sur les
hauteurs de Sainte Walburge.
La fortification originelle a été transformée à plusieurs reprises, notamment sous
l'épiscopat d'Erard de la Marck (1506-1538) par la construction de l'enceinte avec tour et
casemates d'artillerie et la transformation du vieux castel médiéval le rendant plus
habitable.
Le rôle militaire et stratégique de Franchimont diminue après le XVI ème siècle.
Franchimont tombe définitivement en ruines à partir de 1795 (Révolution Liégeoise) et sert
de carrière de pierre durant le début du XIXeme siècle.
Aujourd'hui ces ruines sont devenues propriété de la Commune de Theux.
Les compagnons Franchimontois qui y ont entrepris des fouilles, s'occupent de la
restauration et de l'aménagement de cet ancienne place- forte.
En 1973, a lieu la première foire médiévale de Franchimont.
Actuellement, ce site est classé patrimoine exceptionnel de Wallonie.
Mais avant de découvrir ces murailles au passé riche d'histoires et de légendes
entamons d'abord
La balade
Déposés à la sortie "Sprimont" de l'autoroute des Ardennes, les randonneurs
entameront une longue descente jusqu'au village de Blindef ( alt.235 m.)
C'est à travers prés et bois, en longeant le ruisseau du "Vieux Sart" et la station de
pompage que les marcheurs regagneront le sommet de la colline (alt.235 m.) Là, si le ciel
est dégagé, un large paysage leur permettra d'admirer les collines des environs.
Le groupe continuera son périple passant par le bois de Cornémont, la "Haute
Folie" et les "Marlires" pour atteindre Deigné. 8 km auront été franchis et c'est avec
soulagement que les affamés retrouveront le car et leur pique-nique.
"Deigné Fleuri" est un des plus beaux villages de Wallonie. Situé dans le vallon des
chantoirs, à la limite du Condroz et de l'Ardennes, il s'organise autour de sa fontaine et de
son église. En pierre calcaire de la région, les maisons, souvent décorées de potales et
clés de voûtes sont datées.
Rassasiée, c'est par un chemin presque plat que la troupe rejoindra "Rouge Tier"
ou "Rouge Thier" qui doit son nom au versant rougeâtre couvert de bruyère qui le domine.
De là, suivant tout d'abord le "ruisseau du fond", un large sentier serpentant entre
"propriété privée","entrée interdite","chemin privé", cueillette de champignons interdite"
etc. … nous mènera jusqu'au "manège de la Fagne St.Remacle". Peu avant, une borne
de Stavelot datant de 1768 saluera notre passage.
Après ces 4 km supplémentaires accomplis, les satisfaits de leurs découvertes
pourront s'arrêter, ils auront ainsi exploré région pendant 12 km
Le reste des aventuriers poursuivra son chemin en longeant la ferme de Chicheux
pour arriver à Jevoumont. Etiré sur la crête d'une colline, ce village est formé d'un
ensemble de fermes et de maisons pour la plupart perpendiculaires à l'axe routier.
On peut entre autre y admirer un oratoire dédié à la Vierge, une croix en fonte
datée de 1828, la ferme de la Dîme ( quadrilatère fortifié du début du XVIIe siècle) et à
proximité le château Nagelmackers de 1857.
Avec 15,5 km dans les guibolles, les comblés pourront remonter dans le car.
Pour les plus téméraires, il ne faudra pas compter les km, car ils fonceront tête
baissée dans la vallée; un câble d'acier bien fixé sur de solides poteaux les aidera à éviter
de salir leur fond de pantalon.
Ensuite le pont de Marché (pont de pierres à 3 arches inégales) leur fera franchir
la Hoëgne afin d'accéder au hameau de Marché. Dans ce petit bourg il est intéressant
de remarquer la Chapelle St. Nicolas datant de 1739, la maison du Bailli en style mosan
flanquée de 2 tourelles et l'ancienne maison Grandjean, actuelle entrée de l'école normale
St. Roch.
L'élan pris dans la descente leur permettra de gravir le piton rocheux où se niche le
château de Franchimont.
Le verre de l'amitié se prendra à l'auberge "Au de là du Château" autour d'une Cervoise
de Franchimont ( pour ceux qui veulent en découvrir encore un peu…)
15,Allée du château 4910 Theux. Tel: 087/54 10 27
Le guide du jour : Jean Marie Perot.
(
Sources: Détails sur la balade fournis par le guide
Site web sur Franchimont, Theux
Carte IGN 50/1-2
Supplément au n.85 du 12 avril 1994 du journal Vers l'Avenir
Guide Cosyn est de la Belgique.
Les journées du patrimoine en Wallonie 1995, 96,98,2000.
Terres de Hoëgne, terres de convivialité – Le GAL
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Excursion du 9 novembre 2008
BARAQUE MICHEL - HELLE - TERNELL – CLOUSE.
La Baraque Michel: départ inévitable de la 1ere balade de novembre.
En effet, c'est à la Chapelle Fischbach tout à côté de la" Baraque Michel " que notre
association se réunit chaque année afin de commémorer les compagnons disparus.
Un peu d'histoire sur ces lieux :
L'auberge a été fondée en 1811-1813 par Michel Henri Schmitz pour accueillir les
voyageurs traversant les solitudes fangeuses. Bon nombre d'entre eux furent sauvés par les
aubergistes.
Vers 1819, un de ces égarés, un certain Monsieur de Ronchêne, leur du son salut.
Quelque temps plus tard, en 1830-1831, son gendre, le Chevalier Fischbach, en
remerciement à la Providence, fit ériger un petit sanctuaire, dédié à Notre Dame de Bon
Secours, et qui porte son nom : la "Chapelle Fischbach". Elle est surmontée d'un clocheton, où
se trouvait un fanal que les Schmitz allumèrent chaque soir jusqu'en 1856, date de l'ouverture
de la route Eupen - Malmédy. Dès 1827, le Chevalier avait déjà fait placer à la baraque une
cloche qu'on sonnait à midi et le soir, ainsi qu'en cas de brouillard ou de mauvais temps.
Cet instant de recueillement terminé, les faniatiques endosseront leur sac pour
traverser prudemment la route Eupen – Malmédy et emprunter une sente en direction de la
fagne.
Après 300 mètres, presque en face de la borne BP 155, se dresse la " Croix du Prieur ",
qui séparait déjà en 1566 le pays de Liège et celui de Stavelot. Elle doit son nom à l'abbé prieur
de Malmedy, qui la fit redresser en 1605.
Au bout du sentier de rondins, sourd une des sources de la Helle, la "Fontaine de
Périgny", du nom du sous-préfet de Malmédy sous le 1er Empire. La fontaine marque la
frontière Belgique-Prusse; la borne 156 se trouve tout à côté. De là, une vue splendide s'étend
sur la Fagne Wallonne.
Cette partie de fagnes appelée les Wez signifiant "gués" présente les fouilles de la Via
Mansuerisca (dite voie romaine des Hautes Fagnes de Botrange) L'époque de la construction
de cette "route" pu être fixée aux environs de l'an 208. Abandonnée vers le 11e siècle, elle fut
repérée par endroits par les agents forestiers de l'impératrice Marie-Thérèse en 1768 et
redécouverte en 1932 par l'abbé Joseph Bastin qui entreprit des recherches. Celles-ci permirent
de reconstituer très exactement la structure de l'antique chaussée
.
Un confortable caillebotis traversant une zone très humide mène aux "Trois Bornes".
Dans cet ilot d'épicéa traversé par le Ru des Wez, 3 bornes marquent le site :
- La borne frontière BP 157 de 1839.
- La borne K.N.-W.B (1815) qui a marqué de 1815 à 1830 la limite entre le Royaume des
Pays-Bas (Koninkrijk Nederland : K.N.) et les communes alors prussiennes de "Weismes" et
Bütgenbach (W.B). .
- Et plus près de la Helle la borne Marie Thérèse 30 : en 1756, trente bornes furent érigées
pour mettre fin à l'interminable conflit des usances entre Robertville et Sourbrodt. Elles
concrétisaient aussi une rectification de frontière au détriment de la Principauté de StavelotMalmedy et au profit des duchés de Limbourg et de Luxembourg".
Ayant rejoint la Helle, les randonneurs vont longer la rive de celle-ci.
La rivière quitte la réserve naturelle et entre en zone boisée. Elle passe par la" Rakesprée"
(pré dans la fagne) C'est à cet emplacement qu'avait lieu chaque année (du moyen âge
jusque vers1800), à la Saint Michel, une foire au bétail dénommée "Foire de Robertville".
Puis plus loin, la piste continue dans un bois de bouleaux et de chênes : Les Grand et
Petit Bongard ou "Bungert" Ce toponyme vient de l'allemand "Baumgarten" signifiant verger.
Mais que savons-nous de cette rivière bien connue du fagnard ?
Dès l'antiquité, la Helle servit à délimiter les « cités" romaines puis les évêchés de
Tongres et de Cologne. Sous l'ancien régime elle servit de frontière entre les duchés de
Limbourg, de Luxembourg et de Juliers. De 1815 à 1919 elle sépara la Prusse, des Pays-Bas
d'abord,
de
la
Belgique
ensuite.
L'hydronyme "Helle" pourrait signifier « rivière claire ». Son nom walIon est « Lu Rû dol
Dukée ", le ruisseau de la forêt ducale, en l'occurrence, l'Hertogenwald. Son parcours est long
de 25 km et se termine dans la Vesdre à Eupen.
Les marcheurs poursuivront
confluent.
la descente ce cours d'eau, mais
pas jusqu'à
son
Bientôt, les amis désireux d'écourter le circuit emprunteront un chemin remontant vers la
route Eupen-Montjoie pour retrouver le car sur le parking de la maison forestière de Ternell.
"Ter Nell" signifie "A la clairière Faîtière".
Ils auront 14 km dans les guiboles.
Les plus téméraires continueront encore pour arriver dans les faubourgs d'Eupen à
Clouse.
Ils auront sillonnés pendant 18 km.
Le verre de l'amitié se prendra au café "Le Pénalty " 14, Kerhweg à Eupen 087/74 29 93
Le guide du jour est Michel Lorens.
Sources: Guide du plateau des Hautes Fagnes
Site Web sur Les Hautes Fagnes
Commentaires de V.Houssonloge du 4/01/87 et 09/11/86
Cartes des amis de la Fagne
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Excursion du 19 octobre 2008
STOUMONT – Vallée de la Lienne
STOUMONT comprend, depuis 1977, cinq anciennes communes : LORCE, CHEVRON, RAHIER,
STOUMONT et LA GLEIZE, pour un ensemble de cinquante-cinq villages et hameaux.
Sa superficie est de 10.848 hectares dont 6.418 sont boisés.
Les deux extrémités du territoire sont distantes de 22 km à vol d’oiseau.
Le nombre d’habitants est à peine supérieur à 3.000.
STOUMONT, c’est avant tout la Nature avec ses vallées creusées par l’Amblève et aussi ses affluents
le Roannay et la Lienne.
Les nombreux points de vue permettent d’apprécier la beauté des lieux.
La randonnée du jour nous emmène dans la partie Ouest de la commune.
L’autocar nous dépose en face de l’usine d’embouteillage des eaux minérales BRU à LORCE (415 m
alt.), construite en 2001.
er
En fait, les sources, citées dès le 1 siècle, et exploitées de façon industrielle depuis 1903, se
trouvent à quelques km de là, en contrebas, dans un périmètre protégé de 3.865 hectares, l’eau étant
acheminée par une canalisation partant du site de l’ancienne usine de BRU-CHEVRON.
Nous descendons doucement vers le village de LORCE en empruntant d’abord un chemin forestier
puis une petite route.
Des échappées vers QUARREUX et vers CHESSION nous permettent déjà d’apprécier les paysages
qui s’offrent à nous.
Nous passons à proximité de l’église St-Georges (309 m alt.) de style roman reconstruite au 19
siècle à l’emplacement d’une ancienne tour gallo-romaine.
ème
Nous remontons alors la route qui descend vers l’Amblève tout en admirant le panorama sur la
gauche, avec STOUMONT dans le lointain, avant de nous engager dans des bois quelque peu
éclaircis.
Nous rejoignons plus bas la petite route qui mène à l’ancien site de BRU-CHEVRON et nous évoluons
vers l’Amblève sur un chemin forestier qui suit le ruisseau du Pouhon.
Arrivés au poteau indicateur (247 m alt.) près de l’ancien moulin Mignolet à LORCE, nous remontons
vers CHESSION (322 m) en court-circuitant la route qui serpente.
Tout en profitant de la vue sur STOUMONT, nous amorçons une descente à travers les prairies puis
nous empruntons un chemin, une petite route et enfin un chemin de terre qui nous fait rejoindre la
vallée de la Lienne par un parcours en sous-bois.
Nous suivons un court moment, en étant prudent, la N645 avant de prendre un chemin le long de la
Lienne, où se trouve un parcours aventures, pour arriver au pont de TARGNON (202 m) où la Lienne
se jette dans l’Amblève.
Nous y retrouvons l’autocar après un parcours de 10 km.
Nous remontons alors vers XHIERFOMONT en prenant à travers bois, le long d’une petite route puis
par un chemin essentiellement forestier.
Nous entrons dans le village pour en ressortir presque aussitôt en suivant des chemins creux, une
petite route, puis nous empruntons un chemin vers MEUVILLE, qui offre une vue bien dégagée sur
CHESSION, l’autre versant de l’Amblève, et STOUMONT derrière nous, avec le château de Froidcour.
Ce chemin, longe la crête de Rouge Thier, réputée pour être le lieu de sabbats nocturnes aux 16
ème
siècles.
17
ème
et
A l’entrée de MEUVILLE, nous bifurquons vers les bois en passant près du site Les Minières, où des
gisements de fer et de manganèse ont été exploités, avant de rejoindre l’ancien moulin de RAHIER
(235 m alt.) au km 6 de la N645, qui enjambe la Lienne, où nous retrouvons l’autocar après un
parcours de 16 km.
Nous nous dirigeons alors vers BIERLEUX-BAS par une petite route, puis BIERLEUX-HAUT par une
sapinière avant de piquer vers la ferme d’élevage du Chêne que nous laissons sur la droite pour
rejoindre CHEVRON par un chemin, qui nous fait passer dans des prairies, d’où nous pouvons jouir
du panorama sur l’autre versant de la Lienne, en direction de RAHIER.
En arrivant à CHEVRON (340 m alt.), nous faisons un crochet pour passer devant l’église Notre-Dame
ème
siècle en chêne sculpté, puis nous
de style néogothique, bâtie en 1875, et un calvaire du 16
bifurquons pour descendre vers la Lienne par une petite route et un sentier pentu avant d’arriver au
lieudit LES FORGES (256 m alt.) sur la N645 ou notre randonnée se termine après 20 km.
De là, l’autocar se rend à NEUFMOULIN, à 2 km, afin de prendre le verre de l’amitié à la brasserierestaurant « Le Relais des Pêcheurs » (086 21 22 29 / 0497 70 84 98).
Le guide du jour : Jacquy Girin (0495 67 07 75 / 0479 81 44 85)
Sources :
Brochure et plan de l’office du tourisme de Stoumont
Topo–guides GR Vallée des légendes et RB Liège
Carte IGN Harzé-Stoumont 49 7-8
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Excursion du 6 mai 2007
GRÜNEKLOSTER-LA SCHWALM-ROCHERATH.
C’est dans le cadre enchanteur des vallons de la Schwalm et de ses ruisselets que nous
allons caracoler ce dimanche. Une jolie rivière qui en dessinant ses méandres a élaboré une
vallée de toute beauté et pleine de charme.
La schwalm prend sa source au sud du Dickelt au lieu-dit Weissfeld, passe dans le
camp militaire d’Elsenborn, serpente dans les prés, contourne le Hohe Mark, passe en
Allemagne où elle prend le nom de Perlenbach, forme le Perlenbachtalsperre (barrage) et
termine son tracé dans la Rur sur le site Dreistegen à l’entrée de Montjoie..
Cette vallée renferme une grande diversité de milieux ainsi que de nombreuses espèces
animales et végétales dites « borée-montagnardes » ce qui en a justifié son classement en
réserve naturelle en 1989.
Afin de mieux faire apprécier ces merveilles, notre guide a inversé son parcours :
nous démarrerons à proximité de Rocherath.
Rocherath est le village le plus haut perché de Belgique (650 m d’altitude) Pour mémoire,
le signal de Botrange point culminant de notre pays domine est à ± 700 m d’alt.
Son nom peut se traduire par (saint) Roch- Sart, la terminaison " rath " vient de" roden "
(essarter) de même qu’il y a Saint- Jean- Sart en pays de Herve. Les Wallons l’appellent
« Rouhart »
Le car déposera ses excursionnistes au km.16, 5 de la route menant de Rocherath à
Walhersheid. Ce repère a une histoire pour fania : en effet, en 1996, notre ami Victor
Houssonloge pilotait une marche pour le club dans ce coin de Belgique. Il avait prévu que le car
reprendrait les " moyens" à la borne km 11 de cette même route, les longs devant les retrouver
à Rocherath. Malheureusement, le fameux km 11 de sa carte ( datant de quand ??) était
devenu le km 16,5 sur les cartes plus récentes. Les "moyens" se sont ainsi également farci la
longue sous la bise froide et désagréable, encouragé par Maurice Alexandre évoquant la
bataille de Stalingrad et comparant les petits monticules neigeux aux corps sans vie des
soldats.
Mais laissons là l’anecdote et les souvenirs pour entamer notre balade :
C’est donc de ce point mémorable que les faniatiques partirons par une petite route
forestière pour rejoindre la Schwalm naissante à 500 m à peine de sa source. Les marcheurs
la suivront pendant un bon petit km pour la traverser et la quitter momentanément.
En effet, elle file plein ouest pour pénétrer dans le camp d’Elsenborn et y recevoir
quelques affluents provenant des fanges de ce terrain militaire.
Cette zone est dangereuse les jours où il y a des exercices militaires en cours ( pas de
panique : en semaine uniquement) L’accès en est interdit, les jours et heures indiqués sur des
panneaux placés aux principaux accès. Le danger éventuel résulte surtout de la chute de
schnappels ou même de munitions non explosées.
Le camp a été crée en 1894 par les Prussiens et devenu propriété de l’armée Belge en 1918.
Les vallons le jouxtant ont été classés afin d’éviter l’extension de ce domaine.
Passant par une petite crête, les promeneurs se retrouveront dans la vallée du
Krockesbach dont le nom évoque les krokus (crocus) faisant allusion aux narcisses qui
foisonnent beaucoup dans ces herbages au printemps.
Au bout de 3 km le long de ce ruisseau, ils pourront saluer la Mathiaskreuz ou
Moenchenkreuz ( croix des moines) C’est sur le chemin suivit par les pèlerins se rendant
chaque année sur le tombeau de St. Mathias à Trèves que cette croix de pierre fût érigé en
l’honneur de la confrérie St. Mathias à Erkeleers.
A présent, le Krochesbach rattrape la Schwalm qui vient de s’enfuir du camp….
Un sentier dans la prairie humide de ce confluent amène au pied d’une falaise rocheuse
« le rocher de Bieley » sur lequel trône le Galgenberg (gibet) Ce rocher évoque son cousin le
Bilisse sur la Statte mais la nature et l’age de la roche son différents. L’origine du nom est
contestée : celtique ou francique ?
Un brin d’escalade sur le côté du rocher permettra d’avoir une vue panoramique sur ce
magnifique endroit. Si tout va bien nous pourrons y casser la croûte.
Ensuite, par une incursion en Allemagne en passant par les hauteurs, les randonneurs
rejoindront un autre affluent de la rivière : le Fuhrstbachtal pour le descendre jusqu’au
« Höfenermühle »où le car reprendra les premiers fatigués qui auront 13,5 km dans les
gambettes.
Cet ancien moulin fut construit en 1805, transformé en hôtel en 1900 détruit pendant la
guerre et rebâti pour en faire l’auberge actuelle.
A cet endroit le Furhtstbach se jette dans le Perlenbach ( nous sommes en
Allemagne !)Nom provenant des mulettes perlières (petites moules) que l’on pêchait au 17e
siècle. La pêche était organisée en monopole d’état de l’époque (duché de Juliers) et les
braconniers punis risquaient même la peine de mort ! Afin que nul ne l’ignore, des potences
furent placées le long de la rivière et notamment au Galgendam « digue de la potence » que
l’on a pu voir du rocher de Bieley.
Le guide emmènera le restant de la troupe remonter le Perlenbach pendant 2,5 km, pour
arriver au pied d’une petite route montant vers le lieu dit « Auf den Heister » à l’extrémité SE
de Kalterherberg. Ici passait la « voie du fer » (16e -18e siècles) qui traversait la rivière à gué et
permettait le transport du fer de Schleiden à Liège.
Le toponyme de Heistert vient de hêtre, vieux nom allemand de cet arbre.
Une petite grimpette et enfin le car sera en vue soulageant les comblés par 17,5 km
explorés.
Enfin, pour les courageux qui veulent se confirmer une bonne forme, l’itinéraire propose
de remonter sur le plateau boisé culminant à 590 m appelé « Am Krummen Ast »signifiant
branche tordue : à l’origine, il s’agissait d’un historique « apfelbaümchen »( pommier sauvage
ou såvadje mèlêye ) arbre peu commun et très vivace qui était un repère de démarcation entre
les aisances d’Elsenborn et de Kalterherberg puis entre les duchés de Juliers et de
Luxembourg à la borne frontière 636.
De ce lieu ils auront face à eux le dôme célèbre de Hohe Mark ( signifiant haute limite) et
sa magnifique hêtraie. Pour des raisons de grand intérêt paysagé, historique et écologique, ce
site a été classé le 16 octobre 1975 ; bien que faisant partie du domaine militaire.
Il restera, pour ces téméraires, à traverser la forêt « Die Gemeinde » pour aboutir sur la
route de Kalterherberg à Elsenborn non loin du « Thomasbrüke » Ils auront ainsi sillonné
pendant 22 km..
Le verre de l’amitié sera pris à Jalhay au » café de la place » 087 / 64 70 80
Le guide du jour est : Philippe Dassargues
relayé pour la longue par Désiré Lovinfosse.
Bibliographie :
Guide du plateau des Hautes Fagnes édition l’octogone.
Guide Cosyn ‘Est de la Belgique » de 1968.
Supplément du journal Vers l’Avenir du 11 janvier 1994.
Commentaire de Victor Houssonloge du 24 novembre 1996.
Carte IG N 50/3-4.
Les détails de la balade ont été fournis par le guide.
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Excursion du 9 septembre 2007
HOLLOGNE- ROY- LIGNIERES- HODISTER- MARCOURT- VECPRÉ.
Septembre, synonyme pour beaucoup de "rentrée"
Mais pour Fania ( qui n’a pas pris de v acances..) c’est le moment de r enouer avec
ses habitudes : les commentaires et les promenades en car !
Celui-ci pr endra l a direction de l a P rovince du Lux embourg, e ntre M arche en
Famenne et La Roche, à limite de l’Ardennes.
C’est sur les hauteurs de Marche, à HOLLOGNE que le groupe mettra pied à terre,
précisément en bordure de l a H edrée au lieu di t " Moulin d e l a R ochette "( alt.275 m )
meunerie dont il ne r este aucun vestige tandis que dans le village, des fouilles ont mis à
jour les fondations d’une villa romaine !
A travers bois, un s entier nous emmènera a u sommet de l a colline (alt.405m) d’où
l’on peut découvrir le village de ROY que nous rejoindrons au bout de 4 km. Le car y sera
avec le ravitaillement….
Roy es t s itué pl ein s ud en bor dure d e l a c ommune de Marche, c onstitué
principalement de maisons et fermes en pierres bleues dont une datée par fers d’ancrage
de 1748.
Mais continuons un peu avant de nous restaurer et fêter les anniversaires du jour !
Au bout de 7, 7 km nous atteignons LIGNIERES où l e car sera à nouv eau présent
pour délester ceux qui le désirent.
Lignières, village de type ardennais se situe plus à l’est de la commune de Marche,
on y t rouve un anc ien c hâteau ferme e nglobant un d onjon médiéval en g rès s chisteux (
propriété privée)
Les valeureux marcheurs ayant repris des forces pourront alors s’attaquer à la partie
la plus ardue( pour les " courts") de la journée : descendre vers le ruisseau de Magni, le
traverser, remonter la petite côte du bois de la Hedrée, redescendre, traverser la N.888 et
l’Eau derrière le bois (alt.335 m) et atteindre en 3 km les 420 m.du sommet où ils pourront
jouir d’une belle vue sur HODISTER.
Ce ha meau es t c lassé p armi l es 80 pl us b eaux villages de B elgique, c omposé de
nombreuses vieilles maisons à colombages ou en pierres du pays : le grès.
A l’entrée du village, les compagnons quelque peu fatigués pourront grimper dans le
car……avec 12,3 km dans les guibolles.
C’est par un sentier plat( ça existe!!!) que le guide conduira les randonneurs vers la
chapelle et l’ermitage St.Thibault à proximité d’une table d’orientation dominant l a vallée
de l’Ourthe.
Ce l ieu de pèl erinage f ut ét ablit à l ’emplacement d’ une t our d’ angle de l ’ancien
manoir des Comtes de Montaigu( nom désignant la montagne située sur la rive gauche de
l’Ourthe face à M arcourt). Du fait de sa situation s tratégique, le terrain est occupé dès le
XI ème siècle par les comtes de " Mont Aigu".
Au XV ème siècle, l e c hâteau es t dé truit m ais l’endroit ne f ut pas aba ndonné : un
important c ulte à S aint T hibaut, a q ui ét ait dédiée l a c hapelle d e l ’antique f orteresse, s e
développe r apidement, ac cru d’ un miracle e n 160 0. Les pèlerins s’y pr essant de pl us e n
plus no mbreux, l e c uré de M arcourt(L’Abbé J amotte) ent reprend l a c onstruction de l a
chapelle q ui es t ac hevée en 16 39, m ais a ussi de l ’ermitage en 164 5. L es er mites s ’y
succèderont jusqu’en 1968.
Sur ce promontoire, s’élèvent 2 remarquables tilleuls à grandes feuilles datant de la
construction de ces bâtiments. Ces arbres prestigieux de plus de 3 siècles et demi dont la
circonférence est de 3m60 et 3m90 atteignent plus de 25 m de hauteur.
Les " courts" n’ auront pl us q u’à s e l aisser des cendre p our r ejoindre l e c ar à
MARCOURT après 15,8 km de découvertes.
Cette petite bourgade date de l’époque romaine( mercurium, enceinte consacrée au
dieu Mercure) En 1837 on y a découvert les vestiges d’un cimetière romain.
C’est en 17 62 que Théroigne de M éricourt y vit le jour. (de son vrai nom Anne-Joséphine
Terwagne ) Celle-ci surnommée "l’Amazone Rouge" mena une vie aventureuse puis joua
un rôle assez important pendant les journées révolutionnaires de 1789.
La maison natale de cette héroïne se trouvait devant l’église et suscitait la curiosité
des pèlerins venant à St.Thibault. Scandalisé par cette sorte de dévotion dont faisait l’objet
cette demeure, l’abbé Houba curé de l’entité la fit démolir en 1873.
Marcourt et ses hameaux, centre de la résistance durant la dernière guerre, furent
incendiés lors de la libération en septembre 1944.
Il r estera 4 k m p our l es pl us t éméraires q ui r emonteront l e s entier s ur q uelques
mètres a fin de s e promener à flanc d e c olline po ur e nsuite d évaler une pente r aide
jusqu’au f ond d e l a v allée ens uite r emonter v ers Warisy, t raverser l e village et enf in
rejoindre le camping " Le Pouhou" à VECPRÉ, terme de la randonnée.
Pouhou est le nom wallon, de grand-duc ( hibou).Les comtes de La Roche l’avaient
choisi pour en faire le cimier de leurs armes, casques, blasons…
C’est en passant par l a "cawe di vatche" ou "queue de vache"( ce nom venant de
la dé formation d u l atin, q uodare : fin du di verticule d’ une v oie r omaine) q ue t ous l es
faniatiques seront conduits au" Floréal" à La R oche pour y prendre le verre de l ’amitié.
(tel. 084 21 94 11 )
Le guide du jour : Jean-Marie Perot
Bibliographie :
Province de Luxembourg 2005( féd. Touristique de Luxembourg Belge)
Luxembourg Belge ( féd. touristique du Luxembourg Belge)
Site Web de la maison du tourisme du Pays de Marche&Nassogne
Cœur de l’Ardenne
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Excursion du 3 septembre 2006
Autour de Villers-La-Ville.
Un peu d’histoire : la naissance du Brabant Wallon :
La pr emière m oitié du 2 0e siècle v oit une dés industrialisation pr ogressive. D e nom breuses
entreprises disparaissent, d’autres, comme les Forges de Clabecq, sont en situation difficile.
A par tir des années 60, l e B rabant se pol arise autour de B ruxelles : de nom breux c itadins
émigrent à l a c ampagne, t out en c onservant l eurs oc cupations p rofessionnelles dans l a
capitale. L’implantation de l’université catholique à Louvain-la-Neuve et de parcs industriels à
Wavre contribuent au développement du secteur tertiaire dans le centre.
A partir de 1970, les réformes successives de l ’Etat vers le fédéralisme rendent la situation
de l a pr ovince du Brabant uni taire de pl us en p lus anac hronique : s on t erritoire es t r éparti
trois régions crées en 1970 (wallonne, flamande et bruxelloise) et relève des deux
principales c ommunautés ( française e t flamande). Le s ac cords d e l a S aint-Michel
(septembre 1992) donnent une réponse à la question de la scission du Brabant : il sera
divisé en deu x nouvelles provinces, Brabant wallon et Brabant flamand, Bruxelles restant à
part. La m ise en œuvre de l a scission est opérée par un ac cord de coopération signé le 30
mai 1993 entre l’Etat fédéral, les trois régions et les communautés française et flamande. La
naissance officielle de Brabant wallon est consacrée le 1er janvier 1995.
Place à la Balade.
Le g uide nous a c oncocté un c ircuit déc ouverte de Villers-La-Ville et ses env irons. ( E n
wallon, à l’abi d’vilé. Du latin, villare : écart de la villa, puis village)
C’est à 30km au sud de Bruxelles, au creux d’une vallée bordée de bois et de prairies,
noyées dans un écrin de verdure, que les ruines de l’abbaye cistercienne Notre Dame de
Villers apparaissent m ajestueusement. I l s ’agit d’ un des pl us beaux s ites ar chitecturaux
d’Europe, classé patrimoine exceptionnel de Wallonie.
Fondée au 12e siècle sous l’impulsion de Saint Bernard, l’abbaye est érigée sur la Thyle à
l’emplacement d’un massif schisteux. Celle-ci fut progressivement construite par des moines
cisterciens venus de Clairvaux sur le modèle d e la maison mère de Cîteaux. Ces ruines
imposantes v alent abs olument l e dét our ne fût-ce q ue pour l ’église de 9 1 m . de l ong et l a
brasserie du XIIIe siècles.
Chaque année, ce site sert de décors à une manifestation théâtrale de prestige.
La randonnée :
Le point de départ de la promenade est situé à l’extrémité nord du village de Villers-la-Ville à
proximité du site des ruines de l’abbaye.
De l à, une légère m ontée, pas sant s ous l e c hemin de f er et une por te de l ’abbaye, nous
mènera à la Chapelle Notre Dame des Affligés qui fait l’objet de pèlerinage dans la région :
la V ierge y est invoquée par des personnes qui souffrent des jambes ainsi que pour les
enfants éprouvant des difficultés à faire leurs premiers pas.
Après une montée dans le bois de l’Ermitage, nous redescendrons dans la vallée de la Thyle
pour atteindre le moulin de Chevelipont, très bien restauré et transformé en « loft » pour une
clientèle plus qu ‘aisée!
Traversant la route, nous monterons sur le versant ouest de la vallée pour redescendre dans
le vallon d’un affluent de le Thyle q ui s’appelle le Ri d ’Hé, à pr oximité de T angissart. Nous
remonterons ce ruisseau encaissé dans une vallée assez étroite et fort arborée. Ce parcours
nous amènera au hameau de Fosty toujours niché dans ce vallon qui s’élargit nettement.
On coupera la route de Baisy-Thy à Villers-la-Ville. C’est à c et endroit que ceux q ui veulent
écourter la balade, peuvent rejoindre Villers-la-Ville par un par cours balisé de 3 km. Au total
cela leur ferait une balade de 8 km.
La t roupe c ontinuera v ers l ’amont du r uisseau l e l ong du bois des B érines. No us le
traverserons enfin pour atteindre les abords de Sart-Dame-Avelines. Nous reviendrons vers
Villers par le plateau et le « passage aux clous ». Les ouvriers agricoles venaient se reposer
à cet endroit et y prendre leur repas. Pour accrocher leurs musettes, ils piquaient des clous
dans l es t roncs d’ arbres. D e l à l ’expression ut ilisée pour dés igner l e m oment de c asser l a
croûte : passer aux clous !
Nous poursuivrons sur le plateau jusqu’aux 4 Chênes. Cet endroit élevé (142 m .) offre une
large vue sur l’environnement dans lequel les moines décidèrent de bâtir leur abbaye.
Partout ce ne sont que des étendues boisées. Deuxième possibilité, pour les marcheurs qui
le souhaitent, de raccourcir vers Villers( + 2 km) ce qui fera donc une balade de 11,5 km.
Le restant de la troupe, toujours sur le plateau, obliquera vers le sud-est pour redescendre
dans la vallée de l a Thyle, cette fois en a mont de Villers, pour traverser cette petite rivière.
Nous remonterons ensuite sur l’autre versant de la vallée, où nous verrons un vieux château
fortifié »le Châtelet », bien campé sur un éperon dominant le confluent d’un petit vallon et la
vallée principale.
Nous pour suivrons l a m ontée v ers l e ham eau de Rigenée pour r edescendre s ur V illers à
travers champs et passer près d’une vieille ferme.
En t raversant l e v illage, nous pou rrons v oir l ’église par tiellement r omane, don t le trésor
artistique es t c onstitué essentiellement pa r 2 retables finement s culptés dat és de 1470 et
1538, l’un représentant la nativité et l’autre la vie de la Vierge.
Puis, par des v ieux c hemins nous r eviendrons au par king où l es f aniatiques aur ont al ors
parcouru 16,5 km.
Le verre de l’amitié se prendra à la Taverne du Moulin à Villers. Tél : 071 876865
Le guide du jour : Philippes Dassargues.
Bon dimanche et
découverte fania
bonne
Bibliographie : Site Web sur Villers-la-Ville et du Brabant wallon.
Supplément de Vers l’Avenir du 8/8/1995.
Commentaires personnels du guide.
Carte IGN 39 7/8
CD-ROM Lannoo Tourisme-2000,ed.lannoo,Tielt
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Excursion du 4 février 2007
Crête de Focroule (Rouvreux)- Hé des Gattes- Florzé- MartinriveCroix de SeptrouxAywaille.
La balade du jour nous fera cheminer de part et d’autre de l’Amblève, à la limite du Condroz et
de l’Ardenne condruzienne.
Pays de c arrières et de châteaux, le val d’Amblève a servit de décors à de nombreux contes
et légendes.
C’est à l a pointe ouest de R ouvreux que les randonneurs endosseront leur sac, pour monter
entre l es pr airies j usqu’à l a c roix du F rèsé et s uivre l a c rête de F ocroule(300m.) L à, de
magnifiques paysages s’ouvriront à eux : au nord vers la dépression de Sprimont(200m) et au
sud vers la vallée de l’Amblève(110m.)
Arrivé au l ieu dit “Sur le T ige” ( l’appellation sur le tige désigne généralement un chemin qui
parcourt des s ommets) l e g roupe t raversera prudemment la N .30, pour s e r endre a ux “3
Hêtres” et em prunter l e “ sentier des l apins” en l isière du boi s de Warnaumont, j usqu’à
atteindre le sommet de la côte de la Redoute. Raidillon bien connu des coureurs cyclistes de
Liège- Bastogne- Liège.
Ces l ieux virent aus si s e dér ouler l a“ bat aille de S primont” ou “ d e l a H eid d es G attes” q ui
opposa, l e 18 s eptembre 1 794, l es F rançais et l es A utrichiens. C es c ombats entraînèrent l a
destruction d’Aywaille. Les Français pas sèrent l’Amblève et escaladèrent la falaise avec une
telle rapidité que les Autrichiens établis sur la hauteur, désemparés, furent repoussés; ce qui
mit fin à la domination de V ienne sur les provinces belges. Un monument commémore cette
bataille et la victoire française.
La troupe dévalera en partie les flans de l a Hé des Gattes afin d’y contempler, au b elvédère
W.Fostier à Falise, l’imposant panorama vers l’Amblève à Sougné-Remouchamps.
Ensuite, elle remontera “sur le Hé” pour longer en contre-haut la Heid des Gattes.
Il y a r éellement des chèvres à l ’état semi-sauvage qui déambulent sur les parois rocheuses.
(On peut les admirer lorsque l’on se promène de l ’autre côté de la vallée sur les hauteurs de
Dieupart près du hameau de Hénumont)
La heid des Gattes est un s ite prestigieux pour les naturalistes : cette muraille calcaire haute
de plus de 80m. porte une flore extraordinaire et abritait jadis la nidification du faucon pèlerin.
Après la visite du Belvédère ouest dit de la corniche, nous descendrons dans la dépression du
Rau du fond de Sol Hé et passerons à côté du chantoir du Trou du Chien.
Chantoir est l a f rancisation d u wallon “ tchantwère” de l a m ême or igine q ue l e m ot f rançais
chanter terme évoquant la chanson du r uisseau. Cette expression désigne un entonnoir dans
certaines régions calcaires où se perd l’eau d’un ruisseau qui ressurgit plus loin.
A travers bois et prairies, un c hemin bucolique mènera tout son petit monde à l ’église et au
château de Florzé.
Une tradition fort ancienne prétend que, Jules César arrivant dans nos contrées vers l’an 57
av. J.C. aurait été frappé par la grande abondance de fleurs émaillant nos prés et nos forêts,
qu’il aurait donné à cet endroit le nom de “Florzee” ( mer de fleurs).
Au 11e siècle, son nom figure déjà sur une chartre de l’Empereur Lothaire.
Le château de F lorzé faisait partie de l a seigneurie de S primont et remonte au-delà du 13 ème
siècle. Il fut détruit lors de la bataille de Sprimont en 1794.
Durant la guerre 40-45, lors de la l’avance Von Rundstedt, le Général Eisenhower y séjourna
quelques heures.
A ce jour, le château est utilisé pour des banquets, des séminaires….
C’est ici que 10,5 km auront été parcourus et ceux qui le désirent pourront s’arrêter.
Les aut res c ompagnons dév aleront l e v ersant N ord de l a c olline j usqu’au c hâteau i nterdit
appelé aussi le château d’Emblève ( avec un E ) puis franchirons une barrière pour grimper en
pente raide vers les ruines du château d’ Amblève. Ce sont les vestiges du c hâteau des “ 4
Fils Aymon”( enfants naturels de Monique d’Angleur ???) datant de l’époque de Charlemagne.
Au M oyen ag e l e manoir s ‘appelait N eufchâtel e t fut d étruit au X Vème siècle l ors
d’affrontements et achevé par les manants des environs.
C’est da ns c e c adre que M arcellin L agarde s itue u ne de s es l égendes : l a v engeance d e
Blanche de Monfort assistée par le mystérieux justicier du Burdinal.
Après avoir admiré le site, à l ’aise mais avec la prudence des sioux( pierres branlantes), les
marcheurs r epartiront par l e s entier q ui descend vers M artinrive pour t raverser l a r ivière. U n
autre hameau Raborive se trouve un peu en amont.
M artinrive et Raborive
rappellent di t-on l e c ombat l ivré par C harles M artel ( d’où l e n om d e M artinrive) c hef des
Austriens avec le Frison Rabod ( d’où le nom de Raborive) allié des Neustriens. Ici aussi, une
légende r aconte q ue les s oldats d e C harles M artel ar rivèrent, à l ’insu d e l eurs ennemis,
couvert de br anchages, et l es t roupes de Rabod c royant à une f orêt m ouvante e n furent
terrifiées.
C’est dans ce village que le car reprendra ceux qui ayant 14,5 km dans les guiboles en auront
assez fait
Les plus courageux remonterons vers Chambralles. On y raconte, qu’autrefois, i l y jaillissait
une s ource “ l i pus s’hayârd” bor dée d e t illeuls pl antés autour d’ une c roix don t l ’eau av ait l a
réputation de guérir les maladies des yeux. Ils continueront par un chemin en corniche offrant
de bel les v ues ( V andenstock ou a utres !!!) s ur l a m erveilleuse v allée de l ’Amblève. C ’est à
travers l es f ourrés, en l ongeant l e R au de Fond d e Lo nguègne que l e g uide l es c onduira
jusqu’aux abords du village d’Awan où le car sera à nouveau présent (17 km)
Il r estera al ors 3 ,5 k m g énéralement e n des cente ( ouf !!!) av ant d’ atteindre Aywaille en
passant par la croix de Septroux
( impressionnant pic rocheux dominant toute la vallée) et
par le superbe bois de Bougneuse Hé arrosé par le Rau de Parfondevau.
Aywaille ét ait
probablement s ituée s ur l e pas sage d’ une c haussée anté-romaine q ui y
traversait l’Amblève.
L’abbaye Bénédictine de Cluny y créa en 1088 son premier prieuré.
Un des pr ieurs d’ Aywaille : T hibaut V isconti di t T hibaut de P laisance dev iendra en 1 271 l e
pape Grégoire X qui régna jusqu’en 1276.
Les A qualiens verront al ors ar river l es i ntrépides q ui p ourront ajouter près d e 21 km à l eur
palmarès.
Le verre de l ’amitié se prendra au café « Les Terrasses de l ’Amblève » face aux grottes de
Remouchamps 04/3846212 ou 0476/706503
Le guide du jour est Désiré Lovinfosse.
Bibliographie : Guide Cosyn : Est de la Belgique.
Site web Ourthe Amblève
René Henry: Hier en Ourthe- Amblève.
Commentaires sur la balade fournis par le guide.
Commentaires de Victor Houssonloge.
Histoire du ban et de la commune de Sprimont. Paul Baar.
Wiktionary.
FANIA
Siège social : rue de lantin, 156
4000
Rocourt
Excursion du 7
janvier 2007
.
Hamoir- Sy- MyFerrières- La Picherotte.
L’année nouvelle est là !
Finies les fêtes mais… pas la fête des rois….
Fini le règne de la Reine Cécile et du Roi Bernard qui vont devoir déposer leur
couronne.
Car c’est au terme de cette journée que la fève désignera les nouveaux élus.
Mais auparavant, une promenade par crêtes et vallées, avec de splendides
paysages nous attend.
La balade du jour va débuter à Hamoir, petite ville située au confluent de l’Ourthe et
du Néblon.
La première mention de Hamoir (Hamor) est faite dans des textes de 895 actants la
cession de terres du Condroz à l’Abbaye de Stavelot.
Deux hypothèses existent quant à l’origine du nom : Hamoir dérivé de Hamer, marteau,
appelant ainsi la présence de
l’industrie du fer et des forges dans la région ou Hamoir du collectif Ham, coin de terre
à l’intérieur d’un méandre. ( hypothèse la plus vraisemblable)
Au 18 ème siècle, on y a exploité le minerai de fer qui était transporté par voie fluviale
par les bateliers sur l’Ourthe.
On y a aussi fabriqué du vin dans une grotte au bord de l’Ourthe, qui prit tout
naturellement le nom de « grotte du vignoble »
Notre groupe quittera cette villette en empruntant une petite route qui conduit au
château de Lassus dont le donjon date du 14 ème siècle.
Un peu plus loin, le guide prendra à travers prés jusqu’à un sentier qui, par le petit bois
des Carrières, rejoint le bord de l’Ourthe. C’est en remontant celle-ci que nous
arriverons à Sy : petit village bien connu des alpinistes et des pêcheurs, que nous
traverserons pour arriver à une chapelle.
Derrière cette chapelle se trouve la grotte N.D. de Lourdes et un peu plus loin le
monument dédié au peintre paysagiste Richard Heintz surnommé le « Maître de Sy »
De là, les courageux marcheurs grimperont sans faiblir un sentier en lacets qui devient
le chemin des crêtes avec quelques promontoires offrant de belles vues sur la vallée,
sur Palogne et Logne dont les ruines du château subsistent sur un éperon rocheux
entre l’Ourthe et la Lembrée.
La promenade bifurque vers la gauche, franchit la route de Sy à Vieuxville, pour
emprunter un chemin qui guidera nos pas vers My. Tout en marchant, ne manquons
pas de profiter des magnifiques vues sur les environs.
My est un village remarquable par ses bâtiments en calcaire, ses 2 grosses fermes,
son château et la maison Gillard qui nous rappelle les demeures des anciens seigneurs.
Suite à ses différentes graphies : Medis, Miets, Mieus, Mieux, Miel, Mielx et My, ce
toponyme signifierait « au milieu » Dès l’an 873, My est citée parmi les possessions de
l’abbaye de Stavelot. Elle devint une seigneurie très puissante qui se détacha de
Stavelot pour glisser vers le Duché du Luxembourg, c’est à dire terre de Durbuy, mais
tout en gardant les usages et coutumes de Stavelot.
Quittant ce joli village la troupe descendra vers la ferme de la Lembrée : dès 1380, le
moulin de la Lembrée abritait une usine d’affinage et de transformation du minerai de
fer. Désaffectée en 1485 elle fut remplacée, en 1537, par un moulin à farine qui depuis
la guerre 40-45 ne sert plus que d’exploitation agricole; les bâtiments furent rénovés et
agrandis il y a une quarantaine d’années.
A cet endroit, le guide, selon l’inspiration du moment, choisira son itinéraire pour
rejoindre Ferrières : soit en suivant la Lembrée, soit en remontant directement par le
bois.
La première graphie de Ferrières : Ferraria date de l’époque romaine et désigne le lieu
où l’on travaille le fer. La graphie actuelle date de la révolution de 1789. De tout temps
et jusqu’en 1870, on y a extrait le minerai de fer ; il ne reste pas de vestiges de cette
industrie mais les témoins abondent sous forme de croix en fonte ou en fer forgé.
C’est dans cette petite localité que le car attendra les « moins résistants ou les plus
sages »qui auront déjà 12 km dans les mollets.
Les insatiables auront encore 5 km de montées et descentes diverses entre la petite
vallée de la Hé Chaude qui mène au Trou de Ferrières ( «au trou » comme disent les
gens du lieu) et la route de crête qui conduit à Burnontige. Ils aboutiront alors à la
chapelle Sainte Barbe : élevée croit-on par un nommé Gilson de Burnontige, qui égaré
dans la nuit, fit le vœu de construire une chapelle s’il retrouvait son chemin. A
l’intérieur : une étrange œuvre populaire représentant une tour avec le profil de Ste
Barbe à la fenêtre.
Près de la chapelle croissent 2 splendides hêtres et 2 tilleuls. Très souvent, les arbres
accompagnent les croix ou les chapelles, c’est une survivance d’un lointain passé. Nos
ancêtres(les Gaulois) vénéraient les arbres car ceux-ci représentaient les divinités. Au
début de la christianisation, chapelles et croix marquèrent les lieux de dévotions
consacrés aux arbres plutôt qu’au Dieu que ces édifices représentaient.
Tout à côté, est élevé le monument aux Morts de la Résistance : celle-ci était très
active dans la région, lors de la dernière guerre, grâce au refuge que représentaient les
massifs boisés de l’Ardenne.
De la chapelle, les faniatiques redescendront sur le barbecue de la Picherotte où les
attendent leurs compagnons et surtout le vin chaud et les brioches de la fête des rois.
BONNE BALADE
ET
JOYEUSE FETE DES
ROIS
Le guide du jour est : André Huart.
Bibliographie : Guide du sentier pédestre Ourthe- Neblon édité par le groupement
régional.
Commentaires de Victor Houssonloge du 4 mai 1986.
Les détails de la balade ont été fournis par le guide.
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Excursion du 1er avril 2007
GRUPONT- MIRWART- PONT DE SMUID- POIX SAINT HUBERT
Le 1 er avril es t l e j our des c anulars, d es farces et des bl agues. M ais d’ où v ient l a t radition
d’accrocher des poissons dans le dos des gens en criant »poisson d’avril » ?
La légende raconte que, en France, jusqu’en1564 l’année aurait commencé le 1 er avril, mais
le R oi C harles I X déc ida q ue l ’année d ébuterait dés ormais l e 1er j anvier. P lusieurs s ujets s e
rebellèrent et c ontinuèrent à c élébrer l e 1 er avril. P our s e p ayer g entiment l eur t ête, l eurs
congénères profitèrent de l’occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours
pendables.
Mais il existent d’autres explications à la fête du poisson d’avril : ou bien on voulait marquer la
sortie du signe zodiacal des Poissons, ou bien on voulait prolonger le période de carême (où il
n’était permis de ne manger que du poisson) ou bien on voulait confondre le benêt en lui offrant
un poisson à un e époque de l ’année où l a pêche était interdite ou encore, le 1 er avril tombant
12 jours après l’équinoxe de printemps, cette fête trouverait ses origines dans l’antiquité : u ne
journée était c onsacrée au di eu du r ire c hez l es grecs, c ette t radition a ét é r eprise p ar l es
romains avec la déesse Aphrodite.
Un peu de sérieux et passons à la randonnée :
C’est un c oin de l a province du Lux embourg que l e g uide no us pr opose de découvrir c e
dimanche.
La Lhomme ou Lomme sera e n q uelque s orte no tre fils c onducteur pour ex plorer un e r égion
riche en vestiges démontrant une intense activité industrielle ainsi qu’en témoigne le bien connu
musée du fer au Fourneau St Michel.
La Lhomme prend s a s ource à e nviron 5 km a u s ud o uest de Saint H ubert et après av oir
traversé prairies et forêts pendant 40 km se jette dans la Lesse près de Lessive.
L’autocar amènera tout son monde à Grupont, point de départ de la balade.
Grupont est un pe tit v illage de l a c ommune de T ellin s itué s ur l a N . 803 r eliant R ochefort à
Saint-Hubert. Il est traversé par la Lhomme qui reçoit le Linçon (ou l’Hinson) dans le village.
Au centre du village, se trouve une maison à colombages et encorbellements appelée « Maison
Espagnole »dont une pierre extérieure porte le millésime 1590. Elle servit longtemps d’auberge
où siégeait l’importante cour de j ustice ; vers 1855, elle passa aux mains de Clément Herman,
meunier et dont les descendants y résident toujours.
C’est à proximité d e c ette bel le bâ tisse, aujourd’hui monument c lassé, l e l ong d e l a r ivière
que les faniatiques entameront leur randonnée par une longue côte de 2,5 km qui les mènera
de 250 m d’altitude à 365 m
Après l ’effort, un pe u de r epos pour per mettre aux g rimpeurs de reprendre l eur s ouffle e t
d’admirer l es c ollines environnantes pour ensuite r edescendre afin d e traverser l ’hinson à
gué ; en c ette saison, les eaux sont hautes, il nous est donc conseillé de s e déchausser et de
relever l e bas d e no tre pa ntalon a fin d e p asser s ur l ’autre r ive. L e g uide q ui a ura pr évu de s
serviettes nous es suiera l es pi eds. A près c e br ef i ntermède no us r ejoindrons l e s ommet de
l’autre versant de la vallée à 360 m.d’alt.
Là, près d’une chapelle dédiée à Notre Dame de Walcourt (construite en 1881) se trouvera le
car avec nos pique-niques et surtout les bouteilles pour l’apéro !!!
Ne nous a ttardons p as ! c ar i l nous faudra enc ore g rimper j usqu’au c ol de l a « Blanche
virée »( alt.427 m) où nous pique-niquerons.
Ensuite, r epus, r assasiés et dés altérés, l es randonneurs r ejoindront Mirwart où 8, 5 k m ( et
quels km !) auront été parcourus et ceux qui le désirent pourront arrêter et remonter dans le car.
Mirwart est un c harmant village accueillant, composé de j olies maisons anciennes en pi erres
calcaires, en moellons de g rès ou e n br iques av ec pa ns de c olombage. I l es t dominé par
l’église St.Roch bâtie en 1869 dans un style néogothique.
Un v aste dom aine p rovincial de 1350 h a s ’étend s ur s on t erritoire c omprenant un e
pisciculture qui doit la qualité de ses eaux aux ruisseaux forestiers qui l’alimentent, et la réserve
naturelle du" Pré des Forges" ( 23 ha) près des bâtiments de l’ancien moulin à eau.
Ce village f ut a ussi l e c entre d’ une i mportante ac tivité i ndustrielle dont témoignent l es
vestiges du Haut Fourneau de Marsolle( village disparu)
Le c hâteau q ui s urplombe c ette c ité es t une c onstruction dont l ’origine r emonte à un e
forteresse bâtie au début du XI me siècle, démantelé et reconstruit à maintes reprises, il prit peu
à peu l’allure du château de plaisance qu’on lui connaît aujourd’hui.
Les habitants de cette petite bourgade sont surnommés les « Tiesses di Tchfôs » (les t êtes
de c hevaux) par r éférence à l a l égende d e M arie de G obaille : O n r aconte q ue, c onsidérée
comme sorcière, el le devait êt re br ûlée, aussi s e t ransforma-t-elle en c heval m ais fût r attrapé
par les gens d’Arville et de Mirwart qui ramenèrent sa tête en triomphe au village.
C’est à travers boi s que l e r este de l a t roupe c ontinuera pour de no uveau s e f arcir un e
nouvelle c ôte p our a tteindre l e r ocher de « Marie de Gobaille » Et e nsuite s e diriger v ers l e
Pont de Smuid distant d e 2,5 k m ; tout en l ongeant l a Lhomme et l a l igne d e c hemin de f er
«Jemelle-Libramont » En parallèle à l a rivière a ét é creusé le canal S te Adeline sur lequel se
trouvent 3 petites centrales hydroélectriques.
Ici, s e terminera l a b alade, a près de 16 k m q uelquefois é prouvants, po ur c eux dont l es
mollets demanderont grâce !
Le car les emmènera un pe u plus loin à Poix St.Hubert où les plus téméraires, pas encore
épuisés par toutes ces longues côtes les y rejoindront après environ 2,5 km parcourus pédibus.
C’est à Poix S t.Hubert que la Lhomme reçoit le Poix. Tout ce réseau hydraulique de la région
a permis le fonctionnement de diverses centrales hydroélectriques et notamment celle du Val
de Poix qui utilise la force motrice du cours d’eau depuis plus de 2 siècles, pour procurer de
l’électricité dans la région.
Le v erre de l ’amitié s e pr endra à l a br asserie »La G rignote »18,rue des A rdennes tel :
061/611329
Le guide du jour
est Jean-Marie Perot.
Bibliographie :
52 promenades en Ardenne-Julien Van Remoortere-ed. Lannoo.
Le guide Ippa des Ardennes de Belgique-Julien Van Remoortere-ed. Lannoo
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www.fania.be
Excursion du 4 novembre 2007
Baraque Michel - La Statte – Solwaster - Hockai.
"Que le printemps l'éveille en vertes poussées,
Ou que l'été la grille au soleil rutilant,
Que l'automne l'émaille en des ocres foncées,
Ou que l'hiver l'endorme en son grand manteau blanc:
La Fagne est toujours belle" ( F.Harroy)
En ce début novembre, Fania revient toujours vers les lieux de prédilection de ses débuts:
La F agne et pl us pr écisément l a B araque M ichel et l a C hapelle F ischbach où l a t radition
"faniaesque" est de se recueillir quelques instants en mémoire de ses camarades disparus.
Petite chronique des fagnes:
Au d ébut d u X IXe s iècle l es fagnes n' étaient e ncore q u'une étendue d ésertique d e 2 5.000
hectares, couverte de landes tourbeuses. Quoique assez inhospitalières, surtout en hiver, elles
étaient t raversées pa r une i mportante v oirie( v ieux c hemins) q u'empruntaient q uelques
courageux m essagers, c ommerçants o u fraudeurs. ( L a r égion fut à pl usieurs r eprise z one
frontalière)
1811: Michel s chmitz, au c roisement d es v ieux c hemins q ui r eliaient en tre eux E upen à
Malmédy et Jalhay à Xhoffraix, s'installe en fagne dans une cabane et y sauve de nombreuses
personnes perdues dans la lande. Les raisons de son choix : soit par but commercial soit selon
la légende, lui-même égaré en fit le vœu s'il retrouvait son chemin.
1819: D écès d e M ichel S chmitz ou M ichel de l a bar aque ( v on br ack)" br ack " voulant di re
terres incultes. Sa famille décide de continuer son œuvre.
1827: H enri de R ondchêne, dés orienté d ans l a f agne e nneigée, r etrouve s on c hemin g râce
aux aboiement du chien de cette auberge, fait un don permettant la transformation de la hutte
en u ne maison e n pierre éq uipée d'une c loche q ue l 'on s onne t ous l es s oirs et spécialement
en cas de brouillard et de mauvais temps.
1831: Par r econnaissance, l e beau-fils d e c e r escapé : l e C hevalier H enri T oussaint d e
Fiscbach fait c onstruire une c hapelle munie d' un fanal l ogé dans l e c locheton. L es S chmitz
s'engagent à l'allumer tous les soirs afin de guider les voyageurs. Ce sanctuaire dédié à Notre
Dame de Bon Secours, porte le nom de son fondateur.
1856: ouverture de la route Eupen-Malmédy
L'auberge est transformée en relais des malles-postes prussiennes. . On néglige le fanal et la
cloche…
1871: l e 22 j anvier F rançois R eiff e t M arie S oleid q uittent J alhay pour de r endre à X hoffaix,
chercher les documents nécessaires à leur mariage. Une épaisse couche de neige recouvre la
fagne et la tourmente fait rage.
On ne devait plus jamais les revoir.
Le 16 mars on découvre le corps du jeune homme. Et quelques 2 km plus loin, le 22 mars un
douanier prussien faisant sa ronde découvre au pied de la borne 151 le corps de la jeune fille.
Dans son corsage, François avait glissé un billet écrit au crayon: "Marie vient de mourir et moi
je vais le faire"
A cet endroit une croix rappelle cette fin tragique.
Mais laissons-là ces témoignages de l'histoire pour entamer notre balade:
Une c ourte traversée de fagnes, en empruntant la fausse vekée, nous amènera à l a Croix
de Fiancés.
Un pe u pl us l oin, n ous r ejoindrons l a Vekée à s a j onction avec l e v ieux c hemin Jalhayxhoffraix.
Venue d u nor d de Stoumont ( Bronromme) la V ekée; a ppelée ai nsi par ce q u'elle formait l a
limite méridionale des terres qu'administrait l'Evêque et Prince de Liège, passe par Berinzenne
et Malchamps pour arriver à H ockai où elle se sépare en 2 branches : l'une vers Longfaye( la
voie du fer) et l'autre vers la Croix des Fiancés. La partie qui la prolonge entre la borne 151 et
la Baraque Michel porte erronément son nom, car elle ne date que du début du siècle dernier.
De l à, notre g uide c ontinuera s a r oute, e mpruntant u n m orceau d u v ieux c hemin J alhayXoffraix,,
Tout en longeant la fagne, il nous fera passer par divers sites et lieux-dits:
La " Grosse pi erre au tiermay" o u g rosse pi erre, aujourd'hui di sparue, el le marquait l a
frontière entre les principautés de Liège et de stavelot-malmédy. On peut encore voir quelques
fragments épars de la pierre tandis que le "tiermay" ( monticule) est à peu près intact.
Les plates fosses: secteur jadis fagnard mais aujourd'hui recouvert de pessières en bordure
de la grande fagne. A cet endroit, les gens de Solwaster venaient extraire la tourbe des fosses
qu'ils avaient ouvertes.
Plus loin, au lieu-dit "Gayetai" : Un monument se dresse ; érigé en 1947 à la mémoire de 10
aviateurs am éricains m orts t ragiquement à c et e ndroit l e 7 avril 1945 par l a s uite d'une
collision de de ux app areils dans l e br ouillard. C e mémorial c onsiste e n u n bl oc de q uartzite
surmonté d' une hélice à 3 p ales; à l a p ointe d u V q ui l 'enserre d e dr esse u ne c roix de boi s
portant l'inscription "Aux aviateurs américains"
Gayetai dont l e t oponyme v ient d' un s urnom d e famille. S elon l es s ources, c e s obriquet
signifierait buisson de noyer ou jeune taureau.
Poursuivant son parcours, le groupe empruntera le chemin de Morefangne: Le toponyme de
ce nom est Morète fagne. Morète dérivé du bas latin: Maurus signifiant noir.
Ce chemin mènera les faniatiques à la Statte, rivière née dans les tourbières des fagnes.
Descendant c e r uisseau i ls arriveront au s ite d es "Vieux Marchés"dont l e t oponyme es t
"marchés de bois". Dans la région, on appelle "on martchî d'bwes" un lot de taillis destiné à être
coupé à blanc.
Ensuite la cascade de nutons offrira son joli spectacle à nos yeux admiratifs.
Plus bas la rivière devra esquiver le "rocher de Bilisse ". Se dressant à plus de 20 m. il est
constitué de quartzites révéniens très durs qui ont mieux résistés aux temps que les phyllades
qui les entourent.
Voici déj à 8 k m parcourus et l e v illage de Solwaster en v ue où l e c ar s era pr ésent pour
reprendre les déjà comblés.
Les autres compagnons descendront vers le pont de Belleheid où le cours pittoresque de la
Hoëgne les charmera.
Ils remonteront le fil de la rivière, en parcourant la "promenade de la hoëgne"
Ce sentier réalisé sur l'initiative de Léonard Legras de Sart a été inauguré en 1899 par la Reine
Marie-Henriette. Divers sites et cascades portent des noms célèbres ou romantiques; par ex. la
cascade Léopold II, chute d'eau de 5 m. qui porte aussi le nom de "Trô del Hwègne"
Tout en ad mirant c et at trayant paysage, et en r egardant où nous m ettons l es pieds, nous
arriverons au "pont de la Vekée", En 1930, cette passerelle en bois fut reconstruite en béton et
rebaptisée "Pont du centenaire"en l'honneur du 100e
anniversaire de l a Belgique. C'est ici
que la Vekée t raverse la Hoëgne avant de r emonter vers la fagne que nous avons quitté ce
matin.
Les marcheurs q ui ne d ésirent pas faire plus de 15 k m, r ejoindront Hockai, terme de l a
randonée.
Tandis q ue l es" pas enc ore c ontents" marcheront ( s ans c ourir) enc ore pe ndant 4 k m e n
suivant l a H oëgne, ( qui por te m aintenant le no m de P olleur) j usqu'au "trou d u l oup". C e
toponyme forestier es t f réquent e t dés igne un l ieu ou u ne fosse destiné à l a c apture d e c e
prédateur.
Le retour vers le village se fera en passant par le Bois Raquet nom dont les origines sont
controversées : s oit Brak d ans l e s ens de t erre i nculte, s oit l e n om d' une per sonne n on
identifiée.
Nos a mis em prunteront ens uite l e chemin de S tockai dont l e t oponyme v ient d' un t erme
allemand " stock" signifiant tronc d'arbre, employé jadis dans le sens de "futaie".
Tout le monde se retrouvera au "café Ardennais" à Hockai pour le verre de l'amitié(
087/275098)
Le guide du jour est André Huart.
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Excursion du 16 décembre 2007
Xhoffraix- Warche- Longfaye- Ovifat- Botrange.
Les guirlandes scintillent déjà çà et là, les chants de Noël commencent à être diffusés
un peu partout……
Et oui la fin de l'année approche avec ses fêtes et réveillons…..
Et pour Fania c'est déjà la dernière promenade de 2007.
C'est à Xhoffraix, petit village fagnard aux maisons protégées par de hautes
charmilles, que les faniatiques endosseront leur sac pour entamer cette ultime marche de
l'année.
Un sentier les dirigera vers le Ru du Côreux, ce ruisseau serpente dans un vallon
boisé et entaille le plateau d'un grand "S" entre les villages de Mont et Xhoffraix pour
ensuite se jeter dans laWarche.
Le nom de Warche, selon toute probabilité, dérive de "wark" ou "work" hydronyme
comportant le sens de "couler". La forme latine en est "warca" mentionnée dans une
chartre stavelotaine de 1140.
C'est par un beau chemin que nous remonterons son cours jusqu'à son confluent avec
le Bayehon . De là, abandonnant la Warche nous longerons quelques temps le Bayehon
pour ensuite le délaisser
( momentanément) afin d'accompagner le Ru du Pouhon.
Traversant la route Hockai-Ovifat, la troupe continuera son périple en passant les lieux
dits Hargister et Grand Longfaye pour ensuite arriver à Longfaye.
Ici le car sera présent et 10 kms ayant été parcouru les quelques peu fatigués
pourront s'arrêter.
La randonnée de poursuivra en direction du tchâne as tchânes ( chêne des chênes)
exemplaire vénérable de cette espèce ; son tronc noueux, tordu et sa forme trapue sont
les signes de la lutte pénible qu'il n'a cessé de livrer contre la fagne et le climat..
Au pied ce cet arbre multiséculaire coule le Bayehon ( tient donc! on le retrouve
celui-là !)
Une soixantaine de mètre plus loin, la rivière franchit la vieille voie du fer. Dans les
fanges alentours quelques genévriers survivent, ce qui est devenu assez rare sur le
Haut Plateau.
Un peu plus loin, la vallée se creuse dans les quartzophyllades et en aval, une brusque
rupture de pente réalise l'une des plus jolies chutes d'eau de l'Ardennes: La cascade du
Bayhon : les eaux dégringolent un dénivelé de près de 9 m dans une vasque profonde et
quasi-circulaire, creusée dans le roc où parfois brillent les pyrites ( sulfure de fer)
Continuons à suivre ce cours d'eau et un peu avant d'arriver à la route LongfayeOvifat, une gentille petite grimpette nous fera parvenir à Ovifat, où le car attendra les
amateurs de raccourcis ( 15 km seront déjà dans les jambes!)
L'étymologie : Ovifat pourrait signifier "vieille fagne""Viefaingne" "vîhe fagne"C'est à
une forme analogue que se rattache le nom allemend "vischfenn" ou "veschfenn". La
première mention d'Ovifat figure en 915 dans une donation du domaine de Theux par
Charles le Simple à l'église St Lambert.
Le groupe des acharnés, ayant abandonné les autres à quelques centaines de mètres
de leur but, continueront leur périple soit en traversant la piste de ski, soit en restant sur
les hauteurs( en cas de neige. Ils passeront par le lieu-dit G'Haster.
Le nom G'Haster a la même origine que Jehanster et signifie" Terre de Jean".
Ainsi, au bout de 17,5 km de randonnée, ils atteindront le sommet de notre pays :
Botrange et plus précisément le Centre Nature de Botrange.
Le centre nature de Botrange est la maison de parc naturel Hautes Fagnes -Eifel. On
y découvre entre autre une exposition permanente "à la recherche des paysages perdus"
qui décrit l'évolution du paysage des Hautes Fagnes.
Pour rappel le signal de Botrange est le point culminant de la Belgique, Son altitude
est de 694 mètres. La butte Baltia, monticule élevé en 1923 permet d'atteindre
artificiellement l'altitude symbolique de 700m.Une tour en pierres construite en 1934
culmine à 718 m Le signal de Botrange est devenu le sommet de la Belgique en 1919
après l'arrivée de la Wallonie malmédienne lors de l'adhésion des cantons de l'Est au
pays. Auparavant, c'était la Baraque Michel qui était le point le plus élevé.
Le verre de l'amité se prendra au Café de la Place à Jalhay ( tél.: 087/647080)
Le guide du jour: André Huart.
Joyeux Noël
et
Bonne Année
à toutes et tous.
Sources: renseignements sur la balade fournis par le guide
A.S.B.L Fania
Siège social : Rue de Lantin 156
4000 Rocourt
Excursion du 02 décembre 2007
Houssonloge – Fonds de Quarreux – Nonceveux – Ninglinspo –
Ville-au-Bois – Chefna
La légende du fonds des Quarreux
Jadis, vivait aux Quarreux, un meunier appelé Hubert Chefneux. Un jour, il se trompa de chemin
et arriva à un bâtiment surmonté d'ailes tournant dans l'air. Il ne cessa d'en rêver jusqu'au jour où
Satan lui offrit de lui en construire un en trois nuits, lui demandant son âme en échange.
Cependant si, au chant du coq, après la troisième nuit, le moulin ne tournait pas, le diable
perdrait ses droits. La femme Chefneux se doutant de quelque chose, avait suivi son mari et entendu la
conversation. Elle s'introduisit, un peu avant l'aube de la dernière nuit, dans le moulin et empêcha les
ailes de tourner, tout en y laissant la vie.
Le Diable fou de rage, détruisit le moulin qui s'écroula avec un monstrueux vacarme,
assourdissant, tel que l'on n'aurait jamais pu imaginer et déchira le triste silence de la vallée de
Quarreux et encombrant ainsi la rivière de grosses pierres
Sa chère épouse avait donné sa vie pour sauver l'âme de son mari. L'on dit que Dieu l'avait
reçue en son paradis. Au fond, ne l'avait-elle pas mérité ? Quant à notre ami Hubert Chefneux, durant
chacun des jours qu'il lui resta à vivre, il pleura (d'après la légende de Marcellin la garde).
Laissons de côté cet épilogue bien triste et passons à la balade du jour,
La petite troupe démarrera, à proximité du petit hameau de Houssonloge, situé sur la route
reliant Lorcé. Après avoir mis pied à terre au lieu-dit le "Vieux Chêne" à une altitude de 400 m, nous
emprunterons directement un large chemin tout en descente qui traverse le Bois Royal de Lorcé et
suivrons ainsi le cours de la "Belle Foxhalle", petit ru qui déverse ses flots en cascatelles pour se jeter
dans l'Amblève.
Il forme la limite entre les communes d'Aywaille et de Lorcé, aujourd'hui Stoumont. Ce chemin
aboutit au bord de L'Amblève, que nous suivrons pour atteindre les fonds de Quarreux, parsemés de
légende et de rochers impressionnants, mais quelle est la vraie signification de cette vallée ?
Les montagnes dominant les Quarreux sont les vestiges vénérables des mont hercyniens. Les
siècles en ont amoindri les pics et les escarpements fabuleux. Les Fagnes de la Baraque Michel, de la
Porallée et de la Baraque Fraiture sont les restes de l'ancienne ligne de faîte.
L'Amblève s'est frayé un passage à travers l'antique barrière. Ce défilé est dominé par de hauts
versants boisés; le lit de la rivière est parsemé de gros blocs de quartzite que le temps n'a pu user.
Impétueuses, les eaux écumantes frappent les quartiers de rocs et remplissent la vallée d'un
bruissement sourd.
Laissons de côté l'âme poétique de ce décor et poursuivons notre balade le long de cette rivière
rieuse dans son décor chauve, où la bise de l'hiver se fait sentir; pour aboutir à Nonceveux, petit
hameau enserré dans la première boucle de l'immense "S" que forme l'Amblève avant de traverser
Sougné-Remouchamps.
Nous traverserons la bourgade, pour rejoindre le pont de Nonceveux, car jadis, comme dans
beaucoup d'endroits, aucun pont n'existait pour traverser la rivière. Généralement, la traversée
s'effectuait dans une nacelle plutôt branlante ou encore dans une barque.
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Après le franchissement du pont, nous aboutirons sur
la grand-route que l'on suivra un petit peu afin de rejoindre le
lieu-dit Sedoz à une altitude de 140 mètres au-dessus du
niveau de la mer; et ainsi parvenir au vallon enchanteur du
Ninglinspo. C'est à cet endroit que le car sera présent avec
les victuailles et, si nécessaire, pour reprendre les déjà
comblés qui auront fait 8 kilomètres.
Après s'être sustentés, nous continuerons notre route
le long d'un ruisseau enchanteur qu'est le Ninglinspo, parfois
aussi appelé Ruisseau du Hornay. D'une pente moyenne
avoisinant 7,5 %, il court sur une distance d'environ 3
kilomètres. La source réelle est difficilement identifiable dans
le sens où sur le plateau d'où il émerge du sol, à environ
400-405 mètres d'altitude, une multitude de petites sources
jaillissant ça et là l'alimentent. Il reçoit aussi sur son parcours
les eaux de quelques petits rus : le Vieux Chera, la
Chaudière ou ru des Grandes Fagnes, le ruisseau des
Blanches Pierres ou de Sprimont et le ru de Noirheid.
La vallée du Ninglinspo, hormis sa partie inférieure,
est entaillée dans les roches du massif géologique de
Stavelot; sur le coté droit, le massif se prénomme "les Roches Crahay". Ces roches représentant les
vestiges du premier rivage marin qui, au temps géologique très ancien, bordaient la terre ardennaise
qui venaient de surgir de la mer. Les cailloux, galets, etc., ont été formés par les vagues qui, déferlant
contre les falaises ardennaises, les démolissaient peu à peu.
Les pierres ainsi arrachées par les eaux roulaient les unes sur les autres et leurs angles
s'émoussaient. C'est ainsi que s'est accumulée, sur cette antique plage, une épaisse couche de
cailloux. Plus tard, cette masse fut cimentée par des dépôts meubles et, finalement, à la suite d'un
important plissement de l'écorce terrestre, cette couche de cailloux, consolidée par le temps, fut
disloquée et redressée.
La promenade le long du Rau sera enchanteresse, les multitudes de cascatelles, cuves, vallons
et petites passerelles agrémentés de noms poétiques procurent un plaisir à savourer sans modération
(mais gare à la glisse !).
A un moment, le guide fera une proposition : les téméraires souhaitant continuer le long du
Ninglinspo suivront
un autre guide et affronteront ainsi le sentier tumultueux; quant aux moins audacieux, ils continueront
par un large chemin.
Au bout du compte, nous nous retrouverons au sommet (enfin presque !) au lieu-dit 'La Fourchette"
pour continuer la balade ensemble.
Une fois le sommet atteint – pour rappel nous étions à 140 mètres et nous avons franchi le cap
des 400 mètres; c'est donc un dénivelé de 260 mètres que nous avons effectué sur une distance de 3
kilomètres – nous aurons atteint la Porallée et le guide proposera, aux fatigués, de rejoindre le car qui
se trouve à Vert Buisson avec 11 km parcourus.
La Porallée est une Fagne inculte, qui elle aussi a sa légende, que voici. Un jour un seigneur de
Montjardin se fit éveiller par son "braconnier", Emprardus. Le seigneur lui reprocha d'être venu trop
tard et Emprardus protesta. Le sire de Montjardin s'engagea à donner à son serviteur tout le terrain qu'il
pourrait parcourir avant le chant de l'alouette.
Emprardus partit et parcourut six milles hectares dans le délai voulu. On prétend que Saint
Pierre l'aida dans sa course. Le terrain s'appela la Porallée miraculeuse. A sa mort Emprardus légua
son bien aux manants du pays.
Après cette pause, reprenons le fil de notre balade, le reste du parcours sera facile et plat. C'est
par un chemin changeant que nous rejoindrons Ville-au-Bois, minuscule hameau, endroit choisi pour
retrouver le car, où les faniatiques souhaitant s'arrêter, pourront se targuer d'avoir effectué 15
kilomètres.
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En fonction de l'heure, un parcours de 4 kilomètres tout en descente sera proposé le long du
ruisseau "La Chefna", jadis appelée le "Forchon", qui prend sa source Près de la Croix Wathy et se
jette dans l'Amblève à Quarreux. Dans le passé ce vallon était très prisé par les orpailleurs.
Le verre de l'amitié, sera pris à l'Auberge du Ninglinspo (04/384 44 29)
Le guide du jour est : Michel Lorens.
Bibliographie : Site internet sur la région et le Guide Cosin de l'Est de la Belgique.
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Excursion du 24 mai 2009
HOSINGEN - MUNHAUSEN - DRAUFFELT - CLERVAUX
Ce dimanche, c'est hors frontières, au Grand Duché du Luxembourg, que Fania emmène son
groupe.
L'oesling.
L'Oesling (en luxembourgeois: Éislek) est une région couvrant le nord du Grand-Duché de
Luxembourg, faisant partie de la région naturelle appelée Ardenne. L'Oesling couvre 32% du
territoire, qu'il se partage avec le Gutland (68%).
La région est caractérisée par un paysage de collines et de grandes forêts de feuillus.
Presque toutes les hautes collines luxembourgeoises sont situées dans l'Oesling, en particulier
dans le nord et le nord-ouest, près des frontières belges et allemandes.
Ses principales chaînes de collines sont taillées par des vallées pittoresques, dont les plus
remarquables sont celles de la Blees, la Clerve, l'Our, la Sûre, et la Wiltz. L'altitude moyenne est
de 450 mètres, le point culminant se situant au lieu-dit Kneiff près de Huldange, à une altitude de
560 mètres.
L'Oesling compte une faible densité de population, avec quelques grandes villes: Clervaux,
Vianden et Wiltz.
Ce massif dévonien, aussi appelé Ardenne luxembourgeoise, constitue un prolongement
vers le Sud de l'Ardenne belge et à l'est un prolongement de l'Eifel. Il s'agit d'un haut plateau fort
morcelé par des vallons à versants relativement abrupts.
Les roches sont constituées principalement de schistes, qui ont été exploités dans
quelques ardoisières dans la région de Martelange. Des filons de quartz et de quartzite ont été
exploités dans des carrières fournissant surtout de la roche concassée.
Vu le relief fort modelé de cette région aux sols relativement pauvres, l'agriculture donnait
des résultats médiocres, situation qui s'est améliorée après l'industrialisation du sud du pays. En
effet, les aciéries livraient en abondance un produit secondaire pouvant être utilisé pour la
fertilisation des champs et prés : les scories Thomas, riches en phosphates, provenant des
convertisseurs Thomas ou scories de déphosphoration sont des déchets de fabrication de la fonte
à partir de minerai de fer phosphoreux selon le procédé Thomas, utilisés comme engrais
phosphaté.
En pente on trouve, depuis l'abandon des taillis de chêne, localement appelés Louhhecken
(dont l'écorce était abondamment utilisée par les tanneries installées dans le nord), surtout des
boisements en conifères, l'épicéa commun (Picea abies) étant prépondérant. Ainsi un boisement
artificiel ne remplace l'autre, la forêt naturelle étant la hêtraie.
La balade :
C'est à une altitude de 505 m que les Faniatiques mettront pied à terre dans le charmant
petit village de Hosingen; ses principaux atouts sont les flancs boisés de la vallée de l'Our. C'est
tout en descente que la balade débutera pour ensuite rejoindre un joli vallon où un petit ruisseau
serpente gaiement.
Après avoir bien descendu, il faudra monter, pour rejoindre le petit hameau de
Neidhausen; La promenade continue comme elle a commencé: descendant et montant les
vallons qui offrent de très beaux de vue pour arriver à Munhausen.
Munshausen, à proximité de Clervaux, est un bourg très ancien qui fut mentionné pour la
première fois en 839 sous le nom de "Muniheistati in Arduenna".. Les origines de l’église
paroissiale, classée monument national, datent du 12ème siècle. Plusieurs membres de la famille
des comtes de Clervaux reposent dès lors dans une chapelle adjacente à l'église de
Munshausen.
Le village est aussi connu pour son marché annuel dont les origines remontent au Moyen
Âge, le 'Munzer Haupeschmaart', qui se déroule le premier dimanche après la fête de saint
Hubert. (3 novembre).
Ensuite, le parcours se poursuit en descendant, dévoilant de splendides panoramas sur un
vallon où coule paisiblement "l'Irbich" qui se jette dans la Clerve.
La Clerve est une rivière du Luxembourg. Elle prend sa source près de Huldange à une
altitude de 530 m, où elle s'appelle Woltz, nom qu'elle garde jusqu'à Clervaux où elle change son
nom en Clerve. Au bout de 48 km, elle se jette dans la Wiltz, à Kautenbach, à une altitude de 250
m.
Arrivés à Drauffelt, les repus pourront reprendre le car; ils auront ainsi parcouru par monts
et par vaux
10 km.
Le reste de la troupe empruntera un petit chemin ardu qui les mènera dans la forêt de
Walber Poler; au sommet ils pourront souffler après l'effort consenti pour commencer à descendre
(eh oui ! le guide du jour ne faillit pas à sa renommée). Après avoir traversé avec prudence la
route reliant Draufelt à Clervaux, les compagnons passeront en dessous de la ligne de chemin de
fer du Nord pour traverser le bourg de Mecher- lez-Clervaux.
L'itinéraire traverse le bois du Mecherboesch qui longe la Clerve.
Arrivé à une station d'épuration, le guide proposera à ceux qui désirent s'arrêter de rejoindre le
car qui se trouve quelques centaines de mètres plus loin; ils auront ainsi dans les jarrets
échauffés 14 km.
Pour les forts et durs, encore une montée dans le bois du Jonkerboesch qui leurs
permettra d'arriver devant l'abbaye Saint Maurice. L'Abbaye bé nédictine S aint M aurice domine
majestueusement la vallée. Sa construction remonte aux années 1909, 1910 et héberge une
exposition intéressante sur les coutumes de la vie monacale. Les moines de St. Maurice y
mènent une vie en prière et de recueillement selon l'esprit de la Règle de Saint Benoît.
Pour finir, il restera une petite descente (eh oui) sur la ville Clervaux, terme de 18 bons
petits kilomètres de randonnée. Clervaux (Klierf en luxembourgeois, Clerf en allemand) est une
localité luxembourgeoise située dans le canton de Clervaux et chef-lieu de la commune portant le
même nom.
Encaissé dans la vallée de la Clerve, Clervaux est une bourgade pittoresque fort
fréquentée par les touristes. Ses attraits touristiques majeurs sont l'Abbaye Saint-Maurice et
Saint-Maur ainsi que son château médiéval datant du 12ème siècle, superbement restauré et qui
abrite la fameuse collection photographique "The Family of Man" d'Edward Steichen, photographe
américain réputé, natif de Luxembourg.
Pendant deux cents ans, la seule industrie à Clervaux était une tannerie de taille moyenne,
la première installée au Grand-Duché de Luxembourg, en 1741.
Pour le verre de l'amitié, tout le monde remontera dans le car qui se dirigera vers
Heinerscheid où nous ferons étape au Cornelyshaff (00352 92 17 45 1), où vous ne dégusterez
pas une bière connue, car l'établissement propose uniquement les bières suivantes qui sont
brassées sur place.
La Wëllen, bière ambrée, compte parmi ses ingrédients du malt d’orge et du sarrasin. Cette
plante originaire d’Orient est cultivée sous le nom de «blé noir» pour ses graines alimentaires.
C’est une bière aromatique de caractère fort, titrant 6,5% d’alcool.
La W äissen, brassée selon la tradition des «Hefeweizen» allemandes, se revendique
clairement de la catégorie des «Weissbier», ces bières typiques de l’Autriche et de l’Allemagne, la
Bavière en particulier. Plus douce, titrant seulement 5% d’alcool, elle doit son goût frais aux malts
d’orge et de froment de première qualité.
La "Hengeschter": Bière pils 4,2%.
Le guide du jour : Michel Lorens
GSM: +32476 242570
Sources:
Informations prises sur internet et dans la documentation locale.
Carte R1 Clerve - Our
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Excursion du 11 octobre 2009
BEMELERBERG CADIER EN KEER SAVELSBOSCH - MESCH.
GRONSVELD -
Voyage découverte au pays du Limbourg sud Hollandais.
La randonnée du jour se déroule au " Pays de la craie".
Parmi les 12 provinces néerlandaises, le Limbourg est la plus méridionale.
Complètement entourée de frontières, à savoir la Belgique et l'Allemagne, elle est traversée
par la Meuse. Sa capitale, Maastricht, se dresse sur les berges du fleuve.
Le Limbourg sud est divisé en 5 régions imaginaires: Valkenburg aan d e G eul, le
Heuvelland du sud et du Nord, la P arkstadlimburg et au nord la " W estelijke Mijnstreek", le
pays des mines.
Chacune de ces régions possède ses propres charmes.
Cette province se surnomme avec ironie et gentillesse "Dutch M ountains" pour son
paysage vallonné peu habituel aux Pays-Bas. Cette topographie a pris forme il y a des
milliers d'années lors du déplacement des plaques terrestres du Crétacé.
La marne, roche sédimentaire composée de calcaire et d'argile, est typique de
l'endroit. De nombreux bâtiments, comme par exemple les fermes bâties en carré ont été
construits avec ce matériau qui façonne le visage architectural de nombreuses localités.
Cette région calcaire est située sur la rive droite de la Meuse, entre Maastricht et
Valkenburg aan de Geul.
La contrée réputée pour la beauté du paysage est parsemée de collines crayeuses et de
nombreuses grottes permettent aux visiteurs ou lors de randonnées pédestres de se faire une
idée du labeur que représentait jadis l'extraction de la marne.
Le décor du jour étant planté, nous allons le traverser du nord au sud en jouant à
saute- mouton avec ces collines généralement couvertes de bois enracinés
feuillage caduque, d'où l'intérêt de s'y promener en période automnale.
d'arbres à
Le départ de la balade aura lieu à l'entrée du village de Berg en Terblijft, sur la N 590,
à égale distance entre Maastricht et Valkenburg.
Un petit sentier amènera assez rapidement sur le sommet du "Bemelerberg,
surplombant le village de Bemelen ". Un superbe point de vue y permet de découvrir la vallée
mosane.
Une pente abrupte à dévaler pour atteindre le pied de la butte, admirer la falaise
calcaire et longer le petit village.
Les marcheurs emprunteront un chemin bordé, à droite de prés verts et à gauche du
"Mettenberg" parsemée de grottes et d'une encoignure abritant une chapelle dédiée à la
Sainte Vierge Maria.
Pour quitter ce vallon, il faudra grimper …..et ainsi parvenir à la petite ville
néerlandaise de "Cadier en Keer".
Le car y stationnera et 5 bons km auront déjà été parcourus.
La traversée du bourg permettra d'admirer une belle ferme carrée, l'église et son super
cimetière moderne.
L'itinéraire franchira N 278, où la prudence sera de rigueur, pour le versant d'un bois,
bordé par un sentier qui remonte jusqu'au plateau maraîcher menant jusqu'à la prochaine
colline: le "Riesenberg".
C'est la que le guide a prévu l'arrêt pique-nique : au sommet de la falaise, dos à la Huize de
Beuk (pavillon de chasse).
Ce site offre une vue bucolique sur la région entourant la ville de Gronsfeld.
Après cette halte ravigotante, la promenade continuera en descendant le coteau
calcaire bourré de grottes.
Le groupe gravira ensuite le flanc de la colline suivante, le "Trichtreberg" pour arriver
aux abords de Gronsfeld.
Les amis désireux d'écourter, après 11 km de découvertes, pourront rejoindre le car
qui sera à l'entrée de la ville.
Après avoir observé une ancienne carrière de tuffeau jaune puis traversé prudemment
la N 593, la troupe va rejoindre la colline du "Savelsbosch", complètement boisée, serpentant
parallèlement à la vallée de la Meuse.
En chemin les randonneurs pourront observer le "Henkeput", gouffre profond de 12 m.
On y a découvert des ossements humains et d'animaux, ainsi que des bijoux et diverses
poteries datant de l'époque romaine.
Plus loin, une belle perspective s'ouvre sur la campagne entourant le village de
Rijckholt, et l'entrée fermée d'une ancienne mine de silex.
Le sentier contourne une dépression géographique orientée vers la ville de Sint
Geertruid.
Dans le fond du vallon, non loin du camping "De Bosrand", le car pourra charger les
amis qui en auront plein les mollets de 16 km de sauts de mouton ……
La Belgique, ô mère patrie, n'est plus très loin.
Pour les infatigables, il leur restera à monter à l'assaut de l'autre versant du vallon
pour rejoindre une première borne frontière. Le circuit longe momentanément la frontière
Belgo- Hollandaise avec de belles échappées sur la région des Fourons.
Après un petit intermède en Belgique pour descendre jusqu'à la belle chapelle "
Trichterbeeldje", le parcours obliquera plein ouest pour rejoindre la Hollande et descendre
jusqu'au beau village de Melsch, sur l'entité d'Eijsden.
L'escapade de 22 km touchera à sa fin sur le parking devant la belle ferme "De
laathof".
Le verre de l'amitié se prendra au Eetcafé Camping "De Bosrand" Moerslag, 4 6265 NC
St.Geertruid (sur la route Eijsden- St Geertruid. Tel: 0031/ 434091544
Le guide du jour : Désiré Lovinfosse.
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Excursion du 13 septembre 2009
Ferrières - Rouge Minière – Xhoris – Hoyémont - Comblain au Pont.
Septembre, la rentrée, la reprise des déplacements en car pour nos excursions.
Celle de ce dimanche se situe dans la partie orientale du Condroz appelée Condroz
ardennais
C'est à Ferrières, juchée sur un éperon au confluent de la Lembrée et des
ruisseaux qui lui donnent naissance, que les faniatiques mettront pied à terre et
endosseront leur sac.
Ferrières apparaît pour la première fois dans les écrits en 747. Avec Vieuxville,
Werbomont e t X horis, elle faisait partie du Comté de Log ne et donc possession de
l'Abbaye de Stavelot Malmédy.
Ferrières et les hameaux d'alentour, Ferot, R ouge-Minière, Hé du F ourneau, nous
rappellent l'industrie métallurgique d'autrefois qui fut active du XVI e aux XVIII e siècles
dans toute cette contrée.
Le fer et le manganèse y étaient extraits et les "makas", mus par l'énergie hydraulique des
rivières y travaillaient la fonte obtenue grâce au charbon de bois fabriqué dans la forêt
ardennaise.
Dans ce village jumelé avec Chablis, se déroule chaque année à Pâques, la Fête
du vin.
A voir, près de l'église un magnifique bâtiment classé : La Ferme de Housse. Et pourquoi
pas, un jour revenir visiter le musée du jouet.
Quittant cette villette, le groupe traversera la grande route pour atteindre sur la
colline d'en face, le lieu-dit Malaccord et un rien plus loin, Amon Nokart.
La promenade orientée vers le nord, passera dans le voisinage du château de
Grimonster (propriété privée…) pour gagner La R ouge M inière. Ce hameau était très
riche en minerais de fer. L'extraction s'est arrêtée en 1870. Sur la place du village, trône
une belle fontaine, restaurée en 1990.
La fontaine de La Rouge Minière, comme l'indique une inscription sur le monument,
est due à la munificence de Jean-Nicolas Fischbach de Malacord, châtelain de
Grimonster. En 1832, il décide de venir en aide aux habitants de cette contrée mal
équipée en eau.
De là, les marcheurs vont descendre dans le vallon d'un petit ruisseau, qu'ils
franchiront pour se retrouver sur la voie de l'ancien vicinal. L'itinéraire va la suivre un
moment, toujours vers le nord, avant de remonter jusqu'à la chapelle Saint- Roch.
Ce site domine le village de Xhoris que la troupe va bientôt rejoindre.
Xhoris (bas-latin "Scuritia", relais de poste) devait son origine au passage de l'ancienne
route reliant les vallées de l'Ourthe et de l'Amblève. Le bourg entre dans l'histoire en 902,
à l'occasion d'un échange entre l'abbé laïc de Stavelot-Malmedy, Renier au long col et le
roi de France, Louis l'Enfant.
En 1977, lors de la fusion des communes, la cité a constitué avec My, Vieuxville,
Werbomont et Ferrières l'entité portant ce dernier nom.
Sur la place, l'église est protégée par un splendide hêtre pourpre
Après la traversée de cette petite bourgade, les amis parviendront à la chapelle
Sainte Barbe élevée croit-on par un nommé Gilson de Burnontige, qui égaré dans la nuit,
fit le vœu de construire une chapelle s'il retrouvait son chemin. A l'intérieur: une étrange
œuvre populaire représentant une tour avec le profil de Sainte- Barbe. A proximité: un
arbre remarquable: Le tilleul des Lognards.
Cet arbre magnifique s'inscrit clairement dans le paysage, où il servait de repère. Il
doit son nom aux soudards de Logne que les paysans, exaspérés par leurs rapines et
leurs exactions, pendaient à ses branches. Il aurait donc plus de quatre siècles ! Outre son
rôle de gibet, il avait celui, plus pacifique, d'arbre guérisseur. Une piécette de monnaie,
glissée dans une fente de l'écorce, assurait la guérison des maux de dents
Tout près, à un lieu-dit Pierreux, 11 km auront déjà été explorés, et le car sera au
rendez-vous.
La balade continue en direction du château Fanson, que nous aurons l'occasion
d'apercevoir de loin plus tard, dans un très beau paysage. Nous devrons l'éviter pour
cause de domaine privé, et nous descendrons, toujours vers le nord, dans une vallée qui
nous mènera, après une longue montée, à Hoyémont. N'oubliez pas, au sommet de la
côte, en sortant su bois, de regarder vers la gauche pour profiter du paysage mentionné
plus haut.
Là aussi, le car sera présent pour charger les compagnons satisfaits de leur circuit
de 15 km.
De ce patelin, les intrépides continueront vers le lieu-dit Au Grand Fawe. Puis
laissant Oneux sur la droite, ils dévaleront sur Comblain-au-Pont, but ultime de cette
escapade dominicale.
19 km ayant été franchis.
Comblain au Pont se situe au confluent de l'Ourthe et de L'Amblève. Son nom a
pour origine "confluentes" qui a donné d'abord "Comblez" et "Comblenz".
La principale curiosité y est sa grotte qui débute par un abîme de 22 m de profondeur.
Dominant la vaste place du centre, le vieux cimetière, d'où on a une belle vue sur la
localité, renferme de belles pierres tombales très anciennes. Au milieu de ce cimetière,
s'élève toujours la "Tour Saint Martin" vestige d'un manoir des "Sires de Comblenz", citée
au 12 e siècle, mais probablement plus ancienne.
De la place, un petit chemin monte là-haut. Ceux qui en auraient encore le courage et le
temps, pourraient peut-être y faire une petite visite.
Le verre de l'amitié bien mérité se prendra au café Belle Vue tél: 04/ 369 11 204
Le guide du jour : André Huart
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Excursion du 14 juin 2009
MALCHAMPS - FRANCORCHAMPS - LE ROANNAY - LE MONT DES BRUMES ROANNE –
LA GLEIZE.
La randonnée de la fête de pères vous propose de suivre la vallée du Roannay,
depuis le plateau de Malchamps- Consous (500 m) où le Ruisseau prend sa source
jusqu'à son embouchure dans l'Amblève à Roanne-Coo (220 m).
Une balade sans grande difficulté. C'est à l'aérodrome de Spa-Malchamps (485 m),
que les faniatiques mettront pied à terre, pour traverser l'ancien Tir de Malchamps à la
limite Nord- Est de la fagne du même nom.
Ce nom de Malchamps, "Mauvais champs" a ici le sens de "mauvais chemin", car
autrefois passait à cet endroit le grand chemin de Limbourg, particulièrement malaisé dans
la traversée de ces terrains fangeux.
Le sentier, boueux en hiver, est entrecoupé de quelques courts passages en
caillebotis. Il zigzague durant 2 km, traverse la "Petite Vecquée" avant d'atteindre le centre
de transmission militaire de Malchamps d'où émerge une haute antenne.
Vecquée ou "Vekée". C'est sans nul doute un des très anciens chemins de la
région fagnarde, mentionné en tous cas pour la première fois dans un texte de 1569. Son
nom vient de "Veke" ou évêque et était la limite entre l'Évêché de Liège et l'Abbaye de
Stavelot. Ce chemin venant de la croix Wathy, au sud de Bronromme, (où il se détachait
du vieux chemin de Liège à Stavelot), passe par Berinsenne, Malchamps, Baronheid pour
arriver à Hockai.
Le groupe rejoindra ensuite la N62 (Spa- Francorchamps) qu'il devra suivre très
prudemment pendant 300 m (la file indienne s'impose) afin d'atteindre les Vestiges de la
Grand Vecquée. Celle- ci, à l'abandon depuis de nombreuses années, n'est pas
entretenue et est devenue complètement impraticable vers le Sud- Ouest.
Les marcheurs emprunteront pendant un court moment le chemin de Neuville,
ancien chemin de Stavelot, avant de bifurquer par un sentier à travers le "Gros Bois" pour
atteindre " Les Consous" dans l'agglomération Nord de Francorchamps.
Le car y sera présent et 5 km déjà parcourus.
Francorchamps ne se limite pas à son circuit, aujourd'hui non accessible. Le village
est à la lisière d'une nature sauvage. La région possède un riche patrimoine naturel, telle
la vallée du Roannay, une aubaine pour les naturalistes et les randonneurs faniatiques.
En quelques mètres, les amis rejoindront le Rau au "Pont du Trou Hennet" (485 m)
où il s'engouffre dans un petit canyon sauvage.
Au contraire des ruisseaux acides des fagnes toutes proches, ce paisible ru est un havre
pour toute une avifaune.
Le chemin sinueux pénètre dans une forêt mixte, couverte de feuillus et de
conifères.
Cette piste dévale pendant 3 km jusqu'au "Pont de Neuville" (380 m) en jouant à
saute- mouton avec le Ru. C'est ainsi, que le parcours franchit pas moins de 17 petits
ponts et le gué de Cokaimont (40m) avant de retrouver un chemin macadamisé bordé de
prairies.
Avant de rejoindre Neufmoulin, ne manquons pas d'admirer le beau panorama sur
le "Mont des Brumes" que nous allons rejoindre en traversant le hameau de Neuville
.
C'est au lieu-dit "Les Brieux" que le car attendra le groupe qui aura parcouru 9 km.
La descente du cours du Roannay par un chemin en corniche est un plaisir pour les
yeux.
Le parcours s'élève ensuite et passe successivement les gués des Raux de
Stauterre puis de Roumé.
Les promeneurs traverseront la piste de ski alpin du Mont des Brumes avant d'atteindre le
hameau d'Egbomont.
Après 12 km de trotte, les fatigués pourront redescendre dans la vallée par le GR5
où ils retrouveront le car à Ruy.
La marche continuera en lente montée jusqu'à "Dessus Heibrimont".
Après avoir traversé le gué du sauvage Rau Dèneu, l'itinéraire aboutit au camp de
vacances de "Moulin du Ruy", d'où l'on peut apercevoir l'entièreté de la superbe vallée du
Roannay.
Un peu plus loin, une chaussée asphaltée descend directement au village de
Moulin du Ruy.
C'est à l'entrée de ce chemin, alors que 15 km auront été explorés, que nous allons nous
séparer (pour le meilleur et pour le pire).
Pendant que le car attendra les "moyens" au village, les longs reprendront un peu
d'altitude avant de descendre sur Roanne (375 m) sur le territoire de Stoumont.
Ces intrépides descendront puis franchiront le Roannay à travers les prairies avant
de rejoindre l'agglomération du village de "La Gleize" (300 m).
Du temps de l'abbaye de Stavelot, cette petite bourgade ne formait qu'une localité
unique avec Roanne. L'église paroissiale se trouvant sur la hauteur, le lieu-dit" l'église" se
transforma peu à peu en "La Gleize".
Il leur restera ensuite à suivre le Rau de Nabonrru jusqu'à son embouchure dans le
Roannay à proximité de l'ancien Moulin de Roanne-Coo (230 m)
C'est là, tout à proximité du parking, que le Roannay déverse ses eaux
tumultueuses dans l'Amblève.
Et L'escapade s'achève au terme de 19,93 km.
Le verre de l'amitié se prendra à la Taverne " Les Bruyères- Ninglinspo" Sedoz, 5
4920 Nonceveux.
Tél: 04 384 44 29
Le guide du jour : Désiré Lovinfosse.
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Siège social: rue Jos. Lambremont, 26
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Excursion du 15 février 2009
VILLERS LE TEMPLE - FOND D' OXHE - BOIS DE TIHANGE - FOND L 'EVÊQUE - MONT
MOSAN
La balade du jour traversera 3 entités communales, du Condroz à savoir Nandrin, Amay
et Huy.
Le départ aura lieu au centre du village de Villers le Temple (Nandrin – 240 m), non loin de la
commanderie des Templiers.
Villers-le-Temple tient son nom de deux grands événements historiques : la
romanisation et l’installation d’une Commanderie de l’ordre du Temple. Situé à proximité de la
voie romaine allant de Tongres à Arlon, ce qui devait être un modeste hameau a vu s’installer
une villa romaine qui lui a donné le patronyme de "Villers" qui deviendra, d’après certains
documents "Villers en Liège" et aussi "Villers en Condroz".
En 1118, lors de la première croisade, huit chevaliers compagnons de Godefroy de
Bouillon fondent à Jérusalem, une Maison de l’ordre du Temple ainsi dénommée parce qu’elle
jouxtait le Temple de Salomon. Cet ordre religieux et militaire dit "des Templiers", avait pour
mission de garder les Lieux Saints.
Vers 1260, le chevalier de l’ordre
du Temple, Gérars de Villers, fait construire sur – pense-t-on – le site de l’ancienne villa
romaine, ce qui deviendra la plus importante Commanderie de la Province de Liège actuelle.
C’est à ce site historique que Gérars de Villers a véritablement donné ses lettres de noblesse.
Le frère Gérars décède le 28 février 1273, sa pierre tombale, gisant du défunt, est
précieusement conservée sur le mur gauche de l’entrée de l’église Saint-Pierre.
En 1312, l’ordre du Temple est supprimé sur ordre du pape Clément V. Les chevaliers de
l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem appelés par la suite ordre de Rhodes puis ordre de Malte
prennent possession des biens des Templiers. Ils s’installent à Villers-le-Temple jusqu’à la
Révolution française. Vingt-quatre Commandeurs vont s’y succéder, ils étaient tous français.
Demeurant généralement à Paris, ils déléguaient leur pouvoir à des subalternes.
Villers en Li ège va bientôt devenir Villers-les-Temples, Vilé-les-Timpes pour finir Villers-leTemple.
Aujourd'hui, on peut encore voir deux tours, le mur d'enceinte, les communs transformés
en habitations (domaine privé) après avoir été un hôtel-restaurant de luxe ainsi que l'église
fondée en 1260 avec de nombreux ajouts dont une décoration baroque (aux environs de 1760),
don du commandeur de l'époque, Laure le Tonnelier de Breteuil.
Quittons ces lieux chargés d'histoire pour entamer la balade : Celle-ci plonge
directement dans le vallon du Rau du F ond de H ouripont (220 m), qu'elle va suivre jusqu'au
Pont de Chessaine situé au pied du Thier des Bacs. Puis elle passe au lieu-dit " Au Soleil ",
pour descendre le Thier de M arnave jusqu'à l'ancien moulin de Neufmoulin situé à "Villé lès
Timpes". (Nandrin- 190 m).
C'est à cet endroit que le Rau du Fond de Houripont se jette dans le Rau de N eufmoulin que
nous suivrons jusqu'au massif rocheux d'escalade appelé "Les Rochettes"(185 m).
Contournant le massif vertical, les marcheurs quitteront le vallon pour franchir la colline
(230 m), puis dégringoler de l'autre côté dans la vallée du tumultueux Rau du Fond d'Oxhe.
La sente suit en corniche ce gros Rau sauvage (l'été 2008, lors des fortes pluies
aoutiennes, il a démoli 2 ponts en pierre) du pied du Bois des Dames jusqu'au minuscule
hameau de " Fond d'Oxhe"(130 m).
Ce hameau se situe à la frontière entre les communes de Nandrin et d'Amay.
Nous sommes ici au pied de l'escarpement rocheux du "Poudingue d'Ombret ". Sa
formation a débuté sur le rivage d'une mer qui recouvrait la région il y a 395 millions d'années.
Ses galets rappellent les raisins du gâteau anglais "pudding", d'où il sort son nom.
Une courte mais sévère montée conduit au lieu-dit "Pontière" (185 m) où elle rejoint
momentanément, le GR 567 (Tour du Condroz Liégeois) en provenance d'Ombret – Rawsa.
Un beau sentier traverse le Bois de S t Lambert (Ombret – entité d'Amay) et la pinède (où se
mêlent quelques feuillus) puis serpente en bordure d'une petite clairière, avant de s'élargir et de
se raccorder une large allée flanquée d'un pylône électrique.
Arrivé à Ponthières Haut (188 m), le parcours bifurque plein sud, en empruntant un
chemin en gravillons, puis rapidement une allée forestière herbeuse, assez boueuse par
endroits, pour déboucher finalement à proximité des quelques maisons du lieu-dit "La Pâche"
(235 m), territoire de "Rausa".
Le car stationnera près d'une belle chapelle ouverte dédiée à St Antoine, où 9 km auront
déjà été explorés.
Cette halte à lieu au sommet du massif forestier du domaine domanial de Neuville sous
Huy.
La randonnée continuera en longeant un bois en bordure d'un grand terrain de culture,
pour passer à proximité du lieu-dit "Neuf Bonniers" (Rawsa)
La piste franchit à gué le ruisseau de M aurissart, puis devenant chemin forestier,
s'enfonce dans le vallon. Plus bas, virant à gauche, les promeneurs emprunteront le chemin
qui débute parallèlement au Rau, avant de s'élever doucement dans le Bois de Tihange. Des
échappées, permettent d'apercevoir les tours de refroidissement de la centrale nucléaire de
Tihange. Plus à droite, à l'arrière du village d'Ampsin, la vue s'étend vers la barrière rocheuse
du plateau Hesbignon, lieu d'exploitation de plusieurs carrières. Le passage s'étire en bordure
du bois à hauteur du hameau "Petit Bois" (150 m) (Neuville sous Huy)
Continuant dans la même direction, à l'arrière des maisons du quartier de "Bonne –
Espérance" les faniatiques vont se faufiler dans le passage de lisière, jusqu'à à un carrefour
(140 m) sur la route Huy-Strée.
C'est là que le car attendra les amis désireux d'arrêter après avoir parcouru 13 km.
.
La troupe continuera par un sentier qui s'évade à droite sur un ponceau de béton
enjambant le Rau de Chera avant de gravir un chemin creux, proche de la lisière. Une descente
fléchissant à gauche parvient à hauteur d'un petit pont sur le Rau de Bonne –Espérance; en
remontant le vallon, on arrive à hauteur du parc et du château de Fond l'Evêque, occupé
aujourd'hui par un institut Tibétain, comme en témoigne le superbe temple bouddhiste qui orne
le site.
L'institut Tibétain est un centre d'acceuil, de retraite et de méditation. Trois lamas
tibétains y enseignent le bouddhisme. Ce lieu présente une quiétude rare à proximité de la ville.
C'est d'ailleurs dans cet espace paisible que le Dalaï Lama est reçu à chacune de ses visites.
Rappelons la devise tibétaine: "Quand lama fâché, lama cracher "…
Le parcours continue à suivre le vallon, se décale en montée à gauche, puis à droite
pour aboutir sur un chemin agricole conduisant au Plateau de la Haute Sarte (230 m)
Vaste panorama vers le Nord, dominé par la tour austère de l'église Notre- Dame de la Sarte.
Lorsque l'ascendance thermique est importante, par temps clair et frais, les panaches de
vapeur dégagée par la centrale de Tihange strient l'horizon.
C'est en bordure de la N 664 (route Huy-Hamoir) que le car attendra les moyens qui
auront 15 km dans les guibolles.
Les plus téméraires traverseront le plateau sur une chaussée goudronnée rectiligne.
Sur le plateau agricole, de vastes étendues légèrement vallonnées courent jusqu' à la ferme du
bois de Sart. Vers la droite, en direction du bois de Sart, un beau sentier rocailleux encaissé en
sous-bois, dévale le cours "Ri Mathot" (affluent du Hoyoux) jusqu'à un bassin d'orage situé à
l'extrémité sud du Faubourg Ste Catherine (110m)
Revenu sur un accès carrossable, les courageux vont escalader le "Thier du Péquet" le
long d'habitations modestes. Il y a peu, les gens qui y habitaient vivaient un peu à l'écart, sans
eau ni électricité.
Sur le côté, s'écoule un ruisselet qui s'en va rejoindre plus bas le Hoyoux.
La petite route devient un petit sentier de terre qui serpente joyeusement. Les lacets conduisent
au lieu-dit "Rouge Fossé". Aux premières maisons, le guide bifurquera à gauche par le chemin
de Gabelle pour gagner le lieu-dit "La Gabelle" (200 m).
A droite, la ferme de la Gabelle et derrière elle apparaît l'église de la Sarte et la tour "phare de
Notre-Dame".
Après 100 m de route, un sentier sinue dans le bois du Capitaine, situé en contre-haut du
CHRH.
Après quelques virages dans le bois, les audacieux aboutiront sur le haut de la rude
montée (19% par endroits) du chemin des chapelles, mieux connu sous le nom de "mur de
Huy".
Il leur restera à gravir le chemin de Croix jusqu'à la dernière et splendide chapelle SainteThérèse. Dans son prolongement il y avait autrefois un couvent dominicain.
Ils arriveront alors au parking de la station terminale du téléphérique de la Sarte (205m) et la
plaine du Mont Mosan, où se dresse fièrement l'église Notre-Dame de la Sarte. Terme de leur
expédition de 20 km.
Le Mont Mosan: c'est le plateau de la Sarte où domine l'église Notre-Dame de la Sarte,
une grande bâtisse maintenant silencieuse. Rien à voir avec la grande effervescence
occasionnée autrefois par les foules qui venaient en pèlerinage au plateau du Mont Mosan.
L'histoire de l'église est liée à son pèlerinage et à l'histoire de Jeanne Hardy, une pauvresse qui
en 1621 recueillit une statue de la Vierge assise (du XV e siècle) dans les décombres d'un
oratoire. L'église gothique à une seule nef (1628) fut agrandie au début du XXe siècle.La haute
tour "phare de Notre Dame" date de 1928.
De nos jours, ce site est doté d'un centre ludique. Parents et enfants y seront séduits par
le show des otaries et des phoques, mais également par la diversité des jeux et des activités
proposés. L'on peut y observer les crocodiles devenus célèbres, en matériaux composites, mal
traités selon Gaia, l'organisme flamand de défense des animaux….
A quelques pas de là, le cimetière, où repose "Dominique Pire" prix Nobel de la paix en
1958. Il fut curé à la chapelle de la Sarte.
Le verre de l'Ami " tier" se prendra sur place au café-restaurant " Le C ortina" plaine de la
Sarte, 15 à 4500 Huy tél: 085/21 51 43
Le guide du jour : Désiré Lovinfosse
Les détails de la balade viennent: topo guide GR576 (tour du Condroz Liégeois)
Fascicules publicitaires
Observations et annotations du guide.
Site Web sur la commune de Nandrin.
IA
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Excursion du 15 mars 2009
MY - CROIX DU CURE - FILOT - XHIGNESSE - COMBLAIN LA TOUR
N'en faisons pas un Mystère, nous partons de My, remarquable par ses bâtiments calcaires, ses
deux g rosses fermes, s on c hâteau et l 'ancienne m aison G illard, nous r appelant l es dem eures des
anciens seigneurs.
Cette petite villette, située à 227 m d'altitude, est une commune de la province du Luxembourg
traversée par le ruisseau de Vieuxville affluent de l'Ourthe.
Les différentes graphies suivant l'époque: Médis (873), Miez (forme romane 1159), Mieus (1352),
Mieux (1343-1384), Miel (15e s), Mielx et My signifient "au milieu".
Cette bou rgade é tait citée par mi l es pos sessions de l 'abbaye de S tavelot-Malmédy dès l 'an
873.Elle devint une seigneurie très puissante qui se détacha petit à pet it de la Principauté de S tavelotMalmédy pour g lisser v ers l e D uché du Lux embourg, c 'est à di re l a t erre de D urbuy, mais t out en
gardant les usages et coutumes de la Principauté.
Malgré s a pui ssance, c e domaine fut s ouvent, au f ils des s iècles, c onfronté à de nom breux
démêlés entre Stavelot et Durbuy. Surtout à une certaine époque où il n'y a pas moins de trois seigneurs
pour cette entité.
L'histoire du c hâteau de la localité débute en 1112 et est étroitement liée au c hâteau de Log ne.
(My étaient l'un des 4 fiefs destinés à le protéger).En 1727 et 1803 il subit des transformations dans un
style néo -classique et néo -médiéval. C'est ai nsi q ue d ans l e par c, un p eu à l ´écart, On peut v oir un
donjon s emi-circulaire daté de l a fin du XIXe s , d´ inspiration médiévale. L'intérieur du c hâteau, lu i, fut
restauré en 1882 par Gustave Serrurier-Bovy.
Après avoir t raversé l e village tout en admirant ses bel les maisons de pierre, les f aniatiques
traverseront l a grand r oute en e mpruntant un pas sage s outerrain. D e l 'autre c ôté, l a c ampagne l es
attend pour leur offrir de belles perspectives, si le ciel est dégagé.
La troupe rejoindra ainsi la route de Sy au lieu-dit" Sur le Houilleu", pour aussitôt bifurquer plein
nord à travers champs et retrouver très momentanément la route déjà citée.
Un s entier c ahoteux, mènera alors à travers prés, v allon et boi s j usqu'à l a Croix du C uré,
élevée en mémoire de sire Everard Deleau, curé de Xhignesse, assassiné le 16 novembre 1778.
Voici un r ésumé succin de cette histoire: Suite au vol d'objets sacrés dans l'église du v illage, le
curé, en chaire de vérité, termine son homélie par " les loups ravisseurs sont aussi des fins renards" en
disant cela son regard se porte malencontreusement vers les frères Renard. Tout le village les prit pour
les voleurs et les tint à l 'écart. Un vif ressentiment s'empara d'eux et ils décidèrent d'éliminer le pauvre
curé.
Sur la Croix, on peut lire :
"O vous qui passez, priez pour le repos de l'âme de feu le Révérend Sire Everard Deleau, curé de
Xhignesse, qui fut icy proditoirement attendu, assailli et assommé le 16 novembre 1778. R.I.P.".
Après av oir c ontinué u n m oment en di rection de H amoir, les randonneurs remonteront, e n
passant par le lieu-dit "Marlières" jusqu'au bourg de Filot, cher à René Hénoumont. C'est à 19 ans que
cet auteur, éc rit son pr emier roman :"L'été d'Antoine Malo" dont l'action se passe à Fi lot, village natal
de son père.
Le groupe t raversera cette belle lo calité et, par des c hemins aux doux par fums c ampagnards
puis par un pet it boi s, gagnera le belvédère de "Coisse" où s e dév oile un m agnifique panorama s ur
Hamoir, qui a vu naître le sculpteur Jean Delcour.
C'est là q ue stationnera le c ar
suffisent.
qui recueillera c eux et c elles à q ui 12 km de déc ouvertes
Les autres et ils sont nombreux, monteront à l'assaut d'un petit sentier rocheux qui les conduira à
Xhignesse où ils pourront admirer la petite église Saint- Pierre, bel édifice roman du 11è siècle.
La paroisse de Xhignesse fut vraisemblablement fondée entre 687 et 714 par Plectrude, épouse
de Pépin de Herstal.
Ce petit sanctuaire est remarquable par son ampleur; son plan et le soin apporté à sa
construction, tout particulièrement dans le travail extérieur du chœur.
La route qui mène à l a ferme de "Tabreux" passe à pr oximité d'un viaduc ferroviaire qui permet
aussi aux marcheurs de franchir l'Ourthe.
après
Ils n'auront plus qu'à suivre paisiblement le sentier riverain qui rejoint Comblain-Fairon où,
16 km d'explorations, ceux qui souhaitent peuvent remonter dans le car.
Pour les plus téméraires, après une gr impette sur la colline présentant d'agréables aperçus sur
la région, ils n'auront plus qu'à se laisser descendre vers Comblain- la- Tour terme d'une escapade de
19 km.
C'est à Comblain-au-Pont que doit nous accueillir la taverne
"Belle-Vue" tél: 04/369 11 04 .
Le guide du jour : André Huart
Sources : Détails sur la balade fournis par le guide
Sites web sur My, Xhignesse, Filot.
Carte IGN 49/ 5-6
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Excursion du 17 janvier 2009
GÊNES- PETIT HALLEUX- RONCHAMPAY- MIERCHAMPS- HIVES
Au cœur de l'Ardenne en Province de Luxembourg.
Petit rappel: le dimanche 7 septembre 2008, la nous avions du interrompre la balade à
Ronchampay; nous nous efforcerons donc d'atteindre Hives aujourd'hui.
Lieu de départ: Gênes: petit village ardennais à une centaine de mètres des 4 bois de
Gênes, eux-mêmes distants de 3,5 km des bras de Lignières à 10 km de Marche-en-Famenne sur
la N.888.
Du plateau de Gênes, les randonneurs descendront dans une petite vallée pour essayer de
trouver un gué afin de franchir le ruisseau du Fond de Gênes; et ensuite par "Mouette" et "Sur la
Commune" remonter vers Petit Halleux.
Ce hameau est un ensemble rural typique qui présente un agréable intérêt esthétique. Ici aussi,
dans un paysage de vergers, les fermes en long organisent l’espace.
Au sommet de la colline, s'il gèle et si le soleil luit, bien exposés au vent, pommettes
rouges et nez coulant, nous pourrons admirer un superbe paysage; s'il pleut ou s'il neige, nous
serons trempés et nous continuerons sans nous arrêter.
Espérons, que nous pourrons profiter de cette vue panoramique en direction de la confluence des
ruisseaux de Gênes et de Halleux, de la rive droite de la vallée de l’Ourthe, du site de Beausaint et
du plateau des Tailles.
De Petit Halleux une descente mènera le groupe vers "le ruisseau du Milieu", affluent du
Pouhou.
Après le repas, il faudra le traverser, non pas sur 2 petits ponts mais par un large chemin
posé sur des canalisations de béton. Ce sentier grimpe vers Ronchamp mais après un crochet à
gauche l'itinéraire ayant profité d'un gué pour passer le ruisseau de Machi, continue sur quelques
centaines de mètres à travers bois et ensuite dans les champs pour atteindre Ronchampay: ses
fermes en long, ses maisons rénovées et…. le car. Ici, 8,5 km explorés.
Empruntant une route plate et goudronnée sur env. 1 km, les marcheurs gagneront
Vecmont.
Le village de Vecmont est caractérisé d’une part par ses nombreuses fermes en long et la
présence de puits, le plus souvent dissimulés sous des dalles de schiste. L'église St. Hubert,
édifice classique en moellons de grès et pierre bleue construit en 1734.
Encore 1,6 km à travers prés et bois et la troupe atteindra Mierchamps: petit village doté
d'une fontaine, de la fromagerie du Moulin de Wez et d'une chapelle. La chapelle du village est
dédiée à St. Lambert, édifice néogothique construit en 1864, lui aussi en moellons de grès et
pierre bleue. On a découvert au sein du village un cimetière Franc.
Fin de la balade pour ceux dont les jambes commencent à être lourdes.
Du car qui les emmènera à Hives, ils pourront apercevoir la fromagerie à droites à la sortie
du village. En 1982, un agronome, Bernard Moreau, s’installe à Mierchamps dans une petite
propriété féérique où il démarre un élevage d’une dizaine de chevrettes. Son cheptel est un joyeux
mélange de races rustiques intéressantes pour le lait : Chamoises, Saanen, Poitevines et un bouc
de souche hollandaise. Les fromages, tous au lait cru, sont moulés à la louche et disponibles à
tous les stades d’affinage.
Pour les insatiables, dont certains se souviennent des commentaires du 7 septembre,
savent à quoi s'attendre avant d'atteindre, 6km plus loin, le café "Les 2 Marronniers ".
Il leur faudra franchir le "Ri du Broux" pour escalader la colline! Puis la redescendre tout en en
surplombant la " Vallée des Tombes ". En effet: d'énormes blocs de pierres ressemblant à des
tombes se trouvent couchés dans la vallée.
Un dernier ruisseau à passer, une dernière côte à gravir et au sommet : Hives (400 m.
d'alt.) But de la randonnée.
Dans le village de Hives, des traces d’une villa romaine ont été mises à jour au lieu-dit Mémont.
Cette villa romaine était formée d’un vaste ensemble de constructions avec des matériaux de la
région.
L’église Saint-Martin érigée en 1586 fut agrandie entre 1859 et 1861. La tour date de la deuxième
moitié du 19ème. Une restauration fut effectuée en 1887. On peut également y admirer un
important mobilier du 18ème.
Le verre de l'amitié se prendra au café " Les Deux Marronniers " (tél. : 084/37 96 82)
Le guide du jour : Jean-Marie Perot.
Sources: Commentaire du 17 septembre 2008
Site web "L'Ardenne Authentique"
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Excursion du 17 mai 2009
Chefna – Stoumont – Monceau – Coo
La randonnée du jour se déroule presque entièrement sur le territoire de STOUMONT.
En fait, nous partons de Ville-au-Bois (467 m alt.), qui se situe tout à l’est de la commune
d’AYWAILLE, nous traversons STOUMONT suivant un axe nord – sud/est et nous arrivons à
Coo, qui se situe tout à l’ouest de la commune de STAVELOT.
Ville-au-Bois est un petit hameau où naît le ruisseau La Chefna, qui s’écoule vers Quarreux
où il rejoint la rivière l’Amblève.
Nous prenons la direction contraire en empruntant la petite route qui rejoint la N606, allant de
STOUMONT à THEUX, par laquelle nous sommes venus.
Un peu avant le mi-parcours, nous effectuons toutefois un crochet vers la droite pour rejoindre
une prairie que nous longeons pour atteindre la grand-route, que nous traversons, après avoir
admiré le panorama vers l’Amblève.
Nous poursuivons pratiquement dans l’axe en empruntant une majestueuse allée rectiligne, la
grande Vecquée.
Cette voie aux origines controversées part de la Baraque Michel et passe par Hockay,
Baronheid, Malchamps, les crêtes de la Gleize. Elle constitua la limite entre les terres de la
Principauté abbatiale de Stavelot-malmedy et du Marquisanat de Franchimont. Au début de
son parcours, elle marqua la frontière entre la Belgique et la Prusse d’avant 1919. Elle sert
actuellement de délimitation à toutes les communes rencontrées.
Après avoir progressé 1,5 km environ vers l’est sur la Vecquée, nous partons vers le sud au
niveau d’une zone déboisée (565 m alt.). Nous cheminons à l’horizontale et de manière quasi
rectiligne. Au croisement de deux allées, nous poursuivons dans l’axe.
Le chemin perd de l’altitude, vire à gauche et, à hauteur d’une station de pompage, nous
quittons la forêt pour suivre une petite route qui nous conduit aux premières maisons du
hameau de Monthouet, d’où nous pouvons jouir d’un beau panorama vers la vallée de
l’Amblève, les crêtes de Brume et de Rahier.
Nous poursuivons notre randonnée en gardant essentiellement le cap plein sud vers
STOUMONT. Nous pouvons d’ailleurs apercevoir rapidement l’église de STOUMONT et son
clocher trapu.
STOUMONT est un vieux village, probablement déjà habité à l’époque pré-romaine. Il est
situé à flanc de coteau, sur un replat, à mi-chemin entre la Fagne et l’Amblève.
STOUMONT, mont « stou », c'est-à-dire haut, fier, relevait de la principauté de StavelotMalmedy.
Le site est sillonné d’un magnifique réseau de promenades naturelles, marqué de points de
vue champêtres et historiques. Citons notamment le défilé de l’Amblève dénommé le
« Congo » en contrebas du village.
A STOUMONT, nous retrouvons, en principe, le car au carrefour de la N606 et de la N633
(325 m alt.) afin de récupérer notre pique-nique.
Cela étant, nous nous dirigeons vers l’Amblève en prenant la direction du sud en empruntant
une petite route puis un chemin - s’inclinant vers l’ouest - à travers les prairies qui nous mène
à proximité d’un bois, à la lisière duquel nous mangeons.
Après avoir repris des forces, nous continuons notre progression dans le bois en cheminant
sur une corniche décrivant un large arc de cercle vers l’est qui nous amène à proximité du
Château de Froidcour. Ce château, propriété de la famille de Harenne actuellement, date de
1912. L’emplacement était déjà fortifié au Moyen-Age et, au 16ème siècle, un château fut édifié
par Guillaume de Froidcour.
Nous obliquons vers la droite pour passer en contrebas du château pour rejoindre une route
que nous rebroussons à droite. En cours de descente, nous laissons à gauche l’accès à une
ferme château pour passer sur le pont sur l’Amblève (206 m alt.).
Nous retrouvons le car, après 10,5 km de marche, à cet endroit, féru des kayakistes, où à
proximité si le parking pose problème.
Plutôt que de continuer vers Cheneux, nous allons vers la gauche et abordons un raidillon à
travers bois qui nous conduit en gardant le cap sud à Monceau.
En sortant du village, la petite route que nous empruntons serpente à travers les prairies puis
oblique vers l'est. De là, un beau paysage vers STOUMONT et La Gleize s'offre à nous.
En continuant vers le sud par un chemin escarpé en sous-bois puis par une piste carrossable
nous arrivons près d'une clôture interdisant l'accès aux deux lacs des installations
hydrauliques de Brume. Nous effectuons alors un crochet vers la droite pour arriver à la
fontaine Saint-Remacle en bordure d'une route que nous empruntons vers l'est pour arriver
près des relais et des transformateurs – très audibles - de la centrale électrique de Coo (463
m alt.) où nous retrouvons le car après 15,5 km de marche.
Nous amorçons la descente vers Coo en continuant vers l'est en laissant Brume sur la droite.
Nous passons devant un poste d'électricité, poursuivons par un beau chemin campagnard
puis descendons dans le bois à droite par un chemin en lacets qui nous mène à un chemin
transversal un peu plus haut que l'hôtel Beau Site perché sur le rocher du Coeur Fendu d'où
la vue sur Trois-Ponts vaut le petit détour.
Nous prenons alors le cap Nord pour nous retrouver près du barrage sud du bassin inférieur
de la centrale électrique de Coo. Cette centrale est la seule du genre en Belgique. Elle n'est
pas destinée à produire du courant électrique au moyen d'une chute d'eau, comme les autres
centrales hydroélectriques. Cette installation a pour but d'absorber aux heures creuses
l'énergie excédentaire des producteurs interconnectés en pompant l'eau de l'Amblève
jusqu'au réservoir supérieur et, aux heures de pointe, d'utiliser cette réserve d'eau accumulée
environ 300 mètres plus haut pour actionner des turbines et produire du courant.
Nous continuons dans l'axe vers Petit Coo (236 m alt.) où nous retrouvons le car après 20 km
de marche.
Ce sont les moines de Stavelot qui eurent l'idée au 18ème siècle de percer et d'ouvrir un
passage à la rivière, qui décrivait un méandre circulaire autour d’un éperon de roche.
Celle-ci va maintenant rejoindre d'un bond de 15 m le lit inférieur en formant la célèbre
cascade de Coo, haut lieu touristique.
Une fois n'est pas coutume, nous prendrons le verre de l'amitié sur place, soit à la brasserie
« Val de la Cascade » (080 68 40 78) en bordure de l'Amblève.
Le guide du jour : Jacquy Girin (0495 67 07 75 / 0479 81 44 85)
Sources :
Documentation de la Maison du Tourisme Ourthe-Amblève
Topo–guide GR 571 et carte IGN 49 7-8
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Excursion du 19 avril 2009
GOZIN – MAISONCELLE – FINNEVAUX – WIESMES –
MARTOUZIN
Ce dimanche, c'est en Famenne que le guide conduira sa troupe.
La Famenne !
Mais qu'est-ce donc que la Famenne ? P our le géographe, la Famenne s'étend de
Durbuy à B eauraing... P our l e na turaliste, c 'est une profonde dé pression humide
schisteuse couverte de forêts avec un bourrelet calcaire... Pour l'étymologiste, une contrée
où l e vent souffle fort... P our l e t ouriste, c 'est l a r égion des g rottes, des j olies r ivières et
des r ochers... E t po ur l 'historien ? U n pays d' entre-deux, t erre l iégeoise et t erre
luxembourgeoise a u c arrefour où s e r encontraient naguère de g randes v oies v enues de
lointains pays...
Petit aperçu géographique:
La Famenne peut être divisée en trois zones selon sa géologie.
Une pr emière b ande accidentée de 2 -3 km de l arge, q ui f orme la j ointure avec l e
Condroz, caractérisée par un mélange d e s chistes, t ypiques d e l a F amenne, et d e
calcaires et de grès, caractéristiques du Condroz.
Vient ensuite la bien connue "dépression de la Famenne", creusée dans le schiste,
avec de t emps à au tre des i ntercalations d e c alcaire formant d es bour relets dénommés
"tiennes". Le schiste étant une roche très meuble, l'érosion a été importante, si bien qu'on
y descend en dessous des 200m d'altitude, soit une différence de plus de 100 m avec les
contreforts du Condroz.
Enfin, a u s ud de l a F amenne, j uste av ant l es A rdennes, o n retrouve une ét roite
bande calcaire appelée Calestienne.
En Famenne, on trouve des sols peu propices aux cultures: ils n'ont pas de réserve
en e au e t l es c ultures s ouffrent t rès v ite d'une période s ans p luie; l es s ols argileux
humides mettent du temps à s e réchauffer er à s e ressuyer au pr intemps, retardant ainsi
les semis et rendant les conditions de travail du s ol difficiles. C'est pour ces raisons que
près de 50 % du territoire de la Famenne est occupé par la forêt et que la surface agricole
est à do minance h erbagère. I l en découle une agriculture famennoise s pécialisée d ans
l'élevage.
La balade
Notre rando, commence à Gozin, petite bourgade située en Famenne sur la route
de Wanlin – Beauraing à 140 m. d'altitude.
A la fin du village, après la ferme, le chemin se dirige à t ravers prés jusqu'à l'orée
du bois pour traverser le "ruisseau des Braconniers".
Après l a b oue, l es r onces, l es b uissons du débu t, l e s entier g ravit gentiment l a
colline; le ruisseau coule en contrebas.
Dès l es 200 m d' altitude, le g roupe bi furquera po ur rejoindre l a l isière du boi s,
passer au - dessus de l a l igne d e c hemin d e fer : Din ant- Athus, f ranchir "La Li ewe" et
rejoindre Maisoncelle après avoir traversé le ruisseau du même nom.
Vu l 'air d u t emps, nous nous d evrons d' admirer l a r éalisation d u p rojet d e l 'ASBL
Terre-Académie: u ne c onstruction bi oclimatique et s ensibilisation aux éner gies
renouvelables intégrées dans l'architecture.
A ces 7 kms de promenade, nous retrouverons le car.
Ensuite, l es faniatiques s 'attaqueront à l a 2 ème difficulté de l a j ournée: l a l ongue
montée vers les maisons de Finnevaux, à 275 m, point culminant de la promenade.
L'église Saint Clément de ce hameau date de 1900 et est de style gothique.
Sur son territoire subsistent des traces de l'industrie de la pierre taillée qui était pratiquée à
l'époque néolithique, favorisée par un important gisement de silex.
Continuant l eur pér iple, l es r andonneurs j etteront u n p etit c oup d 'œil s ur Mesnil
Eglise.
Puis, traversant les bois du "Tienne du Grand Sart" ils nous gagneront Wiesmes.
Déjà en 1078 dans la chartre de Waulsort on cite "Vema" puis vesma, vieme, viesme. Ce
vocable viendrait du thème Vem, vim du latin : osier
Après ces 6 km supplémentaires, les amis qui le souhaitent retrouveront le car à la
sortie du village.
Les 4,5 km restants j usqu'à Martouzin se feront presqu'à pl at s ur un s entier
schisteux ou bo ueux à t ravers pr és d' abord, boi s e nsuite, puis de nouveau prés pour
rejoindre le car au lieu-dit "Entre les Bisans" à l'entrée du village.
Martouzin est cité dès 1264 sous le patronyme Martinisius, (Martis = Villa).
Une ancienne chapelle, jadis lieu de pèlerinage, y est un site à découvrir.
De l à, nous i rons ensemble a u c afé friterie Rio S alsa à l 'entrée d e R ochefort tél:
0487 324932
Le guide du jour : Jean-Marie Perot
GSM du guide : 0498 47 00 68
GSM de Fania : 0496 25 24 58
Sources :
Le petit aperçu géographique : guide 2009 de la maison du tourisme Condroz- Famenne.
Cartes IGN 58 / 3-4 et 59 / 1-2.
Sites web sur La Famenne, la région de Beauraing
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Excursion du 1er février 2009
ARBREFONTAINE - HIERLOT - LES VILLETTES - TROU DE BRA - BRA
Ancienne pos session du C omté " de Salm", Arbrefontaine (415m, t oujours en
province de Liège) est un très ancien village Ardennais. (Cité au 7è siècle : Alba Fontana)
L'église primitive élevée vers 1600 a été rebâtie de 1853 à 1854.
Elle abrite un S aint Maurice à c heval (sur Jeanine ??) datant du 17 e s iècle. Les tombes
conservées dans l'ancien cimetière entourant l'église sont parmi les plus belles de celles
produites par l'atelier d'Ottré.
Les écrits du milieu du 7 e siècle donnent "Alba fontana", puis au début du 9e siècle
"Alba f ons". Et ens uite, " Albe fontaine" et d evenu " Arbre f ontaine" c 'est à di re " Fontaine
dont les eaux coulent sur des roches blanches ou sur du sable blanc traduisant "Fontaine
blanche".
♣♣♣♣♣♣
La balade commence devant l'église d'Abrefontaine (Wêriché) et prend la direction
du r emarquable c alvaire datant du X XVIIIe siècle (430 m) s itué au lie u-dit "Branchar".
Adossés au t alus à droite, apparaissent l es quatorze édicules d'un s uperbe c hemin de
croix à l'architecture rustique.
Au haut du talus et à demi cachée par la végétation, une chapelle carrée avec autel
et statue de la Vierge. Le calvaire et le site environnant sont classés.
Les f aniatiques em prunteront l'allée, pui s s 'engageront à gauche dans u n c hemin
creux montant à travers bois, tout droit (tout en contournant quelques arbres, couchés sur
le sol, déracinés par le vent) vers le nord pour atteindre le lieu- dit "Hêtre du Berger" (540
m)
Un be au pas sage forestier o blique à g auche (vers l 'ouest) po ur at teindre des
prairies au lieu dit "Le Lambiester" (500m)
Cet endroit dégagé offre une superbe vue sur toute la vallée de la Lienne.
Ensuite l e sentier en l isière de bois et de pr airies rejoint le lie u-dit " Am'Cômont"
(435 m)
Après avoir longé cette voie passant devant le château abandonné, le groupe empruntera
la drève du château d'Amcômont bordée de hêtres pourpres.
A son ex trémité, un v irage à gauche mènera à la sortie du bo is à " l'Abri des
chasseurs"(452 m), endroit choisi pour dîner.
De ce site, on découvre un panorama prestigieux du bassin lierneusien avec, niché
au creux des vallons abrités, de droite à gauche, la mosaïque des villages de la Chapelle,
Odrimont, Amcômont et plus loin
Lierneux, La Falize, Gernèchamps, Ménil, Arbrefontaine…..
Après l e r epas de midi, dans l 'abri forestier, l e g uide i nvitera l es c onvives à s e
remettre en route par une descente pour arriver au village de "Hierlot"(355 m)
Cité en 133 5, le village de H ierlot jouit d'une bonne exposition. Il compte de nombreuses
fontaines. Ses grandes fermes trapues présentent plusieurs exemplaires du 18è siècle et
de la première moitié du 19è siècle. Ce bo urg abrite quelques linteaux en pierre d'Ottré.
On y observera le curieux cadran solaire d'ardoise accroché au pan d'une vielle ferme.
C'est à ce petit carrefour (365 m) que les marcheurs tourneront le dos au "Prés de
Lienne" pour
remonter par u n p etit s entier v ers l a c rête de l a "Hé devant le Crèstai"
offrant de belles vues, à l'arrière, sur la réserve naturelle.
Ensuite, le circuit suivra la crête à t ravers bois, passe le g ué du Rau Bois de
Fagnes pour déboucher en vue du village "Les Villettes" (343 m) entouré de pairies en
pentes et donnant droit à de superbes vue sur la vallée de la Haute Lienne.
C'est dans ce charmant patelin ardennais agrippé à l a colline que le car attendra,
en c ontrebas de l 'église S aint-Pierre, l es r andonneurs r epus ap rès 11 km de m arche
vallonnée.
La troupe reprendra la route en restant à mi-hauteur du versant, le sentier descend
doucement dans la vallée. Il sillonne la campagne puis pénètre dans un bois.
Ici, le chemin devient boueux et dévasté suite à un débardage iconoclaste, il atteint
le fond de la vallée à l'endroit appelé "Les Chèneus".
L'itinéraire cotoye ensuite le bord de la rivière jusqu'au lieu dit "Al Cense" à l'entrée
du minuscule village de "Trou de Bra" (299 m), situé à la limite du territoire de Lierneux.
A ce m oment, 15 km auront é té ex plorés et l 'autocar po urra r eprendre l es
personnes désirant s'arrêter.
Les a utres q uitteront la Li enne pour s uivre un C hemin d e G rande R andonnée
extrêmement bien balisé d'un marquage de Grand Art.
Ils em prunteront un s entier e n forte montée pour a tteindre l e l ieu-dit " Sur le Tier"
(360 m)
Là, ils pourront admirer un vénérable chêne âgé de plus de 600 ans et dont la base atteint
6 m; de circonférence.
Quelques enjambées plus loin, le parcours rejoint la vallée de " la Chavanne" et la
longe, vers l'amont, jusqu'à ses affluents le Rau des Tannières" puis le "Grand Ru".
Arrivé à c e point, nos amis laisseront rivière remonter jusqu'à ses origines à" Vaux
Chavanne "petite entité de Manhay, pour bifurquer plein sud-est.
En passant à h auteur de la chapelle S aint-Donat (1807), les" longs" atteindront le
village de "Bra"(390 m) terme d'une randonnée de 20 km.
Bra est un b eau village ancien, avec de bel les demeures rurales datant des 17è, 18è, 19è
siècles. L a t our de l 'église es t waarschijnlijk romane. La ne f d ate de 1 764, l e c hœur d e
1720. A l'entrée du v illage, un monument d' hommage du C omité d u S ouvenir au x
maquisards de Montegnée remémorant l'exécution de 3 résistants, le 7 septembre 1944.
Le verre de l'ami"Tié" se prendra "Au Relais des Pêcheurs" au pont de Neufmoulin;
54 à 4987 Chevron
Tél: 086/21 22 29
Lovinfosse
Le g uide du j our : D ésiré
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Excursion du 20 décembre2009
MAFFE - FAILON - MORESSÉE - HEURE.
2009 touche déjà à sa fin. Et voici déjà la dernière promenade de l'année. Celle-ci se déroulera
en Famenne.
Mais q u'est-ce donc que l a F amenne ? P our l e g éographe, l a Famenne s 'étend d e
Durbuy à B eauraing... P our l e n aturaliste, c 'est u ne profonde d épression h umide s chisteuse
couverte de f orêts avec un bo urrelet c alcaire... P our l 'étymologiste, un e c ontrée où l e v ent
souffle fort... Pour le touriste, c'est la région des grottes, des jolies rivières et des rochers... Et
pour l'historien ? Un pays d'entre-deux, terre liégeoise et terre luxembourgeoise au carrefour où
se rencontraient naguère de grandes voies venues de lointains pays...
Petit aperçu géographique:
La Famenne peut être divisée en trois zones selon sa géologie.
Une première ban de accidentée de 2 -3 k m d e l arge, q ui f orme l a j ointure av ec l e
Condroz, caractérisée par un mélange de s chistes, typiques de l a Famenne, et de calcaires et
de grès, caractéristiques du Condroz.
Vient ensuite la bien connue "dépression de la Famenne", creusée dans le schiste, avec
de temps à autre des intercalations de calcaire formant des bourrelets dénommés "tiennes". Le
schiste é tant un e r oche t rès meuble, l 'érosion a été i mportante, si bi en q u'on y des cend e n
dessous des 20 0m d' altitude, s oit une di fférence d e pl us de 10 0 m av ec l es c ontreforts du
Condroz.
Enfin, a u s ud de l a Famenne, j uste avant l es A rdennes, o n r etrouve une ét roite ba nde
calcaire appelée Calestienne.
En Famenne, on t rouve des sols peu pr opices aux cultures: ils n'ont pas de r éserve en
eau et les cultures souffrent très vite d'une période sans pluie; les sols argileux humides mettent
du temps à se réchauffer er à se ressuyer au printemps, retardant ainsi les semis et rendant les
conditions de travail du sol difficiles. C'est pour ces raisons que près de 50 % du territoire de la
Famenne es t occupé par l a forêt e t q ue l a surface agricole es t à dominance h erbagère. I l e n
découle une agriculture famennoise spécialisée dans l'élevage.
La balade
Le dép art aur a l ieu à proximité de l 'église de Maffe, d' où l 'on peu t admirer le château
ferme, imposant quadrilatère traditionnel en calcaire des 17e et 18 e siècles et qui comporte un
beau porche de style Louis XIV.
Rue du V al d'Or, l'ancien lavoir est bordé de bancs qui accueillent le promeneur en l ui offrant
une vue reposante sur les bois environnants.
Par un sentier plat, réservé aux seuls vélos et piétons, parallèle au sommet de la colline
(appelé "tige" dans le Condroz), les marcheurs se dirigeront vers Failon. Le circuit descend le
long du r uisseau a u fond d' une v allée r emonte l'autre v ersant pour at teindre a près 6 k m
Somal.
Somal possède u ne "ferme c hâteau" c lassée d ont l 'origine r emonterait au 16 e siècle. Elle
comprend un imposant manoir en moellons de grès et calcaire et à toit en croupes, auquel est
accolée un e t our r onde pl us ba sse. Le manoir f ait p artie, avec l es dép endances e t u n solide
mur de clôture, de l'enceinte de la ferme château.
C'est près de ce site que le car stationnera.
Continuant par la petite rue de Ramezée et le bois de Failon, les faniatiques franchiront
la Somme, pour longer le bois de Troneu afin d'atteindre Failon après 4 km supplémentaires.
Celles et ceux satisfaits par 11 km de découvertes pourront remonter dans le car.
Le reste du groupe continuera en direction de Barvaux en Condroz le long de la N 938,
un chemin à gauche conduit à la Somme qu'il faudra de nouveau traverser, toujours à pied sec.
Une grimpette à travers le bois du Baimont mènera au "Chêne au Gibet"
Le « Tchin-ne au djibèt »( comme l’appelle encore les habitants du lieu) est un r emarquable
chêne pédonculé de 400 ans dont la circonférence mesurée à 1,25 m du sol est de 5,42m. Sa
hauteur totale ne dé passe pas 17,50m mais sa cime est largement développée dans un r ayon
de 10 à 12m autour de son axe. Il possède un tronc unique de 4m à 4,50m de haut qui se divise
en deux maîtresses branches presque verticales, elles-mêmes abondamment ramifiées ».
Le 23 novembre 1709 y fut pendu Lambert Dehaix pour avoir, non loin de là, un an auparavant,
tué d' un c oup d' escopette, G illes S insin, p rêtre et c hâtelain au c hâteau de B arvaux ( ac te
authentique du vieux registre paroissial de Barvaux)
Après cet intermède, les randonneurs s'en iront admirer le château de Ramezée.
Celui-ci est isolé sur un tige marquant la limite entre le Condroz et la Famenne, il permet par
beau temps une belle vue sur la région. Construit en pl usieurs étapes au X VIIIe siècle dans le
style c lassique de l 'époque, i l es t ent ouré d e dép endances ag ricoles di sséminées de p art et
d'autre.
Laissant là, ce beau castel, ils passeront par les bois de Cheneumont et d'Avennes aux
nombreux sentiers interdits( propriété privée) pour descendre rejoindre Moressée.
Le car y attendra pour charger les amis désireux de s'arrêter après 15,5 km
Pour les plus courageux, il restera à traverser le ruisseau du Neuf Vivier, monter quelque
peu et redescendre vers Heure après avoir sillonné 3 km de plus.
Le v illage de Heure, av ec s on ha meau de Moressée, compte plusieurs attractions
touristiques et endroits de d étente : une M aison d e l a N ature, u n m ini-golf, de no mbreuses
promenades, un centre éducatif "Domaine de Jalna", propriété de la Ligue Royale Belge pour la
Protection des Oiseaux, un potager de légumes oubliés et un Golf fermier.
Au niveau historique, Heure a ap partenu successivement à l 'Empereur "Louis le Germanique"
puis au Monastère de Waulsort. Des mines y ont été exploitées (schiste, plomb, fer)
La t our c arrée d e l 'Eglise N otre-Dame, m illésimée de 1 611 es t un m onument c lassé. L e
presbytère de l 'Eglise Notre-Dame est ég alement r epris à l 'inventaire ai nsi q u'une g range e n
colombage et une ferme à pan de bois récemment rénovée située au centre du village.
Le verre de l'amitié se prendra à "La ferme de la Bourgade" Moressée,10 5377 Heure tél: 086/
321009
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Excursion du 22 novembre 2009
CWÈNE DO BWÈS - NESSELLO KREUZ IM VENN - HAHNHEISTER
RURBUSCH -
BERGERVENN
-
.
Ce di manche d'automne, c 'est dans l 'est de not re pr ovince, av ec un pe tit t our en
Alllemagne, que André H uart conduira l a dernière r andonnée de s a l ongue c arrière d e
guide.
La balade débute au du lieu- dit Cwènes do Bwès, près de Sourbrodt …….
………..
Après avoir franchi la Rur…………
♣ Cette importante rivière fagnarde dont le nom signifierait " remuante" ou "impétueuse"
nait en F agne Wallonne. Elle pas se en A llemagne e n ar rosant M ontjoie av ant d e
poursuivre vers le nord pour se jeter dans la Meuse à Roermond (NL).
……….Les m archeurs traverseront
couleurs automnales,…..
la petite f agne du Nessello, enc ore par ée de ses
♣ Le terme "Loo" désignait jadis un endroit boisé; "Nessel" signifiant en al lemand "Ortie",
le toponyme voudrait donc dire "Bois aux orties" appellation qui paraît surprenante de nos
jours, mais qui l'est moins si l'on sait que le secteur en cause était autrefois pacagé.
……….Pour s'engager, une petite côte aidant, dans le Rurbusch ou Bois de Calbour …….
♣ Cet important massif forestier s'étend au nord de la Rur, entre le Nesselô, à l'ouest et la
Schwartzvenn à l'est. Pendant des siècles, cette forêt fut exploitée pour la fabrication du
charbon de bois.
………..
mélèze.
Qui mènera à l a Schwarzes Venn par une allée toute tapissée d'aiguilles de
♣ Littéralement " Fagne noire", allusion à ce qu'elle était jadis, vaste étendue de tourbières
joignant par des sus l e c ol, l es v allons de l a R ur et du s chwarzbach. O n obs erve
actuellement u n g rand q uadrilatère c onstitué à l a fois de t ourbières ac tives, de landes
tourbeuses et de l andes s èches. Le d amier phy tosociologique es t t rès év ocateur de s a
variété f loristique: c ette fagne, incluse da ns l a r éserve nat urelle, possède, en effet, d es
assises gediniennes, fait unique sur le Haut- Plateau.
……….
De l à, nou s i rons ad mirer l a pet ite r etenue d' eau, t rès phot ogénique, d u
Schwarzbach au pied de la non moins attrayante Bergervenn……….
♣ " F agne de Berg " ce v aste t riangle f agnard pr ésente un e t rès r iche di versité de s ites
phytosociologiques. On no te actuellement des t ourbières ac tives au s ommet, où l 'on
observe en autres des sphaignes, linaigrettes .dans le secteur médian on voit un bois clair
de bouleux et de chênes. La partie inférieure très humide se termine par le plan d'eau du
Schwartzbach.
.
♣ Le" r uisseau noir" allusion à s es r ives t ourbeuses e ncore a ppelé R u d e C albour a
marqué j adis l a frontière ent re l es Duchés de J uliers et de Luxembourg. La v allée f ait
l'objet d'une gestion ayant pour effet de dégager progressivement ce ruisseau de l'emprise
des pes sières. Le forme u n ét ang t rès j oli, ét abli nag uère c omme r éserve d' eau en c as
d'incendie, au pied de la bergervenn.
………..
Un chemin parallèle au schwatrzbach conduit à Küchelscheid
♣ Un ham eau s itué à un k ilomètre d e l a f rontière al lemand, est surtout c onnu p our s es
vieilles fermes et la "croix des fagnes".
………..
Où nous franchiront à nouveau la Rur et la frontière et l'ancienne Vennbahhn,
où a été aménagé un parcours de draisines……..
♣La Vennbahn (littéralement ligne de chemin de fer des Fagnes) est une ligne de chemin
de fer belge dont le parcours pénètre par endroits sur le territoire allemand. La Vennbahn
a été construite à l'origine par l'État prussien pour relier le centre industriel de Rothe Erde,
à l'ouest d'Aix-la-Chapelle, la ville de Luxembourg par le plus court chemin Saint- Vith Troisvierges). L' inauguration de l a l igne eut l ieu l e 4 nov embre 1889. Ce lle-ci f ut
rapidement dévolue au transport de charbon et de m inerai de fer. Cette voie permit aussi
de d ésenclaver di verses r égions r urales et d e s timuler l eur économie, t elles l 'Eifel
occidentale et le plateau des Hautes Fagnes, permettant également aux habitants d'aller
chercher du travail dans des centres industriels désormais accessibles. Le parcours fut à
diverses r eprises m odifié, not amment p our per mettre l a mise de c ertains t ronçons à
double voie, et réduire les courbes et les pentes.
……….
Nous sommes en Allemagne et suivons plus ou m oins le cours descendant
de l a Rur pour ar river à l a Norbertuskapelle, pr ès de l aquelle l e c ar at tend s ur un
parking………
Chapelle érigée en 1926, dédiée à Saint Norbert qui perpétue le souvenir des moines, qui
pendant six siècles, ont vécu à Reichenstein.
……….
A ce moment, 11 km auront été parcourus et il n'y aura plus d'arrêt avant la
fin de la randonnée qui totalise 18 km………
………..
Si une c ôte u n peu r ude n' effraie pas l es marcheurs ( - euses) désireux ( euses) de s 'arrêter, ils ( elles) po urront accompagner les aut res jusqu'à Kreuz i m V enn et
redescendre ensuite au car………..
♣ Cette croix en fer, haute de 6 m, a été érigée sur le rocher de Richelsley en 1890 par le
curé A rnoldy de K alterherberg; à l a m émoire de S tephan H orrichem ( 1639- 1686) pr ieur
de Reichenstein dénommé " l'apôtre de la Fagne".
………..Le reste de la troupe continuera, direction nord- ouest puis nord, vers Bovelsvenn,
Grünen Hecke et le parking de Hahnheister (broussailles au coq), soit, sur la fin en suivant la
frontière b elgo-allemande, m arquée par u ne s uccession de bornes, s oit l e l ong d e l a
Brackvenn (cela dépendra de l 'heure, d es c irconstances … .et
de l 'humeur du
guide.)………..
Le v erre r écompensant t ous l es e fforts fournis nous attendra à l a cafétéria de la
piscine d'Eupen. (tél: 087/ 742222).
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Excursion du 25 octobre 2009
MUNSTERBILZEN - CANAL ALBERT - ZUTENDAAL - PARC NATUREL DE LA
HAUTE CAMPINE
Ce dimanche d'automne, c'est la province de Limbourg que le guide va faire découvrir.
Le Limbourg est situé au nord-est de la Belgique et placée sous la tutelle de la Région
flamande.
La province de Limbourg s'étend sur les terres pauvres de la Campine, au sud se situent
la partie septentrionale de la Hesbaye et à l'est le Maasland.
Elle es t bor dée par l a M euse à l 'est q ui dél imite l a frontière et es t t raversée par l e D émer et
plusieurs canaux dont le canal Albert au centre et le canal de la Campine au Nord.
Cette province est fière de son parc naturel : le Parc National Hoge Kempen inauguré en
2006.
Le Parc National de la Haute Campine s’étend avec 5000 hectares de bois et de landes sur
les communes de Dilsen-Stokkem, Maasmechelen, Zutendaal, Lanaken, Genk et As.
Avec une haut eur située entre 50 et 100 mètres, le Parc National de la Haute Campine
constitue le point culminant de la Campine. Il est formé des roches et graviers que la Meuse a
charriés depuis les Ardennes au cours des dernières glaciations. C’est aussi la seule région en
Flandre où le sol est entièrement constitué de cailloux de toutes natures et de toutes tailles.
Outre l a bruyère s èche av ec l es dunes et l a br uyère hu mide a vec l es m arais e t l es
tourbes, l e P arc N ational d e l a H aute C ampine es t pr incipalement constitué de f orêts de
conifères. Ces forêts, plantées pour répondre à l a demande de bo is d’étayage pour les mines
de charbon, ont été petit à petit transformées en forêts plus naturelles.
A l’est, l a M euse a c reusé une v allée d’une pr ofondeur de 60 m ètres, donnant à cette
zone son relief très accidenté.
Les c arrières, nées d e l ’exploitation de l a c ouche de g ravier s ur une é paisseur de 3 0
mètres e t du s able q uartzeux s ous-jacent, forment, avec c es c ailloux, un ‘ musée de pl ein ai r’
géologique unique au Benelux offrant de magnifiques panoramas.
Le Parc National Hoge K empen accueille les ‘amoureux de la nature’. C’est pourquoi 5
lieux ont déjà été choisis comme ‘Portes vers le Parc National de l a Haute Campine’: La gare
d’As à A s, Pietersheim à La naken, Mechelse Heide à M aasmechelen, Kattevennen à G enk et
Lietenberg à Z utendaal. C es por tes c ontribuent activement à l ’amélioration de l ’accueil. A insi,
de v astes par kings s ont pr évus. I l ex iste de s poi nts d’ information où v ous t rouverez t ous l es
renseignements souhaités et pouvez acheter des cartes pour les balades à pied ou à v élo. La
cafétéria et les attractions annexes seront optimalisées. L’accès aux portes et au Parc National
est gratuit. C’est la raison pour laquelle le Parc National n’est pas non plus clôturé.
La Randonnée
Le départ aura lieu au nord-ouest de Munsterbilzen, à l'entrée du Munsterbos.
Le Munsterbos est u n s ite magnifique composé de bois, d'étangs, de marécages et de
prairies.
De belles allées sablonneuses sillonnent à travers le bois.
Au bout de l 'une d' elle, u ne pr emière d écouverte at tend l e pr omeneur : une chapelle,
surmontée de deux t ours, r essemblant à un m ini c hâteau- fort. Ce lle-ci es t dédi ée à "Saint
Amor".
Au 8 èm e siècle, Saint Amor, pèlerin venu s'Aquitaine, s'installa à Munsterbilzen, d'où il
partait souvent en pèlerinage sur la tombe de S aint Servais à M aastricht. C'est là qu'il mourut
lors de son dernier séjour et il fut enterré dans une chapelle construite sur l'actuelle place Saint
Amor. Il fu t canonisé assez r apidement et s es r estes furent t ransportés à M unsterbilzen v ers
850. En 1603, la chapelle qui portait son nom a été démolie.
Un sentier en caillebotis conduit ensuite une série de petits étangs, lieu particulièrement
attrayant en c ette p ériode aut omnale que l'on peut mieux appr écier du ha ut d' une t our
d'observation.
De r etour dans un e b elle drève, la bal ade c ontinuera vers le c anal A lbert. U n s entier
longe le canal puis monte vers le pont et la N.730.
Les f aniatiques f ranchiront le canal pour e mprunter ensuite la petite route d u
Broekenmolen.
La piste entre d ans l es b ois du "Stelebos", l onge une pr airie pour ar river dans une
superbe c lairière. A près l a t raversée d e c ette t rouée, l es m archeurs emprunteront une route
forestière.
Un joli chemin mène à une a utre découverte surprenante: un e vierge immense tendant
les bras se dresse là, sur une butte.
Poursuivant leur promenade, les marcheurs arriveront sur le parking du "Lietenberg" où
le car sera présent. 10 km ayant été parcourus.
La troupe continuera en direction du Lietenberg (Zutendaal).
Le parc du Lietenberg est une des portes d'accès au Parc Naturel de Haute Campine.
C'est un endroit idéal pour se ressourcer. On peut y visiter le musée des insectes, la serre aux
papillons chamarrés. Il y a même une promenade spéciale pieds nus ….
Du haut de s a t our de g uet, o n pe ut d écouvrir l a s uperbe nat ure de Zutendaal, la
commune la plus boisée de Flandre.
Après plusieurs bifurcations, le groupe arrivera sur la petite place de Stalken.
Le car y sera présent pour charger les amis heureux de leurs 15 km campinois.
Quand aux plus téméraires, il leur restera 5 km à parcourir sur des sentiers sinueux. Et
aboutir ainsi à Gellick. Terme de l'escapade du jour.
Au 12 ème siècle, le nom de Gellick était déjà mentionné dans les écrits. Des fouilles y ont
mis à jour des traces de civilisation romaine.
Le 12 mai 1940, un chasseur anglais et le 24 mai 1944, un chasseur canadien se sont
écrasé dans le voisinage. Une commémoration a lieu chaque année à l'église saint Laurent.
Le guide du jour : Michel Stavaux.
Le verre de l'amitié se prendra au café le Bloemenhof à Munsterbilzen tél: 089 24 52 68.
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Excursion du 27 septembre 2009
HÖFENER MÜHLE - PERLENBACHTALSPERRE - LA RUR MONSCHAU - MÜTZENICH - BRACKVENN
Ce dimanche, le guide nous amènera randonner au cœur du parc naturel des Hautes
Fagnes et de l'Eifel.
La balade commence dans le "Heckenland" au lieu dit "Perlenbacher Mühle" situé sur
la commune allemande de Höfen. Ce vieux moulin datant de 1805, aujourd'hui devenu un hôtelrestaurant, a été érigé au bord de la Schwalm,
La Schwalm prend naissance au nord d'Elsenborn, en plein milieu du vaste champ de
manœuvres militaires sur le plateau fagnard.
En Allemagne, elle prend le nom de Perlenbach (rivière des perles) parce qu' autrefois
on y pêchait en abondance les mulettes, sortes de petites moules perlières dont le seigneur
local se réservait l'exclusivité. En 1677, à l'époque du duché de Juliers, cette tâche devint un
monopole d'Etat !! Les braconniers étaient punis de peines très sévères allant jusqu'à la
pendaison. Afin que nul n'ignore la loi, des potences furent placées en bordure de la rivière.
Elle termine sa course dans la Rur à 2 ou 3 encablures (200m) de la ville de Monschau, chef
lieu du Heckenland (Pays de Montjoie).
Le groupe suivra la rive droite du "Perlenbachtalsperre" jusqu'à la digue de Perlenau,
haute de 19 m. Ce vaste réservoir d'eau potable (800.000 m³) fut construit de 1952 à 1954.
Après avoir franchi le barrage du Perlenbach, le circuit abandonnera l'agréable vallon
pour traverser le "Staatforst" situé au nord de Kalterherberg. Ce plateau séparant les vallées du
Perlenbach et de la Rur est principalement constitué de prairies, seuls les versants encaissés
sont boisés.
Un petit sentier dévale en serpentant le versant ouest pour atteindre la
Norbertuskapelle, chapelle érigée en 1926 , dédiée à Saint Norbert qui perpétue le souvenir
des moines, qui pendant six siècles, ont vécu à Reichenstein.
Le car attendra au parking voisin. 8 km auront été parcouru.
La promenade continue en contournant le lieu-dit " l' Ehem Kloster" ou "Gut
Reichenstein".
A cet endroit, il y eut dès le XI e siècle, un château fort, construit par les ducs de Limbourg. Le
vieux chemin allant d'Aix à Trèves passait par là et était suivi par les voyageurs et pèlerins qui
se rendaient au tombeau de Saint-Mathias.
Aussi, entre 1131 et 1137, Waleran II, Duc de Limbourg, y installa un couvent des
prémontrés, où les fidèles traversant les fagnes inhospitalières y trouvaient réconfort physique
et moral.
Elevé au rang de prieuré en 1744, il le resta jusqu'a la révolution et l'occupation françaises en
1794. Les bâtiments furent alors vendus un tisserand de Montjoie, puis à un nommé Jacob qui
y installa une exploitation agricole et une distillerie. Y subsistent encore la maison du prieur et
les murs de l'église datant de la fin du XVII e siècle.
Après la traversée de l'Ermesbach, une légère pente conduit dans la sauvage vallée de
la Rur.
La Roer est une rivière belge, allemande et néerlandaise. Elle naît en Belgique, dans les
Hautes Fagnes, près du signal de Botrange. Après quelques kilomètres à l'extrême est de la
Belgique, elle entre en Allemagne dans le land de Rhénanie- de- Nord- Westphalie, où elle
porte le nom de Rur, arrose Montjoie, contourne Aix-la-Chapelle par l'est pour finir son cours
aux Pays-Bas où elle porte de nouveau le nom de Roer. Elle se jette dans la Meuse à
Roermond.
A cet endroit, les rives encaissées créent un torrent. Les marcheurs vont suivre la rive
gauche de ce tumultueux cours d'eau pendant 3 km.
Quittant le fond de la vallée (450 m), un petit sentier en forte pente contourne pendant
300 m. le rocher de " Ehrensteinley".
Au dessus (500m) une belle trouée dans la forêt offre une superbe vue sur la vallée de la
Rur.
Un beau chemin étroit descend jusqu'aux abords de Montjoie, la perle de l'Eifel, où le
car devrait attendre les amis désireux de s'arrêter après 12,5 km.
Le pays de Montjoie est issu de la villa romaine de Konzen et son nom viendrait de
"Mons Javis" ou "Montagne de Jupiter"
Les randonneurs remonteront ensuite le vallon du Kleiner Laufenbacg (ou klein laufen)
en direction du village de Mützenich, qu'ils traverseront en diagonale E-O. pour gagner les
parkings où le car stationnera.
Où 15,5 km de territoire auront été explorés.
Mützenich est la première localité allemande rencontrée après le passage de la frontière
sur la route qui conduit d'Eupen à Montjoie.
Le reste de la troupe continuera pour rejoindre le "Lit de Charlemagne"(Kaiser Karel
Bettsatt), bloc de quartzite plus ou moins horizontal sur lequel l'empereur se serait reposé puis
endormi, fatigué après une journée de chasse. Ce monolithe de plusieurs tonnes qui marquait
les confins de la terre de l'abbaye de Reichentein, se situe sur la frontière Belgo- germanique. .
II apparaît en 1205, dans un document concernant les limites du prieuré de
Reichenstein, sous le nom de "Lectus Caroli Magni"
Un agréable serpentin de pistes en caillebotis fagnards permet de traverser la
Brackvenn pour atteindre le parking de la frontière, terme de notre randonnée de 19 km.
La Brackvenn est la partie la plus occidentale des "Fagnes du nord–est", ensemble qui
avec le Kutenhart, le Steinley et l'Allgemeine Venn constitue le second pôle de la Réserve
naturelle domaniale des Hautes Fagnes. Ce nom désigne les fagnes situées de part et d’autre
de la route Eupen – Montjoie, entre Neu–Hattlich et Mützenich.
Après cette magnifique rando, tout le monde se retrouvera à Schönefeld pour les agapes
de la traditionnelle fête du comité.
Le guide du jour : Désiré Lovinfosse
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Excursion du 28 juin 2009
CLERMONT- SUR- BERWINNE ♦ CRAWHEZ ♦ LA CLOUSE ♦ CRÊTE
DE GULPEN ♦ CHÂTEAUX DE STREVERSTROP ET DE BROICH ♦
MONTZEN.
La randonnée de la fête des guides va traverser l'est du Pays de Herve.
Plateau de Herve qui n'a de plateau que le nom !!!
C'est le royaume des prés souplement ondoyés où paissent vaches et moutons, gambadent
chèvres et chevaux, de plus en plus timidement séparés par ces haies vives et épaisses qui
façonnaient le paysage d'autrefois.
L'équipée de nos mollets a beau être ondulée, elle ne manque pas d'atours.
Partout, des potales anciennes, chapelles et arbres à clous sertissent le paysage. Ailleurs,
l'âme des pierres s'échappe des hameaux tapis au flanc des collines. Les fermes isolées
"fleurent" encore bon le travail rural d'autrefois.
Notre échappée pédestre débutera sur les hauteurs de Clermont-Thimister, sur la N3
(Liège-Aachen), au parking des meubles César.
La balade offrira, ici et là, à notre regard des paysages de bocages typiques. Elle
s'engage en descente rapide vers Clermont et mène à une plate-forme offrant une belle
perspective vers le contrehaut du village.
Clermont-sur- Berwinne se situe pratiquement à égale distance de Liège (24 km) et
d'Aix- la- Chapelle (22km) sur la Via Mosana (aujourd'hui chemin de St Jacques de
Compostelle), artère qui à l'époque carolingienne, établissait le lien entre les vastes
domaines mosans liégeois et Aix-la-Chapelle, capitale de l'empire.
Un tour au centre de ce village classé parmi les 10 plus beaux de Wallonie s'impose.
Le circuit passe devant le château de "l'Aguesse", puis longe la haute église (1632) pour
déboucher sur une minuscule place. La curiosité de ce site en est l'Hôtel Communal sous
lequel passe la rue. Il a été construit en 1888 sur le plan d'une ancienne halle aux plaids
élevée lors de la création de la cour de justice et abritait la prison. L'angle de l'édifice est
flanqué d'une tourelle en encorbellement surmonté d'une girouette et appelée "La Tanelle".
Si on dit que "les Clermontois se marient sur la rue", c'est que le premier Hôtel de
Ville et sa salle de mariage enjambaient déjà la rue.
A gauche la Taverne "le Renouveau", à droite une vielle pompe et derrière, de vieilles
maisons à colombage ou de style Renaissance Romane. La visite de ces maisons une à
une, pourrait faire remonter l'histoire de la bourgade jusqu'aux années1550. Mais, Clermont
existe officiellement depuis 1230.
Au XIV ème siècle, le village dépendait du Duché de Limbourg.
Après ce petit tour de la cité, le guide obliquera plein ouest, passant devant la Ferme
du Château, plus loin par dessus la ligne 38 (Liège- Aubel) puis à travers une prairie afin de
descendre jusqu'au "Thier des oies" à Thimister.
De là, un chemin longeant le Rau de " la Befve" mène à la croix Henri Jacques.
L'itinéraire bifurque plein nord à travers prairies nous conduisant au lieu- dit "Blokhouse" ou
"Blok'hoûse", où subsiste une maison rénovée, une ancienne petite gare de la ligne 38.
Une petite rue de campagne conduit dans le petit vallon bocagé de Corbillon. Au
moulin de "la Trappe" un chemin de terre remonte le vallon du Rau de la Trappe jusqu'au
hameau de "Crawhez". Au coin, se dresse la chapelle de l'enfant Jésus de Prague, édifiée
en 1959 dans un style moderne un peu particulier. On y remarque aussi une magnifique
bâtisse en moellons et colombages, dont la robustesse et la largeur de ses murs n'ont d'égal
que l'étroitesse de ses fenêtres.
La marche se poursuit plein nord, par un sentier traversant les prés de
"Winanchamps" jusqu'à la chapelle St Roch au lieu-dit "Sur la Bruyère".
La troupe empruntera la route menant à Aubel (Attention à la circulation !!!).Après
400m, le parcours s'orientera plein est en direction du val de la Berwinne. Après le Moulin
"d'ôdar", il faudra remonter le vallon jusqu'au hameau de "La Clouse" situé au pied de la
butte du cimetière américain dit d'Henri- Chapelle, (bien que situé sur la commune de
Hombourg).
C'est au parking de ce mémorial que le car attendra le groupe et reprendra ceux qui
auront été satisfaits par un tour de 10 km.
Ici, la promenade quitte l'entité de Clermont- Thimister pour continuer dans celle de
Plombières.
Après les fermes Vogelsang, la piste descend le versant ouest de la vallée de "La
Gulp". Ce passage offre de belles échappées sur le vallon avant d'arriver à la source de ce
Rau.
"La Gulp" s'écoule par Hombourg, Obsinnich, Teuven, Slenaken et Gulpen ( NL) où elle se
jette dans la "Gueule" ( du loup…)
Passé le minuscule hameau de "Gulpen", les faniatiques vont gravir la pente est du
vallon jusqu'au chemin de crête qu'ils suivront en lisière du bois de Hees jusqu'au parking où
le car stationnera. Les compagnons auront sillonné pendant 15,5 km.
Les "plus en forme" continueront par la traversée du "Heesbuch", puis le Kinkenweg,
pour descendre jusqu'au château de Steverstrop dit "Graaf".
Ce fortin moyenâgeux est entouré de douves alimentées par le Steverstroperbach. La partie
centrale, dont les murs ont une épaisseur de 1,5 mètre, remonte au 13 e siècle. Ce donjon
fut agrandi au 15 e et 16 e siècle. Il est classé depuis 1954.
Après avoir longé les étangs de pêche, une sente conduit à travers prairies à un
autre manoir tout aussi moyenâgeux: le château de "Broich" ou "Broek". Broek, en dialecte
régional signifie marécage. Ce castel est classé depuis 1972.Le rez-de-chaussée est
aménagé en style Louis XVI.
Il restera, à ces intrépides, à suivre le Rau du Broekerbach jusqu'à Montzen, où 20,3
km. auront été explorés.
Et le car amènera tout son petit monde vers Schönefeld, pour les agapes prévues en
l'honneur des guides.
Lovinfosse
Le guide du jour : Désiré
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Excursion du 29 mars 2008
ROGERY – COMMANSTER – BLANCHE FONTAINE – BURTONVILLE – VIELSALM.
Ce dimanche, le gu ide emmène les faniatiques en province de Luxembourg et plus
précisément d ans l e Pays de S alm. Cette r égion es t bi en c onnue p our s es r ichesses
géologiques, notamment le fameux "coticule"
(cette pierre à rasoir unique au monde) et
les "cherbins", c es ar doises faites d e p hyllades et q ui r ecouvrent enc ore l e t oit de
nombreuses v ieilles b âtisses v illageoises. Mais c'est aus si l e t erritoire des m yrtilles et de s
macrâles…..
Légende des macrâles de Vielsalm.
Un bea u j our d' été, des j eunes g ens s e rendirent dans l es bois pour c ueillir des
myrtilles, destinées à être vendues dans les villes voisines. Or cette année là, l'hiver avait été
si rude et tardif q ue les ramasseurs ne trouvèrent pas d e myrtilles. E n r evenant, i ls
rencontrèrent G ustinne M aka q ui, el le en av ait pl ein s on pani er. G ustinne ét ait un e v ielle
dame mal h abillée qui habi tait à l 'écart d es g ens et v ivait de m endicité. Les g ens l a
considérait c omme u ne p ersonne néfaste, m alfaisante, aux po uvoirs m aléfiques….une
macrâle d onc. Bien s ur, les cueilleurs furent ét onnés de v oir aut ant de m yrtilles. E lle l es
appela pour venir manger avec elle un peu de "tcha tcha" et boire un petit verre de pêket. Le
"tcha tcha" est une recette de sorcières à base de m yrtilles, mais comme celles de Gustinne
étaient em macrâlées, les j eunes g ens dev inrent eux aus si em macrâlés….! I ls f urent d onc
transformés en macrâles et depuis ce jour participent au sabbat du 20 juillet.
La balade
C'est à Rogery que le car débarquera ses passagers.
Ceux-ci en profiteront pour admirer l'église Saint Eloi, édifiée en 1834, et caractérisée par sa
tour à trois niveaux en moellons gréseux terminée par un bulbe ardoisé campanule couronné
par un clocher prismatique hexagonal au bulbe lui aussi campanule.
Les r andonneurs s e d irigeront v ers l e Bois La Haye dans lequel i ls sillonneront. U n
ruisseau à t raverser : Le glain .Celui-ci prend s a s ource à Bovigny et , au del à d e son
confluent avec la Salm est souvent appelé du nom de cette dernière. Baignant Vielsalm il se
jette ensuite dans l'Amblève à Trois-Ponts.
Au sortir de la forêt, se dresse le village de "Commanster"
Ce n' est q u'en 1842, s uite à un i ncident, q ue c e ha meau es t ér igé en par oisse. Or
possédant depuis 168 3, une c hapelle " Saint A nne", il dépend ait de l 'église par oissiale de
Vielsalm pour les baptêmes, enterrements, mariages…. Un habitant de Commanster décéda
et à travers bois, sur un t ombereau et suivi d'un petit cortège funèbre, le corps fut acheminé
vers V ielsalm. Ornières, pierres et racines malmenaient le charroi. Soudain une souche se
dressa devant la roue. Un coup de collier de l'attelage, le véhicule passa avec un soubresaut
….et le défunt se réveilla. On fit demi-tour…. Quelques temps plus tard, le défunt mourut une
seconde fois. Nouveau départ vers V ielsalm. Le corbillard approchant la souche, la veuve
s'écria " chiwo li sto,saf! " ( Evitez la souche savez-vous)…...
Une r éserve na turelle ou " marais de C ommanster" s e s itue également s ur s on
territoire.
Une pe tite r oute as phaltée mène à l a Forêt Domaniale du Gand B ois. F euillus e t
résineux y vivent en p arfaite h armonie, q uelques s entiers fléchés permettent d' en découvrir
diverses espèces dans l'arborétum .
Chemin faisant les marcheurs rencontreront quelques croix.
Une c roix en pi erre ér igée à l a m émoire de C atherine F reson au l ieu di t "buisson des
Allemands": O n p eut y l ire l 'inscription " ICY EST TOMBEE MORTE CATHERINE FRESON DE
COMASTER LE 4 JUILLET 1760 "
La croix Schmitz: C'est à cet endroit que, le 8 juillet 1843, est découvert le corps ensanglanté
du brigadier des douanes "Chmits", on suppose, que la frontière avec la Prusse étant proche,
la fraude était répandue et que la lutte était rude entre fraudeurs et douaniers.
Maintenant l e c ircuit s 'oriente v ers Blanche Fontaine où l e c ar s era présent p our
recueillir les amis satisfaits par 12 km de découvertes.
Pour les autres, direction Sart Hennard puis Burtonville.
Ici, enc ore, possibilité à c eux q ui l e dés irent, de s 'arrêter av ec 15 km dans l es
guibolles.
Une première m ention de B urtonville appa raît en 1 574. C ette petite bo urgade e st
composée de maisons f ort a nciennes et pour une fois l 'église es t l oin d' être a u m ilieu du
village….
Un monument dédié d'une part à la libération de Burtonville par le 290è régiment de la
75è di vision d'infanterie l es 17 et 1 8 j anvier 19 45 et d' autre part aux v ictimes des t erribles
combats qui se sont déroulés ici lors de l'offensive" des Ardennes.
Jusqu'ici, l e par cours n'a p as p osé de difficultés : ni p énibles m ontées ni d escentes
vertigineuses.
Le guide v a r emédier à c ette l acune : une bon ne c ôte s 'offrira aux c ourageux q ui vont
continuer la randonnée : C'est le "chemin des facteurs."
Cette g rimpette am ènera l e g roupe aux "Quatres-vents" .Ce s ite est ég alement u ne
réserve naturelle constituée d'une lande tourbeuse.
Il ne restera plus, à nos compagnons, qu'à dévaler le "Thier des carrières" pour arriver
au lieu-dit "Cahai" à Vielsalm où 20 km auront été explorés.
Ces c arrières de phyllades ardoisières et de coticule, datent du 17ème siècle sinon
avant, et ont été abandonnées dans les années 1970-1980.
Cette zone est aussi réserve naturelle d'un grand i ntérêt floristique et cryptogamique
avec la présence de diverses espèces de mousses et lichens très rares. Les chauves-souris
y trouvent leurs mines et galeries préférées et le hibou grand- duc (Bubo bubo) y niche à peu
près chaque année.
Vielsalm, comme S almchâteau doit son nom au petit cours d'eau qui la traverse : La
Salm; qui donne aussi le nom de la région : Val de Salm ou Pays de Salm.
Son nom, Viye Såm en wallon, signifie littéralement Vieille Salm, car en e ffet, à un moment
donné le seigneur déplaça son château à "nouvelle Salm" (Salmchâteau) mais la roue tourna
et la "vieille Salm" éclipsa la nouvelle.
Le verre de l'amitié se prendra au café " Le Tourniquet " à Trois-ponts
Le guide du jour : Michel Lorens.
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Excursion du 3 mai 2009
GRAND-HALLEUX ♣ MON-LE-SOIE ♣ LOGBIERMÉ ♣ WANNE ♣ AISÔMONT
La légende du faix du diable
La veille du jour où devait avoir lieu la dédicace de l 'église construite à Stavelot par
Saint-Remacle, l e di able pr ojeta d e l ancer sur l e t oit une g rosse pi erre dans l e but d e
détruire les moines et l'édifice.
Saint-Remacle, averti par un a nge, fit r emplir un s ac de vieux s ouliers et l e chargea sur
ses épaules et alla à la rencontre de Satan.
Et la conversation s'engagea au sommet d'une forte côte, où le diable venait d'arriver :
- Camarade, dit le diable, l'abbaye de Stavelot se trouve-t-elle loin d'ici ?
Le Saint vidant son sac sur la route répondit:
- Voilà les souliers que j'ai usés depuis mon départ de Stavelot. Et le diable, découragé, fit
entendre un horrible blasphème et abandonna la pierre et s'enfuit.
Le faix du diable serait resté où il était tombé.
Faix signifie, charge, corps pesant, ce que l'on porte ou soutient avec effort.
La balade
Ce di manche, r etour d ans l e Val de S alm. E n e ffet, la randonnée démarre de
Grand- Halleux, tout proche de V ielsalm, point de chute de la promenade du 29 mars
dernier.
Cette villette est citée dès 670, mais la découverte de tombes, poteries, monnaies,
etc.…..atteste que la présence de l'homme en ces lieux date des temps les plus anciens.
On y t rouve aus si, l e l ong de l a Salm et de s es affluents, des t ertres l aissés par l es
orpailleurs (les plus anciens ont été effectués à la deuxième période du fer, 450 ans avant
JC.
Les faniatiques quitteront le village pour aborder une côte un peu sévère mais pas
très longue menant à la croix de Jean Giet.
Le circuit longe ensuite le parc à gibier du Monti pour rejoindre le "rocher de Hourt
". Un c ourt al ler- retour vers c e poi nt de v ue do minant l a v allée de 90 m , per mettra
d'admirer le magnifique paysage sur le val de Salm.
Ce rocher était réputé, autrefois comme lieu de sabbat des sorcières des alentours.
On di t a ussi q u'on y t rouverait (en cherchant bi en) l a t race du c heval de B on S ecours,
poursuivi par un sinistre brigand des mains duquel il venait de sauver une femme jeune et
belle (comme de bien entendu…..).Alors que la m onture du Chevalier et de s a protégée
franchissait d'un bond la vallée, le brigand était précipité dans la rivière.
De là, des sentiers en m ontée plus ou moins constante, mais douce conduiront en
direction de "Mon-le Soie".
Le parcours passe d'abord au "Rond Chêne" qui est le survivant d'une magnifique
forêt du 1 8e siècle, q ui a ét é fortement exploitée e t r emplacée au 19 e siècle par de s
résineux. Le Rond Chêne doit peut- être son salut au fait qu'il servait de poi nt de repère
sur la route de Stavelot
Etape suivante: Croix B eaupain, avant d'arriver à Mon- le- Soie, à une altitude de
555 mètres.
"Mon l e s oie "signifie c hez " Le S oie"; Le Soie ét ant un nom pr opre d érivant du t erme
désignant un scieur de bois.
La t roupe g agnera ens uite la " Voye d es Hwèsses" ou "Marchande" en pas sant à
proximité d'anciennes bornes Belgique-Prusse.
Ce c hemin c onduit à Logbiermé, o ù 10 km auront ét é p arcourus e t où l e c ar
attendra les eventuels fatigués.
Ce v illage " cul de s ac" é tait autrefois t raversé par l e g rand c hemin S tavelotLuxembourg. Situé à l'extrême limite des possessions de l'Abbaye de Stavelot, il était très
fréquenté par les marchands et les fraudeurs jusqu'en 1876; à cette époque on y comptait
encore 6 auberges. S on n om : Log - bier- mé, peut s e t raduire par "Domaine de l a
Montage Li mite". " Log" vient de "laegh" qui dés ignait un e i ncision pr atiquée da ns l es
arbres p our marquer une l imite. "Bier" vient de "berg", m ontagne.et "Mé" du l atin
"mansus", domaine. En 1524, il s'appelait Legbermès (à Recht, on dit encore Lokbiermès),
en 1612, on trouve Loigbiermé et au 18e siècle, Laugbiermé.
Actuellement ce sont les randonneurs qui rendent au village son animation d'antan; ils font
étape a u "Chalet d es Gattes" auberge c onstruites e n 1 876 par l es am is de l a na ture
section Embourg.
La promenade continue en direction de Mouhipré au nord de Logbiermé.
La piste bifurque vers l'ouest, pour passer devant la croix Hopont puis la croix Collâ.
Un peu pl us loin, les marcheurs parviendront au " Faix du D iable", altitude 500m. à
proximité duquel se trouve une très belle installation de barbecue.
Le car stationnera à Wanne pour charger les "raccourcisseurs" après un parcours de
15 km.
Wanne autrefois "Onès" en 1105 et après de no mbreuse graphies "woen" en 1497
et enfin Wanne en 15 03 était l e s iège d' une s eigneurie dépendant de l a P rincipauté d e
Stavelot. Le château- ferme, de 1712, fut occupé par les Princes-abbés. Il est aujourd'hui
le siège d'activités culturelles.
La tour de l'église Sainte Marie-Madeleine daterait du 12 è siècle.
Quant aux infatigables, i l l eur r estera à m archer 4 k m, en p assant par l a croix de
Wégimont puis le hameau de Spineu, à l'entrée duquel une croix témoigne de la guerre
des paysans du XVIIIe siècle.
C'est à Aisômont qu'ils retrouveront leurs compagnons.
Le guide du jour: André Huart
GSM du guide :0485498703
GSM de Fania:0496252458
Le verre de l'amitié se prendra au "Tourniquet" à Trois-Ponts (tél: 080/88 16 99)
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Siège social: rue Jos. Lambremont, 26
4020 Liège
www.fania.be
Excursion du 4 janvier 2009
Ernonheid – Col. St Roch – Harzé – Chap. Ste Anne – Ernonheid
La randonnée du jour nous amène à arpenter les sentiers des communes d’ AYWAILLE et
de FERRIERES.
Une fois n’ est pas c outume, i l s ’agit, en d ehors des mois d e j uillet/août, d’effectuer un e
boucle.
Notre lieu de départ et d’arrivée est le village d’Ernonheid (363 m alt.), situé à l ’extrémité
sud de la commune d’ AYWAILLE.
Nous partons du nord du village en prenant à gauche une petite route, puis un chemin qui
nous conduit à travers bois à proximité du Château de Grimonster (254 m alt.), à l’est de la
commune de FERRIERES.
Les f orêts, étangs et prairies av oisinants c onstituent l a r éserve n aturelle d u même n om,
gérée par les RNOB (Natagora).
La r éserve s ’étend au tour d’ une d emeure d’ inspiration n éo-mosane et d e dé pendances
des 17e et 18e siècles disposées en U autour de deux cours.
Le lieu était autrefois le théâtre d’activités industrielles traditionnelles comme les tanneries
et les bas fourneaux.
Pour fournir le tanin nécessaire, des chênaies ont été créées à proximité.
Les anciennes tanneries sont aménagées aujourd’hui en refuges pour chauves-souris.
Plusieurs n oms de v illage et l ieux-dits, c omme F ERRIERES, L a Rouge M inière, … font
par ailleurs référence à l’industrie du fer.
Après êt re pas sé d evant l e portail d u c hâteau, n ous poursuivons not re c hemin s ur u ne
petite route asphaltée puis une voie empierrée – Li Bûze Ferot - et enfin un petit chemin Li Pazé del Crêpale - pour rejoindre le village de La Rouge Minière.
Avant d’atteindre la chapelle, nous obliquons à droite et empruntons la voie Hayard.
Au c onfluent de c inq v oies, nous c ontinuons da ns l ’axe, l ongeons u ne pr airie pui s
progressons à travers bois - Vôye dès Genêts, Pazé Crespin, St Roch – pour déboucher à
hauteur du Collège Saint-Roch (328 m alt.).
Sur l’emplacement de cet ensemble de bâtiments assez hétéroclites se trouvait à l’origine
un ermitage, qui fut ensuite transformé en abbaye.
Au 18e siècle, s’y ouvrit un petit séminaire.
Actuellement, les bâtiments abritent un collège d’enseignement secondaire.
Nous empruntons la route asphaltée vers la droite puis un chemin parallèle à la route.
Il s’agit en fait de l’ancienne voie ferrée vicinale allant de Comblain à Manhay, qui a été en
activité pour les voyageurs jusqu’en 1948.
Après av oir r ejoint l a r oute, n ous nous en gageons à droite dans une pi ste forestière
rectiligne qui nous conduit à la Chapelle Saint-Roch (355 m alt.).
Nous continuons dans l’axe par un c hemin quelque peu r étréci avant de prendre vers la
droite à l’arrière de la ferme de Pironboeuf.
Nous voilà de retour sur le territoire d’ AYWAILLE.
Nous cheminons, à t ravers bois, en l igne droite, puis vers la gauche, pour arriver sur un
large chemin descendant vers Harzé à travers les prairies.
De là, un très beau paysage s’étale sous nos yeux.
Nous continuons notre descente dans l’axe en empruntant un chemin nous permettant de
rejoindre les premières maisons de Harzé (239 m alt.).
Arrivés à la grand-rue, nous la remontons pour rejoindre le car au parking situé à côté du
café des Sports.
Un peu plus de 10 km ont alors été parcourus.
La construction du château de Harzé remonterait selon certains au 10e siècle.
Les premiers seigneurs connus sont les Clermont.
Au 17 e siècle, l e c hâteau s ’enrichit d e deux d’ ailes, d’ une t our d’ angle et , s urtout, d’ une
superbe galerie Renaissance qui donne sur la cour d’honneur.
Le château, qui est un domaine provincial, a été restauré dans les règles de l’art.
Un musée du Moulin à Eau et de la Boulangerie y est installé.
Nous sortons du village de Harzé en remontant la rue Chaffour.
Arrivés dans les prairies, un très beau panorama s’offre à nous, dans notre dos, au niveau
d’une petite aire de repos.
Nous p oursuivons dans l ’axe et t raversons une p artie boisée avant de tourner à g auche
vers l e ham eau de La Lev ée p uis d e n ouveau à g auche l e l ong d u r uisseau l e Pouhon
pour arriver à la Chapelle Sainte-Anne du Pouhon (297 m alt.).
Cette chapelle a été construite en 1524.
Les épaisses ardoises naturelles de sa toiture forment un damier remarquable.
L’énorme hêtre, aussi vieux que la chapelle, fait près de 5 m de circonférence.
Les bancs qui entourent la placette sont plutôt originaux.
En poursuivant le long du ruisseau, la grand-route N30 est rejointe.
Le car y attend les marcheurs qui ont alors 14,5 km dans les jambes.
Les marcheurs de la dernière heure repartent dans l’axe en montant la côte sur une petite
route – offrant un e b elle v ue s ur l e v illage de H oussonloge - jusqu’à u ne bi furcation, où
nous empruntons, à droite, un chemin qui nous fait passer devant une stèle, dédiée à des
randonneurs, juste avant de nous entraîner dans les bois.
Ce chemin s’étire à flanc de coteau avant de devenir un étroit sentier pentu qui nous mène
au hameau de Trou de Bosson.
Nous pr enons à dr oite, pui s à g auche, j uste av ant un étang, et pour suivons not re
randonnée à travers bois, sur un chemin parallèle à l a grand-route, jusqu’au manège de
Trou de Bosson.
A par tir de l à, nous r ejoignons l a N 30 puis nous pr ogressons s ur l a petite r oute allant à
Ernonheid, avant d’ emprunter à l’orée du boi s un c hemin à t ravers l es pr airies q ui no us
ramène au point de départ de la randonnée.
A peu près 18 km ont alors été parcourus.
De là, l’autocariste nous conduit quelques km plus loin au b arbecue de L a P icherotte à
FERRIERES où la Fête des Rois a lieu.
Le guide du jour : Jacquy Girin (0495 67 07 75 / 0479 81 44 85)
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2009
Excursion du 8 novembre
BARAQUE MICHEL - FAGNE DE POLEUR - SIX HÊTRES - HOCKAI HOËGNE - SOLWASTER.
Chaque automne, dans les premiers jours de novembre, c'est une tradition vieille de
plusieurs années déjà chez "FANIA" : le point de départ de la randonnée se situant le plus
proche d u Jour des Morts, es t c hoisi en c e haut - lieu fagnard, c omprenant pl usieurs
monuments célèbres dont la Baraque Michel et la Chapelle Fischbach.
C'est sur le parvis de cette dernière, que "Fania", se recueille un i nstant à l 'intention
des fagnards défunts.
La Baraque Michel était à l ' origine une c abane érigée vers 1811 p ar Michel Schmitz
venu d'Allemagne pour épouser une file de la région.
Celui-ci mourut à son poste le 9 décembre 1819, après avoir aidé nombres de voyageurs en
difficulté da ns la f ange inhospitalière de c es t emps l à, t raversée seulement p ar q uelques
misérables chemins.
Son c hef di sparu, l a famille S chmitz n' en c ontinua pas moins s es ac tivités et bi entôt en
1820, grâce à l'aide d'un rescapé reconnaissant, Mr de Rondchêne de Malmédy, l'auberge
jusque là modeste "baraque" put être remplacée par une construction plus solide.
Après la mort de c e bienfaiteur, son gendre, Henri-Toussaint Fischbach, poursuivi le
parrainage de c e refuge en f aisant pl acer d 'abord e n 18 27, une cloche à l 'auberge et en
1831, en construisant la chapelle qui porte son nom. Le clocheton fut muni d'un fanal.
Les aubergistes de l a Baraque Michel se chargèrent jusqu'en 1856, de s onner la cloche et
d'allumer le fanal la nuit et par temps de brouillard et de neige.
Rappelons q u'à l 'époque, l es c antons de l 'est et d onc M almédy é taient en P russe,
tout comme la chapelle. La frontière passait entre celle-ci et la Baraque. Territoire belge. On
peut v oir de par t et d'autres d e l a r oute " moderne" q uelques anciennes b ornes q ui l a
marquaient.
Mais en é difiant c e sanctuaire, l e C hevalier nour rissait u n a utre pr ojet: i l av ait
l'intention de créer sur le plateau un hameau de cultivateurs dénommé " Hameau Fischbach"
et dont il est fait mention dans les archives de Jalhay
Quittons ces lieux chargés d'histoires pour entamer notre Balade.
Derrière l a Chapelle s'ouvre l e c hemin q ui conduit à t ravers l es épi céas vers la
fagne de "Poleur", étendue de 5 4 hectares incluse dans la réserve naturelle des Hautes
Fagnes. Elle est inclinée vers le Poleur autrefois "Poleda" qui y prend sa source, et qui avec
le" ru de Herbofaye ou de la Baraque " formera la Hoëgne.
A la s ortie de l a F agne de P oleur, l e r uisseau l onge "l'escarpement du Beaulou",
qui domine en rive gauche le cours d'eau d'une vingtaine de mètres, alors que la rive droite
est en pente douce, fangeuse et parsemée de blocs de rocher. Ce creusement asymétrique
est du à un phénomène de " solifluxion" qui s'est produit à la fin de la dernière glaciation. Le
dégel a provoqué le glissement de blocs rocheux et de boues sur le sous-sol resté gelé. La
rive l a m ieux e xposée s 'est r échauffée pl us r apidement et s 'est é rodée d' avantage q ue l a
rive opposée.
Plus en av al, la pi ste c roise l'ancien c hemin E upen- Malmédy, auj ourd'hui r oute
forestière macadamisée, q ui franchit l e r uisseau par u n p ont. Franchissant e ux-aussi l a
rivière, les faniatiques vont monter rejoindre un joli sentier en corniche surplombant la vallée.
Cette sente les mènera en bordure de la fagne du Setay.
Cette étendue, ainsi que la Fagne de Fraineu toute proche, était autrefois couverte
par la forêt, mais plusieurs siècles d'exploitation intensive et de pâturage, suivis par le grand
incendie de 1 911, o nt m odifié c onsidérablement l e paysage, p our en faire c e q ue n ous
voyons aujourd'hui.
La promenade va longer cette lande, toute rousse en cette saison, avant de bifurquer
vers la droite.
Plus loin les randonneurs rencontreront quelques vénérables fayards, arbres classés
enserrés parmi les épicéas: ce sont les " Six Hêtres", ancien repère au milieu des landes,
servant aus si de l ieu de r epos m éridien p our les ber gers, une "Prandj'lôhe", du w allon
"prandjîre" ou sieste.
Le parcours continue à travers bois, en empruntant " l'ancienne voie du fer", pour
rejoindre Hockai.
La v oie du fer é tait un c hemin fort fréquenté d u 15 e au 1 8 e s iècle: il s ervait au
transport du fer brut fabriqué à Schleiden, à destination des forges du pays de Liège.
C'est là, où 10 km auront été sillonnés, que le car attendra ceux qui désirent écourter
l'escapade.
Le r este de l a t roupe v a rejoindre le pont du Centenaire, à par tir d' où l e P oleur
prend l e nom d e Hoëgne, pour effectuer l a c lassique "promenade de la Hoëgne". Ce
sentier réalisé sur l'initiative de Léonard Legras de Sart a été inauguré en 1899 par la Reine
Marie Henriette. Divers sites et cascades portent des noms célèbres ou romantiques: par ex:
la cacade Léopold II, chute d'eau de 5 m. qui porte aussi le nom de "Trô del Hwègne".
Peu après le pont, la pente du ruisseau s'accentue brusquement, les eaux se frayent
difficilement un passage à travers les énormes blocs de quartzite qui encombrent le lit de la
rivière. C'est le site de "la Grosse Roche", le plus spectaculaire du cours de la Hoëgne.
Celle-ci devient plus calme en se dirigeant vers le pont de Belleheid.
C'est i ci, où 15 km auront ét é ex plorés q ue les a mis d ésireux d' arrêter p ourront
rejoindre le car qui stationnera un peu plus haut sur la route de Sart.
Les plus t éméraires quitteront l e fils d e l 'eau par un c hemin asphalté d onnant
l'impression de remonter la rivière.
Un pe u pl us l oin, l a direction change et continue à t ravers de s boi s de f euillus a ux
merveilleuses couleurs automnales.
Solwaster est proche et bientôt le terme d'une randonnée de 19 km atteint.
Le verre de l'amitié se prendra au café de la Place à Jalhay (tél: 087/ 647080)
242570)
Le g uide d u j our :
Michel Lorens (GSM: 0476 /
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Excursion du 1er mars 2009
EUPEN - LAC D'EUPEN - CLOUSE - CROIX NOIRE - EUPEN
Située au c onfluent de l a Vesdre et de l a H elle, Eupen est le s iège du
gouvernement le la Communauté germanophone et accueille depuis janvier 2007 le siège
de l'Eurégio Meuse-Rhin. Située à une altitude variant de 250 à 3 50 m, la ville est formée
de 2 parties : la Ville Haute(Oberstadt), la plus importante, où se trouvent les principaux
monuments et commerces de même que l'hôtel de ville et la ville basse (understadt), en
bord de l a Vesdre où étaient groupées les principales industries locales (filature, câblerie
etc.)
Un peu d'histoire:
Les premiers documents qui f ont mention d 'Eupen sont les C hroniques du duc hé
de Limbourg en 1213, où l'on parle d'un lieu-dit Eupen et d'une chapelle Saint-Nicolas.
Après l a bat aille de Worringen e n 1 288, E upen es t an nexé a u d uché de Brabant
avec l e r este du du ché de Li mbourg. Le B rabant et l e Li mbourg dev iennent de s
possessions bour guignonnes en 1 381; la même an née E upen est ent ièrement br ûlée
durant
la
guerre c
ontre l
e duc
hé de G
ueldre.
En 1477, le Brabant et le Limbourg changent de couronne pour être sous celle des
Habsbourgs autrichiens. C harles Q uint accorde à E upen l e pr ivilège d' organiser deux
foires l'an à partir de 1544. À l'abdication de Charles Quint, Eupen devient une possession
des Pays-Bas espagnols.
Apres la paix d'Utrecht en 171 3 la région retournait sous le régime des P ays-Bas
autrichiens.
Après avoir partagé l'histoire du duché de Limbourg durant 800 ans, Eupen fut rattachée à
la P russe apr ès l e c ongrès de V ienne en 181 5, pui s, av ec les aut res communes des
cantons de l'Est à la Belgique en 1920 par le traité de Versailles
.
La Randonnée :
Cette b alade pourrait s 'intituler de di fférentes façons, ca r chemin f aisant, nous
rencontrerons une multitude de ruisseaux ( non baptisés) q ui dég ringolant e n c ascatelles
font entendre leur douce mélodie.
Fania a déjà foulé les pistes de cette contrée mais il y a longtemps
Le dé part a ura l ieu en ville h aute, au p arking de l a pi scine. Les f aniatiques
emprunteront un sentier descendant qui les mènera à la ville basse. Après avoir traversé
un petit parc longeant la Vesdre, ils franchiront la rivière sur une passerelle branlante pour
continuer à serpenter à travers les servitudes, pour ensuite déboucher sur un petit chemin
le long de la Vesdre qui mène dans l'entité d'Eupen.
Et l à, après avoir f ranchi l e p ont, l es a mis t rouveront l e GR 56 3 qui t raverse l e boi s d e
"Langes" t out e n montée. Arrivés au
lieu-dit "Weissenhirsch", les m archeurs vont
descendre le ruisseau de la Diebach jusqu'à "Die Wesser".
Le no m Vesdre (Weser en A llemagne et dans la par tie germanophone de la
Belgique) pr ovient d u t rès v ieux vocable Vizara ou Izara, f ormé de d eux r acines
préceltiques ac colées. La pr emière, viz- ou iz-, et l a s econde -ara. Iz ou viz signifiant
vallée creuse, et ara voulant dire cours d'eau, le mot Vizara ou Vesdre signifie donc cours
d'eau dans la vallée creuse
Là, les m archeurs obliqueront v ers l a gauche pour par venir en c ontrebas d u
barrage d' Eupen et ensuite s'enfiler un e v olée d' escaliers e t remonter un s entier
didactique en direction du barrage
La troupe traversera le mur barrage d'une longueur de 410 m, pour ensuite grimper vers
l'Osthertogenwald. Cette montée permet de profiter de jolies vues sur l'ensemble du lac et
du barrage.
Le barrage de la Vesdre ou Lac d' Eupen, le plus grand barrage des Cantons de
l‘Est, es t l e troisième r éservoir d' eau p otable de B elgique. S es eaux v iennent du haut
plateau des Hautes Fagnes. Il est alimenté par les ruisseaux de l a Vesdre, le Getz et via
un tunnel d'une longueur de 1,5 km par la Helle. Sa construction a été achevée en 1951.
Le r éservoir peut c ontenir j usqu'à 25. 000.000 m3 d‘ eau. L' eau t raitée sert
l'approvisionnement de la région mais aussi du pay s de Herve et de la banlieue de Liège
excepté l
av
ille de
Li
ège.
Une légère descente conduira à Clouse. C'est à proximité des étangs de Clouse ou
Kluse, sur le parking de Rotterwäld que le car stationnera. 9 km auront été explorés.
Les randonneurs traverseront la route (N 67) afin de longer la lisière du bois. Sur la
droite, s 'étendent de bel les échappées sur l a r égion d' Eupen et l e pays de Trois
Frontières.
Après quelques bi furcations, la pi ste arrive au l ieu-dit " Binster" puis c 'est par une
sente à flanc de coteaux le long de l a Helle grossie par la Soor que le circuit rejoindra le
Pont Guerrier.
Du pon t, une chaussée asphaltée mènera l es pr omeneurs à l a Croix M ichel,
arrivés à la borne 161, ils emprunteront un chemin forestier, sur la gauche, pour rejoindre
la Croix Noire.
Là s e t rouvera l e c ar, afin de c harger l es c ompagnons s atisfaits par 13.5 k m de
découvertes
Après avoir traversé avec prudence la N68, les plus téméraires continueront sur la
route f orestière appelée Route du T rou de Lo up (Dreckweg) su r 1 ,5 km , pour ens uite
redescendre dans le bois de Meyerskopf.
De là, on peut entendre le murmure du Rau Escherbach, qui sera suivi jusqu'à son
intersection avec le GRAE qui revient dans la ville basse d'Eupen.
Au bout de 18,5 km d'expédition, tout le monde prendra le car pour se rendre au
café le Pénalty à Eupen où aura lieu L'assemblée Générale Statutaire de l'association.
Le guide du jour : Michel Stavaux.
Sources : Guide des Cantons de l'Est
Guide Cosyn "Est de la Belgique"
Site Web sur Eupen
Notre balade commence sur les hauteurs de Verviers, au lieu-dit
« Champ des oiseaux » ou Chant d’oiseaux » suivant les sources. Nous
pouvons laisser le pique-nique dans le car.
Nous montons à la « Croix du Thiers des Pierres blanches » pour
admirer le paysage puis descendons vers le ruisseau du Préry (« ru des
prés ») et son affluent le Piedvache ( du wallon pihe-vatche = pissevache)
En passant par le Hameau du Bois puis la ferme de la Raye, nous
empruntons un beau chemin qui surplombe la Vesdre et arrive sur les
hauteurs de Pepinster. Là nous bifurquons pour longer la Hoëgne. Nous
passons à la lisière du « Bois des nids d’aguesses » du mot wallon
AGAESSE qui a plusieurs significations dont la première est Pie et une
autre bien connue « cor au pied »
(Li tins va candjî, dj’a m°a mes
agaesses)
Arrivés à Chinhé, nous montons vers le château de Sohan qui fut un lieu
de la résistance durant la guerre 40/45. Suite à une dénonciation, les
résistants réunis au château furent exécutés par l’ennemi, ainsi que les
propriétaires du château et leur petite fille.
Nous redescendons vers la Hoëgne pour retrouver le car après 10 km.
Après avoir traversé la rivière, nous montons au lieu-dit Sur les Villers
(beau paysage).
Notre chemin surplombe maintenant la Hoëgne et nous conduit à
Mousset près de Pepinster où nous aurons parcouru 15 km et où le car
nous attendra.
Ceux qui voudront continuer auront droit à une petite grimpette qui les
mènera à un point de vue sur Pepinster. C’est dans cette localité que la
Hoëgne se jette dans la Vesdre.
Nous empruntons maintenant le « chemin du Duc » et arrivons au
domaine des Mazures en passant devant une glacière qui a beaucoup
souffert des dernières tempêtes. Dans le domaine des Mazures, tout est
factice : ce sont de fausses ruines.
Nous arrivons au ru de Fraiti qui se perd plus bas dans un chantoir et
ressort un peu plus loin et qui constitue le plus petit système karstique
du bassin.
Nous gagnons le ruisseau des Trois Bois. A proximité nous pouvons voir
le gué de Becoën attribué à l’époque romaine.
Nous parvenons au ruisseau de Sougnion.
Nous retrouvons le car à Goffontaine. En passant, nous pouvons voir la
résurgence de Cleusevay.
Sources : dictionnaire wallon internet
Topo guide du tour de Vesdre
Documentation office tourisme Verviers
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Excursion du 21 Février 2010
LES TAILLES ☺ LE FOND DE CHABREHEZ ☺ FERME BELLE-VUE
☺ PISSEROTTE ☺ MONTLEBAN.
Ou petit tour sur le plateau des Tailles" Pays des brumes et
brouillards"
Situé aux confins des provinces de Luxembourg et de Liège, le plateau des Tailles
culmine à 652 m à la célèbre Baraque d e F raiture. Ce territoire désormais sous statut de
protection présente de nombreuses similitudes paysagères, faunistiques et climatiques avec le
plateau des Hautes Fagnes. L’amoureux de la nature et des grands espaces y trouvera une vie
sauvage riche, variée et passionnante.
La création d’une réserve naturelle sur le plateau des Tailles a commencé en 1967, soit
10 ans plus tard que dans les Hautes Fagnes. En effet, un premier arrêté royal a permis de
mettre sous cloche quelques fragments de fagnes qui deviennent la réserve naturelle
domaniale du plateau des Tailles. Tel un puzzle qui se construit, la réserve naturelle s’est
agrandie ultérieurement pour atteindre une surface de 682 hectares répartit en plusieurs sites
différents aux noms enchanteurs : la Fange de Sacrawé, la Fange de Pisserotte, le Grand
Passage, la Fange de Massotais, la Fange de Robièfa, la Fange de la Crépale ou encore la
Fange aux Mochettes…
L’accès au plateau des Tailles est autorisé, mais il est interdit d’y prélever plantes, fleurs et
fruits à l’exception des myrtilles.
Les forêts y furent à plusieurs époques le théâtre et le repaire de bandits sévissant dans
la région. Vers 1700 l’ermite Jean Lej eune qui habitait aux Tailles, un ermitage aujourd’hui
disparu, fut assassiné par Noyé le Poyou, qui réussit pendant sept ans à se faire lui-même
passer pour un ermite. Sa supercherie découverte, il fut pendu pour ce crime et pour d’autres
méfaits. Un siècle plus tard, la région connut les exploits de Magonette et Géna.
Des monticules de graviers (tertres) le longs de certains ruisseaux notamment le Noir
Ru et le ruisseau Colas témoignent par endroits de l’activité d’orpaillage datant de la civilisation
Celte, il y a 2500 ans.
La découverte d'une galerie partiellement effondrée au " Trou d es M assotais" atteste de la
présence d'une mine d'or.
Le sous-sol ardennais aurait donc fait l’objet d’une exploitation ancienne d’or issu de différents
filons.
Selon certains, la Gaule, pays des Celtes, n’aurait pas été conquise par les troupes de Jules
César par simple goût de la conquête mais bien pour l’or qu’elle abritait !!!!!
Le décor étant planté, il est temps de passer à la balade:
C'est au village culminant de Belgique à 605 m," L es T ailles" que les faniatiques
mettront pieds à terre. Les origines du bourg remontent au XVIème. A cette époque, des
bûcherons vinrent bâtir des huttes pour fabriquer du charbon de bois. Huttes qui se
transformèrent peu à peu en habitations.
Un chemin descendant amènera jusqu'à un de ces petits ruisseaux sans nom qui court
dans le fond de la vallée et s'en va grossir le "Noir Ru"
En remontant la colline, il faudra contourner quelques sapins abattus par une tempête;
ensuite une descente conduira à la fontaine du Fond de C habrehez «Fontin’ne do fond»
(540 m).
Encore un petit effort et les marcheurs atteindront les premières maisons d'un des
hameaux de Tailles: "Les Colas" 4 km s de parcourus et le car au coin de la rue (570
m).L'escale offre des points de vue magnifiques sur les alentours et les bois Saint Jean et de la
Cedrogne.
De sentiers plus ou moins plats, en côte, en descente, mais toujours très enneigés, les
randonneurs s'en iront franchir le" ruisseau des Colas" avant d'attaquer une bonne côte et
parvenir à la "Croix ate' Fré Djâkes".
Par un large sentier plat, les amis iront retrouver le car près de la ferme de Belle-Vue.
Ceux que ces 8 kms auraient épuisés seront heureux de s'y arrêter...
Le reste de la troupe prendra le chemin de Pisserotte; un tout petit patelin situé à
environ de 5 km au sud-est de la Baraque de Fraiture. Là, après 2 kms, le groupe se séparera :
il restera +/- 800 mètres aux compagnons désireux d'écourter pour rejoindre le car qui
stationnera près du garage Renault.
Les plus téméraires s'en iront à Montleban, 5 kms plus loin par un sentier en pente
douce.
L'étymologiquement: Le mont sur le terrain banal.
Située au centre du village, l’église paroissiale Saint-Roch - en souvenir de l’épidémie de
peste de 1636 - remonte probablement au 17e siècle. L’édifice présente une masse imposante
en mœllons d’arkose, précédée d’une tour à trois niveaux flanquée d’une tourelle d’escaliers
donnant accès aux grandes orgues et au jubé. L’église actuelle, qui a été reconstruite en 1907 1908, comporte trois jeux d’orgues remarquables
C’est à l’initiative de l’abbé Gruslin, qui, durant l’année 1960, forma le vœu de doter son
église d’un jeu d’orgues, et c'est grâce au soutien financier de ses généreux paroissiens que
ces instruments extraordinaires virent le jour. Musicien et facteur d’orgue à ses heures, fin
mécanicien de surcroit, l’abbé Mathot, curé d’Engreux-Houffalize, se vit confier les travaux de
construction de l’instrument.
Le premier orgue fut inauguré en 1964. C’est à partir de cette date que la paroisse fut reprise
dans le cadre du « Juillet Musical de Saint-Hubert ».
Un troisième instrument fût terminé en juillet 1977. De type positif, sa composition s’inspire de
la facture classique italienne et il a été installé sur le côté de la tribune. Son rôle est surtout de
dialoguer avec le grand orgue et d’accompagner les orchestres.
Accolée au mur du presbytère, à gauche de l’église, la petite f ontaine présente
aujourd’hui encore un ensemble homogène constitué de quatre bacs, dont trois en schiste, de
près de trois mètres de longueur. Il n’y a pas si longtemps encore, la population de la bourgade
venait journellement s’y approvisionner en eau potable tandis que les bacs servaient aux
lessives et permettaient aux bestiaux de s’abreuver.
Selon une tradition sujette à caution, la villette aurait été un important centre urbain à
l’époque carolingienne, avant d’être détruit par Attila. Ainsi peut-on encore apercevoir, entre
Montleban et Baclain, les ruines de deux villages, Garsy et Harci, détruits par le roi des Huns,
au cours de sanglants combats dans le courant du 6e siècle. Selon la légende, le village
disparu de Garsy était le lieu de rendez-vous des sorcières de la région.
Au cœur du vieux village, se dresse l'imposant moulin " Massart", moulin banal de la
seigneurie d'Houffalize, déjà cité en 1545 et faisant partie des biens du Seigneur Adrien
François de Rivière, d'Houffalize. La façade principale en moellons blanchis présente deux arcs
géminés sous lesquels passe l'eau alimentant les deux roues motrices. L'ensemble du
mécanisme est encore intact. Ce moulin, qui n’est plus en activité depuis 1956
Le car ramènera tout le petit monde à Bihain au café " Le Bistrot" (tél: Mr Massoz 080
418958)
Le guide du jour : Jean Marie Perot
Sources: Les détails de la balade fournis par le guide
Site Web sur le plateau de Tailles, Gouvy et Houffalize.
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Excursion du 24 janvier 2010
HERBET - L'OURTHE - PALOGNE - BOMAL - MONT DES PINS - L'AISNE.
C'est à Herbet, minuscule hameau perché sur la rive droite de l'Ourthe, en contre-haut
de Bomal que commence la 1ere escapade de l'année 2010.
Cette balade sous un soleil radieux et une température exceptionnellement printanière
vous permettra de (re)découvrir un superbe coin de la vallée de l'Ourthe, à la limite des
provinces de Liège et de Luxembourg.
Tant au sud qu'au nord de la commune de Sy se dressent, le long de l'Ourthe (115 km), des
massifs rocheux que les alpinistes connaissent très bien.
Un petit sentier amène rapidement au site de "Vèhenire", une grande croix blanche
perchée comme un nid d'aigles, sur une pointe rocheuse dominant la vallée de l'Ourthe et
Aisne. De superbes vues s'étendent de Sy à Barvaux.
Les faniatiques poursuivront leur route à flanc de colline (attention, un long escalier en
terre peut s'avérer dangereux par temps humide ou enneigé, n'oubliez pas votre canne !), puis
traverseront la "Réserve naturelle de Ravenne", avant de descendre graduellement dans la
vallée.
Le groupe débouchant sur une prairie pourra faire un tout d'horizon : en face sur l'autre
berge de l'Ourthe : la ferme de Petit Bomal ; à gauche sur la même rive, un énorme rocher se
dresse hors de l'eau: il s'agit de la "roche aux Corneilles", avec ses 35 m. de hauteurs et sa
vingtaine de voies d'escalade. Juste avant le rocher, l'eau est très profonde. Un peu à gauche
(nord), quelques centaines de mètres plus loin, les rochers de Logne dominés par les ruines
de la forteresse du même nom.
Une piste remonte la rive droite de la rivière, un peu plus loin, passe entre l'Ourthe et la
voie ferrée (ligne 43 Liège-Jemelle), puis dans un peu plus d'espace et enfin sur ½ km, sera
coincée entre l'eau et le chemin de fer.
Ce passage devient un ancien chemin de halage aujourd'hui bitumé.
Un ponceau piétonnier donne accès sur l'autre rive à l'ancienne ferme de Palogne
(125m.)
Nous y retrouvons l'autocar après avoir parcouru 7 km.
Après le repas de midi, les randonneurs descendront la rive gauche de l'Ourthe, puis
grimperont les contreforts de l'aiguillon rocheux supportant les ruines du château fort de
Logne, une des plus imposantes et importantes de Wallonie.
Les Romains y avaient déjà une fortification. Les premières traces d'une forteresse
remontent au IIIV è siècle. Au XII è siècle, l'Abbé de Stavelot y fit construire une forteresse plus
grande qui devint le centre du comté de Logne. Au XV è siècle, le château fut laissé à la
redoutable famille de la Marck. Les actions sanglantes des quatre De la Marck leur valent le
surnom des "Sangliers des Ardennes". Leurs débordements amenèrent Charles Quint à
organiser une expédition punitive en 1521.
De la Marck fut vaincu et la forteresse démantelée. Aucune partie du château ne fut épargnée,
mais ce qu'il en reste est plus que suffisant pour ramener, dans notre imagination, le château à
la vie.
La promenade passe de l'autre côté de l'éperon pour atteindre une petite rivière, la
Lembrée (qui se jette dans l'Ourthe à Palogne)
Le GR 57 à travers bois et prairies en pente conduit au site de la chapelle "Saint
Rahy".
Là, le guide abandonnera dédaigneusement le GR pour traverser le plateau de la
campagne St. Rahi puis contourner une maison de repos.
Un peu plus bas, le parking de la Ferme de Petit B omal, où le car attendra celles et
ceux qui désirent s'arrêter après 11 km de découvertes.
Le sentier serpentant à travers les prairies amène à un chemin asphalté qui a pour nom
"Les deux Tilleuls"
Les marcheurs arriveront à un belvédère, offrant en contre- bas un joli panorama sur la
vallée de l'Aisne, avant de dévaler la colline en passant sur les flancs d'une falaise calcaire.
Après une série d'escaliers métalliques aménagés sur une paroi creusée de grottes
miniatures, un pont enjambant un petit ravin, le circuit traverse une autre paroi via un petit
tunnel creusé dans la roche.
Le chemin descend sans cesse, mais modérément, jusqu'au bord de la rivière. Ici la voie
est bordée de taillis de charmes et de hêtres.
Bientôt, il faudra franchir l'Aisne sur une passerelle en bois.
Ayant atteint les abords est de Bomal, passé les terrains de sports et traversé la N
806, les marcheurs remonteront la rue du Nofiot jusqu'à hauteur de l'Athénée Royal local où le
car stationnera.
Nous y aurons parcouru un peu plus de 14 km.
Pour les plus vaillants, il leur faudra gravir la colline du Mont Pelé pour atteindre le
belvédère de la Rote. Belles perspectives sur la vallée de l'Ourthe, panorama sur Bomal, avec
son église et son château; et dans le lointain, un calvaire blanc en haut d'un rocher, c'est la
croix de Vèhenire, à l'origine de notre rando dominicale.
Les amis traverseront la réserve naturelle du Mont des Pins.
Cette appellation date de la moitié du XIX è siècle, quand la colline Pelé fut massivement
plantée de pins noirs d'Autriche et de pins Sylvestre.
Les bois sont séparés les uns des autres par des bandes de pelouse calcaire sur
dolomite qui constituent l'épine dorsale de la réserve de 10 hectares du Mont des Pins, créée
en 1990
A hauteur du Fondeux Rocher un chemin à moitié empierré dégringole dans la vallée
verdoyante de l'Aisne.
Il ne reste plus qu'à emprunter la passerelle jetée sur la rivière, et passant devant une petite
chapelle "Sainte Barbe" et atteindre l'agglomération de Juzaine située sur la N 806 (Route
des Ardennes).
Le car devrait y stationner au lieu- dit "Insès Vâs"(dans la vallée), concluant une
randonnée vallonnée longue de 19 km.
Le vin chaud et les brioches des rois nous attendent au barbecue de l'athénée de Bomal
.
Le guide du jour : Désiré Lovinfosse.
Sources : Les informations historiques, touristiques et les détails de la promenade ont été très
soigneusement donnés par monsieur Désiré Lovinfosse.
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Excursion du 10 octobre 2010
VERVIERS * CHANT DES OISEAUX * PEPINSTER * SOHAN * BÊCOYIN *
GOFFONTAINE.
Le 4 août 1832, Victor Hugo écrivait à propos de la vallée de la Vesdre:
" C'est la plus ravissante vallée qu'il y ait au monde. En été, par beau jour, avec le ciel bleu, c'est
quelque fois un ravin, souvent un jardin, toujours un paradis"
La balade débute sur les hauteurs de Verviers, au lieu dit" Champ des oiseaux" ou "Chant
des oiseaux" suivant les sources. (Nous pourrons laisser le pique-nique dans le car).
D'amblée, les faniatiques vont gravir un sentier à flanc de colline pour rejoindre le sommet de la
butte, la "Croix du Thier des Pierres Blanches". Elle surmonte la vallée du "Préry "avec son affluent le
"Piedvache"(du wallon pihe-vatche = pisse- vache)
Au loin, la Vesdre est surmontée de beaux villages tels Wegnez et Cornesse.
Le "chemin des Béolles", en descente, traverse un bois de chênes et retrouve le Rau de
Préry(ou Préri).
Après la fontaine Paulus et la ferme" Sainte Marie" propriété de l'asbl "chant des oiseaux", les
marcheurs arriveront au "Hameau du Bois".
La marche continue, en passant par la ferme de Raye, sur le versant gauche de la vallée de la Vesdre.
Passé le "Font aux Cressons", le chemin surplombe la vallée industrielle et notamment
l'usine "Ensival- Forêt". Depuis 100 ans, l'usine a une renommée internationale dans la fabrication de
pompes industrielles. C'est d'ailleurs ces pompes que l'on retrouve dans les stations de traitement es
eaux des lacs de la Gilleppe et de la Vesdre mais aussi dans de nombreuses usines chimiques à
l'échelon mondial.
L'itinéraire bifurque vers le sud pour atteindre l'extrême sud- est de l'agglomération de
La découverte du panorama sur Verviers, Wegnez et Cornesse est superbe.
Quel plaisir d'admirer les vallées de la Vesdre, de la Hoëgne et leurs contours: le bocage Hervien et
les bois d'Ardennes !
Pepinster.
Là, nous nous engageons dans la vallée de la Hoëgne.
Le sentier à mi-crête , passe à la lisière du "Bois des nids d'aguesses" du mot wallon AGAESSE qui
a plusieurs significations dont la première est Pie et une autre bien connue" cor au pieds" ( Li tins va
candjî, dj'a må mes agaesses). Cette piste remontant le vallon du Rau de Chinhé bordée de blocs de
Poudingue plonge dans un grand bois silencieux.
Après Chinhé, la " Route de l'armée secrète" mène aux ruines du château de Sohan. Ce site
fut un lieu de la résistance durant la guerre 40/45. Suite à une dénonciation, les résistants réunis au
château furent exécutés par l'ennemi, ainsi que les propriétaires du château et leur petite fille.
Le chemin semi-empierré, suit le Rau de Sohan, pour redescendre dans la vallée de la
Höegne.
Le car attendra au bord de la N690 (Pepinster-Juslenville/Theux) à hauteur de l'ancien
château de Rittweger.
10 Km auront été explorés.
Le circuit remonte momentanément le cours de la rivière pour passer devant la grotte " lu trô
des Sottais"
Les "Sottais": nom donné aux nains qui d'après la superstition populaire, travaillaient
mystérieusement dans les mines, fait référence à de nombreuses légendes.
Après avoir traversé la rivière, un sentier serpentant par paliers dans le "bois de l'Evêque"
remonte vers les ruines de l'ancienne Tour Noire. Cette tour faisait partie du domaine du château de
Rittweger, lieu est chargé d'histoires et légendes locales.
Au milieu des prairies apparaît le hameau de " Su r l es Vi llers" qui offre de beaux paysages
sur la contrée.
Le GR suivant à mi-pente la rive gauche de la vallée industrielle de la Hoëgne, va
successivement conduire aux Hauts Sarts, El Fagne, et Pepinster. C'est dans cette localité que la Hoëgne
se jette dans la Vesdre.
Une petite passerelle métallique permet de rejoindre sur l'autre rive, le parking du centre
culturel des Jeunes et du Judo Club de Pepinster.
15km y auront été parcouru et le car y sera présent.
Ceux qui voudront continuer auront droit à une petite grimpette qui les mènera au belvédère
de "Mousset" offrant un splendide point de vue sur Pepinster.
Les courageux emprunteront le "chemin du Duc" bordé à gauche par des prairies et à droite
par un coteau boisé.
Avant d'arriver au domaine "des Mazures", le chemin du Duc passe devant une glacière qui a
beaucoup souffert des dernières tempêtes
Le domaine des Mazures a été crée de toutes pièces au 19e siècle sous l'influence du romantisme de
l'époque
Tout y est factice: ce sont de fausses ruines: le château, le parc, la tour et la ferme (Oberbayern) ont
été installés là pour le plaisir des yeux formant, selon les dires de la reine Marie- louise, un aspect
d'opéra comique. Actuellement il ne reste plus du castel que la chapelle.
Le parcours entre Mousset et Bêcoyin permet d'admirer de vastes perspectives s'ouvrant sur
un
spectacle étonnant qui fait prendre encore mieux conscience de la singularité du "Parcours de la
Vesdre". Elle multiplie les coudes, les angles, les boucles, les méandres comme si elle avait voulu
échapper à l'emprise des diverses fabriques.
Après un petit détour pour rendre visite à" la Tourette"(la tour du domaine), un gué permet de
franchir le Rau du Fraiti qui se perd plus bas dans un chantoir. Les eaux ressortent un peu plus loin
et constitue le plus petit système karstique du bassin.
La piste suit le ruisseau jusqu'au Rau du Fond des Trois Bois et mène ainsi au "gué de
Bêcoyin" classé par la région wallonne depuis 1974 : Un ancien gué d'une largeur de plusieurs
mètres, franchissant la Vesdre fut découvert en 1971 et attribué à l'époque romaine.
Becoën.
La promenade qui passe au dessus du chemin de fer conduit au hameau de Bêcoyin ou
Le sentier longe la voie ferrée jusqu'à la N61, jusqu'au au pied du village de Goffontaine
terme d'une escapade riche en découvertes de 20 km.
Nous sommes ici à la résurgence du" Cleusevay". Ce terme signifie "Val Clos"
Au XV e siècle, cette résurgence de la Vesdre fut canalisée et servit de bief supérieur pour la forge
située en aval, sur la rive droite. Cette résurgence, témoin de l'existence de phénomène karstique fut
longtemps la plus profonde anfractuosité connue en Belgique. Explorée, uniquement sur une
centaines de mètres, elle continue de narguer les spéléologues.
Le guide du jour : Albert Lemarchal
Le verre de l'amitié se prendra au café "Flo" rue Neuve ,8 à Pepinster tél: 087/480254.
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Excursion du 11 avril 2010
BURE - LE VIEUX MOULIN - MIRWART– CHAPELLE NOTRE DAME DE WALCOURT
Le décor de l a r andonnée d e c e dimanche se situe en pr ovince de Lux embourg,
dans le Pays de Saint Hubert et en partie dans le Domaine Provincial de Mirwart.
D’une superficie de 1 350 ha, ce domaine est en g rande partie couvert d’une magnifique
forêt d e feuillus ( hêtres et c hênes) et de r ésineux ( douglas, épi céas et mélèzes). C'est
aussi u n petit pa trimoine historique r emarquable r emis e n v aleur au fil d es dernières
années (glacière, vieux ponts, haut-fourneau du XVIème siècle).
C'est dans le village de Bure que le car déposera ses passagers.
Le v illage pos sède un c ollège : le Collège d' Alzon, ét ablissement d' enseignement
secondaire fondé le 16 octobre 1900 par les Pères Assomptionnistes.
Du 23 déc embre 1944 au 9 j anvier 194 5, B ure fut l e t héâtre de d urs c ombats entre
troupes britanniques et allemandes lors de la Bataille des Ardennes.
Une pet ite c ôte m alheureusement g oudronnée mènera a u s ommet de l a c olline
d'où un chemin empierré descendra jusqu'au fond de la vallée où coule la Lhomme.
La Lomme, Lhomme ou L'Homme sont l es noms d onnés à cette r ivière q ui pr end s a
source sur le plateau de Saint- Hubert, elle arrose les villages de Mirwart, Grupont, …et la
ville de Rochefort, au bout de 46 km elle se jette dans la Lesse à Eprave.
C'est un cours d'eau ayant une des plus fortes déclivités en Belgique. Ses eaux claires et
poissonneuses attirent encore les passionnés de la pêche à la truite.
En r emontant l e cours de l a r ivière, une fois s ur l a r ive dr oite, un e f ois s ur l a r ive
gauche, les faniatiques s'en iront jusqu'au Vieux Moulin (rénové en 1997 par la Province)
et la pisciculture de Mirwart.
Les 37 ét angs de l a pisciculture de M irwart sont tous creusés en pleine terre, soit
comme dér ivation unique du M arsoult ( ruisseau M arsoul), s oit en e nfilade l es uns à l a
suite des autres.
Ces pl ans d’eau o nt une s uperficie l imitée de 5 à 30 ar es, p ermettant l e c ontrôle des
débits. Ils ont une profondeur moyenne de 1,5 à 1,8 mètre. Cela est idéal car, si un étang
est trop profond, il est froid et long à v idanger et s’il ne l ’est pas assez, il est vite envahi
par la végétation. Il faut donc le juste milieu. Ils livrent entre 8 à 10 t onnes de truites fario
par an.
Nous y r etrouverons le c ar et nous pique- niquerons à c et en droit après av oir
parcouru 7 km)
Par un sentier plat, sur 2 k ms, la promenade suit le Marsoult qui alimente donc de
nombreux étangs piscicoles.
A la fin de ces étangs, près du gué, l'étang dit du " Vieux Marsoult" a été creusé par
un seigneur d'antan afin de constituer une réserve d'eau à relâcher brusquement dans le
ruisseau lorsqu'il fallait assurer le flottage du bois.
Non l oin de l à s e t rouve le hameau f antôme " Ma rsolle" qui fut au X VI e s iècle
brièvement animé( une trentaine d'années) autour d'un haut fourneau.
L'Ardenne fut autrefois le siège d'une importante activité sidérurgique. Des fouilles ont été
entreprises dans la r égion de 19 84 à 1992. Le h aut fourneau de M arsolle f ait figure d e
pionnier d ans l a r égion de l a H aute-Lesse. C'est en e ffet l 'époque où l 'on c ommença à
fabriquer le fer en deux temps, en passant par le stade de la fonte. A Marsolle, on coulait
des g ueuses de fonte et ens uite l eur d écarburation s 'opérait da ns une forge d' affinage
située le long de la Lhomme, au pied du château de Mirwart. Ces sites étaient exploités au
départ par les seigneurs du lieu, les princes d'Arenberg en personne.
De l à, par un l arge s entier une g rimpette am ènera j usqu'à 380 m . d'où bien
entendu, il faudra redescendre pour rejoindre et longer la Lhomme.
Le site est sauvage, la rivière à dr oite, les rochers à g auche mais la civilisation n'est pas
loin, 2 ponts vont permettre aux randonneurs ainsi qu'à la rivière, de passer sous la ligne
de chemin de fer.
Nos pas nous mèneront jusqu'au "relais de la gare" puis à la " glacière".
Ce pet it r elief c ache un c ongélateur à l 'ancienne d' une c apacité de 80 m³. Dans ce
congélateur creusé vers 1860 on entreposait jadis la glace découpée sur l'étang St Roch
voisin. Grâce à di verses as tuces ( isolation m inérale s oignée, t riple por te formant s as
orientée a u n ord, protection par l es o mbrages...), l a g lace était conservée l ongtemps:
châtelains et villageois pouvaient en bénéficier toute l'année.
La glacière vient d'être fermée aux visiteurs depuis 2 semaines, en effet car sont les
chauves- souris pipistrelles qui en profitent actuellement. Or cette période est celle de leur
reproduction et donc les visiteurs ne peuvent venir troubler leur tranquillité.
Après l es ét angs St Ro ch, un d ernier pet it par cours l e l ong de la Lhomme, à
hauteur du " Pont Madame", une dernière côte, un sentier en z igzag et voilà l 'entrée du
château de Mirwart.
Le château de M irwart dont les premières fondations datent de 9 55 a c onnu une histoire
mouvementée: les constructions s'y sont succédées jusqu'à l'édifice actuel construit entre
1706 et 1734.
On ne peut malheureusement pas le visiter.
Le c ar y s tationnera pour ac cueillir les a mis q ui l e dés irent, après 1 7 k m de
découvertes.
Pour les plus téméraires, il leur restera 3 km pour sortir du village et à travers bois,
rejoindre la chapelle Notre Dame de W alcourt. Celle- ci daterait de 1790 et contiendrait
une vierge noire (La Vierge de Walcourt est une Vierge Noire et on trouve beaucoup de
chapelle ND de Walcourt dans le pays….)
Le verre de l'amitié se prendra au " Bar à l' Pèle" près du musée du Fourneau St. Michel.
Tel: 084/ 21 00 24
Le guide du jour : Jean Marie Perot
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Excursion du 12 septembre 2010
MALMÉDY - LA WARCHE - STAVELOT - L'AMBLÈVE - AISÔMONT
- LA SALM - TROIS PONTS.
"C'est en septembre,
Quand l'été remet ses souliers......
Gilbert Bécaud)
(
La s aison es tivale ét ant terminée, Fania r eprend s es déplacements e n c ar......pour
nous accompagner, ce dimanche, dans l'est de notre province.
De Malmédy, nous bourlinguerons entre la Warche, l' Amblève et la Salm avant d'aboutir à
Trois-ponts.
L'agglomération S .O.de Malmédy est l e point de d épart de not re r andonnée
dominicale.
Elle v a nous c onduire s ur l es pas de Saint R emacle, f ondateur de M almédy q ui y
construisit une abbaye en 648, puis de Stavelot en 650.
Les 2 v illettes sont devenues de grandes capitales belges du c arnaval, le "Cwarmê"
et le Laetaré
Nous sommes ici au pied des Hautes Fagnes.
Entre le sud de Malmédy et Stavelot, l'Amblève s'est frayé un p assage à t ravers une
vallée encaissée où trônent des rochers vertigineux. Ceux de Falîze et de Warche, distants
de quelques kilomètres à peine, méritaient bien la visite des vaillants marcheurs de Fania.
Ces r ochers font p arties du "Poudingue" de M almédy. Ce t erme dés igne un e roche
sédimentaire compacte où s ont mélangés des éléments grossiers aux formes ovoïdes (des
galets) pr is d ans u n ciment naturel, l e pl us s ouvent d u g rès. D e t oute évidence, l e mot
français « poudingue » v ient d e l 'anglais pudding qui désigne u n gâteau f ait d' une p âte
compacte dans laquelle se distinguent les raisins secs et les fruits confits.
La roche formant le relief qui ceinture la Ville de Malmedy est unique en. Belgique.
La balade commence au hameau de Falize (380 m.)
Un sentier conduit directement au sommet du rocher du même nom.
De la crête des r ochers dominant la Warche, nous découvrons une vue prodigieuse sur l'
abbaye bénédictine de Saint-Remacle de Wavreumont, commune contigüe à Stavelot.
Un sentier escarpé dévale la colline jusqu'aux abords de la célèbre rivière fagnarde à
peu près au confluent avec le Rau de Falize.
À flanc de c olline, un e sente de pl us en pl us ét roite et s inueuse se di rige v ers la
Basse vallée de la Warche.
Plus lo in, à l 'orée d u bois, u n c hemin, face aux pr airies bor dant l a r ivière, am ène
jusqu'à son affluent avec l'Amblève.
Juste en dessous, pratiquement à la verticale du viaduc de l'autoroute E42( VerviersSt Vith) se situe un minuscule hameau du nom de "Warche" .
Passé ce groupuscule de vieilles demeures ardennaises se trouve le rocher d'escalades de
Warche.
Le s ommet d e c ette p aroi v erticale of fre des v ues r emarquables s ur l a v allée de l a Haute
Amblève.
Celle-ci v a nous s ervir de fil c onducteur pr esque tout l e l ong de not re pr omenade proautomnale.
L'itinéraire s e p oursuit par un chemin à flan c e c oteaux attenant au bois de
Burteaumont et conduit à "Challes" hameau pittoresque au confluent de l'Eau Rouge et de
l'Amblève.
C'est ici que nous pourrons récupérer nos sacs pour le pique nique.
En longeant les berges du c anal, les faniatiques pénétreront dans Stavelot(278 m.).
Ils traverseront, en cortège non carnavalesque, le sud de la cité des Blancs Moussis.
Le par cours l onge l'ancienne ab baye, l ogée en b ordure de l 'Amblève, dès 64 8 elle v it s 'y
succéder durant onze siècles une soixantaine d'abbés qui firent de la ville une centre d'art
de culture de grande renommée.
Le car attendra de l'autre côté de l'eau ( nous pourrons y remettre nos sacs) au pied
du Stockeu, montée devenue célèbre par la course vélocipédique "Liège- Bastogne- Liège".
Cet arrêt marquera les 10 kms.
La t roupe r eprendra s on él an aux champs de Pistole en dévalant un ét roit s entier
jouant à s aute moutons av ec l e t orrentueux Rau de Mageru. I l about it face a u château de
Rochettes, sur le beau chemin du GR571.
Un t rès b eau t ronçon do minant l'Amblève conduit à t ravers l e bois d e l 'Abbaye
jusqu'aux abords de la ferme de Lasdinval.
Cet endroit offre à droite, au delà du site de Longpré de belles perspectives sur l'Amblève.
Une vieille passerelle enjambe le R au de Chapiron et celui de Bouvin. C'est le vallon
de ce dernier Rau que nous remontons plein sud jusqu'à la croix de Reniéhé.
Le R au de Bouvin prend sa source dans les prairies de Hénumont. c'est ici que l es
marcheurs q uitteront l a r ivière pour obl iquer plein ouest vers l e pied d es pi stes d e s ki de
Wanne.
Le chemin grimpe à travers bois jusqu'au hameau de Aisômont(452 m.)
C' est en bordure d'une petite pleine de jeux que le car reprendra les marcheurs
comblés après
15 km de découvertes.
Les derniers baroudeurs prendront la direction de la Tour Leroux(47 marches) 400m.
Le sommet émergeant des arbres présente un majestueux panorama sur les vallées de la
Salm et de l'Amblève.
De là, le chemin descend gentiment jusqu' à Trois P onts terme d'une escapade de
20 km.
C'est dans la cité des Tripontains que nous prendrons le verre de l 'amitié: à l
'Hacienda (anciennement le T ourniquet), A venue Joseph Lej eune 7/B2 à T rois- Ponts (
tel.474 360239 ).
Les guides du jour sont Francine Vanderspeeten, Monique Sandron et Désiré Lovinfosse.
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Excursion du 19 décembre 2010
BARVAUX EN CONDROZ
MORESSÉE
HEURE
WAILLET.
Cette dernière randonnée de l'année se déroulera dans le Condroz.
Large c roissant d e t erre par courant l a Wallonie d’ Est en Ouest, le C ondroz o ffre a ux
regards un p aysage en ‘ montagnes r usses’, f ait d e pi cs et d e v allées p ittoresques
entourées d’un g rand no mbre de z ones boisées. D e no mbreuses r ivières s inueuses
laissent apparaître au détour d’un méandre les murs d’un village au charme d’antan.
C'est de Barvaux en Condr oz que débutera la dernière promenade d e
l'année.
Il y a un an , à un j our près, l 'épaisseur d e n eige nous av ait obligé à m ettre f in à notre
aventure au hameau de Moresée.
Oublions donc l e v ent g lacial s ur l a c rête dénudée de M affe à Failon et pl us
sagement commençons notre balade dans le fond d'une vallée le long de pe tits rus puis
nous monterons et descendrons à travers le "Blaimont" rejoindre " la Somme".
C'est elle que nous suivrons, bien à l'abri, jusqu'à "la Foulerie" joli p etit h ameau
de Failon.
Après 2 ,5 k m de c hemins pr esque pl ats, i l es t t emps de r eprendre nos bonnes
habitudes : de 270 m , un sentier pentu nous amènera à 298 m puis tranquillement nous
nous en irons vers les dernières maisons du hameau de Bossuet et de l à, par un large
sentier nous descendrons vers le hameau de Moressée où nous retrouverons le car (9
km de parcourus)
Un chemin d'abord empierré, puis goudronné " avec trous" puis sans "trous" mène
au sommet de la colline d'où l'on peut profiter d'une vue plongeante sur Heure.
Une route tout en descente suivie d'un sentier pour traverser le ruisseau d'Heure
et le groupe arrivera sur la place du village de Heure.
Celles et ceux qui le désirent pourront s'y arrêter, le car y sera présent. 12 km auront été
franchis.
Ils aur ont le temps d'admirer l a t our c arrée de l 'église millésimée de 161 1 pendant que
les plus audacieux se lanceront à l'assaut de la colline.
Un s entier abrupt o ù l es ba ns d e s chiste a ffleurent l es conduira aux "quatre
tilleuls".
En c ontournant l a r éserve or nithologique de Jalna. Cette r éserve app artient à l a Li gue
Royale Belge pour la protection des oiseux et regroupe entre autre 99 espèces d'oiseaux.
Ensuite une descente vers le ruisseau du "trou du loup" à traverser pour rejoindre,
après 5 km, Waillet: pet it v illage q ui r éparti s ur 7 r ues, s 'étire près d u r uisseau de
l'Ourgnette.
Si t out s 'est bi en passé, s i l a neige n'est pas v enue t out perturber, si a ucune
inondation n'a envahi les sentiers le long de la Somme, si on n'a du porter aucune dame
ni m essieurs et s i l e guide ne s 'est pas égaré, l e d ernier v erre l e l a s aison devrait s e
prendre "Chez Nicole" route de Marche, 5 à Baillonville
Tél: 084 313428
Le guide du jour: Jean Marie Perot
Sources: les détails de la promenade fournis par le guide.
site web sur le Condroz
carte IGN 54/3-4
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Excursion du 20 juin 2010
VALLÉE DE L'OUR DE DASBURG AUX TROIS FRONTIÈRES
Ce dimanche, c'est au Grand Duché de Luxembourg, dans le" Parc N aturel d e
L'Our", que le guide emmène son groupe.
Créé en 2005, le" parc naturel de l’Our" est situé dans les Ardennes Luxembourgeoises (
Oesling) dans une région frontalière avec l’Allemagne et la Belgique. Sur une surface de 306
km², le parc naturel comprend 11 communes, comptant 14.000 habitants.
Ses objectifs sont le développement économique et socioculturel de la région, en harmonie
avec les ressources naturelles et l’héritage culturel.
Le Syndicat Intercommunal de la Vallée de l'Our (SIVOUR) a été à l'initiative du projet.
Apparu en 1992, le SIVOUR regroupe la plupart des communes situées dans le Parc . En 1994,
il a demandé au Ministère de l'Aménagement du territoire d'entamer une procédure en faveur
de la création d'un parc naturel.
Marqué par le cours de l’Our, le parc naturel impressionne par ses paysages de hauts
plateaux et de vallées.
La rivière prend source à l'est de la région des Hautes Fagnes à une altitude de 653
mètres, au lieu dit Eichelsberg près de Manderfeld. Elle coule dès lors vers le sud, formant
approximativement la frontière entre la Belgique et l'Allemagne, ce jusqu'à proximité du village
de Ouren.
Ensuite, elle fait ensuite office de
frontière entre le Grand-duché du Luxembourg et l'Allemagne, avec le statut de
"condominium".
Un condominium est, en droit international public, un territoire sur lequel plusieurs
puissances (généralement deux États) exercent une souveraineté conjointe. Il nécessite que les
puissances concernées s'entendent formellement sur ce partage de souveraineté.
L'Our présente la particularité d'être l'un des derniers ruisseaux à abriter la Moule
perlière. Un programme de sauvegarde de cette espèce est en cours d'élaboration et sera mis
en place d'ici peu.
C'est à proximité de Wallendorf, après 78 km, que l'Our se jette dans la Sûre.
Maintenant, après ces quelques explications, place à
la Randonnée :
Le départ aura lieu à Dasburg, plus précisément à " Dasburg- Pont" car Dasburg
est situé sur l'autre rive donc en Allemagne.
Les faniatiques commenceront à remonter le cours de la rivière, tantôt longeant la rive
tantôt franchissant les collines afin d'apercevoir de magnifiques panoramas.
Ce n’est que grâce à sa force énorme que l’eau de l’Our a pu créer la merveilleuse
vallée de l’Our. L’eau ne servit non seulement à transporter les bateaux ou le bois, mais fit
tourner également les roues à aubes et les turbines.
C'est pourquoi, le long de leur parcours, les randonneurs arriveront au moulin de
Tintesmühle.
Celui-ci fut construit en 1853 par un certain Peter Schroeder, appelé aussi Tintes Peter, après
des années de vaines demandes d’autorisation pour la construction du moulin. Aujourd’hui les
descendants du meunier y exercent un camping ainsi qu’un restaurant- café.
C'est là que stationnera le car pour charger ceux désireux d'écourter, après 8,5 km de
découvertes.
Le reste de la troupe, continuera à longer la rivière.
Un peu plus loin un autre témoin de l'utilisation de la force de l'eau : Le M oulin de
Kalborn.
Initialement un moulin banal des seigneurs de Clervaux, il est évoqué la première fois par écrit
en 1728. Actionnée par une roue d’eau par dessus, la meule tourna en assurant ainsi le revenu
de nombreuses générations
En 1997, la fondation "Hellef fir d ’Natur" a su acquérir le moulin et le transformer en station
d’élevage et de recherche biologique pour la moule perlière (Margaritifera m argaritifera),
devenue rare et fortement menacée.
Continuant leur périple, les marcheurs, arriveront à un petit parc dans lequel se dressent
6 blocs de pierres. Ce ne sont pas des mégalithes, mais " l e m onument de s t rois
frontières" .
Ces 6 roches symbolisent l'Europe unie par 6 états fondateurs. Quatre blocs portent les noms
de grands européens: Konrad Adenauer (D) sur un bloc erratique de la Lande de Lunebourg,
Joseph Bech (L) sur un grès du Luxembourg, Christian Pineau (F) sur un schiste des Vosges et
Paul-Henri Spaak (B) sur un schiste bleu des Ardennes belges.
Le monument fut érigé en 1977 par l'association « Europäische Vereingung für Eifel und
Ardennen ».
Nous sommes aux portes du village de Ouren .Mais nous n'y entrerons pas. Cela fera
peut-être, un jour, l'objet d'une autre découverte….
C'est à proximité du monument, que le car y attendra celles et ceux qui désirent arrêter,
après 14 km sillonnés dans cette nature encore sauvage...
Pour les plus téméraires, il leur restera 5 km à grimper le long du "Ribbach" pour
rejoindre "Weiswampach", terme de l'escapade.
L’origine du village est discutée. Bien que de nombreux vestiges celtes et romains aient
été trouvés dans les environs directs, on admet généralement que la localité de Weiswampach
s’est formée au 8ème siècle notamment par le fait que le nom Weiswampach, dérivé
probablement du nom du ruisseau traversant le village, apparaît pour la première fois lors du
temps des Carolingiens.
La route principale, traversant Weiswampach, avec ses connexions vers la Belgique, les
Pays-Bas et l'Allemagne ainsi que la situation géographique favorable sont à l’origine du transit
intense qui a comme conséquence la construction de nombreuses surfaces commerciales avec
pompes à essences ainsi que l’implantation d’hôtels et de restaurants. Ca qui amena une
relance au point de vue économique.
La création du centre de loisirs et de vacances comprenant deux lacs artificiels d’une
grandeur de 6 ha chacun et un camping, dans un cadre naturel et champêtre, ont fortement
contribué à un immense essor au point de vue touristique.
Le verre de l'amitié se prendra à l'Hotel-restaurant KEUP, Route de Stavelot,143 à L 991
Weiswampach.
Lorens
Le guide du jour : Michel
Sources: Sites web sur le Parc naturel de l'Our, L' Oesling, La vallée de l' Our, Weiswampach.
Chapelle d’Ollomont
Vestige d’une église romane du XIe s. dont il ne
subsiste que le chœur. Site classé avec le
cimetière y attenant ainsi que l’ancienne maison
en contrebas (toit en cherbins : grosses pierres
de schiste plates). Le mur du cimetière est
également en pierres de schiste. Anciennes
pierres tombales remarquables.
(promenade 12)
Eglise et presbytère
Construits en 1908 lors de l’abandon de
l’ancienne église d’Ollomont; autel, chaire et
banc de communion en belle pierre de taille;
ancienne statue de Ste Marguerite
Le Cheslé
Situé sur le territoire de Bérismenil. Ancienne forteresse celtique du Vè – IVè s. av. J.C. sur une
superficie de 12 Ha, entourée d’une fortification de 1.350 m, reconstituée partiellement à l’extrémité SE. Fouilles toujours en cours à la porte d’entrée
Cresse Ste Marguerite
Piton rocheux de 20m de haut, coiffé d’une niche abritant une statue de Ste Marguerite, patronne de
la paroisse, situé à quelques mètres de l’Ourthe
Belvédère du Hérou
Tour panoramique à l’entrée du massif du Hérou. Elle permet de voir 5 méandres de l’Ourthe et
assure un magnifique panorama sur la vallée et les collines environnantes (Hatilles, Cheslé…)
Rochers du Hérou
Arête rocheuse barrant le cours de l’Ourthe sur 1400 m. Suite de rochers formant une muraille
presque verticale. A pics vertigineux. Visités par Victor Hugo en 1862. Site classé en 1937.
CHAMP CELTIQUE DU CHESLE
(FORTIFICATIONS,
RECONSTITUTIONS, FOUILLES A
BERISMENIL)
Adresse :
6980 LA ROCHE-EN-ARDENNE (BERISMENIL)
CARTES: Google Maps
Touring Route Planner
Tél. : +32 (0) 84 44 42 61
Email : [email protected]
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D'une superficie de 14 ha, le promontoire rocheux du Cheslé domine la rivière
Ourthe de quelque 80 mètres. Le "Cheslé" dérivé du mot "châtelet" ou "château", est
un point stratégique à l'entrée du défilé des Gorges du Hérou qui servit de forteresse
aux Celtes entre 850 et 520 avant J.C. Fouilles et reconstitutions se poursuivent
depuis plus de 40 ans sur ce site, considéré comme l'un des plus anciens et des plus
importants de Belgique. Situé dans un cadre forestier, sa situation élevée permet de
jouir de vues exceptionnelles. Il est accessible à pied du village de Bérismenil par le
chemin traditionnel (promenade 12 - 3.30 h - 6 km, qui fait le tour du site). Un chemin
plus récent permet également d'y accéder par le bas en partant de Maboge (route N
860).
L'Ourthe, à son origine, est formée de deux bras : l'un, appelé Ourthe Occidentale, prend sa source près de Libramont, à Sainte-Marie,
et l'autre appelé Ourthe Orientale prend sa source près du village Ourthe situé à proximité de Gouvy. Ces deux bras se réunissent aux
environs d'Engreux (Nisramont) pour former l'Ourthe Supérieure. L'Ourthe conflue avec la Meuse à Liège et reçoit plusieurs affluents le
long de son cours, dont les plus importants sont l'Aisne à Bomal, le Néblon à Hamoir, l'Amblève à Comblain-au-Pont et la Vesdre à
Chênée. L'Ourthe est une rivière qualifiée de " navigable et flottable ", même si la navigation marchande a disparu aujourd'hui. La Vallée
de l'Ourthe traverse des couches géologiques de natures différentes. Elle présente tantôt un aspect encaissé, lorsqu'elle traverse des
massifs calcaires ou gréseux, et s'élargit lorsqu'elle passe sur des roches plus tendres. Elle traverse successivement l'Ardenne centrale,
la Famenne et le Condroz Ardennais, avant d'entrer en région liégeoise.
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Excursion du 24 octobre 2010
LES QUATRES POINTS CARDINAUX DE BORGLOON
Ce dimanche, c'est dans la Province du Limbourg en plein cœur de la Hesbaye, que
le guide emmène ses faniatiques.
Plus pr écisément, i l v a nous faire c aracoler aut our de la ville de Borgloon
(anciennement Looz) Savez-vous que le jus de fruits "Looza" y est fabriqué ?
Le nom néerlandais de Borgloon dérive de "burcht" et de "loon" : il signifie : « château- fort
sur une colline ».
Looz était la capitale du comté de Looz et l'une des 23 Bonnes Villes de l a Principauté de
Liège.
Le t erritoire ac tuel de l a pr ovince de Li mbourg c orrespond au t erritoire de l 'ancien
comté de Looz : ce comté apparaît aux alentours de l'an mil.
Le départ de la balade aura lieu à Kuttekoven, près du château de Rullingen.
Le château de Rullingen situé dans un paysage extraordinaire, avec ses prairies et
champs v allonnés, a c onnu un e hi stoire t rès r iche. A u M oyen  ge, l ors du r ègne des
comtes de L oon et d e l 'épiscopat de Li ège, s e t rouvait à c et e ndroit un e t our d e g arde
fortifiée. Les c aves v oûtées et l es fondations du c hâteau actuel dat ent e ncore de c ette
époque.
C'est en 1640 que le c hâteau a ét é érigé da ns s a forme ac tuelle, dans l e s tyle
renaissance du Pays de la Meuse. On peut y admirer le cadran solaire.
Après un incendie en 1920, il a été le château a été restauré, entre 1921 et 1935.
C'est s ur l es t errains entourant l'édifice que l a Province du Li mbourg a i nstallé un
arboretum et un fructuarium.
Après a voir f ait l e t our de l a pr opriété, les marcheurs em prunteront un c hemin q ui
longe le vignoble du château, pour ensuite serpenter à travers les arbres fruitiers....
Le c ircuit pas se pr ès d'un petit r uisseau, pé nètre da ns u ne réserve nat urelle
traversant bois et prairies parfois au moyen de quelques escaliers et aboutit à une ligne de
chemin de fer.
Suivant quelque peu les rails, les amis vont les quitter pour prendre une petite route menant
à la N79 qu'ils devront traverser avec prudence pour prendre la chaussée en face. Environ
250 m plus loin, se dresse une ancienne ferme carrée restaurée en salle de réception.
Une multitude d e p etites r outes, s entiers r amène d e n ouveau à l a N 79 q ue les
randonneurs refranchiront pour ar river aux ab ords de B orgloon. C hemin faisant, ils
pourront admirer la Loretokapel et le château Hulsberg.
L'itinéraire emprunte l e G R p uis g rimpe un e v olée d’ escaliers pour en fin ar river en
face du magnifique hôtel de ville de Borgloon.
Cet hôtel de ville a pris place dans une maison bourgeoise construite à partir de 1680 dans
le style mosan de l'époque avec une tour carrée et une galerie à arcades.
Une r uelle aboutit près de l a pl ace d e B orgloon et l'église du X IIe s iècle dédiée à
saint Odulphe.
Plus l oin, i l faudra r edescendre u ne v olée d’ escaliers p our aller ad mirer un be au
point de vue.
Une fois e n b as des es caliers, une d escente pui s u ne r emontée vers la N 79. Après av oir
longé cette na tionale, l e g roupe v a emprunter un chemin descendant pui s m ontant pour
rejoindre de nouveau la g rande r oute qu'il va de no uveau franchir avec pr udence. Un peu
plus loin, la promenade slalome à travers une réserve naturelle et offre de beaux points de
vue.
Le chemin monte légèrement pour, au sommet, longer un champ puis un boi s. Un
tour à gauche, un tour à droite etc. ...et on arrive de nouveau sur la N 79 que l'on retraverse.
Et la troupe retrouvera le car après 10 km sillonnés à travers poiriers, pommiers, vignobles,
groseilliers, lapins, lièvres, faisans, perdreaux, hérons et j’en passe.
Le G R conduit v ers un passage côtoyant les cultures de f ramboisiers, f raisiers,
melon etc.
Encore q uelques z igzag et on ar rive à l ’ancienne g are d e Jesseren après 14 km de
déambulations.
Le car y sera présent pour charger celles et ceux qui le désirent.
Les jamais fatigués vont continuer en longeant le terrain de foot de Jesseren et suivre
gaiement un chemin jusqu'à l'accès à la splendide réserve naturelle de Z ammelen où se
côtoient une f aune et une f lore m agnifique, le t out parsemé de marécages. C aillebottis,
ruisselets, petits ponts, petits escaliers permettront d’arriver à Zammelen.
Un mini bout de route puis une descente avec de belles perspectives rejoint le terme
de la randonnée située dans le charmant village de Gors-Opleeuw.
C’est sur une jolie place avec une Pastorie, une fontaine et en toile de fond un château que
le c ar at tendra l es c ourageux q ui aur ont parcouru 18 bon s petits kilomètres dans un e
région magnifique.
Pourquoi les 4 points cardinaux de Borgloon ?
Si on prend Borgloon comme centre, on démarre à l’ouest, puis on va vers le sud ensuite on
prend la direction de l’est et puis on remonte sur Borgloon vers le nord.
De l à on r epart v ers l e s ud p uis l ’est, o n r epart l égèrement v ers l e nor d puis ens uite v ers
l’ouest avez-vous vous suivi ?
Le g uide du j
Stavaux
our :
Michel
Le verre de l'amitié se prendra à la Taverne Mariëlla Piringenstraat, 4 à Tongres- Piringen
Tél: 012/ 23 60 50
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Excursion du 25 avril 2010
JODOIGNE ☺ MELIN ☺ GOBERTANGE ☺ LATHUY.
Ce dimanche, le guide nous emmène en Hesbaye brabançonne.
C'est à Jodoigne "Porte du B rabant Wallon" aux c onfins d u B rabant et de l a H esbaye
que le car déposera ses voyageurs.
Jodoigne en né erlandais Geldenaken est située à quelque 40 k ilomètres au sud-est de
Bruxelles, à 60 k m a u nor d-ouest de Liège et 20 k m au s ud d e Leuven. L es v illages q ui
composent l'entité sont entre autres : Mélin, Lathuy.
Etalée s ur l es r ives de l a Gette, dans une bo ucle où l e v ersant du pl ateau Hesbignon
s'écarte de l a r ivière, Jodoigne es t un e v ille q ui s 'enorgueillit d' un pas sé r iche en pér ipéties
tumultueuses. A ncienne place forte des confins brabançons, la cité est aussi le marché d'une
zone ag ricole et de l a c harnière d e de ux r égions g éographiques. D eux m ille ans d'histoire
militaire et éc onomique l ui ont c onservé un c harme q ue n e détruit pas s on expansion
commerciale, et qui ne manque jamais d'impressionner le visiteur.
Le dé part se prendra à l'église Saint Médard qui a ét é construite en pierre blanche de
Gobertange. Cet édifice, de style roman date du XIIe-XIIIe siècle et relève du Patrimoine majeur
de Wallonie.
La pierre de G obertange, beige c laire a not amment été u tilisée da ns l a c onstruction d e
bâtiments pr estigieux c omme l 'Hôtel de V ille de B ruxelles, c elui de Louvain ou enc ore l a
Cathédrale S aints-Michel-et-Gudule d e B ruxelles. E xposée à l 'air, elle ac quiert une patine un
peu grise du pl us bel effet. Comme elle est extrêmement résistante, elle se prête aux usages
les plus divers.
La pi erre de Gobertange est aussi très pr ésente dans l ’architecture l ocale. Lathuy,
comme l es v illages qui l e v oisinent au nord - Mélin, G obertange, et Saint R émy- Geest.-,
constituait en e ffet l’un des pr incipaux lieux d’extraction de l a pierre de Gobertange.
L’exploitation de c ette pi erre, déjà ut ilisée par l es R omains, s ’intensifiera par l a s uite, po ur
atteindre son apogée aux 18e et 19e siècles. Très prisée pour sa blancheur lumineuse et dotée
d’une structure tendre qui rend son travail facile, elle intervient alors dans nombre de bâtiments
publics, d’habitations cossues ou encore d’édifices religieux. Son activité déclinera cependant à
partir de 1870, en r aison de l a forte concurrence des pierres blanches françaises. Aujourd’hui,
seule u ne c arrière s ubsiste, à Hussompont, à l ’est de Lathuy. La pi erre ex traite de c ette
excavation à ciel ouvert est principalement destinée à la restauration de bâtiments anciens.
200m à faire sur une petite route puis un petit sentier entre les maisons. Les faniatiques
vont suivre cette sente qui serpente le long de jardins et qui abouti le long de la Grande Gette
et à un ancien château.
Les a mis traverseront encore quelques r ues pour r ejoindre un petit p arc et ainsi s e
retrouver face au château Pastur qui s’élève sur un promontoire. Demeure seigneuriale du duc
Henri I er de Brabant, le bâtiment construit en pierres blanches de Gobertange est l'actuel hôtel
de ville.
Après une pet ite i ncursion dans l a c our s urélevée du c hâteau, le g roupe r eprendra l a
route pour grimper une volée d’escalier dans un lieu appelé la Gadale.
La Gadale était une sorcière à la fin du Moyen Âge. Elle habitait ici, une maison située le
long des marches. Taciturne, sauvage, elle avait pour compagnon un chat noir. Ses voisines
étaient interloquées : pourquoi cette demi-folle disparaissait-elle sans raison ? Où allait-elle la
nuit ? Des histoires circulaient. La rumeur et sa cousine, la peur, enflaient. Jusqu’au jour où la
Gadale fut déclarée sorcière et brûlée vive, sur la place publique.
Elle a si fortement marqué les esprits que, depuis lors, ce passage qui mène jusqu’à la GrandPlace porte son nom. Jodoigne est ainsi surnommée "Cité de la Gadale".
Notre périple continue dans l e v ieux J odoigne av ec ses rues p avées et ses bâtiments
typiques en pierre de Gobertange. Sa traversée aboutira à un ancien moulin.
Ensuite, après êt re p assé devant une f erme, l'itinéraire arrive dans l a c ampagne en
empruntant un joli chemin qui offre de beaux points de vue.
Le chemin à nouveau pavé, tout en descente (attention sa glisse) longe une belle ferme
carrée.
A partir de l à, la balade retrouve le calme et la quiétude de la campagne par un sentier
qui monte qui descend qui monte qui descend – et oui ce n’est pas plat !!! (Pas de panique pas
beaucoup de dénivelés), pour atteindre le village de Gobertange, (c’est là que l’on extrayait la
pierre typique de la région). Le circuit passant devant une jolie chapelle, de jolies maisons, un
vignoble, agrémenté de quelques commentaires retrouvera un chemin campagnard qui conduit
tout droit dans un des plus beaux villages de Wallonie appelé Mélin.
Mélin, village vallonné dont le point culminant est l'église qui se situe à 150 m au-dessus
du niveau de la mer.
Une t rès longue histoire a r endu Mélin important, et par ses censes majestueuses, ses
points de vue qui font rêver, ses seigneurs, et par son vieil arbre qui pourrait vous raconter un
siècle et demi de c e dont il a ét é témoin. Au XIIIe siècle, le village était domaine des Ducs de
Brabant, depuis, les événements se sont suivis m ais il faudrait plusieurs pages pour vous les
raconter et en arriver au siècle où nous vivons.
C’est ici que se fera la pause pique-nique.
Ayant repris des forces, le groupe reprendra l a route afin de passer devant et visiter la
superbe église.
Ensuite, les marcheurs rejoindront le lieu dit Basty. Une fois à droite, une fois à gauche
etc..Et la promenade c ontinue en di rection de l a Campagne de l a J ustice, y c roise un ar bre
esseulé qui servait de Gibet.
Après l a t raversée du Bois d’ en H aut, une s urprenante déc ouverte: les P agodes postindustrielles de Julos Beaucarne. Ces drôles de sculptures ont été réalisées à partir de vieillies
bobines de câbles électriques.
Un c hemin enc aissé c onduit à
ferme de la Sarte.
une c hapelle et apr ès q uelques boucles contourne la
Un peu plus loin nous retrouvons le car avec 11,500 km parcourus dans cette superbe
région.
Pour continuer il faudra traverser la grande route, que l’on suivra un moment par la droite
avec pr udence avant d' emprunter u n s entier à g auche en direction d u lieu- dit Hapau ou
Happeau.
km
A cet endroit, où l e car stationnera, l es explorateurs auront déambulé pendant 13,500
La suite de la balade se passe en pleine campagne en direction de Lathuy,
Une courte traversée du patelin permettra de retrouver le car au terme d'une randonnée
de 18 km.
Le guide du jour : Michel Stavaux
Le verre de l'amitié se prendra à la buvette du football de Mélin.
Sources: les détails de la balade fournis par le guide
Documentation fournies par le guide
Site web sur Jodoigne et la région.
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Excursion du 25 mai 2010
CRÊTES DE LA WARCHE ♠ VAL D'ARIMONT ♠ THIRIMONT
L'escapade de c e di manche s e déroule da ns l'Est de notre province entre R obertville,
Malmédy et Waimes.
C'est à Walk, sur l a route r eliant R obertville et M almédy,
passagers.
que l e c ar dép osera s es
Walk est un petit village, où a lieu la kermesse en ce dimanche de Pentecôte, qui se situe non
loin du barrage de R obertville et à 3 km au nord de W aimes. Son étymologie viendrait de "
Welsch" s ignifiant " Wallon" en v ieux g ermain. Le s ite de Walk ét ait habi té à l 'époque celtogauloise, mais c 'est e n 1188 que le no m a pparaît pour la pr emière f ois lorsque R enerus de
Walceres fait un don à la léproserie de Malmedy. En 1462, Jean de Brandscheid de l'Abbaye de
Stavelot relève deux « masures » à Walk.
La c hapelle du v illage, dédi ée à s aint A ntoine de P adoue fut c onstruite en 17 03-1704.
Détruite par une bombe volante le 20 janvier 1945 elle a été reconstruite en 1951-1952.
Quittant l 'animation, l es faniatiques par tiront, à travers pr és et bois en direction d es
hauteurs de la Warche.
La W arche prend s a source d ans l 'entité de Bullange (Büllingen) et s e j ette da ns l 'Amblève
quelques kilomètres au sud de Malmedy, ville qu'elle traverse. Sur son cours ont été construits
les barrages de Butgenbach et de Robertville. C'est ce dernier qu'elle vient de q uitter lorsque
nous commencerons à la découvrir.
La promenade qui s'appelle " les crêtes de la Warche", suit le cours de l a rivière ( vers
l'aval) en la surplombant, ce qui offre de magnifiques vues sur les environs.
Sur l e v ersant oppos é s e dr esse l e château de R einhardstein. Construit a u X IVème
siècle p ar l es s eigneurs de Waimes, ce c astel fut l a pr opriété des c omtes de M etternich
pendant trois siècles. Détruit après la révolution française, il fut reconstruit à par tir de 1 969. Il
est aujourd'hui habité durant toute l'année.
Poursuivant sa route en direction de Malmédy, le sentier monte, descend, remonte etc.
Après, l a t raversée de l a r éserve domaniale « ab bé C harles D ubois » , un éperon
rocheux appelé le " Nez de Napoléon" offre un splendide panorama.
Le chemin, abandonnant la vallée de la Warche, débouche à travers les prairies sur une
petite route asphaltée menant au village de "Chôdes".
Il faudra traverser la route Malmédy – Robertville. Perchée sur la butte le long de cette voie, la
chapelle dédiée à Saint-Quirin, datant de 1816 et rénovée en 1932, est visible de toute part.
Là, 7 km auront déjà été explorés.
Le car y sera présent. La pause pique-nique se fera un peu plus loin.
Après c ette hal te revigorante, le g roupe c ontinuera en d escente vers le ham eau de
Winbômont (entité de Malmédy) et rejoindra ainsi un affluent de la Warche : la Warchenne.
Cette r ivière prend s a s ource à Faymonville au l ieu di t "drî l ak", t raverse l e v illage de
Waimes pour se jeter dans la Warche à Malmedy.
Le circuit remonte le cours d'eau et passe au " Val d'Arimont" où a été construit un vaste
complexe touristique.
Un peu plus loin, le chemin devient très boueux et pénible, en effet il côtoie l'une des
nombreuses carrières creusées dans cette vallée,
Ces entreprises exploitent les p ierres d e g rès et d’ arkose et v ise l a v alorisation de c elles-ci
dans t outes l eurs po ssibilités, al lant d u m oellon d e c onstruction au c offrage de r outes en
passant par l e bét on, l ’enrobage et l a déc oration d e j ardins. P our l e f inissage, c ’est encore
manuellement que des tailleurs de pierre terminent le travail
Ce vilain passage, derrière eux , l es m archeurs at teindront " Aisance d' Arimont" puis "
Bagatelle".
C'est là que le car stationnera pour charger celles et ceux qui le désirent. 13 km ayant
été parcourus.
L'itinéraire q uitte l a r ivière pour t raverser " G ros Bois" hameau ni mbé d'histoires et de
légendes.
La l égende s itue près de G rosbois, au l ieu-dit " Bouhaye " un c ouvent de T empliers ( Rodjes
Mônes). Une autre légende situe au « Trô do Torê », à Grosbois, un château ou une maison
mystérieusement eng loutie à l 'endroit marqué par un e v aste ex cavation c irculaire. E nfin,
toujours à G rosbois, i l y aur ait eu un « c astellum " d' origine i ncertaine pr ès d uquel on s itue
également l a « M âle M ahon ». L à aus si on s e per d en c onjectures. S 'agissait-il d' un bor del
installé à pr oximité du c astellum ou d' une m aison hos pitalière p our l es m alades c ontagieux
(peste, choléra, lèpre) ?
Les randonneurs, arriveront ensuite à Thirimont, terme d'une randonnée de 17 km.
Thirimont verrait son origine dans « amon Thiery », fondateur du village au haut moyen-âge.
Son nom a pparaît po ur l a pr emière fois en 118 8 d ans un e c harte r elative à l a c hapelle des
Lépreux de
M
almedy.
En 1769, suite au décès d'un paroissien pris dans les neiges au retour de la messe à Waimes,
les manants de Thirimont et de Fagnoux obtinrent l'autorisation d'ériger une c hapelle qui sera
bénite e
n 17
71
et dé
diée
àS
aint
Gangulphe.
Le village connaîtra des heures particulièrement difficiles durant la bataille des Ardennes du 16
décembre 19 44 au 1 6 j anvier 19 45. Situé sur l e s aillant n ord d u front i l s era l e t héâtre d e
combats acharnés e t c hangera pl usieurs f ois d e c amp. Les dég âts matériels s eront
considérables.
Le verre de l'amitié se prendra au café " Les Hauts Sarts" de Thirimont.
Le guide du Jour: Philippe Bouchat.
FANIA
Siège social: rue Jos. Lambremont ,26
4020 Liège‡‡
www.fania.be
Excursion du 26 septembre 2010
VIELSALM  BURTONVILLE  BLANCHEFONTAINE 
TINSEUBOIS  EMMELSERWALD.
Vielsalm (Viye Såm en wallon) signifierait littéralement Vieille Salm
La v oix popul aire a l ongtemps c herché u ne ét ymologie facile, e n r attachant c e n om à
salmo, le saumon, qui aurait jadis abondé en nos rivières. Les armoiries de la commune
présentent encore deux saumons opposés dos à dos.
Pourtant, l ’élément « S alm » es t t out au tre c hose ; i l s ’agit d’ une r acine t rès
ancienne, r épandue d ès l es t emps pr éhistoriques da ns t oute l ’Europe et même e n A sie
Mineure. Il désigne des mers, des caps, des fontaines, des rivières ; il se rattache donc à
l’idée g énérale d’ eau en mouvement. A ussi n’ est-il pas s urprenant q u’il ai t dés igné un e
rivière : la Salm, dans notre région. La Salm prend source à Bovigny, baigne les villages
de S alm, Vielsalm (où el le r emplit u n p etit b arrage), Les H alleux, et v ient s e j eter d ans
l'Amblève à Trois-Ponts.
Lorsque la terre se morcela en fiefs, au moyen âge, le nom fut appliqué au « comte
de S alm », l e s eigneur du pays. ( La première mention hi storique dat e d e 1 035). Le
château-fort bâti par les comtes vers l’an 1000 attira sous sa protection une villette qui prit
naturellement le nom de maître du lieu.
Mais, vers 1350, l es comtes ab andonnèrent cette r ésidence pour construire u n no uveau
château en amont. Au pied de ses murs, s’aggloméra un nouveau village qui prit plus tard
le no
m de
S
almchâteau .
Peu à peu, la Vieille-Salm s’est altérée en Vielsalm, comme on l’appelle aujourd’hui.
La balade débute à Vielsalm, près de l'ancienne carrière au lieu-dit "Cahay".
L'itinéraire sans grands dénivelés conduit à une route au lieu-dit "Quatre vents".
Là, les faniatiques traverseront pour s'engager dans une montée en direction de la
clairière de
" So Bêchefa".
Laissant les BBQ de c ôté, les am is e mprunteront le " chemin du F orestier" qu i descend
vers Burtonville.
Le no m de la localité, né e dans l a 2e me moitié X VIe s iècle, signifie, s emble-t-il
village de Burton.
Il semble que ce terme « burton » est un nom de métier, celui
de creuseur de « b eur » ( terme wallon local signifiant : galerie, fosse, excavation) activité
en r apport av ec l es fosses et g aleries des environs c réées po ur l 'extraction du s chiste
ardoisier notamment .
Le p arcours c ontourne l e village e t f ile en l isière du b ois v ers Blanche Fontaine,
hameau proche de Petit Thier.
C'est là , où 7 km auront été parcouru, que le car stationnera.
Les marcheurs continueront leur périple par une grimpette sur une voie asphaltée.
Chemin f aisant il pas seront devant l a Croix Rasquin avant d' ar river à l a c lairière du
Tinseubois
C'est en 1617 que l'on retrouve la1ere mention de Tinseubois.
Mais q uand o n parle de Tinseubois, c ’est a vant t out à la chapelle ND de Lourdes que
l’on pense. Celle-ci fut construite en 1876 à la suite d’un vœu.
De nombreux ex-voto garnissent les murs, de même qu’un obit armorié. Autant de témoins
de la ferveur des u ns et de l a fidélité d es autres à l ’égard de N .D de L ourdes, dont une
statue surplombe l’autel. Une fidélité qui ne faiblit pas, tant s’en faut, puisque le nombre de
pèlerins, l e l undi d e P entecôte et l e 15 août, pr incipalement, a j ustifié l a c réation d’ une
esplanade connexe
Le site a été choisi par la Région wallonne pour installé l’une des stations de s on
réseau de surveillance de la qualité de l’air, dans la clairière.
La troupe r eviendra s ur s es p as afin d' emprunter un sentier t raversant l a forêt
du "Grand Bois"
domaniale
La promenade passe dev ant la Ferme des Mauvaises pi erres puis à p roximité de la
borne 96 BP de l'ancienne frontière ancienne Belgique Prusse( avant 1919) et limite entre
les cantons de l'Est et la Wallonie
C'est ici que le car attendra sur un parking de la route N.675, pour charger celles et
ceux satisfaits par 15 km de découvertes.
Derrière une m aison, un chemin entre dans l es boi s, l es r andonneurs v ont al ors
zigzaguer dans
l' Emmelserwald avant d'atteindre , au bout de 3 km , Rodt.( plus
précisément au" Tomberg")
En j uillet 2003, l a b ourgade fut él ue v ainqueur d’un c oncours o rganisé par l a
communauté de langue allemande sous le thème «Notre village sera plus beau encore» et
devint ainsi le représentant de la communauté de langue allemande auprès de l’initiative
européenne du même nom.
Rodt dispose d' un centre d e l oisirs : Le " Tomberg" offrant d e m ultiples l es
randonnées pédestres et à ski ainsi qu' un sentier didactique de 2km500).
Le petit musée de la bière se trouve dans une simple hutte de ski sur le sommet du
'Tomberg'. O n y d écouvre pr ès de 4000 bout eilles de di fférentes sortes de bi ère e n
provenance d e 62 p ays et de c inq c ontinents, s ouvent ac compagnées des v erres
correspondants et de divers ustensiles et antiquités.
Les brassages belges sont
évidemment au rendez-vous. On peut y déguster la bière spéciale « Musée de la bière ».
C'est là que les agapes de la fête du comité auront lieu.
Lorens.
Le g uide d u j our:
Michel
FANIA
Siège social: rue Jos. Lambremont ,26
4020 Liège
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Excursion du 5 décembre 2010
BOMBAYE - DALHEM - SAINT ANDRÉ - ASSE BOLLAND.
CHARNEUX -
La balade de Saint Nicolas nous fera parcourir l'Ouest du Plateau de Herve. Ah, le pays de
Herve.... Prononcer ces substantifs, c'est inévitablement, pour les randonneurs que nous
sommes, vivre une aventure piétonne à travers bocages, champs, riches pâtures, prés et vergers
de plus en plus timidement séparés par ces haies vives et épaisses qui façonnait le paysage
d'autrefois.
Le plateau de Herve se situe au nord de la " Province de Liège", sur la rive droite de la Meuse,
aux frontières de la Hollande et de l'Allemagne.
C'est le dernier plateau de la chaine des bas plateaux de l'anticlinal du Brabant. Avec une altitude
maximum avoisinant les 350 m, c'est aussi le plus élevé.
450 km² de bocages, haies et vergers hautes tiges composent un paysage rural d'exception.
Rivières et ruisseaux ont patiemment dessiné les vallons appelant à notre promenade et nous
invitent à faire le plein de verdure dans de vastes espaces dégagés.
L'équipée de nos mollets nous fera parcourir les petits chemins de traverses, sentes escarpées,
sentiers profonds oubliés au parfum sauvage qui zèbrent les Vallons entre Bombaye et Bolland.
Venons-en à la balade.
Notre échappée pédestre débute à l'entrée de Bombaye face à la "chapelle de la Tombe" (140 m
) construite en 1644 à l'emplacement d'un petit oratoire érigé par Sigebert ( roi d'Austrasie et de
Metz ) sur la tombe de ses guerriers après sa victoire sur les germains ( probablement les Avars ).
Chapelle classée en 1936
Laissant la chapelle Saint Grugis les marcheurs vont emprunter un chemin semi-empierré puis
carrossable rejoignant le GR563. en provenance de Berneau et de la Hollande, au lieu dit "Les
Clouquettes"
Doucement, la descente vers la vallée de la Berwinne est entamée.
La Berwinne glisse silencieusement, comme un serpent, dans sa petite vallée champêtre. A
gauche, à droite, les bocages et les vergers nous entourent.
Passé l'ancienne ferme de Cronué, devenue chambres d'hôtes, appelée " La Porte Cochère" ( 85
m )le parcours permet une percée en profondeur du plateau de Herve....qui n'a de plateau que le
nom !
Longeant la rivière, puis passant devant le château Francotte les amis arriveront au pied de
Dalhem, qui était le chef lieu de l'ancien comté de Dalhem dont l'origine remonte au XI ème siècle
et qui comprenait le territoire situé entre Visé, Principauté de Liège, le ban de Herve et le Duché
de Limbourg.
Une vieille rue pavée montante conduit à la ville haute de Dalhem. La construction de la route ne
date que de vers 1860, la première maison marque l'emplacement d'une des portes de la
forteresse, porte Mère Dieu 1656, parce qu'il y avait une statue de la Vierge dans le mur.
Un brève visite du centre historique de la vielle cité permet de découvrir ses antiques maisons et
les vestiges du donjon de l'ancien château fort. Sur un pic rocheux, s'élevait en 1080 une
forteresse et des fortifications dont on peut encore voir les vestiges.
L'église "Saint Pancraces" a été édifiée à l'emplacement de l'ancienne chapelle du château. Elle a
été reconstruite au 19ème siècle, mais le portail et la tour datent de 1714.
Née en 1080, la ville haute ou vieille ville, se signale par l'abondance des maisons des 17ème et
18ème siècle, admirablement entretenues le long de sa place pavée.
La poterne reliait, et le fait toujours, par un jeu d'escaliers, la haute ville à la Voye de Liège.
C'est cette volée d'escaliers qu' il faudra emprunter prudemment pour descendre vers la vallée
du ruisseau de Bolland.
Le sentier qui remonte le vallon mène à la sortie du tunnel de l'ancienne ligne ferroviaire. Ce
tunnel de 144 mètres de long, construit en 1904, passait en dessous du centre de la vieille ville et
permettait au vicinal venant de Liège de relier Trembleur à Fourons.
Plus loin, la promenade passe près du lieu où le 5 octobre 1991 un accident fit 7 morts et une
trentaine de blessés: un train touristique ( le petit Train Bleu ) assurant la navette entre Blegnymine et Mortoux dévala la pente et dérailla..
L' itinéraire longe un petit moment le " Chemin du Trimbleu" avant de bifurquer par un chemin
boueux vers le vallon du ruisseau de Mortier.
Celui-ci y coule bruyamment au lieu dit "Al Houlante Êwe" (110m ). Il y reçoit les eaux du ruisseau
de Laiwisse et celui de Loneux.
Une remontée en bordure d'un bois, le long de ce dernier vallon conduit au château des Cortils.
Et toujours en montée, les amis emprunteront une basse ( = un chemin creux ) puis la route
jusqu'au village de Saint-André ( 200 m )
Le car nous y attendra. 7,5 km ayant déjà été explorés.
Le pique-nique est prévu dans le petit square adossé à " l'Eglise de Saint-André", édifice en
briques et calcaire, élevé en 1859. La tour, quant à elle, date du 16ème siècle et possède encore
les meurtrières et les ouvertures d'où les habitants réfugiés entre ses murs faisaient le guet en
cas de danger.
Dans le cimetière qui l'entoure, on remarquera " la croix gothique" datant de 1548. C'est la plus
ancienne du doyenné de Visé. Il est gravé dans la pierre "Maroie fille de Waleran Walgrape de
Cortils", qui était le seigneur de Saint-André, ainsi qu'un christ en relief.
Repus, les randonneurs descendront la petite rue de la Fontaine. Au n° 3, traversée de la cour de
la "Fontaine Ferme", exploitation agricole tournée vers l'engraissement de porcs et la production
laitière puis une prairie attenante à la ferme. Ce petit détour permet de ne pas emprunter la
dangereuse "route de Maastricht, qu'il faudra traverser au lieu dit ' La Haye".
La descente dans la vallée du ruisseau d'Asse se fait à travers les prairies tout en offrant un
merveilleux paysage vers le bois de Mortroux et derrière, la vallée de la Berwinne. Au loin
apparaît le haut clocher de l'abbaye de Val Dieu.
Un chemin encastré remonte le Vallon d'Asse, entre haies vives et les prairies bordant ce sinueux
ruisseau se jetant dans la Berwinne à Mortroux.
Nous arrivons au hameau d'Asse, sur le territoire de Julémont ( entité de Herve ).
Les marcheurs souhaitant écourter la balade pourront rejoindre le car parqué 300 m plus loin. Ils
auront parcouru un peu plus de 10 km.
Au lieu dit "Coronmeuse" nous longeons les ruisseaux de Monty et le Ru de Rosmel qui se
réunissent à Hir-Vache pour former le ruisseau d'Asse.
Nous atteignons une petite route macadamisée et en cul de sac permettant de desservir quelques
rares fermes isolées fleurant encore bon le travail rural d'autrefois.
Cette petite route nous mène à Gros Ôneu. Partout des potales anciennes, croix, chapelles et
arbres à clous sertissent le paysage.
Après avoir traversé une énième prairie le groupe arrivera au pied du monticule du "Bois del
Fiesse, qui porte la croix de Charneux, un des plus hauts lieux du village. Un grimpette sur la
butte, dont le sommet est à 269 m, où une vue circulaire à 360° offre un panorama splendide sur
ce paysage propre au pays de Herve.
La croix en béton de 15 m de hauteur fut élevée en 1913 à l'occasion d'une grande mission, à
l'initiative de Don Edmont Gyselinx, abbé du Val-Dieu et du curé Thome de Charneux.
L'origine du nom est controversée.
Les légendes, racontent l'existence de tournois ce qui sous-entend une signification" Bois de la
Fête"., les historiens s'accordent sur l'origine " Bois du Faîte" c.-à-d. "bois du sommet".
Près de la croix se trouve aussi une célèbre tourelle d'observation du fort de Battice surnommée
"MN29" et qui résista du 10 au 17 mai aux assauts allemands.
Quittant ce lieu rempli d'histoire, un chemin creux rejoint le centre du village de Charneux après
avoir enjambé le ruisseau de Monty. Le terme Monty, dérivé de mont ,rappellerait la colonisation
franque vers le VIIIème siècle.
Ce ruisseau se jette dans le ruisseau d'Asse en se réunissant au Ru de Rosmel au lieu dit "HirVache", où nous sommes passé il y a 4 km.
Voici le calvaire ( 1816) à l'arrière de l'église Saint Sébastien de Charneux ( 233 m )dont la tour
massive et le clocher s'élèvent à 45 m au dessus du sol.
Dés le 14ème siècle existait à cet emplacement une chapelle à une seule nef dédiée à SaintSébastien qui fut modifiée et agrandie à partir de 1641.
Le car nous attendra devant l'église rue Petit-Vinâve, nous y auront parcouru 15 km.
Contre le mur du cimetière, 2 beaux bacs à eau en pierre bleue qui alimentaient le village en eau
potable jusqu'à l'installation de la conduite d'eau en 1952.
Le plus large bac, orné d'une couronne, date de 1722 et porte les initiales N et E ( Nicolas
Ernolet, vicaire puis curé de la paroisse de Charneux ).
Sur le mur du cimetière, les 82 anneaux servant à attacher le bétail rappellent la foire annuelle de
la Sainte Catherine qui avait lieu le 25 novembre.
Le cimetière entourant l'église propose aux regards admiratifs plus de 10 espèces d'arbres, allant
du marronnier d'Inde au robinier en passant par l'érable pourpre.
Pou quitter le village le groupe empruntera la rue Grand-Vinâve. Le mot 'Vinâve", très fréquent
dans nos communes wallonnes, vient du latin" vivinia" et signifie simplement " voisinage,
quartier". Il désigne donc un quartier ou un groupe d'habitation. Dans le Grand Vinâve, subsistent
un grand nombre de belles maisons du 17ème et des 18ème
siècles témoins de la richesse des communautés rurales à cette époque. Maison n°30:
remarquable bâtisse renaissance, classée depuis le 30/11/1960.
A la sortie du village le circuit passe devant le château de Beauregard, construit au 18ème siècle.
Quittant le bitume les faniatiques vont de nouveau déambuler à travers des prairies (encore !) sur
les hauteurs au lieu dit "Privôt". A cet endroit est le point culminant de Charneux, à quelque 300 m
d'altitude.
Sur ce chemin de crête, une superbe vue s' ouvre sur le village et le vallon du ruisseau de la Voie
del Haisse.
Au bord du chemin trône un grand calvaire, posé sur un socle de pierres gigantesques portant la
date de 1730.
Retraversée de la rue de Maastricht au lieu dit " Croix de Pierre". Nom du à la belle croix lobée
en calcaire du 17ème siècle, sculptée d'un Christ de facture rustique; le fût, moderne, porte la date
de 1878.. La procession " del Céqwenne", chaque année, le lundi de la Pentecôte, s'arrête à ce
calvaire pour une bénédiction.
Bénédiction, en effet, pour les vaillants randonneurs qui voudront s'arrêter à cet endroit et
reprendre le car après avoir parcouru 17 km.
Les plus costauds quitteront la Banlieue de Herve par un beau chemin en corniche du superbe
vallon du ruisseau de Bolland. Affluent de la Berwinne ( à Dalhem ) il a donné son nom au village
qu'il arrose. Il est cité pour la première fois en 1227 sous la forme de "rivus de Balant ". Ce terme
signifie " eau bouillonnante" à cause de son cours rapide et parfois tumultueux.
Nous arrivons au "Mur du Couvent".
Ce lieu dit doit son nom à l'ancien couvent des Récollets. Il fut fondé en 1624 par Jean de Berlo,
seigneur de Bolland , et Marguerite d'Eynatten.
L'église du couvent a été complètement démolie. Les bâtiments construits à l'époque de la
fondation sont encore debout comme l'attestent les ancrages qui forment la date de 1624. Ils
servent, aujourd'hui, de fenils et d'écuries ( Ferme du Vieux Couvent )
Dans les murs du bâtiment de 1624, on a pratiqué une grande porte charretière dont les montants
sont faits d'anciennes colonnes qui proviennent de l'église du couvent.
Notre randonnée remonte quelque-peu pour atteindre une nouvelle butte appelée "Haut r' Wârd".
Après la traversée d' un chemin à l'orée d'un bois et d'une prairie, la promenade débouche sur le
haut de Bolland ( 285 m). La vue y est superbe.
La ferme de Berlaymont et le château de Bolland se découpent parfaitement au pied de la
pénultième prairie que nous dévalerons avec le frein à pied. Quelques escaliers amènent au
centre du petit village groupé contre le domaine de la Ferme du Château (208m)
Le portail de la ferme fortifiée de Berlaymont est surmonté d'une haute tour rectangulaire coiffée
d'une toiture pyramidale, que termine un clocher ( pierre armoriée de 1660). Cette longue façade
de 50 m est délimitée à ses deux extrémités par des tours carrées, percées de meutrières.
Le Château de Bolland se situe juste derrière cette ferme; il est l'un des plus notables de la région
non seulement à cause de ses dimensions et de son allure aristocratique mais aussi par la
célébrité des différentes familles qui s'y sont succédé:
La tour arrière du château est la partie la plus ancienne ( 13ème ou 14ème siècle ). La tour ronde et
les bâtiments principaux datent du 16ème siècle et ont subi d'importants remaniements dans la
seconde moitié du 17ème siècle. L'ensemble est classé depuis le 27 septembre 1972.
L'Eglise de Bolland ( 280m)de style renaissance est bizarrement cachée dans une rue en
impasse située le long du mur à droite du château. de est
Dédiée à Saint Apollinaire, elle a été construite entre 1714 et 1717 grâce à la générosité des
seigneurs de Bolland, de la commission villageoise et de son curé de l'époque. La tour, tout en
moellons, est surmontée d'une flèche bulbeuse qui s'élève à 42,5 m au dessus du sol. Cet édifice
est classé depuis le 15 mars 1934.
C'est devant la façade de la ferme de Berlaymont, accès primitif du château du 13ème siècle que
le car récupérera les courageux qui auront parcouru 20,5 km.
Les verres de l'amitié se prendront à la cafétéria de Blegny Mine.
Bar à Mme Sophie Renquin: 04/237.98.33
Il faudra en descendre pour comprendre ! Mine de rien !
Tel Blegny Mine: 04/387.43.33
FANIA
Siège social: rue Jos. Lambremont ,26
4020 Liège
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Excursion du 7 février2010
DROSSART- LA FAGNE - LE FOSSÉ D'EUPEN - LA SOOR - CHAPELLE St QUIRIN
L'est de notre province, à l'abord de la Fagne servira les décors pour la randonnée de
ce dimanche.
C'est au rond point Drossart ou Raussart, situé, non loin du carrefour de "Belle Croix" sur
la route d'Eupen à la Baraque Michel, que les faniatiques mettront pieds à terre munis de leur
sac à dos et de leurs sticks de marche.
Drossart se situai sur la Via Mansuerisca et il est très probable qu'il y ai eu là un
établissement ou un refuge. La tradition faisant état d'un légendaire " Couvent des Moines
Rouges" (chevaliers du Temple). A la fin du 19e siècle un maison forestière y fut installée mais
détruite en 1944.
Le début de la balade se fera dans les bois, en direction du "pavé de Charlemagne";
nom populaire d'un tronçon de la " Via Mansuerisca"
Le Pavé Charlemagne. Longtemps considérée comme une voie romaine, cette route fut
en fait construite au haut Moyen Age (7e-8e siècle).
La technique utilisée révèle l'ingéniosité des constructeurs pour franchir la zone marécageuse.
L'assise en pierres repose sur une structure en bois ce qui apparente la construction à un "long
pont".
1. madriers
2. chevilles
3. trous pour chevilles
4. longerons
5. Rondins
6. Moellons
7. cailloutis.
L'appellation de "via m ansuerisca" apparaît une seule fois dans un document de 670
fixant les limites du territoire de l'abbaye de Stavelot-Malmedy.
Les habitants de la région la connaissaient mieux sous l'appellation de "Pavé Charlemagne".
Selon les textes du VIIe et VIIIe siècles, elle aurait été une voie de liaison entre les anciennes
Chaussée romaine de Trèves à Cologne et Chaussée romaine de Bavay à Cologne.
C'est seulement en 1768 qu'elle est redécouverte au lieu-dit Drossart par les
fonctionnaires des douanes et forêts de Marie-Thérèse et que de nouvelles fouilles y furent
réalisées.
Bien conservée sur une longueur de 6 km, elle permet une analyse scientifique pointue.
D'une largeur de 6 m, les dernières recherches montre de plus en plus clairement que la
chaussée date de l'époque mérovingienne (par la datation du bois des fondations), mais que
son tracé est plus ancien et certainement de l'occupation romaine de la Germanie inférieure, du
Ier au IVe siècle (analyse de la pollution due au transport du minerais de plomb).Les recherches
actuelles ont comme objectif de localiser l'origine des métaux pour définir les échanges
économiques.
Les dernières études géochimiques des tourbes, dont la teneur en zinc est assez
importante aux abords de la chaussée, tendent à prouver qu'il y a également eu transport de
ces minerais. Le pavé pouvait donc avoir connu, comme nos routes contemporaines, des trafics
divers.
Après cette observation, le groupe empruntera un très beau passage de 800 mètres sur
des caillebotis au dessus de tourbières inondées.
Le circuit passe ensuite à côté de trous d'obus inondés que la nature a transformé en
petits viviers pour arriver à un cours d'eau artificiel: le Fossé d'Eupen.
La guerre des fossés :
Ce " Fossé d'Eupen" draine une partie du bassin hydrographique de Gileppe, et amène les
eaux dans la Soor,
Il a été creusé au 18 e siècle, à l'époque où les lainiers d'Eupen et de Verviers se faisaient une
concurrence farouche: le but des Eupennois était de détourner une partie des eaux de la
Gileppe à leur profit. Les Vervietois réagissent aussitôt en creusant le "Fossé Bovy" du nom de
l'entrepreneur chargé des travaux, lequel fossé perpendiculaire au précédent s'enfonce au
cœur de la Fagne du Durêt afin de ratisser les eaux des tourbières vers la Gileppe.
200 ans après, la nature a façonné ce cours d'eau artificiel en un ruisseau pittoresque
très agréable à suivre par le sentier qui le longe que nous emprunterons.
La descente de ce ru est un beau parcours et conduit au chemin de la Robinette. C'est
près du pavillon de Hasebuch. (+/- 7 km) au lieu- dit " Vieille Robinette" qu'aura lieu le break de
midi.
Le nom de Robinette viendrait de "Rote Benden" ou "prairies rouges", nommées ainsi à cause
de la présence de fontaines ferrugineuses.
Après cette halte, les randonneurs rassasiés vont longer la Soor, rivière née en pleine
fagne du Durêt qui après avoir décrit un grand "S" se jette dans la Helle au " Pont Guerrier".
Nous franchissons la rivière au pont de Bergscheid après 10 km parcourus.
A cet endroit celles et ceux qui désirent s'arrêter se dirigeront par un chemin asphalté de 1 km
vers le parking de "Hestreux" où le car les attend. Ce site comporte deux maisons forestières et
son nom signifie hêtre ou hêtraie.
Le reste de la troupe continuera le long de la rivière, passant près d'un petit barrage qui
permet le détournement de ses eaux vers le tunnel " Soor- Gileppe" qui aboutit dans le lac au
"Trou Malbrouck". D'un diamètre de 2 m 20 et de 2,5 km de long, il fut achevé en 1953 non
sans avoir fait 8 victimes lors d'un violent orage.
L'eau de la Soor est ainsi récupérée au profit de la Gileppe.
Quittant la rivière, les marcheurs vont remonter par un beau chemin vers la route reliant
Belle- Croix à Eupen, qu'ils franchiront prudemment au lieu- dit "Murlin".
La randonnée se poursuivra dans une magnifique forêt de feuillus, peuplée de chênes et
de hêtres (sans feuilles à cette saison !).
Les amis atteindront la Chapelle St Quirin, à Membach sur la route allant de Limbourg à
Eupen, au terme d'une escapade de 19 km.
Lemarchal.
Le
guide
du
jour
Le verre de l'amitié se prendra au "Café de la Place " à Jalhay.
:A
lbert
FANIA
Siège social: rue Jos. Lambremont ,26
4020 Liège
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Excursion du 7 mars 2010
EUPEN ∞ TROU DU LOUP ∞ CROIX GRISARD ∞ LAC DE LA GILEPPE ∞ MEMBACH.
Eupen
Aune al titude variant ent re 250 et 350 m ètres, à l a c onfluence de l a Helle et d e l a
Vesdre, la ville est formée de deux parties : la ville-haute (Oberstadt), la plus importante, où se
trouvent l es pr incipaux m onuments et c entres c ommerciaux, et la v ille-basse ( Unterstadt).
Eupen, siège du g ouvernement de l a Communauté g ermanophone , accueille d epuis janvier
2007 le siège de l'Euregio Meuse-Rhin.
C'est aussi une importante cité industrielle dont les usines se disséminent le long de la Vesdre
Les premiers documents qui f ont mention d'Eupen s ont l es Chroniques d u duché de
Limbourg en 1213, où l'on parle d'un lieu-dit Eupen et d'une chapelle Saint-Nicolas.
L'église S aint-Nicolas a ét é é difiée de 17 21 à 1726 , l a façade et les 2 t ours bar oques
datent de 1897-1898. A l'intérieur, particulièrement intéressant sont le maître-autel, la chapelle
des fonts baptismaux av ec s on autel en style bar oque, l a c haire et l 'enceinte d u c hœur
principal.
La balade
C'est sur la Marktplatz, près de l'église Saint Nicolas que débutera la randonnée de ce
dimanche.
Les f aniatiques em prunteront le G R l e l ong de l a c âblerie pour ens uite s uivre
l'Escherbach, petit ruisseau traversant le très joli bois de Meyerskopf.
La pr omenade rejoint "l’Allée des Q uatre C hênes", et c ontinue
« Route du Trou du Loup » et continuer dans la forêt de l’Hertogenwald.
pour franchir
la
Une fois arrivé sur la N68 (route reliant Eupen à l a Baraque Michel) le car sera présent
pour prendre le pique-nique. 5 km auront déjà été parcourus.
Après av oir traversé, avec t rès g rande prudence cette v oie i mportante, la troupe
continuera tout en descente vers le lieu dit « Hüttenberg » et rejoindre ainsi la Soor.
La Soor, petite rivière issue des Hautes F agnes, t raverse l ' Hertogenwald et s e j ette
dans la Helle à 2km en amont d'Eupen au lieu-dit" Pont-guerrier".
Un beau chemin escorte la rivière.
Au c arrefour de l a r oute forestière d e Hestreux, le circuit remonte v ers l a m aison
forestière du même nom qui se trouve en bordure de la chaussée que nous avons traversé tout
à l'heure.
Il faudra e ffectuer 30 0 m s ur cette grand-route puis de nouveau la traverser pour
prendre la "vieille route du Tr ou Malbrouck" et après un beau parcours forestier atteindre la
croix Grisard où le car sera présent.
( 10 km )
Le Trou Malbrouck : est le point d'arrivée dans le lac de la Gileppe du tunnel de la Soor.
Ce tunnel construit de 1951 à 1953 a pour but d’augmenter la capacité du bassin de la Gileppe
en captant l’eau de la Soor. L’altitude à ’entrée du tunnel est de 366 m ; tandis que l’altitude à la
sortie est de 313 m. Longueur du tunnel : 2,50 km .Diamètre : 2,3 m.
Une plaque commémorative signale qu’à la suite d’une tornade qui s’est abattue sur la région le
8 juillet 1952, le tunnel a été brusquement inondé, huit ouvriers y trouvant la mort.
Un peu plus loin, "l'allée des Grand Lys" descend vers le lac de la Gileppe. Tout en
longeant la rive le groupe atteindra le barrage du même nom.
Le bar rage de l a G ileppe, dont l e bu t pr emier a t oujours ét é l 'alimentation en e au des
industries lainières et de la population verviétoise, est l'un des plus anciens d'Europe.
Construit entre 1869 et 1878, rehaussé en 1971, il a une capacité de 25 millions de
mètres cube.
Un lion monumental de 13.5 mètres de haut et de 16mètres de long pesant 300 tonnes
orne fièrement le barrage fixant du regard la frontière prussienne distante d’environ 5 kilomètre
à l’époque de construction du premier barrage. Le lion est l’œuvre du sculpteur Félix-Antoine
Bouré et pas moins 123 blocs de pierre de grès tendres ont étés nécessaires sa réalisation.
Une tour belvédère panoramique offre une vue superbe, en particulier sur
l'Hertogenwald.
Ceux qui s ouhaitent a rrêter n'auront q u'à traverser l e bar rage et r ejoindre le c ar qui
stationnera sur le parking.( 15 km )
Pour les autres, il leur restera à effectuer 3 km sans rejoindre le car, tout en gravissant la
colline
" pierreuse hé". Pas de panique," l' allée de Pierreuse" est parsemée de mains courantes
pour ai der à l’escalade; en e ffet c ’est un s entier di dactique de 2 200m q ui a été créé dans l e
cadre de Natura 2000.
Si un jour l'envie vous en dit : il faut environ 2 heures pour faire le parcours si l’on prend
le temps de s 'arrêter aux divers ateliers. Chaque arrêt est l’occasion d’apprendre la nature, la
faune et la f lore en lisant des panneaux t rilingues r ichement i llustrés. Pour r endre l ’ensemble
plus ludique, des jeux, observations réelles, animations égaillent le parcours.
Au détour d u s entier, l es ag ents de l a D NF ont v oulu également s ouligner des v ues
discrètes entre deux arbres sur l’environnement extérieur à l a forêt. P our ce faire, un principe
original de cadre tendu dans les arbres permet de mettre en évidence au détour du chemin une
vue s ur l a t our d e l a Gileppe, p uis s ur l ’hôtel du Lion et un e t roisième s ur l a v ieille v ille d e
Limbourg.
Au sommet," l’allée du Petit Lys" accueillera les randonneurs qui n'auront plus qu'à se
laisser descendre par le "chemin de Henseberg" vers la vallée de l a Vesdre. Le terme de la
randonnée étant à la Chapelle Saint Quirin à Membach. (sur la route de Goé à Eupen).
Tout le monde grimpera dans le car qui les mènera au " Pénalty" à Eupen où se teindra
l'assemblée générale ordinaire notre association.
Stavaux.
Le g uide du j our: Michel
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Excursion du 7 novembre 2010
BARAQUE MICHEL α LA SAWE α SOLWASTER α LA HOËGNE ROYOMPRÉ
Dans les premiers jours de novembre, lorsque le vent souffle sur les Hautes Fagnes, et
que les frimas commencent à rôder sur le Plateau, nous reprenons traditionnellement le
chemin de ce haut lieu fagnard, chargé d'histoire, que constitue le site de la Baraque Michel
(672 m), érigée vers1810 par Michel Schmitz pour servir de refuge aux voyageurs égarés..
On a tellement écrit sur cette célèbre auberge, qu'on ne peut plus guère s'étendre sur
son passé. Notre attention sera plutôt attirée aujourd'hui par la non moins célèbre "Chapelle
Fischbach", ce petit temple érigé en bordure de la lande. Il est l'œuvre du Chevalier HenriToussaint Fischbach, qui la fit construire en 1830-1831, en remerciement à la Providence
d'avoir sauvé son beau-père, égaré dans la fagne et recueilli par les tenanciers de la
Baraque Michel. Elle abrite une cloche que les aubergistes faisaient sonner pour guider les
égarés perdus dans le brouillard.
Après un bref recueillement, sur le parvis de cet oratoire, à la mémoire des très chers
Fagnards trop tôt disparus, les faniatiques vont partir sur les caillebotis longeant la zone C
de la Grande Fagne. (Zone qui n'est accessible qu'avec un guide accrédité)
Un km plus loin, la piste rejoint la Vékée(ou Vecquée ou Vèquée ): large chemin
joignant les anciennes bornes frontières entre la Prusse et la Belgique (1815 - 1919). Jadis,
ce nom était donné aux chemins délimitant le territoire appartenant à un évêque : ici celui qui
régnait sur la Principauté de Liège.
A côté de la borne 151 a été plantée la "Croix des Fiancés" rappelant à l'intrépide
passant la tragédie la plus émouvante des Fagnes.
Le 22 janvier 1871, François Reiff et Marie Solheid se rendaient de Jalhay à Xhoffraix, y
quérir les documents nécessaires à leur mariage. Une épaisse couche de neige recouvre la
lande et la tourmente fait rage. On ne devait plus les revoir vivants. Le 16 mars, on découvre
le cops du jeune homme et 2km plus loin, un douaner prusse faisant sa ronde, découvre le
corps de la jeune fille au pied de la borne frontière151.Dans son corsage, François avait
glissé un billet écrit au crayon "Marie vient de mourir et moi, je vais le faire".
Quittant la célèbre voie, les marcheurs vont emprunter le "vieux c hemin X hoffraixJalhay".
Un parcours herbeux qui rejoint "Lî Grosse Pire" un rocher bizarrement perdu au milieu des
Hautes Fagnes de "Sartslurô". C'est la grosse pierre au tiermay dont il ne reste que quelques
fragments épars, tandis que le tiermay (monticule) est à peu près intact.
Juste à côté, dans la zone désormais interdite, se trouve "les trous Brôli" ou " tros boli"
selon les cartes.
Plus loin, un petit sentier semi-boueux qui serpente en bordure d'un bois d'épicéas et de la
Grande Fange fagnarde mène aux "Plates fosses". Autrefois, les habitants de Solwaster
venaient y extraire la tourbe des fosses ouvertes.
Ici, le vieux chemin Xhoffraix- Jalhay porte également le nom de " Vequée des fiancés";
tracé probablement suivi par les amoureux.
Cette piste passe par le monument américain du "Gayetai". Ce mémorial est constitué
d'un bloc de quartzite surmonté d'une hélice à 3 pales d'une croix en bois. Il est dédié à la
mémoire des huit membres d'équipage de deux C-47 qui par temps de brouillard se
heurtèrent en vol le 6 avril 1945.
Assez rapidement, le groupe arrivera au lieu-dit " Les Adenes" où un petit pont devenu
très bancal permet de traverser un ruisseau anonyme.
Le circuit traverse une partie déboisée et devenue herbeuse conduisant en direction
des " Fermes en Fagnes".
Ce lieu fut occupé, pendant 30 ans, de 1957 à 1987 par 5 fermes herbagères aujourd'hui
détruites.
Propriété de la région wallonne, cette étendue est de nos jours affectée à une vocation plus
conforme avec la nature. Cet espace redevenu fagnard est consacré à l'élevage de moutons.
Le dimanche, on peut aussi y voir déambuler quelques troupeaux de faniatiques.
C'est entre la "Haie du Procureur " et les "Plènesses", que la Sawe prend sa source à 580
m d'altitude.
Il nous aura fallu parcourir 5 km avant d'atteindre l'attraction principale de la balade du jour.
La Sawe sort à gros bouillons des tourbières de la Grande Fagne.
Parcourant la "Frêneuse" et longeant la Forêt Domaniale de Gospinal, elle va se jeter dans
la Statte en contrebas des Sept Frères, un vieux chêne constitué de 7 énormes branches
fusant dans le ciel au lieu-dit " Gospinal".
Un sentier suit au plus près et pendant 3 km le lit de ce sauvage et sinueux ruisseau
fagnard.
Cette sente peut être dangereuse, elle est jalonnée de nombreuses racines d'arbres,
principalement des bouleaux et des érables, et d'amas de petites roches de quartz
accumulées lors des glaciations, il y a environ 10 à 15 mille ans.
Dans le "Trou Simar", le passage devient étroit et sinueux. A cet endroit on se croirait le
long d'un torrent alpin !
Le sentier crée il y a à peiné quelques petites années joue à saute mouton avec la rivière.
C'est un beau parcours, bien aménagé (mais attention les caillebotis sont devenus verdâtres
et très glissants), différentes passerelles avec garde-fou et inscriptions désignant les lieuxdits en wallon ou en français " P ont d u Bain d e D iane", "Pont de l'Arche", "Pont d' el creû
Dethiou" .
Près de la croix Marcel Dethiou (Victime d'un accident de chasse en 1920), les
marcheurs emprunteront un beau chemin en sous-bois qui traverse le Bois de Manguester (ou
Mangoister) et achemine à la lisière du bois et des prairies Flahys situées à la périphérie du
village de Solwaster.
Les déjà fatigués pourront rejoindre le car sur le bas de Solwaster (350 m).Ils auront
parcouru 10 km.
Beaucoup de localités de la région se terminent par les suffixes "ster " ou "sart" qui
signifie "défrichement".
Le groupe rejoindra ensuite le" Rocher de Bilisse". Dans un site sauvage, cette barre
rocheuse, formée de tranches de quartzite accolées, domine le Ruisseau de Statte d'une
hauteur de plus de 20 mètres.
Le nom de ce site remarquable signifierait " Rocher pointu, escarpé".
La balade remonte la vallée du Bilisse qui se jette dans la Statte au pied du rocher. Ce
petit affluent prend naissance dans "l'Ourîre Fagne" ou "Ourière Fange".
Plus loin, se dresse le dolmen de Solwaster, Cette énorme "table" de quartzite de 3m
sur 2 et de plus de 10 tonnes a été découvert en 1887. On peut encore apercevoir sur sa face
supérieure une " ascia " gravée : c'est la charrue primitive que l'on trouve souvent sur les
fameux dolmens de Bretagne. Son origine est fortement contestée : certains lui donnent le
nom de " pseudo-dolmen ".
Un peu avant le dolmen s'élève fièrement un hêtre particulièrement imposant, il porte
l'inscription" Vî faw dè Hoûsé".
Sur la crête se dresse un monument dédié à Alexis Bastin (poète wallon) à proximité de
la croix" Lorint".
Tout près, caché dans les plantations, un calvaire. Il est situé en contre-haut de la grotte N-D
de Lourdes érigée par les habitants en reconnaissance de la protection de la Ste Vierge durant
la dernière guerre
Il nous reste à prier pour trouver comme convenu l'autocar après 12 km.
Après un bref repos dans ce site de détente, il faudra dévaler le bois de Belle-Heid
pour atteindre la Hoëgne que l'on franchira par la passerelle de Belle-Hé(ou Belleheid),
ensuite par celle de Michel Thorez.
Ne vous étonnez pas, c'est la journée des ponts (et soupirs...), nous en traverserons
ainsi une bonne vingtaine tout au long de la journée.
Un sentier suit la plus célèbre des rivières fagnardes jusqu'à la scierie de l'ancien
Moulin Thorez.
Le car y stationnera pour reprendre celles et ceux repus par 15 km de découvertes.
Le reste de la troupe continuera la descente de la rivière en passant à côté de
l'ancienne exploitation de tourbe de Solwaster.
Les eaux de la Hoëgne prennent parfois une couleur rougeâtre : on est alors en présence
d'eau ferrugineuse et acidocarbonée.
Tout en longeant le ruisseau les randonneurs vont parvenir au minuscule hameau de
Parfondbois.
Trois ou quatre vieilles habitations y sont implantées dans un site de prairies situé au
confluent de la Statte et de la Hoëgne.
En été, on pourrait y dénombrer une demi-douzaine d'habitants, en plus des 2 ânes broutant
paisiblement dans l'enclos rattaché à la vieille ferme ardennaise
.
Sur la rive gauche de la rivière, se dressent les vestiges d’une ancienne forge et d’un
ancien bas-fourneau mis . Cette forge fut en activité de 1480 jusqu'à au moins 1609.
Plusieurs noms furent invoqués comme « Le Chastelein » ou « Forges Racket ».
Les amis vont maintenant constamment caracoler d'une rive à l'autre de la Hoëgne,
jusqu'au " Refuge de la Marmotte" au lieu-dit "Croupets du Moulin" (croupet = petites collines,
éminence, rondeurs).
De là ils n'auront plus qu'à continuer à cabrioler jusqu'a hameau de Royompré (310 m.)
terminus de la randonnée longue de 19,802 km environ.
Le verre de l'amitié se prendra à Jalhay au café de la Place 087:64 70 80
Le
Lovinfosse.
guide
du
jour:
Désiré
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Excursion du 9 mai 2010
ESCAPADE AU PAYS DES EAUX VIVES DU SUD DE SPA.
Connue pour ses eaux thermales, probablement depuis l’époque romaine, Spa commença à
prendre son essor au XVI e siècle, lorsque la réputation des eaux entraîna un réel commerce.
Cette eau, à laquelle sont très tôt associées d'importantes vertus curatives, jaillit dans de
nombreux endroits aux alentours proches de la ville mais aussi en son cœur. Le terme Spa est
devenu un terme générique pour le thermalisme en anglais et dans quelques autres langues.
Dès le 18e siècle, Spa devient le rendez- vous des têtes couronnées et personnages illustres
au point qu'on la nomme alors " Café de l'Europe".
La ville doit à son riche passé thermal une architecture impressionnante qu'il s'agisse du
Casino de style néo classique et de ses splendides jardins, du Pouhon Pierre- Le- Grand et de son
étonnant jardin d'hiver, de la Galerie Léopold II ou encore de l'exceptionnel Parc des Sept Heures.
Quittons la cité pour nous intéresser à quelques unes de ses rivières et sources au cour de
la balade.
C'est au parking de "la Sauvenière" que le car déposera ses passagers.
La source de la Sauvenière est la plus ancienne et autrefois la plus fréquentée des sources
de Spa.
Elle fut découverte par Saint Remacle, qui laissa, selon la légende, l'empreinte de sa sandale. Déjà
en 1300, elle était le but d'un pèlerinage auquel participaient les jeunes époux, la source
possédant des vertus propres à effacer la stérilité.
Un parcours boisé amène au ruisseau de la "Picherotte". Toponyme très commun,
désignant un ruisseau peu important. Cependant, ce ruisseau était très important pour les manants
de Spa car il alimentait en eau le moulin banal, aujourd'hui disparu
Comme une promenade pittoresque a été créée en 1849 le long de la partie supérieure du
ruisseau, on lui donne en cet endroit le nom plus poétique de "ruisseau des artistes".
Nous emprunterons la " Promenade des Artistes".
Avant d'arriver à Spa, les faniatiques vont abandonner cette jolie vallée pour rejoindre le
vallon du ruisseau du Pendu.
Le circuit remonte ce cours d'eau jusqu'à proximité du domaine de Bérinzenne en bordure de
la Fagne de Malchamps.
9 km auront déjà été explorés. Et le car sera présent sur le parking.
Le site a été choisi pour pique- niquer.
Si le domaine possède aujourd’hui le nom de "Domaine de B érinzenne" ce n’est pas par
hasard. Des traces écrites relatent qu’en 1660, les terres du domaine sont achetées par la famille
du colonel « de Bérinzenne » . Durant la seconde moitié du XVIIe siècle, une ferme fortifiée
composée de plusieurs bâtiments et d’une tour carrée fut construite. Au cours des siècles, la "
Cense de Bérinzenne " a connu plusieurs transformations.
Depuis 1981, elle abrite un très intéressant musée de la forêt, dont les collections illustrant
la faune de l'Ardenne sont visibles dans une partie des bâtiments anciens, tandis qu'une
construction nouvelle, édifiée en 1985 et adjointe à ceux-ci est consacrée surtout aux métiers de la
forêt.
En 2008, le musée de la forêt remis à neuf, porte le nom de Musée de la Forêt et des Eaux
« Pierre Noé ».
Après cette halte revigorante, les randonneurs reprendront le cours de leur périple, pour
atteindre la source de la Géronstère.
Connue dès le 16e siècle, cette source surnommée autrefois " l'enragée" était connue pour
enivrer celui qui la buvait provoquant même des hallucinations ! Si cette eau est peu ferrugineuse
et peu gazeuse, elle a gardé son parfum sulfureux intact et est surtout recommandée pour les
affections des voies respiratoires. Le Tsar Pierre- Le -Grand fréquentait régulièrement cet endroit
pour y prendre les eaux.
Un sentier pittoresque joint la source Géronstère à celle de Barisart.
La promenade dédiée à Meyerbeer, fut inauguré l'été de 1861. Giacomo Meyerbeer, de son
vrai nom Jakob Liebmann Beer, est un compositeur allemand. Ses œuvres sont considérées
comme fondatrices du « Grand opéra français ».
Ce sentier évoque la gravité du musicien créateur. Parmi ses innombrables célébrités dont
Spa s'enorgueillit d'avoir reçu la visite, il en est peu qui lui furent aussi fidèles que Giacomo
Meyerbeer. Pendant plus de trente ans, l'illustre compositeur vint à maintes reprises demander à la
ville le repos et la santé. La première fois qu'on l'y vit fut en 1829, où il écrivit les premières pages
d'une partition de "Robert le Diable " qui sera deviendra un grand opéra. C'est au contact de la
nature pittoresque de la région que lui vint l'inspiration.
Les hêtraies " natura 2000" sont mises à l'honneur dans ce tracé.
La source de Barisart: jusqu'au milieu du 19e siècle, cette source courrait librement dans une
prairie, où elle fut captée.
Un peu plus loin, c'est le ru du V ieux S pa ou ruisseau de Barisart, que le groupe va
remonter jusqu'au chemin d'entrée du Manoir des Lesbiolles.
C'est à Georges Neyt que l'on doit la construction (entre 1905 et 1910) d'un des plus beaux
fleurons du patrimoine architectural de la ville de Spa. Pendant 69 ans, la famille Dresse qui en
était le propriétaire, a donné un nouveau lustre à la demeure en accueillant de nombreuses
manifestations telles que les spectacles du Théatre National, des parties de chasse, des concerts
et autres réceptions prestigieuses. En 1980, une famille d'hôteliers a exploité l'établissement sous
la forme d'un " hôtel de charme", mais en 1999, la vente de l'hôtel marque une période de déboires
et de vandalisme.
Suite à des travaux de transformation et de modernisation qui ont duré plus d’une année, les
cheminées ont été réparées, tous les escaliers ont été démantelés et réaménagés, les
revêtements de sol historiques ont été dénudés et remis en état selon d’anciens procédés. Les
fenêtres de la demeure, qui en compte plus de 120, ont été restaurées, les jardins ont été
réaménagés comme ils l’étaient autrefois, etc. Aujourd'hui, le Manoir de Lébioles a retrouvé toute
sa splendeur d’antan.
C'est là que le car attendra celles et ceux qui désirent s'arrêter après 14 km.de découvertes
Pour les infatigables, il leur restera à descendre le ruisseau de Creppe (qui se jette dans le
Wayai près de l'école d'hôtellerie) jusqu'à la caserne près de Spa Monopole.
19 km. auront ainsi été sillonnés
De là, le car amènera tout son monde à Sart pour prendre le verre de l'amitié: à la Brasserie
Restaurant
" Au Beau Sart"
Le guide du jour : Albert Lemarchal.
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Excursion du 29 mai 2011
-
SART STATION - LA HOËGNE - ROYOMPRÉ - SURISTER - CHARNEUX SOLWASTER.
Le car déposera ses passagers sur le parking de l'ancienne gare à Sart Station (450 m).
D'emblée la promenade descend en direction de la vallée de la Hoëgne. Cette rivière
bien connue qui prend naissance en Fagne de Polleur et termine sa course dans la Vesdre à
Pepinster au terme d'un parcours de 32 km. Les ondes prennent une couleur rougeâtre due à
la présence d'eau ferrugineuse et acidocarbonée.
Après avoir franchi le gué du Ru des Mollets en provenance de Cokaifagne, les
faniatiques découvriront la célèbre rivière fagnarde au niveau de la cascade Léopold II (420
m).
Dans cette chute d'eau, les eaux de la rivière se précipitent de plus de 5 mètres de
hauteur, dans une profonde excavation que l'on connait dans le pays sous le nom de " Trô del
Hwègne". C'est un des points de mire des "promenades de la Hoëgne" inaugurées en 1899 par
la reine Marie- Henriette.
Pendant 9 km nous allons descendre cette torrentueuse rivière slalomant entre roche et
escarpement et passant sans cesse d'un versant à l'autre.
En aval, la cascade Marie-Henriette, également remarquable à cause du volume d’eau
qui s’écoule péniblement entre les énormes blocs de quartz qui encombrent le lit de la rivière.
Après les passerelles de Belle-Hé ou Belleheid et Michel Thorez, la scierie de l'ancien
Moulin Thorez le chemin un sentier continuant à jouer à saute- moutons avec la rivière.
La piste longe l'ancienne tourbière de Solwaster.
A cet endroit on extrayait et préparait la tourbe pour les bains de Spa. L'exploitation commença
en 1935 et en 1994 toute la tourbe utilisable était extraite du site. La tourbière fut abandonnée
et est devenue une petite réserve naturelle.
Ensuite, un minuscule hameau : Parfondbois (305 m).
Trois ou quatre vieilles habitations y sont implantées dans un site de prairies situé aux
confluents de la Statte et de la Hoëgne. Ne manquons pas d'y saluer deux ânes broutant
paisiblement dans l'enclos rattaché à la vieille fermette ardennaise.
Plus loin, les vestiges d'une ancienne forge et d'un fourneau. Cette forge fut citée une
première fois lors d'une donation en 1480, on en reparle en 1503. Plusieurs noms furent
invoqués comme " Le Chastelein" ou "Forges Racket". En 1609, elle était encore en activité
mais ne fut plus citée par la suite.
Puis c'est la "plage " des Sartois : la "Pierre Plate" bien connue des amateurs de
baignades en eau fraîche.
L'itinéraire continue à caracoler d'une rive à l'autre jusqu'au Refuge de la "Marmotte"
située au lieu-dit " Croupets du Moulin". Croupet signifiant une petite colline.
Sur la rive gauche, un étroit sentier en corniche amène en bordure de Royompré (270
m.) Cet antique et idyllique hameau ne comprenant que 9 maisons, était déjà cité en 1563 où
on parlait de la forge de "Ryonpreit"
Le car nous attendra à Royompré Plage (8 km)
La promenade contourne ce hameau en empruntant le GR 573.
Le car stationnera en bordure de la N629 et reprendra les repus de 10 km d'un parcours
jusqu'ici facile.
Après la traversée du camping de l'ancien Moulin de Jalhay, et passé la croix Jacques
Pieret (7/11/40) les marcheurs atteindront "Trou Colas" (255 m).
Remontée du vallon de Rau du Trou Colas, à travers la Hé de Chaumont, jusqu'aux
abords du plateau de Jehanster (300 m.)
Le chemin déambule entre les haies clôturant des vertes prairies, puis traverse le gué du
ruisseau, avant de remonter un petit bois, traverser deux prairies et enfin atteindre Surister
(370 m).
Ce " village rue " tout en longueur, se situe sur un interfluve, c’est-à-dire sur une crête
avec de part et d’autre deux ruisseaux : le Hélivy et le Botné. Sur la place, trône le perron du
ban de Jalhay. Détruit à la révolution française, il a pu être reconstruit à l’identique en 1992 sur
base d’une gravure et d’une pierre retrouvée .Une stèle de la « route des droits de l’homme » a
été installée non loin de là, pour former avec le perron un ensemble évoquant libertés et droits
si chèrement acquis par ceux qui nous ont précédés.
Le car y attendra les satisfaits de 14 km de découvertes.
Le reste de la troupe continuera vers dans la vallée du Rau de Botné, un gros affluent de
la Hoëgne.
A l'intersection des Ruisseaux des Prés Copa et de la Morette, un beau chemin bordé de bois
et de prairies grimpe pour atteindre le sommet du plateau fagnard au hameau de Charneux
(360 m).
Charneux vient du wallon « tcharnale » qui signifie endroit planté de charmes.
Les amis heureux des 17 km explorés pourront y retrouver le car.
Après la traversée du hameau, les randonneurs s'en iront vers le vallon du R u de Dison.
Le chemin fait passer "En Gôspinô", au pied de l'arbre des sept frères.
Il s'agit d'une "cépée" de chêne dont sept rejets ont donné sept troncs vigoureux. L'intérieur est
un vide circulaire laissant voir le ciel. On raconte qu'au XIX e siècle, un avocat propriétaire du
domaine, avait installé son cabinet de consultation à cet endroit et assis au milieu des troncs, il
recevait ses clients.
Gospinal est un mot altéré qui signifie grosse épine. La maison actuelle du garde
forestier était anciennement la maison de campagne de la société forestière dite de Gospinal
qui, vers 1863, avait commencé, dans le Bois Raslin, les premières fouilles pour l'extraction et
l'exploitation de la pierre -à-ardoise. .
Une petite route descend jusqu'à la Sawe. Rivière issue des tourbières de la Grande
Fange .
Le car y attendra les "déjà fatigués" de 19,5 km
Les plus vaillants suivront la Sawe jusqu'à son embouchure dans la Statte, née des
tourbières de Wihonfagne et de la Haie Henquinet
Ce site spongieux est en tout points remarquable.
Quelques caillebotis, puis un chemin encaissé amènent au cœur du village de Solwaster
(370 m), terme d'une randonnée de 21 km.
Ce petit village pittoresque et authentique, né il y a environ 700 ans au pied de la fagne,
a su conserver la majeure partie de son habitat traditionnel, fait de petites fermettes en pierre,
toutes bâties sur le même modèle de base et, pour la plupart, construites au début du XVIII°
siècle. Plusieurs de ces fermes sont reprises au patrimoine de Belgique.
En 1457 déjà, les habitants jouirent du droit de bourgeoisie. Le Perron, symbole des
libertés communales y fut dressé par les liégeois.
Le guide du jour : Désiré Lovinfosse.
Le verre de l'amitié se prendra " Au Beau S'Art" Place du Marché, 77 à Sart-lez- Spa.
Sources: les détails de la balade fournis par le guide , Carte IGN 50/1-2,Guide du plateau des Hautes fagnes
(R.Collard et V.Bronowski)
Terre de Hoëgne et de convivialité GAL Jalhay-Theux, Sites web sur la vallée de la Hoëgne et Sart
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Excursion du 17 avril 2011
Les vallons aux narcisses dans le Dreiherrenwald.
Le soleil qui nous revient, la nature qui renaît et voilà que se réveille en nous le souvenir
des vastes forêts, des prairies sauvages où de clairs ruisseaux décrivent mille et un méandres,
et du merveilleux spectacle formé par des millions de fleurs fraichement écloses.
Et de nous diriger vers le Dreiherrenwald et les " vallons aux narcisses".
Ce site incomparable que nous avons le bonheur de posséder dans notre pays est situé
tout à l'est entre le village de Rocherath et la frontière germano-belge.
Cette étendue, a utrefois l ande d éserte, dé pendait d e l a Villa c arolingienne de B ulinge
(Bullange)
Plus t ard, l es S eigneurs de B ütgenbach, Reuland et S chönberg s e par tagèrent l a forêt.
L'absence de limites précises marquant les territoires de ces "Trois Seigneurs", explique le nom
que ce massif a gardé jusqu'à nos jours : "Dreiherrenwald"
Après l 'ancien r égime, l a " Forêt des Trois S eigneurs" fit par tie de l a P russe, pui s de
l'Allemagne, et enfin après la dernière guerre, fut annexée à la Belgique.
La f orêt es t traversée N.O- S.E par un e d es f aîtières q ui c ouronne l e H aut P lateau.
L'altitude dépasse les 600 m.
Deux cours d'eau drainent les eaux de cette région: au nord de la faîtière coule "l'Olef",
formant la frontière avec l'Allemagne et qui rejoint l'Urft à Gemünd.
Au s ud, l a " Holzwarche" ou "Warche des boi s", longe l a l isière du massif q u'elle q uitte po ur
serpenter dans les prairies de Bullange avant de s'en aller vers le lac de Butgenbach.
Les pr airies du Dreiherrenwald, sauvages aujourd'hui, on t été e xploitées a utrefois; à
certains endroits o n r etrouve des v estiges de t ravaux d'abîssage. Ce pr océdé c onsistait à
creuser d e p etits c anaux d' irrigation, al imentés g râce à u n p etit bar rage ét abli s ur q uelque
ruisseau. Le but était n on seulement, d'y amener l'eau, m ais aussi toutes les matières qu'elle
contenait afin de fertiliser le sol.
Quelques-uns pourraient s 'étonner d'entendre p arler t antôt de nar cisses, tantôt de
jonquilles.
Narcissus vient du
grec " karkaö", as soupir car leur i ngestion provoquerait u n
assoupissement .Le n om l atin est " Narcissus-pseudo-narcissus" s oit " faux nar cisses", le v rai
étant celui de nos jardins à corolle blanche.
Jonquille vient d e l'espagnol " J unquilla" v enant l ui-même de " Junco" (jonc) ses feuilles
ressemblant à celles du jonc. Le Larousse la présente comme un narcisse à fleurs jaunes.
Libre choix donc pour désigner la vedette du jour......
La balade.
Le départ de prendra au lieu-dit Lausdell, non loin de Rocherath, le village le plus élevé
de notre pays (650 m)
Les faniatiques vont déambuler à travers un paysage de prairies puis de forêt et ensuite
sur beau chemin de crête surplombant le vallon du lichtenbach.
Après l e p assage à la bor ne 530, l 'itinéraire r ejoint l'Olefbach formant la f rontière
germano-belge. Le long de la rivière, de nombreuses bornes marquent cette frontière qui date
de 1958.
Bordant l'Olef, surtout en rive gauche, s'étendent les prairies sylvestres où fleurissent les
narcisses.
loin.
Ceux q ui dés irent d'arrêter après 9 km, trouveront l e car qui les attendra un peu plus
Le c ircuit q uitte alors l a r ivière po ur rejoindre un de s es a ffluents : l e Jansbach qui
serpente au pied de collines boisées aux versants abrupts.
Le parcours en bordure de ce petit cours d'eau est superbe et devient même bucolique.
Les marcheurs vont quitter ce coin enchanteur pour monter vers le wolfsberg et ensuite
dominer une petite étendue fagnarde : la langelenvenn où nait l'Edesbach.
Un peu plus loin, au lieu-dit Blockvenn, git un énorme bloc erratique qui en raison de sa
couleur grisâtre f ut ap pelé " W eisser Stein" : la P ierre B lanche. C ette pi erre c onstitue un e
énigme pour l es c hercheurs. Personne ne sait à q uelle pr ofondeur el le s 'enfonce d ans l e s ol.
Elle mesure environ 2,7 m de long et entre 2,17 et 1,52 m de large.
On i gnore s i c e boc est u n élément c harrié p ar l a nature i l y a des s iècles, ou amenée par
l'homme ou si c'est un météorite tombé de l'espace.
On peu t év entuellement t isser un l ien av ec l a c olline voisine, l'odekof q ui f ait r éférence à l a
déesse germanique Odin. Peut-être servait-elle d'autel lors de rituels païens ?
Nous so mmes proches du point le pl us élevé de l a c ontrée : L e "Weissenstein" qui
culmine à 692 m. A savoir que le signal de Botrange est à 694 m.
Maintenant les randonneurs vont suivre la jolie vallée de l'Edesbach.
Après avoir sillonné 15 km parmi les fleurs, celles et ceux qui le désirent retrouveront le
car sur un parking.
Pour les autres, il leur restera à suivre le cours de la Holzwarche qui coule ici en bordure
de la forêt et des prairies de Murrange dans les quelles fleurissent à foison les jonquilles.
Une petite route, conduit à " Enkelbergmühle" devenu aujourd'hui une scierie, tandis
que la rivière s'en ira courir dans les prairies de Bullange.
C'est à cet ancien moulin, que les amis retrouveront le car, au terme d'une randonnée
de 18, 5 km.
Lorens.
Le g uide du j our :
Le verre de l'amitié se prendra au "Jagerstube" à Rocherath tel: 080/ 647 076
Michel
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Excursion du 18 décembre 2011
Hamoir - Sy - Logne - Bomal - Barvaux s/Ourthe.
C'est à Hamoir que le car déposera ses passagers.
Au cœur de la vallée, bercée par l’Ourthe et le Néblon, située au carrefour du
Condroz, de la Famenne et de l’Ardenne, Hamoir est une localité aimée du touriste, car en
plus des nombreuses excursions qu'il peut faire aux alentours, il y découvre aussi bien des
vestiges du passé chargé d'histoire
Sous le nom de "Hamor", "Ham" ayant le sens de prairies, on le trouve dans les écrits dès
805; c'était une terre de l'abbaye de Stavelot- Malmédy.
Au 18 e siècle, une usine hydraulique, une des plus vieilles du pays, y fonctionnait; le
minerais de fer, extrait dans la région, était lavé dans l'Ourthe, puis transporté par voie
fluviale.
Hamoir est également le village natal du sculpteur Jean Del Cour. Vous pouvez
d’ailleurs voir une reproduction de l’une de ses œuvres : la vierge à l’Enfant. Cette sculpture
est située devant l’église Sainte-Marie du village sur la Place Del Cour
Les faniatiques se mettront en route en direction du château Lassus qui se dresse sur
la rive de
l 'Ourthe. Cette demeure qui fut le lieu de résidence des mayeurs
héréditaires du village date principalement du XVIIIe siècle. Hormis son donjon qui date du
XIVe siècle, cette construction date principalement de 1753 et est de style Louis XIV. Doté
de dépendances, il a cependant été remanié au XIXe siècle. Le château ne se visite pas.
Ensuite grimpette dans les prés pour mieux dévaler sur l'Ourthe et arriver à Sy.
Sy est surtout connu pour ses rochers. Ceux-ci sont en effet magnifiques et sont utilisés par
la section liégeoise du Club Alpin Belge pour ses exercices d'escalade.
Dans le village, à proximité de l'église, une gentille petite ascension vers le sommet
des roches, un sentier qui caracole le long des crêtes et nous voilà à hauteur de la ferme
de Palogne. Une sente descend
aux abords de cette taverne- restaurant, qui fut
fréquentée jadis par les moines de Stavelot, venant y savourer les plaisirs de la pêche.
Le circuit passe ensuite au pied du château de Logne au confluent de l'Ourthe et de
la Lembrée
Le site était sans doute déjà occupé au VI e siècle par un château-fort. En 650, la forteresse
appartient aux moines de Stavelot, mais le mauvais état de leurs finances les oblige à
engager le château à différents seigneurs dont les "de la Marck", les Sangliers des Ardennes,
tristement célèbres par leurs meurtres et leurs brigandages. Ils seront délogés par les
troupes de Charles Quint en 1521. C'est à cette date qu'est détruite définitivement la
forteresse.
Plus tard, les ruines seront occupées par les brigands semant la terreur dans toute la région
et appelés les "Lognards".
Après avoir longé la Lembrée, il faudra traverser prudemment la Nationale, pour
regrimper vers le sommet au site " St Rahî".
S'y trouve une Petite chapelle construite durant la 1è guerre mondiale (1915) en
prière :"SAINT-RAHI PROTEGEZ NOTRE ROI ET NOS SOLDATS".
Derrière celle - ci on a mis à jours des vestiges d'une église édifiée par les moines de
Stavelot, et dédiée à St Denis, sans doute la plus ancienne de la région. Ici a existé
autrefois" Mont St Rahy", village disparu aujourd'hui.
L'église devint un lieu de pèlerinage pour les enfants malades, dont certains ont été enterrés
sur place. Une foire de commerçants se tenait aussi annuellement à la Saint-Denis. La
suppression de cette foire ainsi qu’une épidémie (fin 16ème) mirent fin au village
Ce lieu déjà occupé dès la préhistoire, comme en témoignent les outils en pierre découverts
lors des fouilles, n'est mentionné dans les écrits comme Mont St Rahî qu'à partir de 1033.
Poursuivant sur le plateau, les marcheurs rejoindront la vallée de l'Aisne. En cours
de route, ils pourront profiter des beaux panoramas sur les alentours.
Bien entendu une descente s'impose afin de rejoindre Juzaine.
Au pied de la falaise rocheuse, s'ouvre la " Grotte du Coléoptère", une des plus
intéressantes du pays. Elle a été habitée par les hommes de la préhistoire. On y à découvert
de nombreux objets, dont une pendeloque en ivoire de mammouth, ayant la forme d'un
hanneton, d'où le nom donné à la grotte.
Au cours de la traversée de Juzaine, les amis trouveront le car. 10 km ayant déjà été
explorés.
Un bon petit raidillon mène vers la réserve naturelle du " Mont des Pins"
Le Mont des Pins promontoire essentiellement formé de calcaire dolomitique est
enclavé entre les vallées de l’Aisne et de l’Ourthe.
Cette colline fut jadis complètement déboisée, cultivée, puis plus tard livrée au pâturage par
les moutons. Les vastes pelouses calcaires furent par la suite plantées de pins noirs
d’Autriche (dès la fin du 19ème siècle), envahies par les semis de ces résineux, ou encore,
dès l’abandon du pâturage ovin, livrées à la recolonisation naturelle
Grâce aux lapins, et actuellement grâce à certaines mesures de gestion appropriées,
quelques pelouses calcaires ont conservé leur intérêt exceptionnel : plantes (dont de
nombreuses espèces d’orchidées), champignons, insectes et oiseaux nombreux, liés pour la
plupart à des conditions climatiques favorables, et aux sols calcaires. Certaines de ces
pelouses font partie de la réserve naturelle.
Ce site offre de très belle échappées sur la vallée.
De là, une belle déclivité conduit à Bomal
Petit village commercial, Bomal était autrefois très bien situé pour le commerce fluvial sur
l’Ourthe. Aujourd’hui, les descentes en kayak remplacent les transports de pierre !
Après avoir traversé la localité, les randonneurs trouveront le car stationnant à la gare.
15 km y auront déjà été découverts.
Quant aux jusqu'au boutistes, ils se hisseront en direction de Tohogne, pour, après
avoir franchi la route un peu avant d'arriver au hameau, se laisser " glisser" au pied du
rocher de Glawan( ou rocher du renard ou rocher du nuton).
D'une texture toute spéciale, ces rochers de calcaire apparaissent comme les vestiges d'un
château-fort avec leurs bancs superposés qui ont l'air de s'effriter comme des murs décrépis
Mais d'où viennent les noms donnés à cet endroit ?
Selon la légende, Un gnome avait été recueilli par une famille du l'endroit, surnommé le
nuton, on disait de lui que c'était un fin renard, il aimait jouer sur sa mandore des airs joyeux
ou nostalgiques
Glaw! Glaw! Glaw! faisaient les cordes du rebec pincées par la main sûre du farfadet.
Il ne reste plus maintenant qu'à emprunter la piste asphaltée le long de l'Ourthe,
venant de Durbuy vers Barvaux. Terme d'une rando de 20 km.
Pour certains toponymistes, Barvaux tirerait son origine de "bar", terme celtique pour
désigner un sommet, une hauteur. Cette définition s'appliquerait bien à la topographie de
Barvaux, avec sa colline de Ténimont.
Pour d'autres, le nom de Barvaux signifierait "vallée fangeuse". De fait, à l'origine, Barvaux
était un site marécageux : on y trouve encore de nombreux fossiles. En 972, Barvaux
s'écrivait Bareval (Barvêt en wallon).
Les diverses découvertes réalisées dans le coin attestent que le site fut déjà occupé à
l'époque néolithique (2000 ans avant J.C.).romaine et franque (3e 5e siècle).
Mais l'activité principale qui a marqué le développement de Barvaux est,
incontestablement, la batellerie.
Du 15ème au 19ème siècle, en effet, l'Ourthe est navigable jusqu'à Barvaux. Dès le 15ème
siècle, des entrepôts y sont installés pour recevoir les marchandises venant de la HauteArdenne via La Roche.
Au 16ème siècle, des documents attestent que le trafic est intense entre Liège et
Durbuy. Un siècle plus tard, Barvaux sera baptisé "Port des maîtres de forges de Val
d'Aisne". Les bateliers de l'Ourthe portaient le nom de d'Outhleux et le trafic se faisait sur les
fameuses bètchètes, longues embarcations à fond plat
(De 18 à 20 mètres de long) dont la poupe et proue étaient très recourbées, ce qui
permettait de franchir plus aisément les pertuis.
La période hollandaise, 1815-1830, marque l'apogée de la batellerie : Barvaux est
devenu le centre de ravitaillement en denrées coloniales et autres pour toute la partie Est de
la province de Luxembourg.
Cependant, l'avènement du chemin de fer en 1866 sonnera le glas du batelage.
Le verre de l'amitié se prendra au Karawa, grand Rue, 42 à Barvaux. (086 21 20 38)
Le guide du jour : Michel Lorens
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Excursion du 20 février 2011
THEUX – FORGES THIRY – ONEUX – CHATEAU DE
FRANCHIMONT – AUX DIGUES - SPALOUMONT
Ce di manche, c 'est entre Theux et S pa, pa ys de l égendes, que l e g uide v a m ener s a
troupe.
Le départ sera donné le long de la Hoëgne, à l’entrée de Theux.
Nous entrerons directement dans le vif du sujet par un sentier tantôt montant tantôt descendant
le long de la rivière et à flanc de colline
A un moment on peut apercevoir sur l’autre rive en contre haut la "chapelle Fyon".
C'est s ur l 'emplacement d' un anc ien ermitage q ue c ette c hapelle fut ér igée e n 18 21 pou r M r
Fyon, le châtelain de Juslenville. Répertoriée au patrimoine wallon, elle est devenue, depuis sa
désacralisation, une résidence secondaire.
Au bout du chemin, la promenade franchi la Hoëgne et rejoint la N690 pour atteindre le
lieu-dit Forges Thiry.
Là, l es faniatiques t raverseront avec prudence, po ur entamer une l ongue montée, a u
début un peu raide mais qui s’adoucit par la suite.
Un beau paysage récompensera les efforts.
Au sommet, se dresse les ruines du château de Sohan,
Ce s ite fut u n l ieu d e l a r ésistance d urant l a g uerre 40/45. Suite à une d énonciation, l es
résistants r éunis a u château furent exécutés par l 'ennemi, ainsi q ue l es propriétaires d u
château et leur petite fille.
Le parcours qui suit offrira de beaux panoramas avant d'aboutir au Thier du Gibet sur la
N 657.
Le terme « Thier » est une forme francisée du mot wallon « tiér » ou « tchêr » signifiant
tertre, versant abrupt ou encore chemin escarpé.
Le lieu-dit « Lu tchêr dè djibet » est donc cette colline, entre Theux et Oneux, dont le sommet
est ex posé aux r egards de nombreux T heutois. C e l ieu-dit es t cité en 1380 c omme l ieu de
pendaison pour la peine de mort. Ce lieu d’exécution fut abandonné au XVIIIe siècle.
Vers 19 50, lors d’ une mission prêchée e n l’église de T heux, une procession f ut organisée au
cours de laquelle on planta sur ce sommet une croix provisoire.
Vers 1 955, un fabricant t heutois de pr oduits en b éton offrit une croix m onumentale de c inq
mètres pour placer au sommet. Ce site a été classé en 1988.
Le Thier du Gibet fut longtemps considéré comme un endroit peu fréquentable. On y situait le
repère de La Chèvre rouge.
Légende de "Lu Rodge gade ": un garçonnet trouvé dans les bois du S taneu terrorise
les braves gens, un jour il mit le feu à un fagot de sapinettes qu'une vielle femme portait sur son
dos. Le fagot et la f emme ne f ormèrent plus qu'une torche qui s 'éteignît brutalement t andis
qu'apparaissait une fée q ui pour l e pu nir l e t ransforma en c hèvre au pel age r ougeâtre.
Repoussée par tous, cette étrange chèvre finit par trouver un abri dans les flancs du Thier du
Gibet. C haque fois q u'un i ncendie se déc larait, nos ancêtres, fort crédules, s 'écriaient " c 'est
encore la chèvre rouge !!"
Après avoir t raversé avec pr udence l a na tionale, l es m archeurs s illonneront dans les
prairies d'où ils pourront apprécier les vues sur Theux.
Une fois sorti de la prairie, une montée puis une descente rejoindre la route de Sâssore.
Ce v illage s e c aractérise par s es fermes m unies de l eur i mposant " tchèri", ( auvent c apable
d’abriter une charrette de foin).
Et Voici le château de Franchimont première escale après 10 km de montagne russe.
Figurant s ur l a l iste du p atrimoine ex ceptionnel de Wallonie, c e r emarquable ens emble
de r uines d es pr emiers c hâteaux forts r emonte aux X I e et X II e s iècles. O n p eut encore y
découvrir une c hapelle, un e t our à l atrines, un four à p ain et un puits pr ofond de plus de 6 0
mètres, les casemates et leurs escaliers souterrains. Il constituait un poste de d éfense avancé
de la Principauté de Liège.
La l égende r aconte que c 'est lorsque la f orteresse t omba e n r uines, q ue l a Fée
Staneuxine, devenue chèvre d'or fut transformée en fleur d'or et devint la Fée Giroflée, le nom
de cette jolie fleur qui, en mai- juin, couvre de jaune les vieilles murailles.
Ouf plus de montée pour le prochain tronçon de 3 km, une descente vers la grand route.
Puis un parcours à c heval l e l ong d e l igne de c hemin de fer et l e pe tit r uisseau" Le Wayai
"pour arriver au lieu dit Aux digues où le car sera présent pour reprendre les repus.
La randonnée continue da ns forêt d omaniale de Spa, en s uivant la "promenade des
Anglais"(ça monte !!)
Les amis passeront devant l’étang du Rû de Chawion qui, situé en réserve naturelle, présente
un grand intérêt botanique.
Après avoir emprunté le chemin de "Maraifagne" ils arriveront sur la "montagne d’Annette
& Lubin", terme de la randonnée avec au total un bon 10,56 mile.
C'est sur cette montagne que s'installa en, 1764 semble-t-il, un couple, auquel les
"Bobelins" (curistes) s'intéressèrent. Ils y ouvrirent un établissement où l'on se rendait l'aprèsmidi. La colline de Spaloumont devint dès 1783, celle « d’Annette et Lubin ».
Au début du XXe siècle, un hôtel « Annette et Lubin » fut construit, dans le style alsacien alors
à la mode, sur l’emplacement même de l’établissement original.
Aujourd’hui, cet hôtel a été démoli pour faire place aux nouveaux thermes de Spa (2005).
Lors des travaux de fondations, on découvrit un puits creusé dans la roche qui fut
vraisemblablement celui d’Annette et Lubin pour alimenter en eau le haut de cette colline, leur
demeure et le lieu de restauration qu’ils offraient. Ils disposaient également d’une glacière,
comme il y en avait de nombreuses à Spa pour satisfaire au raffinement de leurs nobles
visiteurs.
Stavaux.
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Excursion du 20 mars 2011
DOCHAMPS - DIABLE CHÂTEAU - LA ROCHE - CROIX DE JERUSALEM - VECPRÉ
La balade du jour débute sur le haut de Dochamps, le point le plus élevé la région, à
l'exception du Belvédère de Benasse (572,5 m). La vue est vaste et s'étend jusqu'au Condroz
Liégeois.
Pour entamer la journée, une descente, à travers bois, en passant par le lieu-dit
(515 m) conduira à la vallée du Hotton.
Après quelques gués, passage par la minuscule chapelle de " Hennet" (490 m) sise sur
la N 89 puis par une "Brozée" : une ferme à coté d'un marais et ensuite le col de Haussire (498
m).
"Nassché"
Le circuit traverse ensuite une zone dénudée par le bucheronnage. Ce déboisage
industriel donne à l'endroit un paysage lunaire. La vue ainsi dégagée se prolonge jusqu' à la
trouée de la vallée de l'Ourthe.
Après avoir franchi le gué du Ru de Pierreux, nom donné à causes de la présence de nombreuses
pierres dans son lit, les marcheurs arriveront à la Haie du Maire. A l'endroit le plus large de cette
vallée se trouve la "bouvière de Pierreux", là où on amenait les vaches en pâturé grasses.
Le chemin redevient boisé, tantôt de feuillus, tantôt de sapins.
Le groupe va descendre (encore) le joli vallon du Rau des Dames. Sa jonction avec celui de
Pierreux forme un étang au lieu-dit " Le Diable Château" (350 m) : site dont la solitude a quelque
chose d'effrayant, un amoncellement de pierres grises à demi équarries donnant l'aspect d'une
vaste ruine.
Le diable avait commencé à y bâtir un château mais par trois fois Dieu secoua la montagne et
le château s'écroula
Ce décor encaissé est aujourd'hui agrémenté d'une petite aire de
pique-nique où le car attendra : 6 km auront déjà été explorés.
Après une halte revigorante, une petite montée (ah, enfin !).
La traversée d'un très beau bois de feuillus, Le Grand Bois, fera vite oublier la fatigue.
Au sommet, le lieu-dit Prangeleux du gros chêne (460 m) : coin où le herdier (gardien des
vaches communal) faisait sa sieste.
La piste emprunte ensuite la "Voye des Chawaces" : route des écorces; route où passait le
transport des écorces pour les tanneries de La Roche, pour longer plus loin " les laides basses"
(455 m) : marais dans une plaine ; ce bourbier rend le passage difficile par mauvais temps.
Par la suite, l'itinéraire continue sur la "Voye des B otteresses" : chaussée directe
conduisant vers Liège et empruntée par les porteuses de hottes.
Dévalant (encore !) le beau sentier "Li rapète" : sente très pentue, le parcours escarpé et
amène à
"Li Chaffour" (335 m) : lieu-dit où se trouve le cimetière.
Une petite route macadamisée mène au parking du parc à gibier du Dester.
Le car y recueillera les satisfaits de 10 km de rando jusqu'à présent faciles.
Le restant de la troupe continuera sur la "Voye des Eroteux" : le chemin des herdiers,
La vue est dégagée de la chapelle Ste Marguerite (290 m) construite en 1600 vers le Diable
Château.
Le " Belvédère du Dister" surplombe la ville de La Roche et les méandres de l'Ourthe
méridionale.
Le panorama incomparable s'étend sur plus de 2 angles droits.
Au pied gauche du rocher se dresse fièrement la "Croix Jean Buré" déjà citée en 1732
Au pied droit apparaissent les ruines du Château médiéval à La Roche.
La forteresse a fort probablement été construite au IXe siècle. Le rocher du Deister sur lequel
elle est campée, a porté successivement une habitation néolithique, une ville fortifiée des
anciens belges et un fort romain avant de devenir la résidence des rois franc. C'est dire que
l'endroit est peuplé de légendes et de mythes.
On y raconte notamment l'histoire Berthe de la Roche et de Waleran.
... Fille du se igneur de La R oche, B erthe é tait d ’une beau té telle qu e l e chât elain f ut cont raint
d’organiser un tournoi pour dési gner son futur gendr e pa rmi l es n ombreux pr étendants qui se
présentaient. P armi ce ux-ci, W aleran, f ils a îné du com te de M ontaigu, dont les f iançailles av ec
Marie de Salm avaient été rompues, précisément en raison de son assiduité auprès de Berthe. Au
dernier tour du t ournoi, a lors que W aleran v enait de déf aire tous ses r ivaux, se p résenta un
chevalier noir qui, malgré sa petite taille, vainquit aisément son adversaire, gagnant ainsi la main
de B erthe. La nu it qu i su ivit l es noces , on r etrouva l a mariée poi gnardée dans les douv es du
château. C e n’ est que plus tard que l’on app rit que le chev alier no ir n ’était au tre que Marie d e
Salm, laquelle, folle de rancoeur, avait vendu son âme au diable pour pouvoir mener sa
vengeance à b ien. D epuis, les nui ts de g rands v ents, le f antôme de B erthe e rre e ncore
désespérément autour de la forteresse…
Tout en bas dans la vallée encaissée et sinueuse apparait "Rompré": moulin entouré de
prés.
Sur les hauteurs du versant opposé on peut distinguer "Les Olivettes" : lieu où était érigé le gibet
du Comté de la Roche et la "Cresse du Corbeau" : roche où se rassemblaient les corbeaux venant
se repaître à la potence.
C'est par un beau sentier en descente (profitez-en ! ça ne va pas durer !!), au milieu des
genets, que les randonneurs atteindront la petite ville touristique de La Roche surnommée "Perle
des Ardennes".
Nous quittons la cité par le " chemin des morts" : voie escarpée empruntée pour conduire
les morts de la Seigneurie de Harzée au cimetière de Beausaint en évitant de passer par La
Roche et payer un droit de passage.
Vue étourdissante sur la ville, le fleuve, le château, le belvédère Diester et le Bois de la
Roche.
La promenade passe par la " Croix de Cornimont" (250 m): érigée en mémoire de Georges
Nolomont, tué en 1654, lors d'un engagement contre les Français qui venaient par Beaussaint
pour aller piller Cielle.
Plus haut, traversée du "Site de Cornimont" (350 m): nom venant de "Corire" : emplacement
planté de noisetiers. Le site est partiellement dégagé et sert de tremplin de deltaplane.
Il offre une étonnante vue sur la vallée avale de l'Ourthe et le village de Cielle (mon mari !!!)
Le passage sur le plateau de Beausaint aboutit à la "Croix d e Jérusalem" (390 m.) Ce
crucifix qui a été à Jérusalem en 1905 fut planté là le 14/7/1906.
C'est ici, dans ce saint lieu que nous nous séparerons. Le guide (une larme coulant sur
sa joue) reconduira ceux qui le désirent au village tout proche. 15,5 km ayant été sillonnés.
Les "jusqu'auboutistes", guidés par Francine, descendront dans une vallée très étroite
appelée "strument" et ainsi arriver dans le "Fond du Pouhou". Pouhou signifie en wallon un grand
duc. Ce (noble) oiseau nocturne est représenté sur le cimier des armes des comtes de La
Roche.
Ce fond de vallon étroit est très sauvage et a été récemment tsunamisé par la fonte des
neiges de début janvier.
Un sentier sinueux et parfois difficile quitte le lit du Rau de Halleux pour remonter en forte
pente au hameau de Petit Halleux.
Un beau chemin semi-empierré et en descente (oui !) arrive à l'ancien Moulin de" Queue de
Vache" : nom venant de la transformation du mot latin - quodare- fin du diverticule de la voie
romaine.
C'est ici ,sur la N888, non loin de Vècpré, que le car embarquera les courageux fiers et
fatigués par 20 km de marche par Monts et par Vaux.
Les guides sont Francine Vanderspeeten et Désiré
Lovinfosse.
Le pot de l'amitié se prendra au café " Chez Nicole" à Baillonville tél. 084/ 311428
Sources: syndicat d'initiative de la Roche; cartes IGN 55/6 , 60/1-2- site web sur la Roche
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Excursion du 20 novembre 2011
Reijmerstok (NL) - La Gulp - Slenaken - De Plank - Les Fourons - La réserve Naturelle
d'Altimbroek.
La balade du jour débute aux Pays- Bas, au village de Reijmerstok, sur l'entité communale
de Gulpen, dans le sud du Heuvelland (Limbourg méridional).
Le Limbourg sud se surnomme avec ironie et gentillesse "Dutch Mountains" pour son paysage vallonné
peu habituel aux Pays-Bas. Cette topographie a pris forme il y a des milliers d'années lors du déplacement
des plaques terrestres.
La marne, de couleur jaune, est typique pour la région.
La beauté des paysages font du Limbourg sud une contrée particulièrement attrayante pour les
amoureux de randonnées pédestres.
La nôtre, va conduire par chemins et sentiers, à travers champs, bocages et bosquets dans la
vallée de la Gulp.
La Gulp prend naissance en Belgique au lieu-dit " Gulpen" en contrebas du village d'HenriChapelle.
Après son passage au pied du château d'Obsinnich, le Rau traverse en douce la frontière Belgonéerlandaise. Après Slenaken, il devient progressivement rivière, traverse la ville de Gulpen et se jette 1
km plus loin dans la Gueule (de Geul) du loup......
Pendant 5 km, les faniatiques vont remonter la partie la plus pittoresque et bucolique de la rivière.
Le sentier serpente presque dans discontinuité le long de l'eau jusqu'au joli village de Slenaken.
Le car attendra au " Brugske", où 7,5 km auront été parcourus.
Slenaken, village touristique (il y a plus de cafés que d'habitants) typiquement limbourgeois, se
dresse au cœur d'une nature toute en beauté où les collines, les prairies calcaires, les coteaux boisés, les
pâturages et les champs sont présents à foison.
Le circuit quitte la vallée" de Gulp" pour monter, en empruntant le Planckerweg, jusqu'à la crête
frontalière (N 648) séparant la vallée de la Gulp et celle du Foron (de Voer).
Nous arrivons ici, au hameau " De Plank". L'on peut y voir une borne frontière datée de 1845,
frappée des armoiries de Nassau et de l'aigle bicéphale autrichien.
Le car nous y attendra après une escapade de 10 km.
De retour au pays (flamand), nous commençons notre escapade fouronnaise.
Les Fourons sont en quelque sorte un corps étranger englobé dans la grande et fière Wallonie.
En effet, "De Voeren" sont physiquement séparés du Limbourg belge. Les Fourons furent brabançons
pendant 6 siècles avant de passer à Liège et, en 1963, au Limbourg.
Cette région qui doit son nom à une petite rivière, de Voer (le Foron), se compose de 6 communes
(Mouland, Fouron le Comte, Fouron St Martin, Fouron St Pierre, Remersdael et Teuven) qui sont
traversées par les vallées de la Berwinne, du Foron, du Noor, du Veurs et de la Gulp.
Malgré les disputes politiques récurrentes, arbitrées par les allochtones hollandais, les Fourons sont une
attrayante région rurale avec de multiples curiosités. Elle présente un relief assez prononcé, l'altitude
oscille entre 55 et 287 m et les vallées sont extrêmement découpées.
Justement le joli bois " Broekloos" que nous descendons, nous conduit en son orée le long des
vignes de Krindaal, produisant du pinot gris et du Chardonnay.
Le sentier remonte en bordure de la ferme "Op de Eiken", puis descend en offrant de jolies vues,
par Mosdelle au village de Sint-Martens-Voeren.
Les éventuels marcheurs déjà fatigués par 13 km sillonnés retrouveront le car.
Les randonneurs quitteront l'agglomération nord par un sentier grimpant entre bois et prairies.
Pour ensuite atteindre la crête hollando- belge " de Heerbaan". C'est un large chemin frontalier
séparant les vallées du "Noor" et celle du "Voer".
Un superbe chemin encaissé rejoint le lit du Foron.
Le sentier longe le tumultueux ruisseau jusqu'au "Molen van l'Homme".
16 km de découvertes. Celles et ceux qui le désirent pourront rejoindre le car stationné un peu
plus loin sur la route des Fourons.
Les plus téméraires vont suivre un parcours intéressant en traversant la réserve naturelle
d'Altembroek.
A travers prairies calcaires, ils rejoindront le vallon du "Noorbeek".
De Noor petit affluent du Voer, prend sa source au petit village hollandais de Noorbeek. Il alimente
quelques viviers au château d'Altembroek avant de s'échapper vers Fouron le Comte où il se jette dans le
Foron.
Le Foron se jette dans la Meuse au village Hollandais d'Eijsden situé sur la rive mosane opposée au
village de Lanaye.
La promenade suit un moment le lit du Rau puis remontons l'autre versant jusqu'à un superbe point
de vue embrassant les vallées du Noorbeek, du Foron, de la Berwinne et de la Meuse Visétoise.
Descente du "Kinkenberg" pour arriver au centre de 's-Gravenvoeren.
Les amis n'auront plus qu'à traverser le plus gros village fouronnais. Baigné par le Foron qui se
faufile entre les maisons puis disparaît sous l'ancienne ferme voutée des Jésuites (1620) place
Kinkenberg, Fouron le Comte a un côté typique avec son église St Lambert (en réfection depuis des
lustres) et les façades du 18 e des fermes voisines.
20 km auront été ainsi explorés.
Le verre de l'amitié se prendra au centre culturel et sportif de Fouron St Martin 04/ 381 22 38
Le guide du jour est Désiré Lovinfosse
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Excursion du 21 novembre 2010
NASSOGNE ♣ FOURNEAU St MICHEL ♣ SAINT
HUBERT
En ces temps troublés où l'on tire dans tous les coins, où les "tireurs 'élite" se
postent derrière des palissades, voici un coin paisible où, le dimanche, les biches peuvent
folâtrer en paix, les vieux sangliers solitaires ne prendront pas une balle perdue et le fier
cerf peut mener sa harde en toute tranquillité.
Nous sommes dans le Pays de Saint Hubert.
D'où vient cette appellation ?
Saint Hubert, c’est d’abord un homme né au VIIe siècle, un chasseur invétéré,
grand amateur de belle vie, dont la conversion spectaculaire a stupéfié l’Europe.
Saint-Hubert, c’est aussi une forêt, dont la beauté a suscité bien des légendes et
plusieurs œuvres. Jadis, son nom était Freyr, appellation qui ne recouvre plus aujourd’hui
qu’une petite partie de la forêt. La belle histoire a gagné, imposant comme une évidence le
personnage légendaire d’Hubert dans notre culture et dans la mémoire de la forêt.
Saint Hubert, c’est également le patron des chasseurs, toujours accompagné du
cerf crucifère éblouissant qui a tant inspiré les peintres, les artistes et les défenseurs de la
nature.
Saint-Hubert, c’est enfin une prestigieuse abbaye qui abrita les reliques du saint
puis donna son nom à cette jolie ville de l’Ardenne belge qui grandit autour d’elle, et qui
est aujourd’hui la capitale européenne de la chasse et de la nature
C'est à Nassogne que le car déposera ses passagers.
Le village de Nassogne est une des multiples portes de l'Ardenne. L'entité s'étire
entre terre de schiste et terre de grès, entre collines, plateaux et forêts, de la bordure de la
Famenne (Marche) vers les bois ardennais (Saint-Hubert).
On entend parler de Nassogne depuis l'an 600 et il devrait son nom à une petite
fontaine (Nassognia). À cette époque, un moine écossais du nom de Monon vint
évangéliser la région. L’histoire raconte que le missionnaire fut frappé à mort par des
habitants d’un village voisin, excités par les tenants du druidisme, en 645. Vers 687, Pépin
de Herstal, dit le Bref, ordonna l'église du village en collégiale.
Partant du fond d'une vallée, les marcheurs vont traverser le "ribaudet" avant
d'emprunter un large chemin qui monte, qui monte "Inzès M winnis" pour de se perdre
entre arbres déracinés et feuilles mortes.
Au sommet (535 m), la piste croise le chemin de la Diglette.
Par le chemin d e l a H alle, entre "Fagne à l a S aule" et "le B ois Hêtre", une
descente mène au ruisseau du "Rabani".
La promenade suit ce petit cours d'eau avant de rejoindre la "Masblette".
La Masblette prend sa source dans les forêts au Nord-Est de Saint-Hubert, longe les parcs
et musées du Fourneau Saint-Michel et se jette dans la Lomme à Masbourg.
C'est sur le parking du fourneau Saint- Michel que le car stationnera. 8 km ayant
été parcouru.
Ce hameau musée et le musée en plein air évoquent le travail et la vie tels qu’ils
étaient au XIXe et au début du XXe s.
De nombreuses animations font revivre les traditions et le savoir-faire d’antan et sont
autant d’occasions de se plonger dans le quotidien de nos aïeux.
Dans la petite côte qui suit, les randonneurs passeront devant le musée du fer et le
haut fourneau.
Un large sentier plat le long de la Masbette conduit à un petit pont de pierre, le
pont Colle donnant accès à l'arborétum.
Plus loin au pont Mauriey les faniatiques reprendront leurs bonnes habitudes: ils
monteront !
Une montée pour retrouver le car, après 5 nouveaux km " au m onument du r oi
Albert".
Au centre de la Clairière d es B éôlis, une stèle et une plaque gravée commémorent les
passages du Roi Albert dans nos forêts.
Ceux qui ne sont pas morts....de fatigue s'en iront longer les clôtures du parc
animalier.
Avec un peu de chance, ils devraient découvrir, derrière les clôtures soit des visiteurs
(espèce rare à cette époque de l'année) soit des cannes ou canards et même biches et
cerfs.
Une dernière petite côte et au bout de 5 km supplémentaires voilà le car et la
cafétéria du parc animalier de Saint Hubert.
Le verre de l'amitié se prendra cette cafétéria tél: 06125 68 17
Le guide du jour: Jean-Marie Perot
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Excursion du 23 janvier 2011
CLERMONT ♣ FROIDTHIER ♣ VAL DIEU ♣ AUBEL
L'équipée de ce dimanche aura pour décors le Pays de Herve, cette contrée
d'entre-Vesdre-et-Meuse faite de 450 km² de bocages, vergers aux arbres fruitiers, haies,
champs et cultures, rivières et ruisseaux, une région vallonnée, parfois boisée et toujours
pittoresque,...
Notre échappée pédestre débutera sur les hauteurs de Clermont-Thimister, sur la
N3 (Liège-Aachen), au parking des meubles César.
La balade champêtre et agrémentée d'échaliers, s'engage en descente rapide vers
Clermont Sur Berwinne et mène à une plate-forme offrant une belle perspective vers le
contrehaut du village.
D’origine inconnue, Clermont entre officiellement dans l’histoire le 8 novembre 1230
par une charte signée par Jean d’Eppes, évêque de Liège, qui reconnaissait la paroisse
comme détachée de l’église de Herve
Le village de Clermont est sans conteste le plus typique du pays de Herve par sa
place et l’architecture ancienne de ses maisons XVIIe et XVIIIe siècles. Les maisons n’ont
pas plus d’un étage, avec une façade en briques et des encadrements de pierre.
Face à ce bel alignement, trône l' hôtel de ville, reconstruit en 1888 sur la place de
l’ancienne halle aux plaids. A cheval sur la rue principale, actuellement il sert
principalement de salle des mariages, ce qui fait dire qu’à Clermont « on se marie sur la
rue ».
Surveillant cette place, l’église, édifiée sur un promontoire, à l’origine défensif, est
dédiée à Saint-Jacques le Majeur.
Juste au-delà, le visiteur admirera la façade de l’ancien château de Clermont (1635)
et le château-ferme de l’Aguesse.
Franchissant le "Thier des oies" puis traversant le "Bois de Clermont" les marcheurs
vont atteindre la ligne 38 et enfin Froidthier.
Au centre du village, une modeste église garnie en façade d’une niche où trône la
statue de Saint-Gilles et sa biche, et dont la construction remonte à l’an 1845.
6 km y auront été parcourus, le car sera présent à 500 mètres de là.
Le circuit va emprunter quelques temps la ligne 38.
Cette ligne qui traverse le Plateau de part en part, s'étend entre Plombières et
Chénée sur environ 40 km. Construite en 1870 afin d'améliorer l'accessibilité des
exploitations minières, agricoles et autres manufactures ,elle fut démontée en 1986 alors
que le transport de marchandises est abandonné. Désormais, l'ancienne ligne appartient
aux randonneurs, cyclistes et cavaliers......
La voie franchi la Berwinne, le plus important des cours d'eau du Pays de Herve,
il prend sa source au lieu-dit "La Vlamerie", près de Bierven sous Clermont, à 29 km de
son embouchure dans la Meuse, en aval de Visé au lieu-dit "Aux Osiers".
Les faniatiques quitteront l'ancienne ligne ferroviaire pour se diriger vers Messitert,
Ce lieu-dit où les maisons, souvent de petites tailles, appartenaient aux 18e et 19e siècles,
aux ouvriers de la filature de "Neufmoulin" de Froidthier.
Après la traversée du Bois d'Ansy, les randonneurs parviendront à l' Abbaye du
Val Dieu.
C'est en 1216 que les Cisterciens installèrent leur monastère au confluent de la Bel
et de la Berwinne.
Les bâtiments, à part quelques vestiges romans, datent majoritairement des
XVIIème et XVIIIème siècles. On y trouve toujours les différents éléments d’une
exploitation agricole (brasserie, écuries, grange et moulin) ainsi que l’église abbatiale
reconstruite au XIXème siècle et qui a été érigée en basilique après la seconde guerre
mondiale.
L'abbaye avait eu une grande tradition brassicole qui renaît depuis quelques
années grâce à des "mains" laïques qui ont repris la brasserie du Val Dieu mais toujours
dans l'enceinte des édifices monastiques.
Sur le parking, le car attendra, pour embarquer celles et ceux qui le désirent, après
12 km de découvertes.
Le reste de la troupe s'engagera dans une montée assez longue vers le très beau
point de vue de Saint Jean Sart.
Le village, dont l'histoire est liée à celle de l'abbaye du Val-Dieu, est né au début du
XIIIe siècle, comme en témoigne l'inscription arborée par la fontaine Saint-Jean, berceau
du village : « J'ai vu naître Saint Jean-Sart - 1216 ». On trouve déjà mention du village
dans un écrit de 1213.
Par prairies et tourniquets, les marcheurs passeront par la c hapelle S te Anne,
datant de 1658, mais largement transformée depuis !
Plus loin, l'ancienne ferme de la Strijk (XVIIIe siècle) convertie en hôtel restaurant.
Et voilà enfin Aubel et sa place Nicolay terme d'une escapade de 19 km.
De mémoire d'homme, cette villette a toujours été le centre économique du Pays de
Herve, grâce notamment à son marché aux grains qui a perduré jusqu'à nous pour devenir
un marché aux produits frais bihebdomadaire.
Le nom d’Aubel apparaît pour la première fois en 1248 sous la forme d'Able. Sans
doute doit-on voir dans ce nom le « albula » latin, « la petite (rivière) blanche ».
Le verre de l'amitié se prendra au café Pastinger, Place Nicolay à Aubel.
Iserentant.
La guide du jour : Marie- Thérèse
E x c ursi on d u 23 oc t obre 2 0 11
"A la découverte du Hageland", ses vignobles, son
patrimoine architectural et naturel.
Le Hageland
Si vous êtes à la recherche d'un peu d'alternance entre nature et culture, nul endroit
n'est mieux indiqué que le Hageland. Châteaux et lieux de pèlerinage, vastes champs et
bois marécageux, arbres fruitiers et vignobles, tout cela se trouve dans un mouchoir de
poche.
Le Hageland est limité au Nord par l’imposante vallée du Demer et par une longue
chaîne de collines, qui sont des bancs de sable pétrifiés, émergés d'une mer préhistorique.
Il est généralement admis qu'il est impossible de pratiquer la viticulture au-delà du
50 degré de latitude nord. Le Hageland se situe juste un degré au-delà de cette limite et
c'est ainsi que l'on y cultive la vigne sur les coteaux orientés au sud.
e
L'association d'un sol particulier, d'un excellent microclimat et du relief confère à
cette charmante région brabançonne un air plus méridional que sa véritable latitude
pourrait laisser soupçonner.
Lançons-nous donc à la découverte du vignoble, des richesses architecturales
et naturelles du Hageland.
La randonnée du jour va débuter à Gerolde; nous emprunterons un joli sentier qui
serpente entre des cultures fruitières. Cette sente va permettre de contempler la chaîne
des collines du nord de la vallée de la Demer. Un peu plus loin sur une butte se dresse un
moulin à vent, c'est le "Moulin de Gerolde".
Situé, au milieu de près de 700 ha de culture fruitière, cet ancien moulin à vent est
toujours en activité. Ce Moedermeulen date de 1667 et est le dernier témoin des nombreux
moulins en bois du Hageland. Planté sur la Hondsheuvel qui signifie la "Colline du Chien", il
est classé monument historique depuis 1935.
Par un petit chemin bordé de champs, nous rejoindrons une petite route où ça et là
trônent quelques maisons, pour ainsi rejoindre la réserve naturelle "Wijngaardberg"
appelée aussi le "Mont des Vignobles".
Cette réserve naturelle à une superficie de 12 ha et est gérée par l'asbl "Natuurreservaten".
L'allée rectiligne présentera tout d'abord, sur la droite, d'immenses cultures fruitières
et, sur la gauche, vous pourrez apercevoir des restes de mur. La réserve était en effet
ceinturée du "Wijngaardmuur", un rempart long de 2 km, haut de 2 m et large de 2 m en
grès ferrugineux. Sans doute avait-il pour mission de protéger les vignes du vent.
Il nous restera à descendre une petite piste qui aboutira en plein cœur du vignoble,
situé dans un décor verdoyant et pourtant à deux pas se trouve l'autoroute. C'est dans ce
décor que la troupe continuera son escapade avant de rejoindre l'abord de l'autoroute qu'il
faudra franchir, par le passage d'un pont.
Une fois passé ce brouhaha, notre chemin mènera à une autre réserve naturelle qui
s'appelle
le "Beniksberg", nous suivrons la crête boisée et ensuite entamerons une courte montée
pour sortir de la réserve par des échaliers. Après cette manœuvre, la troupe rejoindra un
sentier qui procurera un très beau panorama sur le Hageland et ses vignobles, que l'on va
parcourir tout en descente et ainsi rejoindre le premier parking où le car nous attend, avec 9
km parcourus.
Je ne peux que conseiller aux faniatiques de parcourir les cinq prochains kilomètres,
étant donné que la région ne nous a pas encore dévoilé tous ses charmes. Après un
itinéraire fait de petites routes et sentiers, un vaisseau planté là qui se mire dans ses eaux
va s'offrir à vous; c'est le Kasteel "Van Horst".
Le château fortifié médiéval de Sint-Pieters-Rode a été édifié au milieu d'un grand
étang. Il est mentionné pour la première fois en 1100 sous le nom de "Castellum Rode". Ce
n'est qu'en 1268 qu'il devient la propriété de Jean de Horst, qui donne son nom au château.
La cour intérieure présente un plan en forme de polygone régulier, une disposition typique
des châteaux médiévaux de campagne.
Des bâtiments originaux du 14ème siècle, il ne reste que le grand donjon carré et le
portail.
En 1489, il fut réduit en cendres lors des combats entre les troupes de Maximilien
d'Autriche et les Louvanistes. C'est la raison pour laquelle la plupart des bâtiments actuels
datent des 16ème et 17ème siècles.
Nous longerons la rive de l'étang, tout en admirant le château; il faudra ensuite
enjamber un pont en bois jeté au-dessus de la Winge. La Winge, dont les eaux sont encore
d'une qualité satisfai-sante à cet endroit, prend sa source à Sint-Joris-Winge et s'écoule
vers le nord pour se jeter dans le Démer à Werchter, après un parcours de 35 km. Le
ruisseau fait frontière entre Sint-Pieters-Rode et Houwaart.
Notre route croisera une nationale qu'il faudra traverser avec prudence ce qui
permettra de rejoindre le village de Houwaart, où le car sera présent pour reprendre les
marcheurs comblés.
Houwaart vient de l'ancien nom "Hald-er-Uth" qui signifie "Pays des Collines". Il est
le plus grand village viticole de Belgique En se dirigeant dans le village on pourra
apercevoir la statue
"Den Hagelander"; c'est un jeune homme en bronze s'appuyant à un pied de vigne et
tenant une grappe de raisins dans une main et un verre de vin dans l'autre. Inutile de dire
qu'il semble apprécier le tout.
Pour les véritables explorateurs, un circuit de 4 km leurs sera proposé. Nous
traverserons le village, emprunterons un petit passage derrière l'église, qui débouchera sur
la campagne et nous rejoindrons ainsi la chapelle Saint Joseph et les pentes raides du
"Houwaartseberg" garni de vignes.
La vigne a retrouvé sa place depuis 1973. Le cépage principal est le Muller Thurgau,
un raisin blanc résistant au froid. Au Moyen Age, le Hageland produisait des quantités
considérables de vin. Le malaise économique des 16ème et 17ème siècles fit disparaître cette
tradition.
Après avoir gravi le mont, notre parcours nous
guidera à travers bois, pour arriver au milieu de nulle part
ou un charmant bistro nous attend, situé en pleins bois.
C’est donc au Tienbundershof que le verre de l'amitié se
prendra, le tout dans un décor autrichien, vous pourrez
déguster de la bière et des limonades du pays.
Le guide du jour est : Michel Stavaux
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Excursion du 25 septembre 2011
LA NEUVILLE AU BOIS - MOCHAMPS - FOURNEAU
ST MICHEL (ST HUBERT)
Le début de l a b alade s e déroulera dans l a forêt de Fr eyr et p lus pr écisément
Freyr Septentrional.
Le territoire de Freyr présente la particularité d’être scindé en 2 blocs indépendants
par u ne r oute à 4 bandes, c lôturée à pl us d e 2 m de h aut, l a N 89 r eliant l a Barrière d e
Champlon à la ville de Saint-Hubert.
Cette contrée est limitée vers le Nord par la vallée de l a Diglette, le village de M ochamps
et la Converserie, vers l’Est par le village de Laneuville-au-Bois et la propriété privée de
Freyr Royal, vers le Sud par la ville et l’aérodrome de Saint-Hubert et vers l’Ouest par les
vallées de la Masblette et du Waveri.
A quelques 500 m de la Barrière Mathieu, par un large sentier, les faniatiques iront
traverser une première fois le Ri des chevaux Basseille, la Fagne Dubée et une seconde
fois, le ruisseau.
Encore un peu de plat au fond de la vallée et puis remontée vers le village clairière
de Laneuville- au- Bois par des petits sentiers tortueux et bien camouflés dans les arbres.
La f ormation du hameau se per d da ns l'Histoire, m ais el le est attestée au
XVIe siècle ; un diverticule romain y passe du sud vers le nord, et une hache polie y a été
citée dans les années 1950.
L'origine d u v illage est liée à sa pos ition, a u cœur de la f orêt de F reyr, pui squ'il
semble qu'une clairière y ait été investie comme lieu de travail, à la fois pour les sabotiers
et pour les charbonniers. Une aire de faulde est encore visible à l a sortie du village vers
Tenneville, l e l ong d' un s entier di dactique : c ette t race circulaire m arque l'emplacement
d'un monticule de bois, lentement consumé pour en extraire le charbon de bois.
Laneuville s era t raversé en q uelques e njambées et q uelques minutes, l e temps
d'admirer 3 ou 4 maisons de ce joli village perdu dans la forêt ; et puis nous rejoindrons "
La R ouge C roix": lieu o ù selon l a l égende, Saint- Hubert se s erait c onverti au
christianisme suite à une rencontre avec un cerf crucifère lors d'une partie de chasse.
C'est l à que nous retrouverons l e c ar après 6 km ; des t ables, d es b ancs ou l e
sous-bois nous attendront pour le pique- nique.
Après le repas, il faudra franchir TRES PRUDEMMENT la voie rapide (2x2 bandes
+ 1 terre plein)
Ensuite, t raversée de la Fagne Massa par des s entiers ai sés s ur 4 km pour
rejoindre le car sur la route de Mochamps.
Mochamps, h ameau isolé, situé a u c œur d' une c lairière m énagée, comprend un
total de 7 maisons, qui pendant longtemps ne étaient pas habitées en permanence.
Pour continuer, 5 km de descente jusqu'au "Pont C olle" en longeant tout d'abord
le ruisseau d e Bilaude dans l equel v iendra s e j eter l e ruisseau du pi ed d e Bœuf et qui
ensemble viendront grossir les eaux de la Masblette
A hauteur du Pont C olle, c eux q ui dés irent continuer pl us longtemps leur e ffort
abandonneront leurs am is m archeurs. P our ceux-ci il r estera 1 km de s entier bien pl at
pour atteindre le musée du fer et le parking un peu plus bas où le car stationnera.
Le Four neau S aint-Michel est un ensemble de musées situé dans la verte vallée
de la Masblette. Le bâtiment principal (le musée du Fer et de la Métallurgie ancienne) est
une anc ienne de meure de m aîtres des f orges datant du XVIIIe siècle et présentant u ne
cuisine et une forge reconstituées, munies de tous les instruments adéquats. Tout près, le
musée à ciel ouvert de la V ie rurale en Wallonie expose divers exemples d'habitat rural,
provenant de tout le sud de la Belgique.
Quant aux jusqu'au-boutistes, ils traverseront la Masblette pour remonter " Le Plain
St Mi chel" par une route malheureusement goudronnée, traverser le ruisseau du Habani
et descendre rejoindre le car après 5 km.
Le v erre de l 'amitié d evrait s e pr endre au bar " A l P êle" (tél 084/210024) ou à
l'auberge d u P revot (tel 084/210915 en f onction de c ritères d' affluence, d e c onditions
climatiques.....
Perot
Le g uide du j our es t Jean Marie
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Excursion du 26 juin 2011
PONT DE BONNE - CHÂTEAU DE MODAVE - PAILHE - VYLE ET
THAROUL.
Large croissant de terre parcourant la Wallonie d’Est en Ouest, le Condroz est une
région coupée par une succession de vallées parallèles.
Sur les hauteurs, on retrouve le psammite, une pierre dure, imperméable. Dans le fond
des vallées, l’eau de pluie a érodé le sol calcaire, recouvert d’argile. Condroz proviendrait
du nom de la tribu des «Condruzi » qui s’opposa aux troupes de Jules César.
Le départ est fixé à Pont de Bonne, hameau situé dans la vallée au croisement des
routes Liège- Dinant et Huy- Hamoir et au confluent du Hoyoux et la "Bonne".
Le Hoyoux prend sa source à Verlée, entre Marche en Famenne et Havelange. Sur
son cours de 29 km, la rivière perd 220 m d'altitude, c'est une des pentes les plus rapides
des rivières du pays.
Quittant le fond de la vallée, les faniatiques vont se hisser sur la colline où, sur son
rocher, le château des comtes de Marchin domine le Hoyoux de 57 m.
Au déb ut d e l 'époque f éodale, un i mportant donj on s e dressait déjà e n h aut du
rocher. On cite en 1233, un Walter de Modave comme propriétaire. Sa famille conservera
la fortification jusqu'au XVI e siècle. Il échoit enfin en 1642 à Jean de Marchin qui l'acquiert
pour s on fils. Partiellement détruit en 16 51 par l es t roupes l orraines, l e c hâteau es t
reconstruit en 1658, dans un style à la française.
C'est po ur l es fontaines du château d e M odave que Rennequin S ualem mit a u
point une machinerie qui sera plus tard développée pour fabriquer la Machine de Marly à
Versailles.
Poursuivant la promenade, les amis vont longer le mur de clôture du parc.
La piste d escend dans le vallon pour y traverser la rivière et remonter un affluent
vers le hameau de "Tibiémont".
De là, une descente mène à un ancien moulin ou il faudra traverser la rivière avant
d'emprunter un chemin conduisant au joli village en pierre " Les Avins" posé sur un relief
escarpé, taillé par le Hoyoux qui serpente au milieu de rives herbeuses et boisées.
Le site était déjà occupé dès l’époque romaine. Il faut toutefois attendre 817 pour que le
nom de cette cité apparaisse pour la première fois.
L'église paroissiale St. Martin siège sur un promontoire rocheux au-dessus de la vallée du
Hoyoux, elle est d ominée par s a t our romane ( classée) coiffée d ’une flèche bul beuse
depuis le début du XVIIIe s.
C'est au pied de cet édifice que le car stationnera. 7 km auront déjà été explorés.
Un petit chemin asphalté conduit jusqu' au lieu-dit "Les Communes".
Ensuite l'itinéraire descend jusqu'au ruisseau pour le longer puis remonter à travers
prés jusqu' à la route et la ferme "Le Roua"
Le car y sera présent, 9,5 km auront été parcourus.
Le groupe empruntera un large chemin en direction de Havelange. Bien avant d'y
arriver, il bifurquera vers la droite, afin de franchir la nationale puis parvenir au charmant
village de Centfontaine ou S aint-Fontaine. On en r etrouve d éjà l a t race en 1345. Outre
ses s uperbes c onstructions en moellons c alcaires, un at trait de l a l ocalité es t l e g ué d u
ruisseau Saint-Lambert au plein milieu de la rue principale.
Une petite route conduit à Pailhe que traverse la grand route Liège- Dinant où le car
y attendra celles et ceux satisfaits par 15 km de marche.
L'endroit était usité dès l’époque romaine. On y a découvert un tumulus : les fouilles
ont m is à jour une h ache polie venant d’une néc ropole m érovingienne de 31 t ombes
comprenant outils, bijoux et céramiques.
Le nom du bourg apparaît pour la première fois en 11 79 dans un acte de l’abbaye
de Saint-Laurent.
Auparavant Pailhe était un passage obligé pour les pèlerins. On y retrouve, en effet
une g rotte d édiée à l a V ierge M arie. C ette grotte ét ait l a première i nstallée en Belgique
suite aux apparitions à Lourdes.
Le chemin r emonte à la l isière du bois et a mène à la v illette d e "Vyle et T haroul"
terme d'une randonnée de 19 km.
Cette commune, q ui occupe l es 2 v ersants du ruisseau de Vyle, affluent du
Hoyoux, .a p our origine deux s eigneuries: Tharoul de l a principauté d e Liège, et V yle,
dépendant des Ducs de Brabant, possédant chacune château et fermes du XVIIIe siècle...
La seigneurie de V yle a s ouffert d es t roupes de L ouis X IV, de l a c élèbre "Guerre de l a
Vache "
La guerre de la Vache est le nom donné à une guerre qui a débuté à Andenne et
qui m it à feu et à s ang une s oixantaine de villages du Condroz de 1275 à 1278 faisant
environ 15 000 morts.
Le duc de B rabant, le pr ince-évêque de Li ège, le marquis de N amur, le comte de
Luxembourg et leurs vassaux r espectifs y étaient engagés, soutenant soit l e m arquis de
Namur, soit le prince-évêque de Liège, tous deux en dispute à cause d'une vache volée à
Ciney (dépendant de Liège) et retrouvée sur une foire à Andenne (dépendant de Namur).
C'est là que le car chargera tout les marcheurs pour les conduire à Tihange où une
équipe de faniatiques bénévoles nous aura concocte' un festin digne de la fête des guides .
Le guide du jour : Michel Lorens
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Excursion du 29 mai 2011
-
SART STATION - LA HOËGNE - ROYOMPRÉ - SURISTER - CHARNEUX SOLWASTER.
Le car déposera ses passagers sur le parking de l'ancienne gare à Sart Station (450 m).
D'emblée l a pr omenade d escend e n di rection d e l a v allée d e la H oëgne. Cette r ivière
bien connue qui prend naissance en Fagne de Polleur et termine sa course dans la Vesdre à
Pepinster au terme d'un parcours de 32 km. Les ondes prennent une couleur rougeâtre due à
la présence d'eau ferrugineuse et acidocarbonée.
Après avoir franchi l e g ué d u Ru des Mollets en pr ovenance de C okaifagne, les
faniatiques découvriront la célèbre rivière fagnarde au niveau de la cascade Léopold II (420
m).
Dans c ette c hute d'eau, les e aux d e l a r ivière s e précipitent de plus de 5 m ètres d e
hauteur, dans une profonde excavation que l'on connait dans le pays sous le nom de " Trô del
Hwègne". C'est un des points de mire des "promenades de la Hoëgne" inaugurées en 1899 par
la reine Marie- Henriette.
Pendant 9 km nous allons descendre cette torrentueuse rivière slalomant entre roche et
escarpement et passant sans cesse d'un versant à l'autre.
En aval, la cascade Marie-Henriette, également remarquable à cause du volume d’eau
qui s’écoule péniblement entre les énormes blocs de quartz qui encombrent le lit de la rivière.
Après les passerelles de Belle-Hé ou Belleheid et Michel Thorez, la scierie de l'ancien
Moulin Thorez le chemin un sentier continuant à jouer à saute- moutons avec la rivière.
La piste longe l'ancienne tourbière de Solwaster.
A cet endroit on extrayait et préparait la tourbe pour les bains de Spa. L'exploitation commença
en 1935 et en 1994 toute la tourbe utilisable était extraite du site. La tourbière fut abandonnée
et est devenue une petite réserve naturelle.
Ensuite, un minuscule hameau : Parfondbois (305 m).
Trois o u qu atre v ieilles h abitations y s ont i mplantées dans u n s ite de pr airies s itué a ux
confluents de l a S tatte e t de l a Hoëgne. Ne manquons pas d'y saluer d eux ân es broutant
paisiblement dans l'enclos rattaché à la vieille fermette ardennaise.
Plus lo in, les vestiges d' une ancienne forge et d' un fourneau. C ette forge fut c itée u ne
première f ois lors d'une do nation en 1480, on e n r eparle e n 1503. P lusieurs n oms furent
invoqués c omme " Le C hastelein" ou "Forges Racket". E n 1 609, el le ét ait e ncore e n a ctivité
mais ne fut plus citée par la suite.
Puis c 'est l a " plage " des S artois : la "Pierre P late" bien connue des amateurs de
baignades en eau fraîche.
L'itinéraire c ontinue à c aracoler d' une r ive à l 'autre j usqu'au R efuge de la "Marmotte"
située au lieu-dit " Croupets du Moulin". Croupet signifiant une petite colline.
Sur la rive gauche, un étroit sentier en corniche amène en bordure de Royompré (270
m.) Cet antique et idyllique hameau ne c omprenant que 9 maisons, était déjà cité en 1563 où
on parlait de la forge de "Ryonpreit"
Le car nous attendra à Royompré Plage (8 km)
La promenade contourne ce hameau en empruntant le GR 573.
Le car stationnera en bordure de la N629 et reprendra les repus de 10 km d'un parcours
jusqu'ici facile.
Après la traversée du camping de l 'ancien Moulin de Jalhay, et p assé la croix Ja cques
Pieret (7/11/40) les marcheurs atteindront "Trou Colas" (255 m).
Remontée du vallon de R au du Trou C olas, à t ravers l a Hé de C haumont, j usqu'aux
abords du plateau de Jehanster (300 m.)
Le chemin déambule entre les haies clôturant des vertes prairies, puis traverse le gué du
ruisseau, av ant d e r emonter un p etit b ois, t raverser deux pr airies et en fin atteindre Surister
(370 m).
Ce " village rue " tout en l ongueur, se situe sur un i nterfluve, c’est-à-dire sur une crête
avec de par t et d’autre deux ruisseaux : le Hélivy et le Botné. Sur la place, trône le perron du
ban de Jalhay. Détruit à la révolution française, il a pu être reconstruit à l’identique en 1992 sur
base d’une gravure et d’une pierre retrouvée .Une stèle de la « route des droits de l’homme » a
été installée non loin de là, pour former avec le perron un ensemble évoquant libertés et droits
si chèrement acquis par ceux qui nous ont précédés.
Le car y attendra les satisfaits de 14 km de découvertes.
Le reste de la troupe continuera vers dans la vallée du Rau de Botné, un gros affluent de
la Hoëgne.
A l'intersection des Ruisseaux des Prés Copa et de la Morette, un b eau chemin bordé de bois
et de pr airies grimpe pour at teindre l e s ommet d u pl ateau fagnard au ha meau d e Charneux
(360 m).
Charneux vient du wallon « tcharnale » qui signifie endroit planté de charmes.
Les amis heureux des 17 km explorés pourront y retrouver le car.
Après la traversée du hameau, les randonneurs s'en iront vers le vallon du R u de Dison.
Le chemin fait passer "En Gôspinô", au pied de l'arbre des sept frères.
Il s'agit d'une "cépée" de chêne dont sept rejets ont donné sept troncs vigoureux. L'intérieur est
un vide circulaire laissant voir le ciel. On raconte qu'au XIX e s iècle, un avocat propriétaire du
domaine, avait installé son cabinet de consultation à cet endroit et assis au milieu des troncs, il
recevait ses clients.
Gospinal est un mot al téré q ui s ignifie g rosse é pine. La m aison actuelle du g arde
forestier était anciennement l a m aison de campagne de l a société forestière di te de G ospinal
qui, vers 1863, avait commencé, dans le Bois Raslin, les premières fouilles pour l'extraction et
l'exploitation de la pierre -à-ardoise. .
Une petite r oute descend jusqu'à la Sawe. Rivière issue des t ourbières d e l a G rande
Fange .
Le car y attendra les "déjà fatigués" de 19,5 km
Les pl us vaillants suivront l a Sawe jusqu'à s on e mbouchure d ans l a Statte, née des
tourbières de Wihonfagne et de la Haie Henquinet
Ce site spongieux est en tout points remarquable.
Quelques caillebotis, puis un chemin encaissé amènent au cœur du village de Solwaster
(370 m), terme d'une randonnée de 21 km.
Ce petit village pittoresque et authentique, né il y a environ 700 ans au pied de la fagne,
a su conserver la majeure partie de son habitat traditionnel, fait de petites fermettes en pierre,
toutes bât ies s ur l e m ême modèle de b ase et, po ur l a pl upart, c onstruites a u dé but du XVIII°
siècle. Plusieurs de ces fermes sont reprises au patrimoine de Belgique.
En 14 57 d éjà, l es habitants j ouirent du dr oit de bo urgeoisie. Le Perron, s ymbole de s
libertés communales y fut dressé par les liégeois.
Le guide du jour : Désiré Lovinfosse.
Le verre de l'amitié se prendra " Au Beau S'Art" Place du Marché, 77 à Sart-lez- Spa.
Sources: l es dét ails de la bal ade fournis par l e guide , Carte IGN 50/1-2,Guide du p lateau d es H autes f agnes
(R.Collard et V.Bronowski)
Terre de Hoëgne et de convivialité GAL Jalhay-Theux, Sites web sur la vallée de la Hoëgne et Sart
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Excursion du 4 décembre 2011
Eben Emael - Lanaye - Eben Ezer - La vallée du Geer - Wonck
La balade du jour se déroule entre la pittoresque vallée du Geer (yeker) et celle plus
colossale de la Meuse
Un peu de géographie locale:
À cheval sur les provinces du Limbourg et de Liège, le Geer se joue de la Flandre et
de la Wallonie en ignorant la frontière linguistique. Cette rivière fantasque serpente dans la
province de Liège, pénètre dans le Limbourg, le quitte sans remords, pour finalement
terminer sa course vagabonde dans la Meuse à Maastricht. Dans ce pays de cultures et de
champs, le Geer et la Meuse ont tracé de beaux sillons verdoyants.
Un peu d'histoire locale:
La vallée du Geer fut un des champs perpétuels de bataille de l'Europe. Ambiorix, roi
des Eburons (territoire allant notamment de Tongres à Maastricht), est passé à la postérité
pour sa résistance aux légions de César.
Le 14 octobre 1213, les milices liégeoises regroupées autour de la bannière de Saint-Lambert
vainquirent les troupes du duc de Brabant à Steppes. Les troupes victorieuses du prince
évêque étaient parties de Glons.
Les sièges successifs de Maastricht ont eux aussi laissé leurs traces dans la vallée du Geer,
chaque fois dévastée par les grandes guerres de religion. Aux habitants de l'endroit, il ne
restait qu'à se réfugier dans grottes et carrières pour échapper à la furie fanatique des
hommes.
La période hollandaise ramène paradoxalement la paix dans la région. La guerre 14- 18,
malgré la mort de civils à Canne et à Wonck, épargne la vallée du Geer. Le réveil sera
d'autant plus brutal en mai 1940, avec la prise, des le 10, du fort d Eben-Emael.
Un peu de géologie locale:
La balade se déroulant en grande partie sur la montagne Saint-Pierre. C'est 50
hectares de nature.
Le sous-sol crayeux et l'ensoleillement particulier de la réserve naturelle de la
Montagne Saint-Pierre ont permis le développement d'une faune et d'une flore uniques par
leur caractère méridional.
La montagne Saint-Pierre est un gruyère. Très tôt, dès le Néolithique, les hommes ont creusé
dans le calcaire des galeries pour trouver le silex, matière première pour la fabrication
d'outils.
Plusieurs dizaines de kilomètres de réseaux souterrains ont ainsi été creusés. Par la suite,
l'extraction du tuffeau a donné naissance à d'inextricables labyrinthes qui seront ensuite
exploités comme champignonnières. Ces galeries ont aussi servi de refuges pour les
autochtones en temps de guerre. Aujourd'hui, les chauves-souris ont remplacé les hommes.
Le calcaire a pétrifié de remarquables fossiles. En 1780, on découvre des restes de
grands reptiles marins, notamment le fossile d'un saurien marin, le mosasaure, qui date de
65 millions d'années. Récemment, un fossile de tortue marine géante (plus de 2 m de
diamètre) a été extrait, nouvelle preuve que la mer s'avançait au-delà des plaines de la
Flandre. La mer recouvrait la région il y a 78 à 65 millions d'années.
Un peu de balade locale:
Elle commence à l'église d'Eben-Emael. Nous sommes ici à la frontière limbourgeoise
entre la Campine et la Wallonie, où s'écoule le Geer, parfois paisiblement, parfois torrent
impétueux.
Un sentier herbeux prend naissance derrière l'église. Celui-ci amène au bord du Geer.
Nous traversons un beau petit parc public, le biotope de la "Guisette"(ou héron), aux
petits étangs constituant une mini réserve naturelle.
Un sentier serpentant le long de la rivière conduit au site du Fort d'Eben- Emael, une
des plus puissantes fortifications d'Europe. Pourtant cette forteresse, gardant le passage du
canal, fut un colosse aux pieds d'argile. A l'aube du 10 mai 1940, agressions du Reich sur la
Belgique. L'état major allemand lui a réservé une des premières attaques aéroportées de
l'histoire moderne. Telles de frêles libellules, 11 petits planeurs se posèrent silencieusement
sur les toits du fort. Les troupes aéroportées allemandes (84 soldats) parfaitement entrainés
neutralisent ses coupoles avec de très puissantes bombes à charge creuse. Ils s'emparèrent
sans coup férir de l'imposante défense sans qu'elle n'ait pu tirer le moindre coup de canon.
Les 800 occupants ne purent guère se défendre contre la " blitz krieg" (guerre éclaire) nazie.
Sont tués 25 soldats belges et 5 allemands. Après ¼ d'heure le fort doit se rendre.
Après le fort, 200 m un chemin bétonné faisant partie du vaste réseau de pistes
cyclables du Limbourg. La ligne 114 remonte ainsi toute la vallée du Geer.
Peu après avoir longé la voie lente, s'annonce la première ascension amenant sur le
toit du fort. La balade fait le tour du domaine militaire, passant entre les tourelles de tirs et la
tranchée de Caster, toute proche.
Au sommet, autour de nous, de vastes horizons s'échappent à l'infini, parfois ponctués
d'arbres isolés. Contrairement au plateau Hesbignon tout proche, l'agriculture intensive n'a
pas uniformisé la campagne. Ici à là, des haies des bosquets et des vergers parsèment
toujours le pays du Geer.
La promenade sort du domaine militaire par des portiques tournants, puis longe la
crête et arrive à la coupole d'observatoire d'Eben 1.
Ici, s'offre un point de vue exceptionnel dominant l'écluse de Lanaye.
Le changement de décor est brutal, étonnant. Des petits vallons cossus du Geer, notre
regard plonge à 180 ° dans la vaste vallée de la Meuse .La terre de Hollande est à un jet de
Pierre. A nos pieds, la tranchée de Caster se dévoile, telle une coupe à la serpe au milieu de
la colline. Dans l'échancrure, le canal se faufile entre les falaises de calcaire.
L'écluse de Lanaye, c'était 16 m de large sur 135 m de long. Avec les travaux qui
viennent de débuter, l'ouvrage devra passer de 25 m sur 225 m. Il s'agit d'élargir la porte
d'entrée (une 4e écluse) des bateaux vers les Pays-Bas. Si le port d'Anvers est le 2e port
d'Europe (le 11e port mondial), celui de Liège n'est rien d'autre que le 3e port fluvial
européen. En cause, la position stratégique de la cité ardente, au cœur d'un réseau fluvial
des plus denses, en lien avec Anvers via le canal Albert et, grâce à la Meuse bien sûr, avec
les Pays-Bas.
Les éclusent de Lanaye accueillent plus de 20.000 bateaux marchands par an et c'est 10,3
millions de tonnes qui ont transité en 2010.
En contre- bas, à droite, on aperçoit le clocher de l'église du petit village de Lanaye.
La rando traverse ensuite un bosquet, longe un moment le "Tier des V ignes", puis
descend dans une ancienne carrière de craie, truffée de grottes.
La vue embrase avec ferveur la vallée de la Meuse et du canal Albert de Visé et Maastricht.
Nous arrivons au pont haubané de Lanaye.
Le tour continue, au pied de la Montagne St Pierre, à travers la réserve naturelle du
"Tier de Lanaye", puis celle du "Tier de Nivelle".
Tout au bout, face à la cimenterie de Lixhe, un court sentier transversal en rude
montée conduit sur le sommet de la crête non loin de la carrière de Loën.
L'itinéraire passe à travers champs jusqu'à une ancienne carrière de tuffeau devenue
réserve naturelle de "Heyoul". C'est le pays des carrières.
A Wonck, Eben, Emael et Canne, on extrayait le tuffeau dont les blocs, sciés et équarris qui
servaient à la construction de nombre de maisons, châteaux, églises.... .
Au sortir de la réserve, la sente se faufile à travers vergers jusqu'au Geer, qu'il faudra franchir
à l'ancien moulin de Lava.
Un étroit sentier conduit au village d'Eben.
C'est à l'église que le car attendra. 9,5 km auront déjà été explorés
Plus loin se dresse la célèbre et fantasmagorique tour de la paix d'Eben-Ezer.
A Eben surtout, le silex était exploité au profit de différentes industries. Il servait à revêtir les
moulins concassant les matières premières nécessaires à la fabrication de porcelaine et
tapissait le fond des fours à chaux. Un usage prolongé, aujourd'hui, dans les cimenteries
toutes proche de Lixhe. L'âge du silex n'est pas prêt de prendre fin.
A Eben-Ezer, de 1948 à 1964, Robert Garcet, carrier autodidacte idéaliste et pacifique
a construit de ses mains une tour en gros moellons de silex dédié à la paix universelle.
Véritable chef-d'œuvre d'art naïf, le bâtiment surmonté des 4 chérubins de l'apocalypse (
l'aigle, le Sphinx, le Taureau et le Lion) qui veillent sur les 4 points cardinaux. Il abrite un
musée du silex. Mort en 2001, Robert Garcet s'affichait prophète de la paix. Ce carrier a
mené une rude bataille en vue de lui obtenir le droit à l'objection de conscience.
Le chemin continue à monter, légèrement le long de la crête de la réserve nat urelle
d'Eben-Ezer. A droite, vaste horizon sur la grande carrière de Romont et les champs du pays
flamand.
Au sommet, un étroit chemin descend jusqu'au faubourg Nord de Wonck.
C'est là que stationnera le car, 12 km auront été visités.
Le circuit longe le Geer jusqu'aux verdoyantes prairies et vergers de Peronne. Les
bocages et les tilleuls trahissent ici un pays humide et riche de limon.
Bifurcation en direction des "Tawes S t G ermain", puis du " c hamp- pays" situé au
dessus du Tunnel du Geer.
Le car stationnera à la ferme " La Petite Pommerie" afin de récupérer les marcheurs
satisfaits avec 15,5 km de notre escapade.
Les " finalistes" n'auront plus qu'à dévaler la colline jusqu'aux prairies du "Grand
Surdan" encerclant le Geer, qu'ils suivront jusqu'au faubourg sud du village de Wonck.
Nous voici donc arrives au terme d'une balade bourgeoise et longue de 19 km.
Le guide du jour : Albert Lemarchal
Un peu de détente locale:
Le verre de l'amitié se prendra au Moulin du Broukay situé au pied de la Tour d'EbenEzer
tél : 04/ 2869279
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Excursion du 4 septembre 2011
BARVAUX EN CONDROZ - BOSSERET - MORESSÉE - HEURE - WAILLET.
Pour débuter le second semestre nous voici de retour dans le Condroz
Large croissant de terre parcourant la Wallonie d’Est en Ouest, le Condroz
offre aux regards un paysage en ‘montagnes russes’, fait de pics et de vallées
pittoresques entourées d’un grand nombre de zones boisées. De nombreuses
rivières sinueuses laissent apparaître au détour d’un méandre les murs d’un village
au charme d’antan.
Le départ de la balade aura lieu à la sortie de Failon; Les faniatiques s'en
iront à travers la campagne condruzienne pour admirer non pas " des champs de blé
d'or ondulants aux rayons du soleil levant" mais tout simplement des champs
moissonnés, le climat en ayant décidé autrement.
Sans nous attarder outre mesure, nous gagnerons Barvaux. Après ces 4 km,
l'itinéraire longe quelques étangs; probablement qu'un cerf vous observera aux
détours d'un tournant, qu'une oie vous tournera le dos un peu plus loin: aucune
crainte à avoir, le béton est solide.
Après cet intermède, les marcheurs graviront " Le Blaimont" pour redescendre
longer la Somme jusqu'à "la Foulerie" hameau bien isolé au fond de la vallée.
Une petite côte bien raide et hop, nous voilà au début de la grève qui mène au
château de Ramezée entouré de ses arbres remarquables.
Le castel de style fin XVIIIème siècle a été acquis par la famille Borel de Bitche qui
l'a restauré en respectant l'architecture et le style de l'époque et transformé en hôtel
de charme
Les interdictions répétées tout au long du sentier emprunté ne permettront pas
de s'éloigner du droit chemin qui mène à la sortie du hameau de Bosseret.
Un large sentier tout en descente conduira à Moressée où nous trouverons le
car après 11,5 km.
Une côte, une descente, 3 km et voilà Heure: fin de parcours pour ceux qui
se sentent fatigués.
Ils auront l'occasion d'admirer la tour carrée de l'église millésimée de 1611.
Quant aux " pas encore épuisés" un sentier abrupt
affleurent, les conduira aux "quatre tilleuls".
où les bans de schiste
Puis à la réserve ornithologique de Jalna. Cette réserve appartient à la Ligue
Royale Belge pour la protection des oiseaux et regroupe entre autre 99 espèces
d'oiseaux.
Ensuite une descente vers le ruisseau du "trou du loup" à traverser pour
rejoindre, après 5 km à travers le "bois d' Heure" et la " Haie Cu rie", Waillet: petit
village qui réparti sur 7 rues, s'étire près du ruisseau de l'Ourgnette.
Le guide du jour : Jean Marie Perot
Le verre de l'amitié se prendra "Chez Nicole " à Baillonville tél: 084 31 14 28
Sources: les détails de la promenade sont fournis par le guide
cartes IGN 54/3-4 et 54/7-8
sites web sur le Condroz
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Excursion du 5 juin 2011
BANNEUX - L'EAU VIVE - PEPINSTER - CHÂTEAU DES
MAZURES - FRAIPONT - NESSONVAUX.
Le départ se prendra du restaurant " l'Eau- Vive sur la Route " à Banneux,
près du sanctuaire de la Vierge des Pauvres, sur la N666 Banneux Pepinster.
Les r estaurants a ppelés "L'Eau V ive" sont d es l ieux d' accueil e t
d'évangélisation où les T ravailleuses M issionnaires, de c ultures di fférentes,
travaillent dans un esprit de prière, d'offrande pour le monde.
Mais l'heure n'est pas encore à s'attabler !
Tout d' abord, u n c hemin c onfortable en d escente c onduit a u ruisseau de
Wisselez.
La pr omenade s uit l e r uisseau av ant de bi furquer v ers l e c harmant v illage de
Rondehaye.
Une p etite r oute as phaltée rejoint u n au tre joli v illage de R aborive, o ffrant de très
belles vues sur "la fenêtre de Theux"
Au milieu des prairies, apparait le hameau de " Sur les villers".
Le chemin à mi-pente de la rive gauche de la vallée industrielle de la Hoëgne,
va conduire successivement aux Hauts- Sarts, El Fagne et les abords de Pepinster.
Une g rimpette vers l e bel védère d e "Mousset" o ffrant u n s plendide p oint d e
vue sur Pepinster.
Le "chemin du Duc" bordé à gauche par des prairies et à droite par un coteau boisé
débouche sur le domaine des Mazures.
Ce do maine a ét é c rée d e t outes pièces a u 19 e s iècle sous l 'influence d u
romantisme de l'époque. Tout y est factice: ce sont de fausses ruines: le château, le
parc, l a t our et l a ferme ( Oberbayern) ont été i nstallés l à po ur l e pl aisir des y eux
formant, s elon l es di res d e l a r eine M arie- louise, un aspect d 'opéra c omique.
Actuellement il ne reste plus du castel que la chapelle.
Le guide envisage l'arrêt pique-nique à la tour du domaine appelée Tourette.
Le parcours entre M ousset et B êcoyin permet d' admirer de vastes
perspectives s 'ouvrant s ur un spectacle étonnant qui f ait pr endre encore m ieux
conscience de la singularité du "Parcours de la Vesdre". Elle multiplie les coudes, les
angles, l es b oucles, l es méandres c omme si el le avait v oulu échapper à l 'emprise
des diverses fabriques.
A Becoyin, où, 11 k m auront été parcouru les amis qui le désirent pourront
écourter leur escapade.
La piste remonte le très joli ruisseau du Fond des Trois Bois.
Arrivé à un e p etit oratoire j ouxtant un c imetière e n bordure de l a r oute
Banneux-Trasenstère- Nessonvaux, où 15 km auront été explorés et l e g roupe
retrouvera le car. Celles et ceux qui le souhaitent pourront s'y arrêter.
Un pet it c hemin en descente, d ans l es bois m ènera à Fraipont où l e c ar
sera aussi présent.
Fraipont est le nom d'un très ancien hameau situé près d'un ancien gué de la Vesdre,
sur l a Voie d es A rdennes (qui primitivement c 'était probablement l 'axe d' Atuatuca
Tungrorum à Augusta Treverorum, de Tongres à Trèves.
Le reste de la troupe, empruntera une petite route en montée suivie d'un étroit
chemin à flanc de colline.
Un chemin didactique des zones humides, bordé de m ultiples espèces d'arbres, les
mènera à Nessonvaux, terme d'une escapade de 20 km.
A l'origine, Nessonvaux était cité pour la première fois en 1437 sous le nom
de « Ason Vaux » ou « Asonvaux », ce qui veut dire « être au bout de Vaux ».
Si la plupart de nos villages ont grandi autour d'une église, Nessonvaux, par
contre, s'est développé en harmonie avec son maka.
Le l ieu-dit d evint un e en tité attractive à par tir d e 1 498 q uand H enry
DOMBRET y construisit la première usine. Celle-ci est définie comme un « marteal »,
c'est-à-dire une usine à battre les métaux.
C'est s urtout p our l 'usine d' automobiles Imperia qu'elle a une pl ace da ns l 'histoire
industrielle belge.
Le guide du
jour :
Albert
Lemarchal
Le verre de l'amitié se prendra au café "Chez Flo" rue Neuve, 8 à Pepinster tél.
087/48 02 54
FANIA
Siège social: rue Jos. Lambremont ,26
4020 Liège
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Excursion du 6 février 2011
HAMPTEAU ♥ WAHARDAY ♥ GRIMBIEMONT ♥ CHAMPLON ♥
VERDENNE
Si
les pluies, les neiges, le verglas et autres intempéries de ces derniers temps le
permettent, voici ce que votre guide (bien aimé ??)Vous propose : une rando en province du
Luxembourg dans la région de Marche en Famenne.
Le car conduira les faniatiques non loin de Hotton, à Hampteau.
La partie ancienne du village, implantée à proximité de l'Ourthe, forme un groupe
pittoresque grâce aux vieilles maisons et nombreuses fermes en long en moellons calcaires ou de
grès. On y trouve aussi un ancien moulin.
Hampteau est connu pour ses vergers et réputé pour ses bonnes adresses gastronomiques.
L'église Saint-Michel est un édifice de tradition classique, construit en 1835 en grès et calcaire.
Elle fut agrandie en 1887.
Le
départ sera donné près du cimetière et pour ne pas salir trop tôt nos chaussures de
marche nous suivrons la piste cyclable Hampteau- Rendeux sur quelques centaines de mètres.
(Comme il est prévenant, le guide !!!)
Ensuite,
un sentier creux en grimpette rejoint un large chemin presque plat qui longe le
"Bois de Hampteau".
Arrivés à un réservoir, les marcheurs bifurqueront vers la route Hotton-Grimbiemont.
De là, une descente à travers "le bois de la Fontaine" pour ensuite franchir
le ruisseau de
Houbompré et bien entendu remonter jusqu'à" la croix ND des Champs" à l'orée de Waharday.
A ce point, 7 km auront été sillonnés et le car sera présent.
5 km plus loin, par des sentiers au faible dénivelé, peu ou très boueux, les marcheurs
devraient retrouver le car aux abords du village de Grimbiemont.
Implanté sur un versant sud dans un paysage vallonné et aux facettes variées, ce village
est
arrosé
par
la
Hédrée
et
jouit,
dit-on,
d’un
climat
privilégié.
Il offre quelques beaux points de vue sur la vallée de la Hédrée et les reliefs qui s’étendent au sud
de la route qui va de Marche à La Roche.
Grimbiémont compte quelques maisons en colombage et des fermes du XVIIIe et XIXe s. une
chapelle du XIe s. ainsi qu’un ancien moulin à eau remarquablement restauré (propriété privée) où
plusieurs meules, les unes dressées, les autres couchées, sont encore visibles de la route.
C'est sur sa colline qu'est perchée l’église Saint-Remacle, bâtie en brique et pierre bleue en 1872.
Une route goudronnée mène "Au champ Bohé" et de là un sentier descend jusqu'au "Ri del
Deffa" pour remonter à Champlon Famenne : fin de la boue pour les amis qui le désirent: ils auront
découvert 16 km.
Champlon-Famenne est un petit village-clairière, entouré de bois, accroché au versant
sud-est de la cuvette famennoise. Autrefois, les vergers étaient peuplés de cerisiers et, aujourd’hui
encore,
le
village
célèbre
chaque
année
la
Fête
des
cerises.
Ses curiosités sont la chapelle Saint-Pierre (1875), de beaux volumes perpendiculaires en
moellons calcaires abritant logis, étables et granges, des maisons typiques en colombages du XVe
s. dont une ferme famennoise classée en 1991, un abreuvoir en pierre bleue et diverses fontaines
récentes.
.
Il restera 3 ou 4 km à travers bois et champs pour terminer la balade à Verdenne
Verdenne a beaucoup souffert de la Bataille des Ardennes à Noël 1944. Une rue porte
d’ailleurs le nom de "Rue Noël 1944 " en souvenir de ce triste jour.
Un monument a également été érigé à la mémoire de plusieurs résistants abattus en septembre
44.
La chapelle Saint-Hubert, en moellons de calcaire et grès datée de 1857 a du être restaurée après
1944.
La vaste propriété privée du château de Verdenne date de 1860 et est entourée d’un arboretum
comprenant une collection de quelques 150 espèces d’érables.
Le guide du jour : Jean Marie Perot
Le verre de l'amitié se prendra Chez Nicole à Baillonville tel: 084 31 14 28
Sources : Les détails de la balade fournis par le guide.
cartes IGN 57/ 7-8 et 55/5-6
sites web sur la région
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Excursion du 6 mars 2011
LE SUD HEUVELLAND HOLLANDAIS ET LES FOURONS.
Le sud Heuvelland est compris entre Eijden, Margraten et Vaals.
Cette contrée, dont M aastricht est la capitale, est l imitrophe de 3 pays. A s avoir à l 'ouest, l a
Wallonie française, au sud le vlaamseland( de Voeren),et à l'est l'Allemagne.
Le "Heuvelland" ( Petite S uisse H ollandaise) es t l e pr olongement géologique nat urel d u
Pays de H erve et des Fourons tout proches. Il se surnomme avec ironie et gentillesse " Dutch
Mountains" pour son paysage vallonné peu habituel aux Pays-Bas.
Cette t opographie a p ris f orme i l y a des m illiers d' années l ors du dépl acement des plaques
terrestres.
La Marne, de couleur jaune, est typique pour la région.
Place maintenant à la balade qui débute à Sint-Geertruid (NL).
Le départ aura lieu face à la belle et ancienne église Sint- Geertruid de style roman.
Le Valkenburgerweg, c ontourne l e v illage pour at teindre rapidement l e h ameau de
Herkenrade.
Ensuite, le Trichterweg conduit au joli village de Mheer.
Au passage nous pourrons admirer un château, une belle église, et la vieille grosse ferme "Je
snoet".
Maintenant, la promenade aborde le "Hoogbos" ( bois d'en haut).
Le petit chemin de "Steegstraat" , le traverse sur toute sa longueur.
Voilà bientôt la frontière hollando-belge.
A dr oite du c hemin s e t rouve un e a ncienne borne, da tée de 18 45, f rappée des armoiries de
Nassau et de l'aigle bicéphale.
Ici commence la partie fouronnaise de l'escapade
"Les Fourons" sont en quelque sorte un corps étranger englobé dans la grande et fière Wallonie.
( Une ardeur d'avance !) En effet, "De Voeren" sont physiquement séparés du Limbourg Belge.
Les Fourons furent Brabançons( et oui !) pendant 6 siècles avant de passer à Liège puis 1963,
au Limbourg.
Ce territoire doit son nom à une petite rivière, de Voer ( le Foron).
Il se c ompose d e 6 communes( M ouland, F ouron- le C omte, F ouron- St M artin, F ouron-St
Pierre, Remersdael et Teuven) qui sont traversées par les vallées de la Berwinne, du Foron, du
Noo, du Veurs et de la Gulpe.
Malgré l es di sputes r écurrentes, ar bitrées par l es allochtones h ollandais, l es F ourons
sont u ne attrayante région r urale aux m ultiples c uriosités. E lle pr ésente un r elief as sez
prononcé, l'altitude oscille entre 5 et 287 m et les vallées sont extrêmement découpées.
Justement, le joli bois "Hoogbos" que nous traversons est situé dans le creux de 120 m
d'un plateau circulaire avoisinant les 170 m.
Sur l e t rajet,, l a v allée de l a V oer, t oute pr oche a pparait par i ntermittence. A u l oin, l es
localités francophones de Berneau et Warsage.
Un beau sentier pédestre entre les arbres fruitiers mène à 'sGravenvoeren ( Fouron- le
Comte)
Baigné par la Voer qui se faufile entre les maisons puis disparait sous l'ancienne ferme voutée
des jésuites (1620) place Klinkenberg, Fouron-le Comte a une côté typique avec son église St
Lambert et les façades du 18 e des fermes voisines.
Ici, 10 km ont déjà été explorés.
Reprenant u n peu de haut eur l es r andonneurs, v ont em prunter u n s entier e n pe nte
douce passant par la "Wittekapel" (chapelle blanche) puis en dessous du vieux chemin de f er
reliant Visé à l 'Allemagne (Attention à l'accumulation de boue dans le tunnel) pour aboutir à la
ferme de la " Verte Heyd" (190 m.)
Ici c'est une autre frontière, celle linguistique (de plus en plus solide !) entre le pays flamand et
le pays wallon.
Nous sommes dans la banlieue de Warsage (220 m).
C'est à c et en droit q ue l es marcheurs suffisamment fatigués p ourront reprendre le ca r. Ils
auront parcouru 12 km.
Plus lo in un chemin b ordé de pr és redescend, offrant de t rès b elles per spectives s ur
quasiment toute la vallée du Foron.
Les randonneurs parviendront ensuite à Fouron- St Martin.
C'est dans cet endroit bucolique que les comblés par 15 km parcourus retrouveront le car.
Après avoir fait le tour de l'église St Martin (tiens donc !), le reste de la troupe suivra un
sinueux GR faisant passer par quelques mimi- hameaux et lieux-dits comme Mosdelle, Krindaal
et Veurs.
Le hameau de Krindaal se c aractérise pa r la pl antation as sez r écente de v ignobles
(principalement du Pinot Gris et du Chardonnay) sur les versants pentus.
Avant d'atteindre le hameau de V eurs, la p romenade e njambe le tunnel ferroviaire " De
Veurs" qui est le plus long du pays: 2070 m, et fait la liaison Visé et Aachen, il fut construit par
les Allemands au début de la guerre 1418 pour acheminer troupes, matériels et intendance vers
le front de la grande guerre.
Le c oin dont l e paysage a ét é s culpté par l e F oron et l e V eurs, est p articulièrement
vallonnée et toute beauté.
Le petit hameau de Veurs possède encore quelques maisons à colombages et en silex
très bi en c onservées C'est à c ôté d e l a superette que l e c ar r écupérera l es v aillants et
fan(i)atiques marcheurs fatigués après 19 km
Il r estera 1,5 k m aux m aso-marcheurs p our at teindre l e t erme de n otre r andonnée
dominicale de la Sainte Marie Thérèse immaculée conception à la fois du père Iserantant et de
cette machiavélique démoniaque balade.
En haut de la petite colline, le chemin redescend et offre de superbes perspectives sur
le château de la commanderie de l'ordre teutonique de Fouron-St Pierre.
Cet édifice majestueux fut probablement fondé en 1242 à la révolution française.
C'est i ci q ue l e F oron pr end s a s ource. Ses e aux" m urmurantes et c apricieuses"
alimentent un e pi sciculture d epuis 1885 da ns l e par c, l es douves et l es v iviers ent ourant l e
vieux château de la commanderie. On y élève différentes sortes de poissons de rivière allant de
la truite à l'esturgeon. La visite ( 2 € )est intéressante.
Le car stationnera sur le parking de l'église St Pierre ( mais c'est bien sur !!), après une
superbe et féminine randonnée de 21 km.
Le verre de l'ami- tié se prendra au centre culturel et sportif ( la 3 em e mitemps, quoi !) de Fouron St Martin 04/ 381 22 38.
La guide du jour est Marie- Thérèse Iserantant.
Les s ources d e la d ocumentation proviennent d u c erveau M ac- Avélique de M arie -Thérèse
Iserantant, inspiré par les élucubrations de Désiré Lovinfosse .....
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Excursion du 6 novembre 2011
Baraque Michel - Fagne de la Poleur - Le Bayehon - la Warche Xhoffraix - Mont.
La Baraque Michel: départ inévitable de la 1ere balade de novembre.
En effet, c'est à la Chapelle F ischbach tout à côté de la" Baraque Michel " que notre
association se réunit chaque année afin de commémorer les compagnons disparus.
Petit rappel historique sur le site:
L'auberge " La Baraque Michel" été fondée en 1811-1813 par Michel Henri Schmitz pour
accueillir les voyageurs traversant les solitudes fangeuses. Bon nombre d'entre eux furent
sauvés par les aubergistes.
Vers 1819, un de ces égarés, un certain Monsieur de Ronchêne, leur du son salut.
Quelques temps plus tard, en 1830-1831, son gendre, le Chevalier Fischbach, en
remerciement à la Providence, fit ériger un petit sanctuaire, dédié à Notre Dame de Bon
Secours, et qui porte son nom : la "Chapelle Fischbach". Elle est surmontée d'un clocheton, où
se trouvait un fanal que les Schmitz allumèrent chaque soir jusqu'en 1856, date de l'ouverture
de la route Eupen - Malmédy. Dès 1827, le Chevalier avait déjà fait placer à la baraque une
cloche qu'on sonnait à midi et le soir, ainsi qu'en cas de brouillard ou de mauvais temps.
Après cet instant de recueillement, les faniatiques s'en iront à travers la lande et les bois
rejoindre la Fagne de La P oleur dans la quelle prend naissance "Le P olleur" qui deviendra
plus loin "La Hoëgne"
Cette fagne s'étend 54 hectares, à une altitude moyenne de 600 m. Depuis 1984, elle a le statut
de réserve naturelle. Elle est une zone de recherche privilégiée pour les scientifiques, mais
remplit aussi un rôle didactique. Le sentier est très bien indiqué et équipé de panneaux
d'information.
Une sente en caillebottis traverse cette splendide zone fagnarde
Les amis vont ensuite emprunter un chemin de crête surplombant le Ru du Polleur et qui
les amènera au pont de Bèleu ou Beaulou. (Du nom du boisement se situant entre le Ru du
Polleur et la route Mont-Rigi- Malmédy).
Un chemin conduit à la Fagne du Setay, pour ensuite la longer.
La voie du fer y passait: des traces sont encore visibles.
Il s'agit d'un chemin qui connut une forte utilsation du 15e au 18 e siècle: il servait au transport
de fer brut fabriqué à Schleiden à destination des forges du pays de Liège. Son parcours
fagnard le menait de Kalterherberg vers Sourbrodt, le G'hâster, la vallée supérieure du
Bayehon, le Tchâne as Tchânes, les Trois Hêtres, Lonlou, les Stockai et Hockai.
L'itinéraire passe non loin de la "Cabane du N égus" dont il ne reste que les fondations,
en bordure de la Fagne de Fraineu.
Léon Rinquet, alias le Négus, (1891- 1974), titulaire d’un doctorat en sciences physiques
et mathématiques, recherchant la solitude, se sentira inexorablement attiré par les étendues
rudes et austères de notre haut plateau. Il s’établira dans une cabane de tourbe, dans la fagne
du Freneu et décidera d’y construire un refuge ayant la forme d’une isba russe. Ce refuge sera
détruit successivement par un orage, puis par les troupes allemandes.
Le car attendra sur un parking sur la route entre la Baraque Michel et Malmédy. 6 km y
auront été parcourus.
Il faudra ensuite traverser avec prudence la route en direction des Trois Hêtres.
Ces arbres multiséculaires ont été abattus fin du 19e siècle par les habitants des environs.lls
avaient servi de repère à un croisement de chemin allant de Hockai à Sourbrodt et des
sommets de Botrange à Malmédy. En 1960, trois jeunes hêtres ont été replantés à cet endroit
par les soins de l'Administration des Eaux et Forêts.
Continuant leur escapade, les randonneurs rejoindront le B ayehon qui a pris sa source
non loin de Botrange.
Sur la rive droite, un vieux chêne tortueux, classé par la commission Royale des
Monuments et des Sites en 1935, salue les promeneurs: c'est le Tchâne às Tchânes.
Cet arbre multiséculaire a servi de point de repère sur la "Voie du Fer".
Son tronc noueux, tordu et sa forme trapue sont les signes de la dure lutte qu'il n'a cessé de
livrer contre la fagne et le climat.
D'après J.de W alque, le "chêne des chênes" serait en effet le "chêne du chemin" le second
terme de l'appellation dérivant de "Tchan" qui peut notamment signifier " Chemin"
Un peu plus loin, un large chemin empierré traverse la rivière, celles et ceux qui le
désirent pourront alors rejoindre le village de Longfaye et le car.10 km ayant alors été
explorés.
Quelques mètres plus loin, la rivière vient longer le pierrier du Bayehon, Des genévriers
l'ont colonisés et s'y maintiennent: fait devenu rare sur le haut plateau.
Bientôt la vallée se creuse d'avantage et une brusque rupture de pente réalise une des plus
jolies chutes d'eau de l'Ardenne : La cascade du B ayehon. Les eaux font une dégringolade de
près de 9 m. dans une vasque profonde et quasi circulaire creusée dans le roc.
La rivière continu sa course, reçoit divers affluents, passe sous la route au "Moulin d u
Bayehon" et va se jeter dans la Warche.
Arrivés au confluent, les randonneurs vont escalader l'escarpement leur permettant
d'atteindre le village de Xhoffraix. Le car y stationnera pour reprendre celles et ceux satisfaits
de 15km de découvertes.
Les "Jusqu'au boutistes" s'en iront retraverser la route de la Baraque à Malmédy et arriver
à Mont au terme d'une randonnée de 19 km.
Le guide du jour : Michel Lorens
Le verre de l 'amitié se prendra au "Café Ardennais" à Hockai tél: 087/255098
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Excursion du 9 janvier 2011
NINGLINSPO BANOYARD  WINAMPLANCHE  CREPPE
BERINZENNE.
La balade de la fête des rois et des reines débutera à Sèdos (Nonceveux) à
l'endroit (140 m) où le Rau du Ninglinspo se jette dans l 'Amblève.
Nous allons remonter le célèbre vallon en direction de sa source située à VertBuisson à 420 m d'altitude.
Le Ninglinspo suit un parcours sinueux de 3,5 km en pente moyenne de 7,5 %.
L'érosion mécanique des eaux rapides et tourbillonnantes a creusé des chenaux étroits
reliant cuves et bains aux noms poétiques (cacade de la Chaudière, Bain de Diane, Bain
de Cerf, Bain de Vénus, Bain des Naïades etc....)
En léger contre-haut d'un sentier semi-sportif, un beau chemin large et facile suit au
plus près possible et pendant 3 km le vallon de ce sauvage et tumultueux ruisseau.
Au sommet, une petite sente sinueuse s'écarte du lit du Ninglinspo et pénètre dans
la forêt de conifères du bois de la Porallée.
Nous traversons le coupe-feu du même nom, aujourd'hui une limite communale entre
Aywaille et Theux et long de 7337,50 m.
Ces terrains dont le statut échappe à toute règle commune constituent un véritable
privilège ayant survécu à l'ancien régime.
L'histoire de la Porallée " pour aller" n'est qu'une longue suite de discussion, de
recherches, de droits, de procès, de meurtres ou de conflits.
Plus loin voici le plateau, c'est ici un paysage de bocages.
Nous laissons à notre gauche la Charmille du Haut Marêt longue de 573 m.
Erigée en 1885, la Charmille ou Berceau est composée de plus de 4500 charmes dont 70
% sont centenaires. Ce site classé, restauré en 1992, offre un lieu de promenade tout à
fait exceptionnel et unique dans la région.
L'itinéraire croise La Vequée, voie médiévale reliant la cité des Princes- Evêques à
l'abbaye de Stavelot.
La troupe poursuivra sa route par le chemin de Quarreux puis par l'allée Brouillards
d'Automne.
Divers chemins et sentiers entourés de haies vives, mènent à la croix P apet au
lieu-dit " Les Cours" au bord de la N606.
A v a n t 1 8 4 8 Une croix sert de point de repère à cet endroit pour délimiter la paroisse de
Desnié.
Plus tard, un homme très pauvret y a vécu dans une cabane, portant le courrier dans les
villages voisins. Des personnes à qui il a rendu service on fait placer une croix en son
souvenir.
Le car y stationnera, 6 km ayant été explorés.
La forêt d'épicéas succède aux bosquets.
Winamplanche et son agréable vallon, ainsi que la perspective de Spa, apparaissent dans
la trouée de Fagne Maron.
Le circuit passe par le hameau de Banoyard avant de traverser la forêt de feuillus
du "Tier d'Aiche".
Un sentier dans le talus, entouré de haies d'aubépines, descend dans le vallon du Rau du
Trou du Pouhon.
C'est à Winamplanche que le car attendra. 8,5 km ayant été sillonnés.
Son origine étymologique provient de l'ancien français "planche" qui signifie passerelle,
pont de boi s, et de "Wynand" dérivé du germain Wignand (wiga "combat" et nantha
"courage").
Les marcheurs vont remonter la jolie vallée du Tolifâ en longeant la rive droite du
Rau de H aldeboeuf. A son intersection avec l'Eau Rouge la promenade pénètre dans le
domaine de Lébiole pour remonter le Rau du Fond de Creppe jusqu'à la R ouge C roix où
le car chargera les satisfaits d'avoir randonné 12 km.
A travers les praires, un beau chemin conduit au sommet de la Spinette (390 m) sur
le plateau de Creppe.
C'est au centre de ce petit village spadois que le car attendra les vaillants randonneurs
heureux d'avoir 14 km dans les guibolles.
Quittant les prairies de Creppe, les amis vont se rendre à l'orée de la forêt de
Mambaye.
Le sentier bifurque à gauche et suit la ligne de crête traversant un terrain spongieux,
parfois humide.
La" promenade des C hèvrefeuilles" suit le beau petit ruisseau du Vieux Sp a ou
Barisart, à travers le bois de Mambaye.
Tout au long de cette descente, la rivière qui faufile entre les fûts de hêtres et de chênes.
Le sentier se tortille et a bien du mal à suivre le cours capricieux du Vieux Spa.
Du centre de vacances de Hoctaissart, direction Barisart.
La balade continue de Barisart à la Géronstère, à la découverte du miracle de la nature
qu'est le jaillissement de ces 2 sources d'eau minérale, qui aux siècles passés virent ici
toutes les têtes couronnées prendre les eaux.
La tourbe des Fagnes apporte à l'eau de Spa ses vertus particulières. Sous l'effet du gaz
et de l'acide, l'eau va désagréger les roches et s'enrichir de minéraux.
La belle promenade "Meyerbeer", plus que centenaire, remonte le ruisseau ocre et
rouge de la Source de la Géronstère.
La montée s'annonce très belle avec de jolis passages sur des petits ponts de pierres et
de bois.
Le sentier court au bord du ruisseau, passant d'un côté à l'autre avant de rejoindre la
fontaine de la Géronstère blottie dans un écrin d'arbres (430 m).
Une petite visite s'impose et ensuite, celles et ceux qui le désirent trouveront le car
sur le parking . 17 km ayant été explorés.
Les plus téméraires continueront à travers le bois des Arsins.
L'arrivée aux landes tourbeuses de la Fagne de Malchamps, au centre récréatif de
Bérinzenne (530 m) annonce la fin de cette escapade de 19 km.
Mmhhh !! On sent d'ici le fumet du bon vin chaud.....
Le guide du jour : Désiré
Lovinfosse
sources: Office du Tourisme de Spa
Panneaux touristiques loaux
Sites Web sur la région
Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles
Carte IGN :49 /3-4
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Excursion du 9 octobre 2011
Les plus beaux villages du Pays de la Vesdre
Le P ays de l a V esdre s e s itue au s ud d u p lateau de H erve, à l a l imite de l a b ordure
ardennaise.
Il r appelle l es pay sages d u C ondroz et de l a F amenne. I l c orrespond a u prolongement d u
synclinorium de Dinant, m ais i l es t s éparé de c elui-ci par l 'avancée ar dennaise d e La ReidFraipont. Il est de surcroît traversé par de nombreuses failles.
Durant l'ère quaternaire, les affluents de la Vesdre ont littéralement ciselé les vallées du
plateau de Herve, lui conférant cette physionomie si typique. Seule la crête centrale qui traverse
le pl ateau i nitial s elon une bi ssectrice p artant du c onfluent de l a M euse et de l a V esdre à
échappé à l'érosion. Les crêtes secondaires per pendiculaires à c e dernier sont séparées par
des v allées pr ofondes (La Magne, l a S aute, l e G rand Ri, le F iérain et l a H oëgne) o ù
apparaissent parfois les schistes des terrains du primaire.
Aujourd'hui l e pl ateau pr ésente un e al titude os cillant ent re 100 m dans l a v allée de l a
Vesdre et 350 m au sommet de la crête centrale.
La v allée de l a Vesdre es t " L a plus r avissante v allée qu'il y ait a u m onde" Cette
appréciation flatteuse ém ane d e Victor Hugo que l 'aspect des v ersants de l a v allée av ait
enthousiasmé.
" E n é té, par be au j our, av ec u n c iel bl eu, c'est qu elques fois un r avin, s ouvent u n j ardin, et
toujours un paradis" consigne l'écrivain le 4 août 1838.
Les amateurs de r eliefs tourmentés que nous sommes apprécieront (espère le guide ! )
cet ensemble de paysages pour y pratiquer notre sport favori: la promenade pédestre.
Celle de c e jour, débute au centre du village de Grand Rechain (285 m). Ce charmant
village est situé sur une crête du rebord sud du plateau de Herve.
En 888, cet endroit se nommait "Richeim" : le "heim" (la demeure) de "Ric" ou de "Rich". Autour
de cette demeure se groupa certainement un village.
Jusqu'en 1797 Grand-Rechain était trois fois plus grand qu'aujourd'hui car il comprenait
Lambermont et Wegnez : d'où son adjectif "grand" par rapport à Petit-Rechain. Depuis lors, la
situation est inversée.
Sur la place, 12 platanes honorent les 12 apôtres.
A l'exception des deux villages de débu t et fin d e l a r andonnée, c elle-ci se si tuera
presque entièrement dans la grande entité de Verviers.
Ce sont les églises des plus beaux villages du Pays de Vesdre qui nous serviront de points de
passage.
Un s entier e n des cente c onduit a u h ameau de Tribômont (245 m), à c heval s ur l a
frontière des deux entités communales de Herve et Verviers. L'origine du nom est très ancienne,
elle vient de l 'appellation latine Tribaldi mons (le mont/la colline de Tribald), sujet roman qui a
dû habiter l 'endroit. A vec l a francisation, "Tribald mont" d evint " Tribaut-mont", aus si
"Thrybomont" (au XVIème siècle) puis enfin "Tribomont"
La traversée d'une prairie puis un be au chemin (encore en descente) conduit au "Fond
de F iérain" (200m), situé a u pi ed de deux c ollines. L' une d'elle ac cueille l e v illage de
Lambermont et l'autre celui de Wegnez.
Le circuit fait une petite boucle dans le ravissant et intéressant vallon du R au de Fiérain.
Le nom de Fiérain, déjà cité en 1564 dérive de " ferraneus" qui évoque la présence d'oxyde de
fer.
Le F ond d u F iérain constitue u n d es principaux s ites d'intérêt p aysager et g éologique
verviétois. On y trouve des zones de sources, des fonds marécageux et des espaces bocagers.
Boisé d e pe upliers, i l pr ésente u ne flore particulièrement dév eloppées av ec des espèces
caractéristiques des lieux humides.
Un beau sentier, très sinueux, didactique passe par le Moulin de Fiérain, un beau vivier
rénové, un étang et le rocher de Fiérain.
Le ruisseau de Fiérain, long de 1600 m, traverse 6 formations géologiques.
Cet e ffleurement r ocheux, dû à l 'extraction de pierres ou d e minerais de fer n ous m ontre u ne
belle c oupe dans l a "formation de H odimont " : D es s chistes, des no dules c alcaires, des
niveaux lenticulaires (oxyde de fer) oolitiques associés à du calcaire gréseux.
Un pet it po nt en b ois, au c onfluent du Fiérain et du Couloury, p ermet d' accéder à u n
sentier serpentant en lisière du domaine boisé de Haute T ribômont. Celui-ci aboutit au village
de Wegnez.
En route, il offre de superbes points de vue.
En c ontre- bas, l e F iérain s e j ette q uelques c entaines de m ètres plus l oin d ans l a V esdre à
hauteur d'Ensival.
Une pr airie à t raverser et les f aniatiques g agneront après 7km le c ar s tationné à
proximité du cimetière local.
L'inscription " Dachau plus jamais" est gravée sur la stèle érigée au pied du cimetière.
De là, s'étend une belle perspective sur les vallées de la Vesdre et de la Hoëgne en amont et
en aval de Pepinster.
Le chemin, encore en descente, conduit aux abords de l'étang des Doux Fonds alimenté
par le R au du Grand Ri ou Ry dont nous allons r emonter le lit en di rection de St Germain,
situé dans les prés (cela va de soi).
La bal ade c ontinue p ar un superbe i tinéraire en b ordure d'un beau v allon as séché,
agrémenté p ar de ravissantes vues s ur u ne g rande d e p artie de l a moyenne Vesdre, de
Verviers à Chaudfontaine.
Voici Cornesse (Pepinster) après 10,5 km de découvertes. Le car nous y sera présent
aux abords du Football club local (270 m)
Passé l'église, nous traversons une prairie en forte pente, située en contre-haut du hameau de
Drolenval. Un petit arrêt imposé par la magnificence du lieu. La vue est superbe sur le versant
opposé de la Vesdre. On peut y apercevoir notamment le Château des Mazure et le village de
Tancrémont. En bas, la vallée d'Ensival à Bècoyin.
Notre route continue à mi-crête par sentiers et petits chemins qui acheminent au centre
du village de Goffontaine. La belle église du village en pierre de Chanxhe nous servira de point
de ralliement. Le car y attendra notre passage, mesuré à 13,5 km (160 m)
Toujours à mi-pente, un sentier suivant la courbe de la rivière amène aux étangs du R au
de La Saute. Un chemin caillouteux remonte le vallon.
On aperçoit à travers le feuillage le minuscule hameau de la "Saute", complément isolé dans le
fond du vallon.
Au sommet, une petite route macadamisée traversant les prairies sur la crête, conduit au lieudit "Cromhaise" (280 m).
Le car stationnera non loin du terrain de foot de l'A.C. Soiron. 16 km ayant été explorés.
Les plus gourmands descendront dans le beau vallon du Bola.
Ils traverseront la route Soiron- Nessonvaux au lieu dit " Gollet" (Olne).
La remontée de l'autre versant conduit aux abords du hameau de Froidbermont(Olne).
Une sente herbeuse entre prairies rejoint le GR en provenance de Nessonvaux et Petit-Vaux.
A nouveau, i ci, d e b eaux pay sages, j olies v ues s ur l e Bois d' Olne et l es v allées d es
ruisseaux de la Hazienne et du Bola.
Nous ét ions passés dans l e c oin e n s eptembre 2 006. S alut A ndré, M on D ieu! Que le t emps
passe vite !
Encore quelques centaines de mètres et les v aleureux marcheurs atteindront le centre
de Olne (230 m), ayant usés leurs godasses 20 km de plus.
Le c ar les attendra s ur l e
parking situé derrière l'église.
(sous Olne)
participer aux "agapes" de
Chaudfontaine.
Nous espérons que cette rando par monts et par Vaux
vous a ura o uvert t rès g rand l 'appétit pour
la f ête du c omité à
Le guide du jour: Désiré Lovinfosse
web sur la région,
Sources: les dét ails d es p romenades f ournis par le guide, s ites
carte IGN 42/7-8
FANIA
Siège social: rue Jos. Lambremont ,26
4020 Liège
www.fania.be
Excursion du 15 mai 2011
LE PARC NATUREL DE L'EIFEL AUTOUR DU
SCHWAMMENAUEL.
Créé en 1971, le " P arc N aturel Germano-belge" est une vaste région protégée de
près de 2500 km2, dont 678 en Belgique et 1761 en Allemagne. Ce parc est formé par la
réunion du " Naturpark Nord Eifel" et du "Parc Naturel des Hautes Fagnes".
L'emblème en est le coq de Bruyère qui figure sur les panneaux placés en bordure des
routes de cette région.
Parmi ces sites, on trouve l'ensemble de lacs formés par la Rur (qui nait en fagne
wallonne) et l'Urft, un de ses affluents.
Le plus étendu est le "Schwammenauel" réserve d'eau de 205.000.000 m3.
En rive droite du barrage de l'Urft s'étend l'ancien Camp militaire de Vogelsang.
A la demande d'Adolf Hitler, une forteresse fut construite en 1934 sur un terrain encore
vierge n'ayant pas encore vu d'autres bastions, et ce afin de mieux enseigner la nouvelle
philosophie du National Socialisme.
En 1946, les Anglais décidèrent de transformer cette forteresse en terrain d'exercice
militaire.
En 1950, les militaires belges reprennent la direction du camp. A partir de ce moment,
Vogelsang devient le camp d'entrainement du 1 er corps belge installé en Allemagne.
Fin 2005, l'affectation militaire de l'ancien terrain d'exercice belge "Camp Vogelsang " en
Eifel allemande a cessé. Depuis, un réseau de sentiers de randonnée balisés d'une
longueur de plus de 50 km rend accessible aux visiteurs ce paysage panoramique, situé
juste derrière la frontière belge et faisant aujourd'hui partie du parc national de l'Eifel.
Au début de l'été, les grandes fleurs jaunes et lumineuses du genêt à balais
transforment le paysage en un océan de fleurs lui donnant ainsi le nom d'"Or de l'Eifel"
Le décor de la balade de ce dimanche étant planté, partons à la découverte de
cette splendide région.
Après avoir traversé les paysages de l'Eifel, le car déposera ses passagers dans la
charmante localité de Schmidt. D'emblée un magnifique point de vue Simonsley pour mettre
en appétit, puis un petit détour par le point de vue Hubertushöhe dévoilant une carte postale
sur le lac du Schwammenauel.
De là un chemin campagnard entre bois, prairies et vallons escarpés, balisé par
moment du "chat sauvage", symbole du Parc Naturel de l'Eifel, sillonne la colline.
Un petit escalier conduit dans un quartier résidentiel le long d'une chaussée bordée de très
jolies maisons.
Un peu plus loin, le "chat sauvage" emprunte un sentier qui descend en pente douce.
C'est probablement l'endroit que choisira le guide pour le pique- nique.
L'itinéraire toujours en descente rejoint la Rur. Un chemin surplombant celle-ci
conduit dans la charmante villette de Heimbach, station climatique et thermale ainsi que
lieu historique de pèlerinage.
Un pont permet l'accès au centre du village renfermant de belles maisons à
colombages et son église moderne construite sur l'ancienne.
Plus loin, un porche permet l'accès à une maison où un escalier en colimaçon ou un
ascenseur conduit à la cour du château dominant le bourg de Heimbach.
Le château de Hengebach construit au 11 e siècle, est un des plus vieux de l'Eifel. Au
cours des siècles, son histoire fut mouvementée avec des souverains différents. Le lion du
blason du comte Jülicher orne encore les armoiries de la ville.
De là c’est avec grande prudence et discipline que le groupe va emprunter sur 100
m une route montante
Respectez bien les indications du guide pour éviter les accidents.
De l'autre côté de la route, un chemin grimpe dans la colline.
A partir de là c’est une jolie grimpette par 3 paliers jusqu’a l’Abbaye de Mariawald,
premier palier raide mais court, second palier plus léger avec plusieurs stations d’arrêt,
3éme palier par un chemin campagnard en légère côte, mais à découvert.
Mais l’effort en vaut la peine car l’ascension est jalonnée de splendides panoramas,
arrivés au bout du second point de vue à une altitude de 350 m, le départ était de 206 m les
randonneurs pourront admirer la vue et se reposer au lieu dit " Luna".
L'abbaye de Mariawald (Abtei Mariawald, littéralement Abbaye de la Forêt de Marie)
est un vieux prieuré cistercien, qui après avoir été abandonné pendant près de 200 ans, fut
à nouveau occupé par les trappistes dès 1860. Il est visité par de nombreux touristes qui
viennent pour le site mais aussi pour y déguster la trappiste et une liqueur à base de 40
variétés de plantes.
Non loin, un petit cimetière militaire où reposent des soldats allemands morts à la fin de la
dernière guerre, la plupart très jeunes, comme l'indiquent les inscriptions funéraires.
Le car y sera présent : 11 km auront été explorés.
Le reste de la balade se passe en douceur, en longeant l’abbaye.
Plus loin, au milieu des prés, les faniatiques se recueilleront quelques instants
devant une croix de bois.
Elle a été plantée par des membres de Fania à la mémoire d'un de nos plus fidèles
compagnons de route, Joseph Huart, qui nous a quittés en ce lieu, au cours d'une balade,
le 10 septembre 1978. Agé de 81 ans et malgré une santé déficiente, il n'avait jamais voulu
quitter Fania, sa famille, comme il se plaisait à le dire lui-même.
Après ce moment de méditation, les amis vont continuer à travers prairies et bois
pour atteindre un parking où le car attendra celles et ceux satisfaits par
découvertes.
14 km de
Il restera aux plus téméraires, 3 km de descente, à travers bois dans un vallon
parsemé de ruisselets. En cours de route, la tour de Vogelsang se fera un plaisir de narguer
les marcheurs en leur dévoilant la difficulté qui les attend ......
Car après avoir franchi un pont suspendu, il leur faudra escalader 800 m de pente à
16 % dont une grande partie d’escaliers super raides qui permettront d’accéder à
Vogelsang. Mais le point de vue en vaut la peine !
Arrivée au camp de Vogelsang avec 18 km bien tassés.
Le guide du jour est Michel
Stavaux