Images du passé - La Voix Acadienne

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Images du passé - La Voix Acadienne
Divers
La campagne 2010
du Timbre de Pâques
présente son ambassadeur
L
’Ambassadeur
de Pâques est un projet
pour la campagne
du Club Rotary de Chardes Timbres de
lottetown, soutenu par les
Pâques de cette année pour
Clubs Rotary de Summerl’Î.-P.-É., est Colton Matheside et de Montague. Touson de Montague. Colton
tes les initiatives entoua 12 ans et il est en 6e anrant la campagne servent
née de l’école Consolidée
à recueillir des fonds pour
de Montague. Colton est
fournir des programmes et
le fils de Jamie et Debra
des équipements pour les
Matheson et Shannon Lapersonnes handicapées sur
vandier.
l’Î.-P.-É.
Colton a le syndrome de
La société du Timbre de
Down. C’est un jeune homPâques de l’Île a fourni de
me doué d’un bon sens de
l’aide financière aux prol’humour et qui a la répargrammes de soutien à l’astie facile. Toujours souriant,
sociation de paralysie céadorant la musique, Colrébrale de l’Île, au camp
ton est impliqué dans les
Gencheff, le programme
jeux Paralympiques, c’est
Étoile pour la vie du Conun golfeur avide, et l’amuseil de réadaptation de
Colton Matheson, Ambassadeur de la l’autisme, des Joy Riders,
seur local.
Colton est enthousias- campagne Timbres de Pâques 2010. à l’association des skieurs
te de devenir l’ambassa- (Photo : Gracieuseté)
handicapés et beaucoup
deur 2010 des Timbres de
d’autres organismes.
Pâques. «Ma devise est «Sois l’invité spécial du Téléthon 2010
La campagne sera lancée le
joyeux», je suis ravi d’être l’am- des Timbres de Pâques qui sera 18 janvier 2010 à 12 h 15 lors
bassadeur des Timbres de Pâ- diffusé depuis le Centre des de la réunion du Club Rotary
arts de la Confédération le 28 de Charlottetown, à l’hôtel
ques», a dit Colton.
Colton visitera les écoles de mars de 14 h à 17 h sur CBC Delta.
l’Î.-P.-É. pendant les six jours Télévision. Il sera accompaLa société encourage des enprogrammés en avril à l’occa- gné de Bruce Rainnie et de Matt treprises ou les organismes insion de l’excursion du Timbres Rainnie et d’autres invités. Ce téressés à soutenir la campade Pâques organisée tous les téléthon de trois heures per- gne du Timbre de Pâques à
mettra aux Insulaires d’appeler entrer en contact avec Margaret
ans par Tim Horton.
Il participera également à pour faire des dons sur une li- Wilton, coordonnateur de caml’exposition et la vente des gne gratuite fournie par les bé- pagne, par son bureau à 902bœufs de Pâques, une impor- névoles d’Aliant.
651-2373 ou email detailsevent
La campagne des Timbres [email protected]
tante collecte de fonds. Il sera
La province légifère pour
poursuivre les fabricants
de produits du tabac
U
n projet de loi permettant à la province
d’intenter une poursuite contre les fabricants et les
promoteurs de produits du tabac a été déposé le 24 novembre à l’Assemblée législative de
l’Î.-P.-É.
«Dans le discours du Trône,
notre gouvernement s’est engagé à proposer cette loi. Essentiellement, la Tobacco Health
Care Costs Recovery Act (loi de
recouvrement des coûts en santé dus aux produits de tabac)
va nous permettre de poursuivre les grands fabricants de
produits du tabac pour récupérer les coûts en santé occasionnés par leurs produits», explique Gerard Greenan, procureur
général.
Une fois la loi adoptée, l’Îledu-Prince-Édouard aura deux
ans pour intenter une action
Gerard Greenan,
procureur général.
Images du passé
contre les fabricants de produits du tabac. Normalement,
la Statute of Limitations (loi sur
la prescription) empêcherait la
province de recouvrir des coûts
pour des dommages qui datent
de plus de six ans.
Avec cette loi habilitante, des
dommages-intérêts pourraient
être réclamés peu importe l’année à laquelle ceux-ci font référence. «Il est important de
noter que cette loi a une disposition relative à la proclamation, ce qui veut dire que nous
pouvons proposer et adopter
le projet de loi immédiatement,
mais que nous ne pouvons pas
l’édicter avant une date ultérieure, lorsque nous aurons pris
la décision finale d’intenter ou
non une poursuite», souligne le
ministre Greenan.
La Tobacco Health Care
Costs Recovery Act de l’Î.-P.É. est fondée sur celle de la Colombie-Britannique, adoptée il
y a près de dix ans. Les fabricants de produits du tabac ont
contesté la validité constitutionnelle de la loi de la C.-B., mais
la Cour suprême du Canada
l’a confirmé.
«En utilisant la loi de la Colombie-Britannique comme modèle, nous savons que les principes de la loi ont déjà été mises
à l’épreuve par la plus haute
cour au pays», affirme le ministre Greenan. H
Par Georges Arsenault
C
ette photo me rappelle les hivers de mon enfance
alors que nous passions beaucoup de temps à
jouer dans la neige. On se faisait des bonhommes
de neige, mais aussi des maisons et des forts. Je me souviens qu’une année mes frères et soeurs avaient construit
une maison de neige de trois étages! On se creusait des
tunnels dans les bancs de neige qui nous paraissaient
parfois gigantesques. Évidemment, on adorait se faire
glisser sur ces montagnes blanches avec ou sans traîneaux.
On se traçait aussi des petits chemins dans la neige dans
lesquels on jouait à «tag», c’est-à-dire au chat et à la souris.
Cette photo a été prise vers 1943 à Saint-Roch dans la
paroisse de Tignish. On y voit les enfants de Pierre et
d’Edna Richard qui posent fièrement avec leurs bonhommes
de neige pour leur maman photographe. Dans l’ordre
habituel, on reconnaît Céofred, Eugénie, Gérard, René et
Léona.
Merci à Céofred Richard de Grand River pour cette photo qui nous rappelle de beaux souvenirs.
Le 6 janvier 2010 - La Voix Acadienne
• 13
PATRIMOINE
Sauvegarde du patrimoine religieux
L
Photo : J.L.
a cathédrale du diocèse de Charlottetown,
la basilique catholique
Saint-Dunstan est l’exemple qui
représente bien le style d’architecture néogothique de la
grande époque victorienne.
Son design et l’histoire de
son bâtiment jouent un rôle
majeur en tant que la plus importante église catholique de
l’ÎIe-du-Prince-Édouard. Elle a
été construite entre 1896 et 1907
selon les plans de l’architecte
québécois François-Xavier Berlinguet. Après l’incendie dévastateur de 1913, l’extérieur de
la cathédrale a été reconstruit
comme il l’était à l’origine et
l’architecte en a refait l’intérieur selon les plans de l’architecte J. M. Hunter. Elle a de
nouveau été inaugurée en 1919
et élevée au statut de basilique
en 1929.
Saint-Dunstan est le centre
de l’Église catholique à l’Î.-P.-É.
et son association avec ce thème historique est rehaussée par
sa situation sur le site de l’église d’origine de 1816 et à côté
de l’évêché bâti en 1872.
De par sa riche histoire et
son architecture pittoresque,
la basilique catholique SaintDunstan contribue grandement
Images du passé
C
e jeune garçon s’appelle Antoine Richard. Qui à
l’Île-du-Prince-Édouard ne connaît pas cet homme
de Mont-Carmel qui pendant de nombreuses
années s’est tant donné pour la communauté acadienne
et francophone de l’Île. On le voit ici avec son chien Jippe
alors qu’il avait une dizaine d’années, soit vers 1940. Il
aimait atteler Jippe à un petit traîneau et lui faire charroyer
une charge de foin comme les hommes du temps faisaient
avec leurs chevaux. C’est sa soeur Marguerite Richard qui a
pris la photo.
Il semble que les Acadiens insulaires ont toujours eu des
chiens. Quelques années après la Déportation, ceux qui se
trouvaient toujours dans l’Île avaient suffisamment de chiens
pour en vendre à l’arpenteur Samuel Holland. Ce dernier
est arrivé à l’Île en 1764 avec une équipe pour arpenter la
nouvelle possession britannique. Les chiens servaient à tirer
les toboggans contenant l’équipement et la nourriture des
arpenteurs.
12 •
La Voix Acadienne - Le 13 janvier 2010
au caractère du lieu historique
national du Canada de-la-RueGreat-George.
En août dernier, le gouvernement du Canada a annoncé
une contribution de 425 000 $ en
guise de participation au projet
de conservation de la basilique
catholique Saint-Dunstan. Cet
argent provient du Programme
de partage des frais des lieux
historiques nationaux de Parcs
Canada.
Le projet de conservation de
la basilique catholique SaintDunstan permet de régler certains problèmes d’étanchéité
aux intempéries, y compris les
murs extérieurs, les fenêtres, les
portes, la toiture et les éléments
d’appui de la structure, afin
de stabiliser et de protéger ces
composantes.
Grâce à ce projet, certains
éléments doivent être enlevés,
réparés ou remplacés de façon
appropriée, en gardant à l’esprit qu’il faut préserver trois
des murs plutôt que de les démolir ou de les remplacer. Certaines pierres sont enlevées afin
de déterminer la cause des fissures dans trois des murs. Les
fenêtres sont réparées. L’ardoise de chaque toiture et une partie de la toiture principale se-
ront remplacées. Le bardeau
d’asphalte sera enlevé sur l’aile
du côté sud du toit et remplacé
par de l’ardoise. Le toit plat et
ses structures seront également
remplacés. Les portes extérieures seront réparées. Le terrassement sera refait et on apportera
des améliorations au système
de drainage.
Le coût total de ce projet est
de plus de 1,5 million de dollars.
La basilique catholique SaintDunstan, reconnue comme lieu
historique national, a fait l’objet
d’un processus de restauration
dont le but est de préparer le
bâtiment pour les cent prochaines années. Jusqu’à maintenant,
plus de 5 millions de dollars
ont été consacrés pour atteindre
cet objectif.
Les lieux historiques nationaux contribuent au tourisme
dans plus de 400 collectivités
dans l’ensemble du Canada par
les dépenses directes, les dépenses des visiteurs et les retombées sur l’activité économique. Le Programme de partage
des frais des lieux historiques
nationaux de Parc Canada jouit
d’un budget de 20 millions de
dollars fourni en partie par le
Plan d’action économique du
Canada. H
Par Georges Arsenault
COMMUNAUTÉ
La colonne vertébrale
Bonjour mes chers amis,
L’autre jour, je me suis presque fais écraser par une zamboni. Cette
grosse machine qui nettoie la patinoire aurait pu éteindre ce corps
tellement précieux si une faute d’inattention n’avait pas été commise.
Celui qui s’occupait de la feuille de statistique me parlait dans la
boîte de pénalité et juste comme j’étais prêt pour réembarquer sur
la glace, en même temps que la zamboni s’en venait à toute vitesse
collée contre la bande vers ma seule porte de sortie, le monsieur
m’expliqua avec un sourire que les équipes étaient sur le mauvais
côté de la page. Sans cette faute qui ne me semblait pas très pertinente dans le
moment, j’aurais pu littéralement casser en deux morceaux.
J’ai rejoué, sans le vouloir, divers scénarios qui aurait possiblement pu se produire si la zamboni m’avait frappé. Je voyais les nouvelles du lendemain : «le premier homme à se faire tuer par un
zamboni», ou « coincé dans la porte : il a vu, il a crié, et il n’était
plus» et encore «Une tragédie s’est déroulée au hockey hier, et ce
n’était pas une victoire des Leafs de Toronto».
Imagine les nouvelles sur 110 %, l’émission de hockey québécoise
la plus folle au monde :
Jean Pagé : «Une triste histoire est arrivée hier soir à Moncton au
Nouveau-Brunswick lorsqu’un jeune arbitre est mort après avoir
pris une mauvaise décision.»
Michel Bergeron : «Hé là! Imagine si ce serait une loi pour les
arbitres dans la Ligue nationale, peut-être que le Canadien pourrait
enfin gagner un match!»
Marc Bureau : «Hé Michel, t’en as d’la classe toé. Comment c’que
t’aimerais ça te faire envoler par une zamboni!?»
Michel Bergeron : «C’était un arbitre et il prenait pour les Devils
de New Jersey, il faut pas trop en faire de son sort. Bon, mes sympathies pour sa famille et toute ça là, mais moi j’suis beaucoup plus
intéressé à parler du jeu de Tom Kostopulous au match de ce soir. Pourquoi il joue au hockey c’te gars-là? Ç’a pas d’bon sens. Si moi
j’étais Bob Gainey, j’l’échangerais, y’en a pas plus que ça.»
Ah oui, j’aurais fait les nouvelles un peu partout je pense. Mais,
je suis content de ne pas avoir eu besoin d’absorber le shock d’une
zamboni dans le coin d’une porte en pleine face.
Ça m’a aussi fait réaliser la limite des mots. Mourir est une
expérience à vivre et je ne pense pas qu’on peut justifier des expériences
significatives par les paroles parfaites. Quand le temps viendra, on
trouvera une façon de composer avec la situation, on le fait toujours.
Pour construire une maison ça prend du matériel,
Pour construire du matériel ça prend des éléments,
Pour construire des éléments ça prend de l’énergie,
Donc, qu’est-ce qu’est vraiment une maison?
L’Exposition agricole cherche
des bénévoles
Assemblée générale annuelle ce soir à Abram-Village
I
Jacinthe Laforest
l y a un peu moins de
deux semaines, les résidents de la région
Évangéline ont reçu dans leur
boîte aux lettres un message de
Jeannette Blaquière, présidente
de l’Exposition agricole et le
Festival acadien de la région
Évangéline.
«Nous cherchons des bénévoles, des personnes pour nous
aider. Cela fait plusieurs jours
que nous avons distribué notre
feuillet et nous n’avons pas
reçu de réponses. Nous nous
attendions à ce qu’il y ait au
moins quelques appels de personnes intéressées à nous aider.»
Dans leur message, les dirigeants de l’Exposition agricole
et le Festival acadien ont identifié un certain nombre d’activités qui auraient besoin d’être
prises en charge ou révisées par
un petit comité de personnes.
L’une de ces activités est Le
D’jable dans l’corps c’est-à-dire
la soirée de divertissement du
vendredi soir. Sur ce petit co-
Emploi
Par Nick Arsenault
Ferme bio (sud-ouest Saskatchewan) recherche famille
francophone avec des enfants de 5 à 7 ans. 50 h / sem. (Mécanicien) et ½ temps (ménage/gardiennage/
comptabilité). Garderie/école francophones. Images du passé
I
l est rare aujourd’hui que l’on prenne des photos de nos chers disparus exposés dans leurs cercueils et que l’on documente en photo
leurs funérailles. Pourtant, cela était assez commun chez les Acadiens de l’Île jusque dans les années 1960. Ce qui nous surprend surtout,
aujourd’hui, c’est de constater qu’on n’hésitait pas à transporter le cercueil
à l’extérieur de la maison pour prendre une bonne photo. Cela s’avérait nécessaire si le photographe ne disposait pas d’un flash pour photographier à
l’intérieur.
De toutes les photos du genre que j’ai vues, celle-ci est la plus touchante,
surtout à cause de la présence des enfants. La morte est la jeune LucieAnne Caissie, épouse de Joseph (à Hubert) Arsenault de la paroisse de BaieEgmont, fille de Magloire Caissie et de Marie-Anne Arsenault. Elle est décédée le 18 mai à l’âge de 23 ans. Elle était la mère de deux petits enfants, soit
Léona, âgé de deux ans, qu’on voit debout contre la porte, et un bébé, Wilfred.
À l’intérieur de la maison, on aperçoit le neveu de Lucie-Anne, Melvin (à
Honoré) Gallant, devenu un auteur acadien bien connu.
Je remercie Léona Cheney de Summerside, fille de Lucie-Anne, de m’accorder la permission de publier cette photo qu’elle conserve précieusement.
16 •
La Voix Acadienne - Le 20 janvier 2010
mité, les personnes devront revoir le format de la soirée, les
types de divertissements, le décor, les diables, etc. «Nous ne
demandons pas à ce comité de
se rencontrer des dizaines de
fois. Nous voulons juste que
quelques personnes qui ont des
idées se réunissent et qu’elles
fassent ensuite leurs suggestions au conseil.»
Le comité des activités pour
les jeunes serait un peu différent car ce comité serait appelé
à établir sa programmation,
trouver ses bénévoles, déterminer le type d’activités à offrir
pour quel groupe d’âge. «Ce
comité soumettrait ensuite ses
propositions au conseil, accompagnées d’un budget et des
besoins en ressources.
Cela
fait deux ans que nous n’avons
pas eu un responsable du secteur des jeux. Nous savons
que cela manque de direction.
Nous essayons d’y remédier»,
dit la présidente.
L’Exposition agricole et le
Festival acadien recherche présentement des personnes pour
Henri: (306) 625-3217
le comité de la programmation,
du défilé, de l’ouverture officielle, des artistes, des commanditaires, des bénévoles, d’information et d’affichage, des installations et du terrain, et des
cantines. L’on recherche aussi des personnes pour s’occuper des kiosques de souvenir,
d’Évangéline et Gabriel et du
terrain de camping.
Pour certains de ces comités,
les tâches sont très simples et
ne demandent pas un engagement à long terme. D’autres demandent des suivis et de la planification jusqu’à l’événement.
«La fin de semaine de l’événement, nous n’avons pas de
misère à trouver des bénévoles. Nous en avons beaucoup
et nous apprécions cela. C’est
dans les mois de la planification
que nous manquons de monde,
comme maintenant, en plein
hiver. Dans notre liste de comités, nous avons essayé de diviser les tâches pour que les gens
sachent à quoi s’attendre. Nous
espérons que nous aurons des
réponses. Nous avons besoin
d’aide.»
L’Exposition agricole et le
Festival acadien tiendra son assemblée générale annuelle ce
soir, le mercredi 20 janvier, à
19 h 30 au Centre Expo-Festival à Abram-Village. Il y a des
postes d'ouverts au conseil H
Par Georges Arsenault
Divers
Don de la Fondation Grand voyage en Allemagne
de la GRC
L
es élèves de 11e et 12e
année de l’école François-Buote se préparent à faire à la fin de l’année
un grand voyage d’échange
culturel en Allemagne.
Dans un effort pour recueillir des fonds, le magasin «Quilting B & More» contribuera
5 % de ses ventes à la collecte
de fonds lorsque vous présen-
tez le certificat rabais de 5 $.
Tout le monde est gagnant :
vous recevez un rabais de 5 $
sur votre achat et le commerçant contribue 5 % du montant
de la vente (après le rabais et
avant les taxes) pour aider nos
jeunes de l’école François-Buote.
Cette offre est valide jusqu’au
30 janvier 2010.
Veuillez contacter «Quilting
B & More» pour obtenir votre
certificat rabais et mentionnez
que vous voulez contribuer à la
collecte de fonds des étudiants
de François-Buote en écrivant
à [email protected] ou en se
rendant au 199, rue Prince,
Charlottetown, ou en téléphonant au 902-628-1998.
Vous
pouvez aussi visiter le site Web
www.quiltingb.ca. H
Le 27 janvier et tous les jours,
Chantez en famille
C
Le Sgt Denis Morin de la GRC est fier de présenter un chèque
au montant de 1 000 $ au nom de la Fondation de la GRC à
soeur Norma Gallant du Groupe communautaire Évangéline et
à Shawn Gallant du Groupe des jeunes adultes francophones
de l’Î.-P.-É. Ce chèque servira à réaliser un projet sur la sécurité sur Internet. La fondation de la GRC a été créée en 1994
afin d’appuyer les programmes communautaires dans lesquels
les membres de la GRC sont impliqués. La fondation de la GRC
gère le programme de licences de la GRC et les fonds recueillis par ses activités supportent des projets communautaires
à travers le Canada, ainsi que plusieurs programmes destinés
aux enfants et aux adolescents tels que des programmes de
sécurité et prévention du crime, des programmes contre la
violence et de lutte contre la drogue, ainsi que des programmes pour les jeunes et adolescents, le tout au bénéfice des
jeunes Canadiens. H
haque année, le 27
janvier, les familles
et les collectivités de
partout au Canada soulignent
la Journée de l’alphabétisation
familiale en participant à des
activités sur le thème de l’alphabétisation.
En 2010, Chantez pour l’alphabétisation et prenez la résolution de PARTICIPER. Il existe de nombreuses façons de
participer à la journée de l’alphabétisation familiale et de
partager avec votre famille, vos
enfants, vos amis, vos voisins
le «goût d’apprendre et de célébrez l’apprentissage». Vous pouvez lire, un peu, tous les jours,
jouer à un jeu de société, suivre
une recette, chanter, visiter un
musée… voilà autant d’activités
qui nous font plaisir, qui aident
vos enfants et votre famille à
Images du passé
À
quelques jours de la fête de la Chandeleur, cette photo d’une faiseuse
de crêpes est tout à fait de mise. Selon une vieille tradition française,
le jour de la Chandeleur, le 2 février, il faut manger des crêpes afin
de s’assurer d’une bonne récolte de blé l’été suivant. Selon un dicton connu à
Abram-Village, si on ne mange pas de crêpe à la Chandeleur, on attrapera la gale.
À Rustico, les jeunes hommes qui faisaient la quête de la Chandeleur ramassaient
de la farine pour se faire un festin de crêpes le même soir.
J’ai été surpris quand je suis tombé sur cette photo qui a été prise dans les années
1940 à Abram-Village chez Charles et Évangéline Arsenault. On y voit leur fille,
Madeleine (1917-2004), en train de faire cuire des crêpes sur des crêpières. J’ai
été étonné de cette trouvaille car il est très rare de trouver des photos anciennes
d’Acadiennes en train de cuisiner.
Madeleine Arsenault est devenue secrétaire et pendant de nombreuses années
elle a travaillé comme secrétaire à l’Université Saint-François-Xavier à Antigonish,
en Nouvelle-Écosse. La photo a été prise par sa soeur Hélène Cheverie et je l’ai
obtenue de sa fille, Anne Cheverie, d’Abram-Village.
La semaine dernière, dans Images du passé, j’ai oublié de donner l’année du
décès de Lucie-Anne Caissie. Elle est morte le 18 mai 1935 à l’âge de 23 ans. 16 •
La Voix Acadienne - Le 27 janvier 2010
affronter les défis qui les attendent !
L’alphabétisation familiale est
une démarche qui est faite auprès d’un adulte significatif
dans la vie d’un enfant, en donnant à cet adulte les outils, les
idées, les stratégies pour éveiller l’enfant au monde de la lecture et de l’écriture.
Qui plus est, les programmes et activités en alphabétisation familiale permettent
d’améliorer les compétences
parentales et d’équiper le parent pour mieux accompagner
le cheminement scolaire de
l’enfant.
L’alphabétisation familiale
permet également aux adultes
de s’épanouir et de mieux vivre dans leur langue maternelle
et ainsi de réussir à transmettre positivement leur culture
d’origine.
L’alphabétisation familiale
concourt à développer le niveau
d’alphabétisme et à encourager l’apprentissage tout au long
de la vie. La FCAF invite donc
tous les Francophones du pays
à «Chantez pour l’alphabétisation», à développer le réflexe
de la lecture et à apprendre
ensemble.
La Journée de l’alphabétisation familiale a été créée par la
Fondation pour l’alphabétisation ABC CANADA en 1999,
dans le but de promouvoir
l’importance de lire et d’apprendre en famille durant toute
l’année.
Visiter les sites d’ABC-Canada
(www.abc-canada.org) et de la
FCAF (www.fcaf.net) pour comprendre en détail l’alphabétisation familiale. H
Par Georges Arsenault
ÉDUCATION
Deux élèves de l’Île choisies comme
ambassadrices du bilinguisme
C
amille Brunet de Hunter River et Carmen
Grinton de Montague
ont été choisies pour représenter l’Île-du-Prince-Édouard lors
du Forum national des jeunes
ambassadeurs du Français pour
l’avenir. Le forum aura lieu du
13 au 16 février à Halifax.
Cet événement prestigieux
a lieu dans une différente ville
canadienne chaque année et
rassemble 30 élèves du secondaire de partout au pays.
Les deux ambassadrices de
l’Île-du-Prince-Édouard ont 16
ans et sont en 11e année. Camille est à l’école François-Buote
à Charlottetown et Carmen est
dans le programme d’immersion française à Montague Regional High School. Elles ont été
sélectionnées parmi les candidatures pour leur leadership et engagement envers le bilinguisme.
Pendant leur séjour de quatre jours à Halifax, les ambassadeurs et ambassadrices étudieront et discuteront une grande
variété de sujets ayant rapport
à la francophonie canadienne et
aux défis et avantages du bilinguisme. «Les ateliers interactifs et les
activités auxquels les jeunes participeront vont les mener à réellement comprendre les avantages d’être bilingue et leurs
responsabilités en tant qu’ambassadeurs», dit Helen Coltrinari, présidente du Français pour
l’avenir.
En visitant des sites clefs tels
que Grand-Pré, les élèves découvriront l’histoire et la culture acadiennes. Ils auront la
chance d’en discuter avec Graham Steele, ministre des Affaires acadiennes de la NouvelleÉcosse lors d’un entretien d’une
heure et ils présenteront leurs
idées lors du banquet de clôture au Quai 21.
Pour plus d’information, visitez le site Web du Français
pour l’avenir : www.francaisavenir.org. H
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Images du passé
Par Georges Arsenault
V
oici un couple qui demeurait à St-Nicholas dans la paroisse de Miscouche. Il s’agit d’Alphonse Gaudet (1880-1971) et de Marie-Anne Poirier
(1881-1951). Mariés en 1903, le couple a eu sept enfants qu’ils ont élevés sur
leur ferme. Marie-Anne, originaire de Mont-Carmel, était reconnue pour son talent
de couturière.
La photo a été prise vers 1940 par leur fille Béatrice, épouse de John C. Poirier de
Miscouche. Je trouve que la composition est très bien réussie. Un photographe
professionnel n’aurait pas mieux fait! Je me demande si le chien a volontairement
été inclus dans la photo ou est-ce simplement par hasard qu’il s’y trouve? Quoi qu’il
en soit, il ajoute une touche très spéciale à la photographie.
Je remercie le petit-fils du couple Gaudet, Ken Richard, de m’avoir fait connaître cette belle photo. Sa mère Clarice (Mme Joséphat Richard) était l’une des
filles du couple. Celle qui a pris la photo était la mère de Sylvia Poirier, la nouvelle présidente de l’Association du Parti conservateur de la province.
Le 3 février 2010 - La Voix Acadienne
• 15
Jeunesse
Natalie LeBlanc et Avery Arsenault
s’en vont aux Olympiques
Jacinthe Laforest
G
râce à Jeunesse Acadienne et à son organisme national, la
Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), deux
jeunes de l’Île vont passer six
jours aux Jeux Olympiques de
Vancouver.
Natalie LeBlanc d’AbramVillage et Avery Arsenault de
Souris ont été sélectionnés pour
participer à un programme de
bénévolat à Place de la Francophonie, sur l’Île Granville, au
cœur de Vancouver.
Le 3 février, Natalie LeBlanc
et ses parents, Paulette et Philip,
ont participé à une session d’information à Summerside, afin
de répondre à des questions et
des inquiétudes. «Ce sera une
bonne expérience pour elle»,
dit son père Philip, qui est bien
fier de sa fille.
Natalie quant à elle, est super
excitée. «J’ai voyagé beaucoup
avec ma famille et avec Jeunesse Acadienne, mais je n’ai
jamais pris l’avion. J’ai hâte. Je
vérifie mes courriels tous les
jours pour voir si je reçois des
nouvelles», dit la jeune femme.
En 9e année à l’école Évangéline, le fait qu’elle va manquer
quelques jours de classe pour
son séjour à Vancouver (du 12
au 18 février) ne l’inquiète pas
vraiment. «Je fais bien à l’école, et ma mère est mon prof
dans deux de mes cours. Elle
va m’aider.»
Sa mère en question, Paulette, est évidemment fière que
sa fille fasse ce voyage, mais
elle avait besoin d’être rassurée. «Je veux qu’elle apporte son
téléphone cellulaire avec elle
pour qu’on puisse communiquer. C’est une grande partie
de ma sécurité à moi, pour que
je la laisse faire ce voyage», dit
Paulette.
Évidemment, Natalie ne voyagera pas toute seule. Elle sera
avec Avery Arsenault de Souris,
qui est habitué de voyager, et
qui n’a pas de misère à s’orienter dans les grands aéroports.
«C’est certain que je vais être
sur ses talons tout le temps»,
dit Natalie, ce qui rassure aussi
un peu ses parents.
En vertu de ce programme
de bénévolat national mis au
point par la FJCF, des jeunes
de 14 à 25 ans de partout au
Canada seront au rendez-vous
à Vancouver, pour faire du bénévolat à la Place de la Francophonie. «Nous ne savons pas
encore combien il va y en avoir
mais nous savons qu’il y aura
un accompagnateur adulte pour
chaque 10 jeunes. C’était com-
Avery Arsenault.
(Photo : Nicole
Noonan)
Natalie
LeBlanc.
me cela au Congrès mondial
acadien et cela a bien marché»,
dit Nicole Noonan, coordonnatrice pour Jeunesse Acadienne
et point de contact à l’Île pour
ce projet.
C’est elle qui a annoncé à
Natalie et à Avery qu’ils avaient
été choisis. «Ils étaient contents. Je sais que Avery était
lui aussi bien excité car c’est un
de ses rêves de se rendre aux
Olympiques, comme athlètes»,
dit Nicole Noonan.
Images du passé
L’horaire précis des tâches
des bénévoles n’est pas encore
arrêté, mais l’on sait que les bénévoles vont faire des quarts
de travail de six heures consécutives à la Place de la Francophonie. Le reste du temps, il y
aura des activités, des visites
et des loisirs d’organisés pour
eux. Leurs tâches à la Place de
la Francophonie sera d’accueillir le public, les artistes, d’aider
les personnes à mobilité réduite.
Ils peuvent aussi être appelés à
faire de la signalisation, à assister pour l’organisation des
spectacles, etc.
Les billets d’avion, les repas,
les déplacements, pratiquement
toutes les dépenses des jeunes sont prises en charge par le
projet. «C’est une occasion qui
ne se répétera pas. Les Olympiques au Canada, cela n’arrive
pas si souvent que cela. Nous
sommes contents qu’elle puisse
participer», dit Philip LeBlanc,
le père de Natalie. H
Par Georges Arsenault
H
ier, comme aujourd’hui, le gouvernement embauchait souvent des hommes pour effectuer des travaux sur les
routes de l’Île. Ce travail temporaire était d’autant
plus apprécié pendant les années de la Grande
Dépression économique alors que le travail était
très rare et que l’assurance-emploi n’existait pas
encore.
Cette photo a été prise en 1935. Ces hommes de
la paroisse de Baie-Egmont avaient été engagés
pour aplanir la butte sur le chemin de St-Chrysostome, butte qu’on appelle localement la butte de
l’église. Ils travaillaient sous la supervision de
Denis (à Cajétan) Arsenault. De gauche à droite,
on aperçoit : Léo (à Agape) Arsenault, Sévérin (à
Jack Philias) Arsenault, Donat (à Philippe Marc)
Arse-nault, Denis (à Cajétan) Arsenault; Jean-Pierre
(à Vaillant) Arsenault, Étienne (à Jack) Arsenault et Phil (à Philias)
Arsenault. Ce dernier était surnommé «Pie Neuf». Le cheval blanc
appartenait à Étienne et l’autre à Denis.
12 •
La Voix Acadienne - Le 10 février 2010
On ne sait pas qui a pris cette photo laquelle est imprimée sous
un format de carte postale. Celle-ci appartient à Aline Arsenault
dont le père, Denis, était le contremaître du groupe.
ARTS ET CULTURE
Concert-bénéfice à Souris
Emploi
Travail sur une ferme laitière de l'Est ontarien, stabulation libre,
100 vaches, salaire convenable, temps plein ou partiel.
Envoyer CV par télécopieur au 613-987-1085.
Téléphone : 613-987-5332
Le Mot de la semaine
Chaque semaine nous vous offrons le «Mot de la semaine». Nous vous
donnerons l'explication d'un mot qui sera publié dans un article de
notre édition hebdomadaire.
Le mot cette semaine est «biathlon». C'est une épreuve
olympique qui consiste en une course de ski de fond entrecoupée de tirs. Ce mot se trouve à la page 23
Lors d’un concert-bénéfice pour les soins palliatifs à l’église St. Mary’s de Souris, l’école LaBelle-Cloche a été invitée à produire une chanson avec des élèves. Sous la direction de
Martin Allard, accompagné de Céline Larade, le refrain était chanté par (en haut) Nathalie Fuoco,
Nathalie Leclerc, Suzanne René, Raeanne Buckland, (en bas), Emma Dixon, Shea MacNeill,
Harlee Grenier et Marie Pier Labbé. (CAFE) H
P
Livres pour enfants
our l’occasion de la Journée d’alphabétisation familiale du 27 janvier 2010, le Conseil scolaire-communautaire Évangéline (CSCÉ) a reçu, de la Société éducative de l’Île-du-PrinceÉdouard, une série de livres pour enfants. La série intitulée «Mes premières chansons» comprend cinq livres accompagnés de DVD de chansons et de comptines pour enfants en français. Vous
pouvez emprunter ces livres pour vos enfants au bureau du CSCÉ. Cette série est un excellent outil
d’apprentissage; venez en profiter! H
Images du passé
Par Georges Arsenault
Je vous présente cette semaine une des nombreuses grandes
familles acadiennes de l’Île. Il s’agit de celle de Jacques (1908-1976)
et de Clarisse Gallant (née en 1913). Originaire d’Oyster Bed Bridge,
cette belle famille a déménagé à Souris en 1952. À ce moment-là,
elle comptait 13 enfants. Un quatorzième est né à Souris. Un fait
intéressant, le père de Jacques et celui de Clarisse s’appelaient
Domitien Gallant, un prénom plutôt rare chez les Acadiens de l’Île.
La photo a été prise à Noël vers 1960. Voici le nom des enfants.
Première rangée (de gauche à droite) : Elaine, Carmella, Albert,
Adrienne et Denise. Deuxième rangée : Marc, Richard, Anita et
Ronald. Dernière rangée : Anne Marie, Clément, Roméo, Yvette et
Claire. De cette famille de 14 enfants, neuf demeurent présentement
dans l’Île, deux en Colombie-Britannique, deux en Ontario et un au
Wisconsin.
Mme Clarisse Gallant, qui a célébré son 96e anniversaire de naissance au mois de novembre dernier, habite toujours sa maison à
Souris. Elle compte 58 petits-enfants et 65 arrière-petits-enfants.
À Souris, on la nomme affectueusement Maman Jacques. En l’an
2000, la SSTA lui a décerné la médaille de l’Ordre du mérite acadien
pour sa contribution à l’épanouissement de la vie acadienne et
francophone dans la province.
Merci à son fils Clément Gallant de Summerside de m’avoir passé
cette photo.
Le 17 février 2010 - La Voix Acadienne
• 17
PATRIMOINE
Timbre en l'honneur de Roméo LeBlanc dévoilé
P
ostes Canada a souligné la remarquable
carrière au service du
public du très honorable Roméo LeBlanc, ancien Gouverneur général du Canada, au
moyen d’un timbre commémo-
ratif qui a été émis le 8 février,
date coïncidant avec le jour où
M. LeBlanc est devenu Gouverneur général il y a maintenant
15 ans.
Ce timbre commémoratif est
fait du portrait officiel de M.
Décès du dernier
combattant de
la 1re Guerre mondiale
L
e Canada est attristé
par le décès de John
Foster «Jack» Babcock,
le dernier ancien combattant de
la Grande Guerre. M. Babcock
était le dernier lien vivant du
Canada à ceux qui ont servi
durant la Première Guerre mondiale et aux 60 000 soldats qui
sont morts au champ d’honneur entre 1914 et 1918. L’histoire de M. Babcock est ra-
LeBlanc. Les drapeaux du Canada, du Nouveau-Brunswick
et de l’Acadie agrémentent également la partie inférieure de
la figurine. Le feuillet de timbres exprime en images les services rendus par M. LeBlanc au
Canada : les armoiries personnelles, l’insigne de l’Ordre du
Canada, le Prix du Gouverneur
général pour l’entraide et la
Médaille académique du Gouverneur général.
L’Université de Moncton
a aussi voulu souligner la remarquable carrière de celui qui
est devenu son sixième chancelier de 2001 à 2004 lors d’une
cérémonie de dévoilement du
timbre qui a eu lieu le 11 février
devant une salle comble à son
Campus de Moncton.
Né à Memramcook en 1927,
M. LeBlanc a débuté sa carrière comme enseignant et journaliste avant de devenir secrétaire de presse des premiers
ministres Lester B. Pearson et
Pierre Elliott Trudeau. En 1972,
il est élu à la Chambre des communes comme député fédéral
de la circonscription de Westmorland-Kent. Il occupera le
poste de ministre des Pêches
dans trois cabinets du premier
ministre Trudeau.
Pendant son mandat, M. LeBlanc a supervisé l’expansion
de la zone de pêche côtière qui
est passée de sa limite de 12 milles à son élargissement actuel
à 200 milles. Il a aussi contribué à modeler la Convention
des Nations Unies sur le droit
de la mer.
En 1984, il est nommé au
Sénat canadien et devient en
1995 le premier Gouverneur général du Canada issu du peuple acadien et le premier du
Canada atlantique. Il a assumé
ces fonctions jusqu’à la fin de
1999.
En tant que Gouverneur général, M. LeBlanc a embrassé
diverses causes comme le bénévolat, en plus de mettre en
valeur la culture des peuples
autochtones au Canada. Il a ainsi lancé le Prix du Gouverneur
général pour l’entraide, qui souligne le courage et le dévouement de Canadiens et Canadiennes ordinaires, et a proclamé le
21 juin comme Journée nationale des Autochtones.
contée dans les Archives
numériques du Projet Mémoire
(http://66.241.252.164/digitalarchive//profile. H
Emploi
Nous recherchons des candidat.e.s pour le poste suivant :
Poste : Direction générale adjointe, Contrat à 100 %
Où : Bureau divisionnaire, Denis Ferré, directeur général
TÉLÉPHONE : (204) 878-4424, poste 207
DATE LIMITE : Ce poste sera ouvert jusqu’au 26 février.
Pour de plus amples renseignements: www.dsfm.mb.ca
De gauche à droite, Gilles Volpé, directeur des opérations à Postes Canada; le premier ministre Shawn Graham, Yvon Fontaine, recteur et vice-chancelier; Dominic LeBlanc, fils de Roméo
LeBlanc et député fédéral de la circonscription de Beauséjour; et Graydon Nicholas, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick. (Photo : Université de Moncton) H
Images du passé
Par Georges Arsenault
À
la fin du 19e siècle et pendant les premières
décennies du 20e, de nombreux jeunes
hommes, célibataires et mariés, quittaient
l’Île l’automne pour se faire bûcherons dans les chantiers forestiers de la Nouvelle-Angleterre, du Québec,
du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.
Cependant, dans les années 1930, la grande crise économique a fortement affecté l’industrie du bois éliminant ainsi des emplois saisonniers pour de nombreux Insulaires. Retenus chez eux, ils avaient peu à
faire sauf couper le bois de chauffage et, s’ils étaient
chanceux, à travailler à gages comme bûcherons pour
un voisin qui possédait une terre à bois.
Cette photo a été prise vers 1935 à Deblois chez Josie
(à Jos Vieux Pierre) Perry. Josie pose fièrement à côté
d’une grosse bille de prusse (épinette) qu’il est en train
de scier pour faire du bois de chauffage avec l’aide de
son fils et de deux jeunes hommes de son village. De gauche à droit,
on aperçoit les frères Dolore et Abby Perry, Josie Perry et son fils
20 •
La Voix Acadienne - Le 24 février 2010
Céofred. La photo provient des albums de famille de Céofred Richard, de
Grand River : Céofred à Edna à Josie à Jos Vieux Pierre.
Divers
Café gratuit grâce
Pour découvrir les
à Alexandre Bilodeau architectes de l’Île
L
D
epuis le 1er mars 2010
et pendant deux semaines, les clients de
MacDonald’s vont obtenir un
petit café gratuitement, sans
avoir besoin de faire d’achat et
ce, toute la journée durant les
deux semaines de la promotion.
Cette nouvelle offre vient en
réponse à la performance en ski
acrobatique d’Alexandre Bilodeau, le premier athlète canadien à remporter une médaille
d’or en sol canadien. L’athlète
fait partie du programme des
Espoirs 2010 commandité par
MacDonald’s. Quelques heures après avoir remporté sa médaille d’or, il s’est rendu au McDonald’s du site olympique et
a commandé son burger préféré.
Hope Bagozzi, directrice du
marketing national pour McDonald’s, dit que cette troisième campagne de café gratuit
en un an n’a rien à voir avec
le lancement par Tim Horton, il
y a environ un mois, de sa version du populaire sandwich
déjeuner de MacDonald’s. H
Images du passé
e nom, le visage et
l’héritage des architectes qui ont créé un
grand nombre d’édifices familiers à l’Île-du-Prince-Édouard
ont surgi du passé et sont
maintenant en ligne.
On peut voir sur le site Web
des lieux patrimoniaux de
l’Î.-P.-É. les biographies de dix
architectes pionniers de l’Île,
des dix-huitième et dix-neuvième siècles, notamment John
Plaw, Isaac Smith, Thomas Alley, David Stirling, William C.
Harris, Charles B. Chappell,
John M. Hunter, George Baker,
Edward S. Blanchard et James
E. Harris.
Partout à l’Île, on trouve des
maisons privées, édifices commerciaux et églises qui sont
l’œuvre de ces esprits créatifs.
Cet héritage ajoute toujours du
charme et du caractère à plusieurs communautés de l’Île.
Le ministre du Tourisme et
de la Culture, Robert Vessey,
encourage la population et les
éducateurs à visiter le site Web.
«Nous avons réuni dans une
ressource magnifique l’histoire
de plusieurs de ces personnes
dont l’œuvre ne cesse de contribuer au patrimoine des communautés de notre province. Je
suis heureux que plusieurs de
ces édifices se retrouvent dans
le Répertoire des lieux patrimoniaux de l’Î.-P.-É. »
Chaque biographie est illustrée de dessins d’archives ori-
ginaux, de plans d’architecte et
de photographies dont certaines n’ont jamais été vues. On
pourra consulter les textes en
anglais et en français.
Le site Web a été rendu possible grâce au soutien de l’Initiative des endroits historiques,
une collaboration fédérale, provinciale et territoriale. Cette
initiative a pour but de faire
prendre conscience aux Canadiens de l’importance des endroits patrimoniaux au Canada
au moyen de l’éducation publique, de la mise en place de ressources en ligne, de l’inscription des endroits dans des répertoires provinciaux et du Répertoire canadien des lieux patrimoniaux.
La galerie du Centre des arts
de la Confédération, l’Institute
of Island Architectural Studies,
le Wyatt Heritage Certre et le
Bureau des archives et des documents publics de l’Île ont collaboré à la recherche requise
pour ce projet.
Depuis son lancement à Province House en février 2008, le
répertoire en ligne des lieux patrimoniaux de l’Île n’a pas cessé
de grandir. On peut mettre en
nomination un lieu historique
dans le but de le faire inclure au
répertoire. Les formulaires de
demande se trouvent sur le site.
Pour en savoir davantage,
visitez la section «Ressources»
sur le site Web www.peihistoric
places.ca. H
Par Georges Arsenault
V
oici une rare photo du premier magasin coopératif dans la région
Évangéline lequel était situé à Wellington. Il a été fondé en 1916
par le Farmers’ Union Co-operative Society Ltd. sous la présidence
d’Édilbert Poirier «Klondike Gill» et la gérance de Jean-François Arsenault.
En raison de problèmes financiers, il a fermé ses portes en 1926. L’homme
d’affaires Cyrus F. Gallant l’acheta et l’exploita comme une entreprise privée
jusqu’en 1937. Cette année-là, une association coopérative, l’Association
coopérative de Wellington, fut mise sur pied sous la présidence de Xavier O.
Gallant et prit en main le magasin. L’Association retint les services de l’ancien
propriétaire, Cyrus F. Gallant, comme gérant. Il occupa ce poste de 1937 à 1945
et de 1953 à 1957.
La bâtisse à la gauche faisait aussi partie du magasin. Pendant un certain
temps, on y trouvait un petit restaurant. Un incendie a détruit l’édifice le 13
février 1958. La photo a été prise vers 1945 par Marie Lyon, nièce de l’ancien
gérant Cyrus F. Gallant.
On peut lire davantage sur l’histoire de ce magasin dans le livre de Cécile
Gallant, Le Mouvement coopératif chez les Acadiens de la région Évangéline,
1862-1982.
Le 3 mars 2010 - La Voix Acadienne
• 23
ÉDUCATION
Neuf groupes travaillent à l’intégration
des maternelles pour septembre prochain
Jacinthe Laforest
A
fin d’assurer une
intégration saine et
harmonieuse
des
maternelles dans les écoles,
neuf groupes de travail ont été
formés :
1- Équipement, transport, ma tériel et espace, tout ce qui
touche la logistique ;
2- Dispositions législatives ;
3- Besoins des éducatrices qui
seront intégrées dans le sys tème scolaire ;
4- Besoin du système scolaire
pour l’aider à intégrer les
maternelles ;
5- Besoins des élèves à besoins
spéciaux ;
6- Communications ;
7- Soutien aux centres de la pe tite enfance qui perdent leur
maternelle ;
8- Évaluation du processus ;
9- Domaines spécialisés, comme
l’éducation physique et la
musique, ainsi que les be soins des minorités.
La nouvelle sous-ministre adjointe à l’Éducation et à la Petite enfance, Linda Lowther, est
très au courant du progrès réalisé dans chacun des groupes
de travail. Lors d’une récente rencontre à Summerside, elle
a fait une mise à jour pour les
lecteurs de La Voix acadienne.
«Pour ce qui est de l’espace,
tout est réglé. Il ne restait que
la Commission scolaire de l’est
à régler et maintenant, c’est fait.
Dans les écoles françaises, il y
a de l’espace, et à Rustico, les
Doug Currie.
nouvelles classes de maternelle seront construites à même la
nouvelle école», rappelle Mme
Linda Lowther.
Pour le transport, de nouveaux autobus munis de ceintures de sécurité dans quelques sièges pour les enfants de
moins de 40 livres ont été achetés. «Même sans ceintures de
sécurité, rappelle Mme Lowther,
le transport en autobus scolaire est le plus sécuritaire qu’on
puisse avoir.» Pour les meubles et l’équipement, les listes
de commandes sont faites ou en
voie d’être complétées, en fonction de ce qu’il manque encore
et en fonction du nombre d’inscription. Rappelons que 1 400
enfants, plus ou moins quelques-uns, sont inscrits à ce jour,
et c’est en fonction de ce nombre que la planification s’effectue. Il est donc important
d’inscrire son enfant le plus vite
possible.
Les dispositions quant aux
lois à changer devraient être
complétées durant la session du
printemps de l’Assemblée législative, qui commencera le 7
avril.
Les besoins en formation des
éducatrices seront rencontrés
par le programme de bac qui a
été développé par l’université
de l’Île. L’on a également négocié avec la PEITF l’accueil des
nouvelles éducatrices dans le
syndicat, etc.
«Pour ce qui est du système
scolaire, nous voulions que les
écoles comprennent la valeur
de l’apprentissage par le jeu.
Notre curriculum à la maternelle est très bon, et nous ne
voulons pas qu’il soit graduellement transformé en une “pré
1re année”, comme cela s’est produit ailleurs. L’apprentissage
par le jeu est la meilleure façon
d’enseigner à des enfants de 5
ans (4 ans 8 mois jusqu’à 5 ans
8 mois) et nous ne voulons pas
que ce soit perdu», dit Linda
Lowther.
Chaque année, les écoles qui
vont accueillir un ou des élèves à besoins spéciaux doivent
se préparer, en fonction des
besoins spécifiques de l’enfant.
Cette année, les préparatifs seront encore plus importants car
au lieu d’une seule cohorte en
1re année, les écoles accueilleront deux cohortes de nouveaux
élèves : celle de 1re année, et
celle de maternelle. Les années
suivantes, il n’y aura qu’une
Images du passé
seule cohorte à gérer, celle de
la maternelle.
«Certains services d’appui
aux enfants à besoin spéciaux
arrêtent lorsque les enfants entrent à l’école. Nous sommes
contents que les services vont
être maintenus au niveau de
la maternelle, même si elles feront partie des écoles», soutient
Linda Lowther.
Évidemment, la communication, dans un processus comme
celui qui est en cour est essentielle pour assurer que tout se
déroule dans l’harmonie et le
plus de transparence possible.
Pour ce qui est des centres
de la petite enfance qui perdent
un revenu important en perdant les maternelles, une étude
est en cours dont le rapport est
attendu d’ici quelques semaines. «Notre principale préoccupation, c’est que les parents
continuent d’avoir accès à des
centres de la petite enfance et
des services de garde, là où ils
en ont besoin. Mais nous voulons aussi assurer que les centres soient viables et qu’ils auront
assez de clientèle. Certains centres étaient seulement des maternelles et ceux-là vont fermer.»
La structure mise en place
pour assurer la transition des
maternelles est-elle la bonne ?
Aurait-on pu faire les choses
autrement ? Pourrait-on appliquer le modèle à un autre dossier ? Toutes ces questions sont
du ressort du comité de travail
sur l’évaluation.
Finalement, le no 9, c’est le
Linda
Lowther.
groupe de travail qui s’occupe
des domaines spécialisés, incluant les besoins des minorités
et de la minorité francophone.
Le programme d'études a-t-il
besoin d’être revu, y a-t-il assez
de ressources ?
Toutes ces questions et bien
d’autres sont réglées ou en voie
d’être réglées en vue de la rentrée 2010.
Linda Lowther rappelle l’importance pour les parents de
ne pas attendre au mois d’août
pour décider d’inscrire leur
enfant en maternelle. La planification se fait maintenant. De
plus, chaque enfant inscrit à la
maternelle pour 2010 sera évalué au printemps, probablement en avril, afin que l’on
puisse mieux connaître les besoins des enfants et aussi, donner quelques conseils aux parents, sur comment développer
le vocabulaire, par exemple. H
Par Georges Arsenault
É
tant donné que demain c’est la Mi-Carême, j’ai pensé vous
présenter cette semaine une photo d’un groupe de micarêmes en visite dans la région Évangéline en 1978. Cette
année-là, les mi-carêmes, qui se faisaient rares dans les cantons
depuis plusieurs années, avaient étonné bien des gens par leur visite
surprise. En automobiles, elles ont parcouru les chemins et sont
allées cogner à la porte de plusieurs maisons.
Lors d’un arrêt à Maximeville, ces joyeuses mi-carêmes ont bien
voulu poser pour le photographe. En passant, l’appareil qui a servi
appartenait à une mi-carême venue de la grande ville de Moncton!
Merci chère mi-carême pour cette photo-souvenir.
Je me demande si les mi-carêmes visiteront la communauté
acadienne de l’Île cette année. Je suis presque convaincu qu’elles se
rendront dans Prince-Ouest, mais auront-elles le temps de visiter
la région Évangéline comme elles le faisaient en 1978? Ça reste à
voir. Quoi qu’il en soit, joyeuse Mi-Carême à tous et à toutes!
Le 10 mars 2010 - La Voix Acadienne
• 15
PATRIMOINE
À l’attention des employeurs de l’industrie
de la construction
La plus vieille Acadienne de la planète meurt aux États
Marie-Joséphine Arsenault était
née à Bloomfield (PE) en 1895
Vous voulez un meilleur résultat?
Renforcez l’apprentissage en
milieu de travail!
Dans les corps de métier, 80 % de l’apprentissage se fait en milieu de travail.
Mettez en valeur cette expérience!
Dans cet atelier du matin (9 h à 12 h) du 24 mars, les participants :
L
Jacinthe Laforest
’une des plus vieilles
femmes de la planète,
Marie-Joséphine Arsenault (Ray, du nom de famille de son mari), est décédée
le lundi 8 mars 2010 au New
Hampshire à l’âge de 114 ans et
294 jours. Elle aurait eu 115 ans
le 17 mai prochain.
Selon un groupe de recherche en gérontologie (Gerontology Research Group) MarieJoséphine aurait été la seconde
plus vieille femme au monde
car une Japonaise serait née
sept jours avant elle et vivrait
toujours. Elle était sans contredit la plus vieille Acadienne au
monde. Car elle était une Acadienne.
Marie-Joséphine
est
née
en 1895 dans les environs de
Cascumpèque dans la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue de
Bloomfield, et y a passé les
trois premières années de sa vie
avant de déménager aux États
avec sa famille. On sait qu’elle
a vécu 60 ans au Maine et qu’elle se serait installée au New
Hampshire en 2002 pour rejoindre des membres de sa famille.
En 2009, l’Association des Arsenault nouvellement formée
sous la présidence de Frédéric
Arsenault lui a fait l’honneur
de la nommer présidente honoraire, un honneur qu’elle a
apprécié.
Dans un article publié dans
le Telegraph-Journal en juillet
2009, la petite-fille de MarieJoséphine, Katherine Ray, disait
que sa grand-mère n’avait jamais parlé le français, mais
qu’elle avait des souvenirs en
français. Par exemple, elle chantait à l’occasion des chansons
en français. Toujours selon sa
petite fille, Marie-Joséphine n’a
pas dépassé la 3e année à l’école mais elle aurait eu encore en
sa possession un cahier rempli
de mots en français.
Marie-Joséphine est une descendante de la 7e génération
de Pierre Arsenault, le premier
homme portant ce nom qui s’est
établi en Acadie.
Des liens avec l’Île
Bien qu’elle ait quitté l’Île il y
a plus de 110 ans, Marie Joséphine y a gardé des parents
éloignés, certains assez connus,
dont l’abbé Albin Arsenault,
curé de Miscouche. Son arrièregrand-mère (à lui et tous ses
frères et sœurs évidemment)
était la sœur du père de Joséphine.
Elle a également une cousine lointaine à Duvar, Edna
Arsenault (âgée de 98 ans),
qui ne l’a cependant jamais
rencontrée.
Par contre, certaines personnes de l’Île ont
bel et bien rencontré la centenaire, chez elle au New Hampshire.
Parmi ces personnes,
l’on compte Wendell Cameron,
un employé du foyer pour personnes âgées Summerset. La
vieille dame, pourtant dure
d’oreille et presque aveugle, lui
avait paru très en forme : on
ne lui aurait pas donné plus
de 100 ans.
Selon l’encyclopédie en ligne la plus consultée, MarieJoséphine Arsenault Ray faisait
partie des quelque 30 «super
centenaires» en vie sur la planète. H
Images du passé
• prendront davantage conscience de l’ensemble des compétences
essentielles requises pour l’apprentissage dans leur corps de métier.
• découvriront de nouveaux outils pour soutenir les apprentis et les maintenir
sur leur parcours vers la certification et Sceau rouge.
• bénéficieront de conseils et d’outils en vue de tirer le meilleur parti de
l’encadrement et du mentorat auprès des apprentis et des autres.
Qui doit participer? Les propriétaires d’entreprises et les employeurs, les
compagnons d’apprentissage, les membres des associations et des conseils
sectoriels de l’industrie.
Atelier Fondamentaux du métier/Construction Association of PEI
Mercredi 24 mars 2010
Howard Johnson Dutch Inn, Cornwall
Déjeuner et réseautage : 8 h 15; Atelier : 9 h à 12 h
Construction Association
of Prince Edward Island
Frais : Aucuns frais.
Renseignements et inscription : par téléphone au 902-368-3303 ou par
courriel à l’adresse [email protected]
Tél. : 902-620-3623
40, Enman Crescent
Charlottetown (Î.-P.-É.)
Canada C1E 1E6
Le programme Fondamentaux du métier est financé dans le cadre de l’Initiative d’innovation
pancanadienne du gouvernement du Canada; il est géré conjointement avec la section
d’apprentissage du ministère de l’Innovation et des Études supérieures de l’Î.-P.-É.
Innovation et
Études supérieures
Par Georges Arsenault
P
armi les familles de Mont-Carmel qui sont déménagées
à Summerside au début du 20e siècle, il y a celle de Jean
P. Aucoin (1871- 1947) – connu en ville comme John P.
Wedge – et d’Adèle Arsenault (1871- 1950). Ils se sont installés
«au Tchais» vers 1907. Jean a longtemps travaillé comme charretier pour la compagnie de charbon de Joseph Read. Plus tard il
est devenu le jardinier en chef au Holman Homestead.
La photo a probablement été prise en 1945 à l’occasion de leur
50e anniversaire de mariage. Ils posent fièrement avec leurs cinq
enfants vivants : (de g. à d.) Percy, Médius, Béatrice (Mme Timothée Arsenault), Benjamin et Henry.
Henry (1908-1972), le premier enfant de la famille né à Summerside, a la distinction d’avoir été le premier maire acadien de
la ville, fonction qu’il a occupé de 1950 à 1956. Il a aussi été ministre du Bien-être et du Travail ainsi que ministre de la Santé
dans le gouvernement conservateur de Walter Shaw.
C’est grâce à son initiative que la province a lancé son programme résidentiel pour les personnes âgées dans les années
1960 et que le premier foyer de soins public de la province, le
Summerset Manor, a ouvert ses portes en 1965. Le Wedgewood
Manor de Summerside a été nommé en son honneur.
La photo provient des albums de Mme Edna Arsenault de
Wellington.
Le 17 mars 2010 - La Voix Acadienne
• 17
Images du passé
Par Georges Arsenault
C
ette photo a été prise aux États-Unis dans l’État
de Washington, en 1926. Il s’agit de religieuses
et de postulantes de la Congrégation des Soeurs
de Saint-Joseph-de-la-Paix, la plupart originaires de l’Îledu-Prince-Édouard, et de leur recruteur, le père Edgar
Gallant, originaire de Rustico.
Ce dernier a été ordonné prêtre en 1918 en Alaska où il a
passé le reste de sa vie. Ayant l’intention de fonder une
communauté religieuse féminine pour servir dans les missions de l’Alaska, il est revenu dans son île natale vers 1923
pour y faire du recrutement. Il est reparti avec quelques
candidates, mais n’ayant pu réaliser son projet de fonder
une communauté, il a dirigé les filles vers les Soeurs de
Saint-Joseph-de-la-Paix à Bellingham, Washington. Devenues religieuses, ces Acadiennes de l’Île ont servi comme
enseignantes, cuisinières ou infirmières en Alaska, en
Orégon, dans l’État de Washington ainsi qu’en ColombieBritannique.
Dans la première rangée, on aperçoit trois postulantes parties de
l’île au mois de février 1926 et qui ont pris le voile un an plus tard.
De gauche à droite : Cécilia Arsenault (soeur Eulalie, 1903-2001,
d’Abram-Village), probablement Alvina LeClerc (soeur Germaine,
1905-1982, de Rusticoville) et Louise Gallant (soeur Jean-Marie,
1900-1997, de Mont-Carmel).
Les religieuses dans la deuxième rangée ont pris le voile au mois
FRE-02:1
de février 1924. Clara Pineau (soeur Edgar, 1900-1984, de Rustico-Nord),
une religieuse non identifiée, père Edgar Gallant (1894-1975), Angèle Doiron
(soeur Célestin, 1895-1974, de Rustico) et Florence Doiron (soeur Léonard,
1897-1950, de Rustico).
La photo provient des albums du neveu de soeur Eulalie, soit Léo (à
Sylvère à Jos Fidèle) Arsenault d’Abram-Village.
2010/03/18
9:34 AM
Page 1
Le Mot de la semaine
Chaque semaine nous vous offrons le «Mot de la semaine». Nous
vous donnerons l'explication d'un mot qui sera publié dans un
article de notre édition hebdomadaire.
Le mot de la semaine cette semaine se trouve dans le
texte «Une campagne touristique différente en 2010 - Seul
le Québec aura des annonces télé». Il s'agit du mot
«zappent», le mot veut dire changer fréquemment de
station de télévision à l'aide d'une télécommande. Cet
article se trouve à la page 5.
L’application de mesures préventives pour garder les animaux en santé
est une pratique efficace employée depuis longtemps dans les
exploitations agricoles canadiennes. Ces mesures forment un plan de
biosécurité. En prenant quelques mesures simples, vous pouvez garder
vos animaux en santé et votre entreprise prospère.
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Assurez-vous qu’il met l’accent sur ce qui suit :
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• Éviter que les animaux d’élevage entrent en contact avec les animaux
sauvages
• Utiliser de bonnes pratiques de tenue quotidienne de registres
• Nettoyer et entretenir régulièrement les bâtiments et les enclos, ainsi
que les systèmes d’alimentation et d’abreuvement
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• Porter des vêtements et des bottes strictement dédiés au travail se
déroulant à la ferme
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Le 24 mars 2010 - La Voix Acadienne
• 11
Contribution de Francis Blanchard
Quelques rappels historiques - 1re partie
Le 3 septembre 2010, l’école française de Charlottetown, l’école François-Buote, vivra son 30e
anniversaire d’existence. Voici quelques notes
historiques à son sujet, préparées par Francis
C. Blanchard, qui en a été son premier directeur.
L
e 11 mars 1980 – première lecture faite à
la législature provinciale à Province House,
Charlottetown, d’un amendement à la loi
scolaire publique de l’Île-du-Prince-Édouard, qui
allait permettre l’établissement d’écoles ou de classes françaises dans la province. Afin de permettre
l’établissement d’écoles ou des classes françaises à
l’Île, il a fallu d’abord une volonté politique de la
part des gouvernants provinciaux. Le parti politique
au pouvoir en ce moment à l’Île était le gouvernement conservateur de l’honorable Angus J MacLean.
Selon une entrevue accordée par l’honorable
Frederick L. Driscoll, ministre d’Éducation à La
Voix acadienne, voici ce qu’il aurait dit au sujet
de la nouvelle école :
«L’école pourrait servir à tout étudiant de langue maternelle française de l’Unité 3 qui veut
poursuivre son éducation en français».
La communauté francophone de la région de la
capitale était initialement sceptique face à l’ouverture d’une école de langue française. Cela explique le nombre restreint d’inscriptions à l’entrée
des classes en septembre 1980. La population en
général se demandait si l’école allait devenir une
réalité et si elle allait avoir un lendemain et un
avenir. Malgré le pessimisme, le scepticisme, la réticence et l’incertitude vis-à-vis de sa viabilité, l’école
existe, elle a survécu, elle progresse et elle grandit.
Le 25 mai 1980 - le Conseil scolaire régional de
l’Unité 3 annonce officiellement l’ouverture d’une
école de langue française à Charlottetown pour le
Images du passé
mois de septembre 1980. Elle portera le nom de
«École française de l’Unité 3».
L’école est située dans des locaux faisant partie
de l’église Spring Park United sur la promenade
Kirkwood à Charlottetown. Du mois de septembre
au mois de décembre 1980, le nombre d’inscriptions à l’école est monté à 11 étudiants.
Cette nouvelle institution de langue française
allait faire étape historique pour la région de la capitale insulaire, à l’époque de l’arrivée des fonctionnaires francophones au ministère des Affaires
des Anciens Combattants, récemment transférés de
la ville capitale nationale, Ottawa, vers la ville capitale insulaire, Charlottetown.
Ce très beau local, où on a vu naître la noble
institution de langue française, lui a servi d’abri
jusqu’en l’automne 1991, lorsque l’école est devenue
partie intégrante du Carrefour de lsle-Saint-Jean.
Bien que la construction du Carrefour de l’IsleSaint-Jean n’ait pas encore totalement été achevée,
la section scolaire de l’immeuble était fonctionnellement habitable en pratique. Ainsi, l’école a
pu fonctionner dès l’automne 1991, en attendant la
finition des travaux de construction du Carrefour.
La pierre angulaire du bâtiment fut posée le 14
mai 1992.
La partie école fut bâtie pour accommoder 150
inscriptions. Les personnes intéressées dans l’éducation à l’école française de la grande région de
Charlottetown et Rustico, à cette époque, disaient
que des espaces manqueraient dans l’immeuble
sous très peu.
Ces gens avaient raison de rêver plus gros, car
en l’année 2005-2006, l’école avait enregistré
en total 205 élèves de la 1re à la 12e. L’année
suivante, l’école s’attendait à en recevoir 230 sous sa
dépendance. N
Par Georges Arsenault
C
ette vieille photo bien spéciale est celle de
trois frères nés dans la paroisse de BaieEgmont entre 1836 et 1846. Il s’agit des
plus jeunes fils d’Urbain Arsenault, celui qui a donné
son nom au village d’Urbainville où il s’est établi vers
1843.
De gauche à droite, on reconnaît Jean (1846-1916),
Sylvain (1836-1918) et François (1838-1929). Ils avaient
alors 65, 75 et 72 ans respectivement.
La photo a probablement été prise le 23 juillet 1911
chez François à Urbain, à Urbainville, lors d’une réunion de famille à l’occasion de la visite de son frère
Jean qui habitait le Manitoba depuis plus de 27 ans.
Dans les années 1860, Jean était allé étudier pendant quelques années au collège des Sulpiciens à
Montréal. De retour à l’Île, il a fait la classe pendant
quelques années et ensuite il s’est lancé dans les affaires à Tignish. En 1884, il a déménagé avec sa petite
famille au Manitoba où il a d’abord travaillé comme
inspecteur de «homesteads». Il a terminé sa vie chez sa fille Hélène
Dauphinais à Willow Bunch, en Saskatchewan.
En premières noces, Jean a épousé Marguerite Arsenault de MontCarmel et en deuxième noces Ellen Dillon de Kildare Capes. Sylvain
s’est marié avec Sophique Poirier de Baie-Egmont et le couple a vécu
à St-Chrysostome. Les enfants de leur fils unique, Léon, se sont éta-
14 •
La Voix Acadienne - Le 31 mars 2010
blis à l’extérieur de l’Île, principalement à Moncton. Quant à François, il a
trouvé son épouse, Marie Gaudet, à Miscouche, et ils ont élevé une famille
de neuf enfants dont la plupart se sont établis à Baie-Egmont. Les descendants sont très nombreux dans l’Île.
J’ai trouvé cette photo à Urbainville chez un arrière-petit-fils de François,
soit René Maddix : René à Anita à Benoît à François à Urbain Arsenault.
Contribution de Francis Blanchard
Quelques rappels historiques - 2e partie
Le 3 septembre 2010, l’école française de Charlottetown, l’école François-Buote, vivra son 30e
anniversaire d’existence. Voici quelques notes
historiques à son sujet, préparées par Francis
C. Blanchard, qui en a été son premier directeur.
A
u début de l’établissement de cette institution, à maintes fois, on disait aux
autorités provinciales : «Bâtissez-nous
un immeuble et vous verrez les enfants s’inscrire». On semblait toujours nous le répéter que
l’école ne verrait jamais plus que 75 étudiants.
Lorsque j’ai quitté l’école au mois de juin 1985,
après un séjour de quatre ans à la direction de
l’institution, les inscriptions avaient grimpé à 45
pour l’entrée des classes à l’automne. Depuis
cette date, le nombre d’élèves a toujours graduellement augmenté.
Le 3 septembre 1980 - l’ouverture des classes
avec Mme Roxane Parent, originaire de la ville
de Hull, Québec, comme première enseignante
à l’école. Elle fut choisie dans un bassin de 10
candidats des plus prometteurs parmi les 97
demandes reçues, d’ici et là, par le Conseil scolaire. Les entrevues ont eu lieu à l’hôtel HyattRegency à Montréal, Québec.
L’adjoint au surintendant, le docteur Gerald
Hopkirk et moi-même, sommes allés rencontrer
les candidats. Sans aucune difficulté, nous nous
sommes mis d’accord sur Mme Parent.
Avec elle, l’école a connu un très bon début.
C’est à elle qu’il faut donner le crédit. Elle est
restée en poste pour deux ans. Lors de la première journée à la petite école, quatre enfants
se sont présentés à l’école des cinq inscriptions
enregistrées avant l’ouverture. Le père d’un
des cinq élèves a informé l’école qu’il avait décidé de ne pas inscrire son enfant à l’école française à cause du petit nombre d’inscriptions.
Et à la fin de la deuxième semaine de septembre, une jeune fille de la deuxième année s’est
retirée de l’institution en raison du transfert de
son père à l’extérieur de la province. Ainsi, à la
fin du mois de septembre, il n’y avait que trois
élèves dans la petite école embryonnaire. Mme
Parent ne s’est pas laissée décourager par la
situation. Elle a toujours répété qu’il fallait y
croire pour que le projet réussisse.
Voici les noms des cinq premières inscriptions :
• 1re année (Amélie Bernard) - le 12 février 1980
Michel Bernard et Huguette Duguay
• 2e année (Suzanne Landry) - le 9 juin 1980
Clinton et Germaine Landry
• 4e année Serge Cormier - le 29 juin 1980
Guy et Marie Cormier
• 2e année Félix Forest - le 31 juillet 1980
Yvon Forest
• 2e année Nancy Landry - le 12 août 1980
Dorina Landry
En octobre 1980 – les inscriptions sont montées à 11 élèves. Au mois de novembre 1980, une
soumission fut présentée au surintendant afin
d’obtenir de l’aide pour le professeur titulaire.
À ce moment-là, il n’y avait que 11 élèves, mais
ils étaient repartis sur 5 niveaux.
Le mois de janvier 1981 – une monitrice est
embauchée par le Conseil scolaire comme aide
enseignante à Mme Roxane Parent. Mme Joanne
Lavergne fut embauchée comme monitrice à
partir du mois de janvier 1981.
Selon la politique gouvernant l’embauche des
professeurs pour la nouvelle école, la cote professeur/élève fut établie comme suit par le ministère d’Éducation :
1 professeur - 15 premiers élèves
2 professeurs - 16 à 30 élèves
3 professeurs - 31 à 45 élèves, etc. N
Images du passé
Rassemblement des
familles Boudreau
U
ne rencontre des familles Boudreau se
tiendra dans la belle
ville de Québec les 22 et 23 mai
prochains. Les organisateurs
sont Jean-Eudes Boudreau et
Julienne Bois de même que la
famille de Fernand Boudreau et
de Jean-Marie Boudreault.
L’an dernier, la rencontre
avait attiré 105 Boudreau(lt).
Cette année, les organisateurs
veulent doubler le nombre de
personnes présentes.
Au menu de la rencontre on
parlera de généalogie, du Bulletin des B/B, de nouvelles ad-
hésions, des voyages (La France) et surtout des projets futurs
pour 2012 ou 2014.
Il y aura aussi une exposition des livres qui aident à la
recherche pour la validation de
nos trouvailles généalogiques
et la présentation d’un arbre
généalogique créé par Gilles
Boudreault, infographiste qui
demeure à Québec.
Pour renseignements : JeanEudes Boudreau et Julienne
Bois : Cell : (418) 576-8431; Rés :
(418) 634-0501; Courriel : bois
[email protected]; www.asso
ciationboudreau-lt-x.com. H
Un 7 avril : Naissance de
Herménégilde Chiasson
Scénariste, auteur, poète et peintre,
et 29e lieutenant-gouverneur du
Nouveau Brunswick. Préférant rester en Acadie pour exercer son métier d’artiste et mettre à profit ses talents, M. Chiasson a été énormément
impliqué, et ce, dans plusieurs domaines. Il a touché un peu à tout :
réalisateur de quelques émissions à
la radio et à la télévision de RadioCanada, journaliste, professeur et
scripteur. Il est né en 1946.
Herménégilde Chiasson. (Archives) H
Par Georges Arsenault
C
ette photo du père Pierre-Célestin
Gauthier (1866-1929), entouré d’un
groupe de jeunes filles, a été prise
vers 1920 près de l’église de Palmer Road.
Je ne sais pas quelle était l’occasion et j’ai
seulement réussi à faire identifier deux des
jeunes demoiselles. Celle debout à gauche
est Olive Pitre (qui a épousé Aubin Perry) et
l’autre se tenant également debout et portant un chapeau blanc se nomme Annie
Cadigan.
Le père Gauthier était originaire de RusticoNord. En 1896, il est devenu le troisième
Acadien de l’Île à être ordonné prêtre. Après
son ordination, il a enseigné la philosophie et
le français au collège diocésain St. Dunstan’s
où il avait d’ailleurs été professeur avant de
se rendre au Grand Séminaire de Québec.
En 1902, l’Université Laval lui a décerné un
doctorat en théologie. Il a d’ailleurs été le
premier Acadien de l’Île à obtenir un doctorat. La même année, il
est déménagé dans la paroisse de Palmer Road où il a été curé
pendant 26 ans.
Ce prêtre acadien, qui maîtrisait très bien le français et l’anglais,
12 •
La Voix Acadienne - Le 7 avril 2010
était reconnu à l’époque comme l’un des plus grands orateurs de l’Îledu-Prince-Édouard, même des Maritimes. Il a été le président-fondateur
de la Société Saint-Thomas-d’Aquin.
Cette photo provient des albums de Joseph et Rita Perry de Tignish.
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Contribution de Francis Blanchard
Quelques rappels historiques - 3e partie
Le 3 septembre 2010, l’école française de Charlottetown,
l’école François-Buote, vivra son 30e anniversaire d’existence. Voici quelques notes historiques à son sujet, préparées
par Francis C. Blanchard, qui en a été son premier directeur.
L
e mois de mars 1981 - Tôt dans la nouvelle année 1981,
il semblait assez certain que l’école allait atteindre le
nombre requis pour embaucher une deuxième personne à temps plein dans l’enseignement. Mme Cécile Paulin de
Lamèque, N.-B., a été embauchée. Et pour ajouter au bon fonctionnement de la jeune institution, le Conseil scolaire a cru bon
d’y placer une secrétaire à temps partiel. Cela fut réalisé au
mois de mars 1981, lorsque Mme Joanne MacCormac est entrée
en fonction.
Le mois de juin 1981 - L’école compte présentement 23 élèves.
Le mois de septembre 1981 - Le nombre d’inscriptions s’est
établi à 22 étudiants et le personnel qui y était assigné en date
du 31 août 1981, en préparation de la seconde année de l’école
était comme suit :
Francis C. Blanchard - directeur et enseignant
Roxane Parent - enseignante
Joanne MacCormac - secrétaire à temps partiel
Au mois de juin 1982, Mme Roxane Parent nous quitte après
un séjour de deux ans avec nous. Les inscriptions de 22 élèves sont demeurées stables pendant toute l’année. Le contrat de
Mme Cécile Paulin n’a pas été renouvelé pour l’année 1981-1982,
lorsque le Conseil scolaire a décidé d’embaucher M. Francis C.
Blanchard au poste de directeur et enseignant.
Avant de devenir le directeur de l’école, M. Blanchard était
à l’emploi du Conseil scolaire de l’Unité no 3 comme coordinateur de la programmation française. Lorsqu’il fut décidé d’établir la nouvelle école française dans la région de Charlottetown, M. Blanchard devait, en partie, s’en occuper.
Images du passé
L’année scolaire 1982-1983 - L’école avait une inscription de
21 élèves repartis de la première année à la huitième année.
Ainsi, le Conseil scolaire a donné feu vert pour l’ajout d’une
nouvelle enseignante à temps partiel à l’école. La personne choisie fut Mme Johanne Parenteau. Il a fallu annoncer le poste et
procéder à la manière habituelle de l’emploi. Le personnel se
composait comme suit :
Francis C. Blanchard - directeur/enseignant
Carole Richard - enseignante
Johanne Parenteau - enseignante/temps partiel
Joanne MacCormac - secrétaire/temps partiel
Le 15 décembre 1982, l’Unité scolaire no 3 fit nommer la petite école en l’honneur de François Buote, le premier enseignant
acadien, faisant suite à la déportation des Acadiens de l’Île-duPrince Édouard.
Le 15 avril 1983 - Le dévoilement officiel du nom «École François-Buote» eut lieu à l’école. Ce sont l’honorable Leone Bagnall,
ministre de l’Éducation et M. Robert MacKenzie, président du
Conseil scolaire de l’Unité no 3 qui officièrent à la cérémonie,
haute en couleur, en la présence d’un public enthousiasmé et
des 21 heureux élèves de l’école. Le nom de l’école fut choisi
dans un concours gagné par le personnel de l’école.
Le mois de juin 1985 - C’est le départ de Francis C. Blanchard,
comme premier directeur/enseignant à l’école. Il a rempli ces
fonctions durant quatre ans. À son départ, l’école devait accueillir
45 élèves au mois de septembre 1985. Le départ de M. Francis
C. Blanchard apporte une nouvelle personne à la direction, il
s’agit de M. Gérald Morin de Cornwall, Î.-P.-É.
De 1985 à 1991 - L’école va continuer à recevoir les enfants
qui veulent faire leur éducation en langue française de la première année à la neuvième année. À la suite de ce niveau, les
élèves qui le désirent, pourront s’inscrire à l’école Évangéline
par contrat, afin de compléter leurs 10e, 11e et 12e année. N
Par Georges Arsenault
C
ette photo a été prise en 1966 quand une délégation
de l’Association des pêcheurs du comté de Prince,
fondée en 1965, s’est rendue à Ottawa pour rencontrer le ministre de Pêche et Océans. Les représentants des pêcheurs voulaient essayer de le convaincre d’établir des règlements plus stricts pour protéger les stocks de poissons dans les
eaux de l’Île. On se souviendra qu’au milieu des années 1960, les
pêcheurs avaient connu des baisses considérables dans les prises
de homards dans le détroit de Northumberland.
La délégation de l’Association était menée par son présidentfondateur, le pêcheur Dosithée Poirier. Parmi les six délégués,
il y avait aussi le secrétaire-trésorier, le pêcheur Adélard Gallant,
et Ulric Poirier, président des Pêcheurs-Unis des Maritimes et
gérant de la Coopérative des pêcheurs L’Acadienne Ltée. Ces trois
chefs de pêcheurs étaient de la paroisse de Mont-Carmel.
Pendant leur séjour à Ottawa, grâce à la collaboration de David
MacDonald, membre du Parlement pour la circonscription
d’Egmont, ils ont eu l’occasion de rencontrer John Diefenbaker,
leader du Parti conservateur et alors chef de l’Opposition.
Sur la photo, de gauche à droite, on aperçoit : Adélard Gallant,
Dosithée Poirier, John Diefenbaker, David MacDonald et Ulric Poirier. La photo provient des albums de Mme Alice Poirier.
12 •
La Voix Acadienne - Le14 avril 2010
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Contribution de Francis Blanchard
Quelques rappels historiques - 4e et dernière partie
Le 3 septembre 2010, l’école française de Charlottetown,
l’école François-Buote, vivra son 30e anniversaire d’existence. Voici quelques notes historiques à son sujet, préparées
par Francis C. Blanchard, qui en a été son premier directeur.
E
n septembre 1989 - un groupe de 17 élèves de la région
de Rustico constitue une première classe d’accueil à
l’école François-Buote. Les inscriptions en cette année
scolaire sont montées à environs 50 élèves et en l’année précédente, on y comptait 35 enfants.
En février 1990 - L’Unité scolaire no 5, dans la région Évangéline, est proclamée la voix officielle provinciale de l’éducation
en français. Au 30 mai de cette même année, l’école FrançoisBuote a célébré son 10e anniversaire d’existence. La fête a eu lieu
à l’école avec la participation des élèves. À l’automne, les inscriptions étaient du nombre d’environ 75 enfants acadiens et
francophones
En décembre 1991 - Le grand déménagement de l’école François-Buote se fait du local à l’église Spring Park United sur la
promenade Kirkwood à Charlottetown, au Carrefour de l’IsleSaint-Jean. Les classes débuteront après les vacances de Noël en
1992. Après l’établissement de l’école au Carrefour, on y a ajouté,
une année à la fois, les 10e, 11e et 12e année du niveau des études
secondaires.
Le 14 mai 1992 - C’est l’ouverture officielle du Carrefour de
l’Isle-Saint-Jean, et c’est maintenant dans cet immeuble que se
trouve l’école François-Buote. La pierre angulaire y fut posée par
les dignitaires : l’honorable Robert R. de Cotret, l’honorable Paul
Connolly et M. Léonce Bernard.
Le 22 juin 1994 - Jour de gloire. La communauté acadienne
et francophone de la grande région de Charlottetown et de Rustico voyait pour la toute première fois six jeunes gens, deux garçons et quatre filles, recevoir leurs diplômes de 12e année.
En cette journée historique et très mémorable, l’école François-Buote à Charlottetown, avec sa communauté francophone
et acadienne de la grande région de Charlottetown et de Rustico,
Images du passé
C
était en fête.
Voici les noms des heureux diplômés : Antoine Benoit, Lori
Ann Blankney, Chantelle Buote, Margo Doiron, Tania Hupé et
Émilio Torrès. Le thème que les diplômés avaient choisi pour ce
grand événement était «Découvrir un nouveau monde» et leur
a lancé un défi de taille.
Le 2 juin 2006 - À la fin de l’année, l’école François-Buote fête
son 25e anniversaire de fondation. Pour marquer l’occasion, Francis et Berthe Blanchard ont été parrain et marraine d’une plaque intitulée : «Hommage aux personnel, directeurs et enseignants
de l’école François-Buote»
25e Anniversaire
Roxane Parent - enseignante - 1980-1982
Francis C. Blanchard - directeur - 1981-1985
Gérald Morin - directeur - 1985-1991
Maria Bernard - directrice - 1991-1993
Réal Gagnon - directeur - 1993-1994
Zain Esseghaier - directeur - 1994-1998
Darlene Arsenault - directrice - 1998-2003
Gilles Benoit - directeur - 2003La musique a aussi fait partie de la programmation à l’école.
Ces titulaires y ont été embauchées à différent temps, elles étaient
Mme Marcia Blanchard et Mme Nicole Bélecque. Présentement,
le chant et la musique sont enseignés par Mme Angèle HachéRix. L’éducation physique a également eu sa place à l’école
François-Buote. L’instructeur à l’heure actuelle est M. JeanPaul Gallant. Le présent directeur de l’institution est M. Sylvain
Gagné. La liste des enseignants et des enseignantes de François-Buote, commençant avec le début de l’école en 1980, serait
beaucoup trop longue à inclure dans cet essai.
1980 – 2010
30 ans
le 3 septembre 1980
Par Georges Arsenault
e groupe de jeunes filles fréquentait le
couvent-école Saint-Joseph des religieuses
de la Congrégation de Notre-Dame, à
Miscouche. Ouvert en 1864, cette institution a fonctionné comme une école bilingue privée pour filles
jusqu’à 1902. Par après, elle a obtenu le statut d’école
publique ce qui lui a permis d’obtenir du financement
gouvernemental.
Le couvent accueillait non seulement des élèves
de Miscouche, mais aussi des filles qui venaient d’ailleurs dans l’Île et même de l’extérieur de la province.
Celles qui n’étaient pas du village de Miscouche
pensionnaient pour la plupart au couvent.
En 1871, le couvent Saint-Joseph comprenait 25
pensionnaires dont neuf étaient anglophones. Même
s’il s’agissait d’une école catholique, quelques familles
protestantes y envoyaient leurs filles. En 1871, trois
des pensionnaires anglophones étaient protestantes.
Ce n’est pas toutes les familles acadiennes qui pouvaient se permettre financièrement de faire instruire leurs filles au couvent. Généralement, seules
les familles les plus à l’aise en avaient les moyens. À titre d’exemple, les quatre filles du commerçant et politicien Joseph-Octave Arsenault d’AbramVillage ont fréquenté le couvent de Miscouche. Elles y sont rentrées entre l’âge de 6 et 10 ans et y ont demeuré pendant une moyenne de sept
ans.
Cette photo réunit les 30 plus jeunes écolières qui fréquentaient le couvent de Miscouche vers 1900. Dans une autre photo prise la même journée,
on y voit les plus vieilles élèves au nombre de 23.
J’ai découvert cette photographie chez Urbain Bernard d’Urbainville. Le Musée acadien en possède aussi une copie.
12 •
La Voix Acadienne - Le 21 avril 2010
PATRIMOINE
Une première de
moins pour l’Île
P
endant longtemps, l’on
a cru que la toute première auto conduite
au Canada était celle que Georges-Antoine Belcourt avait
conduite à Rustico en 1869.
Or, selon les dernières recherches, la première automobile exposée, conduite et inventée au Canada l’a été, non pas
à l’ÎPÉ, mais au Québec!
• Première démonstration
d’une automobile au Canada :
1864 à Stanstead (Québec) • Première automobile fabriquée au Canada : par Henry
Seth Taylor en 1867.
À l’Île, le père Belcourt avait
importé sa voiture des ÉtatsUnis en 1866 et en avait fait
Placez une annonce
dans les journaux
francophones
à travers
le Canada.
Choisissez une région
ou tout le réseau.
C'est très économique!
une première démonstration
publique à Rustico en 1869 lors
du pique-nique de la SaintJean-Baptiste. «Dommage que nous ayons
perdu cette première canadienne! Mais la voiture de Belcourt demeure la première à
l’Île», insiste Georges Arsenault.
Il encourage les gens à en apprendre plus en consultant les
liens suivants :
•www.cartest.ca/canadas_
oldest_car_still_on_.htm
•w w w. t o w n s h i p s h e r i t a g e .
com/Eng/Hist/FamousInv/
taylor.html
•h t t p : / / l o s t b i r o . c o m /
blog/?p=1195 H
Contactez-nous à l'Association de la
presse francophone au 1-800-267-7266,
par courriel à [email protected]
ou visitez le site Internet www.apf.ca et
cliquez sur l'onglet PETITES ANNONCES.
La Société Promotion Grand-Pré
recrute des volontaires pour
une reconstitution historique
Q
uelle était la grandeur de l’ancienne
église à Grand-Pré?
La réponse à cette question
ouvrirait de nouvelles pistes aux
archéologues et aux historiens
qui, depuis plus d’un siècle,
cherchent les traces de l’ancienne église Saint-Charles-desMines à Grand-Pré.
Pour tenter de répondre à
cette question, la Société Promotion Grand-Pré organise
une activité qui permettrait aux
gens de tout âge de visualiser
la grandeur de l’ancienne église,
tout en participant à une leçon
d’histoire vivante.
Nous savons que 418 hommes et garçons acadiens ont
été convoqués dans l’église de
Grand-Pré le 5 septembre 1755,
sous les ordres du lieutenantcolonel John Winslow. C’est à
ce moment-là que Winslow,
avec l’aide d’un interprète,
leur a lu l’Ordre de la Déportation.
Environ 200 de ces Acadiens
Images du passé
ont été gardés comme prisonniers dans l’église pendant un
mois. Les autres ont été gardés à bord des bateaux de transport, en attendant le commencement de la Déportation.
La Société Promotion GrandPré veut recruter au moins
418 personnes qui aimeraient
participer à une reconstitution
historique de ce rassemblement
fatidique qui a eu lieu le 5 septembre 1755 dans l’ancienne
église de Grand-Pré. Un archéologue, un historien et un photographe seront présents pour
documenter l’activité de façon
scientifique.
Cette leçon d’histoire vivante
aura lieu à Grand-Pré le dimanche 5 septembre 2010. L’entrée
au lieu historique national de
Grand-Pré sera gratuite pour
tout le monde. Les gens seront invités à se présenter vers
13 h 30 pour que le rassemblement puisse se terminer à
15 heures avec la lecture annuelle de l’Ordre de la Dépor-
tation.
Les participants sont encouragés à porter un costume
d’époque, mais il n’est pas obligatoire. Le rassemblement sera
suivi d’une marche commémorative de Grand-Pré à la
Croix de la Déportation (environ 2 km).
Toute famille ou toute personne qui aimerait aider à visualiser la grandeur de l’ancienne église de Grand-Pré est
invitée à s’inscrire à l’avance.
Il suffit d’envoyer un courriel
à l'adresse [email protected] et on vous tiendra au
courant de cette reconstitution
d’un moment clé dans l’histoire du Canada.
Pour plus de détails sur les
activités lieu historique national de Grand-Pré, visiter le site
Web www.grand-pre.com. H
Par Georges Arsenault
L
’une des grandes fiertés d’une famille
acadienne était d’avoir un de ses enfants
en religion, soit comme prêtre, frère ou
religieuse. Cette fierté se lit clairement sur le visage
de Jérémie Doiron et de Sara Doiron de Rustico qui
posent ici avec leur fille religieuse, Yvonne (19151946), lors d’une visite à la maison paternelle en
1944.
Après ses études au couvent de Rustico et au
collège Prince of Wales, Yvonne Doiron se lance dans
l’enseignement à Cap-Egmont où elle fait la classe
pendant trois ans. Elle entre ensuite chez les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame en 1934 et fait
sa profession en 1936 sous le nom de Saint-JérémieMartyr.
Elle poursuit alors sa carrière dans l’enseignement dans les couvents de sa congrégation au Québec et au Nouveau-Brunswick. Elle est décédée
lorsqu’elle n’avait que 32 ans. Deux ans après sa mort,
sa plus jeune soeur, Georgina, entre à son tour chez les CND et en souvenir de sa soeur prend le nom de soeur Sainte-Yvonne.
Cette dernière, qui demeure maintenant à Québec, a célébré en 2008
son 60e anniversaire de vie religieuse. Elle a fait une longue carrière
dans l’enseignement dans la Péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick.
Jérémie et Sara Doiron avaient quatre autres enfants : Lucie (Mme
Cyril Buote), Jean Doiron (premier rédacteur de La Voix acadienne),
14 •
La Voix Acadienne - Le 28 avril 2010
Urbain Doiron et Joseph, mort enfant.
Plus de 225 Acadiennes de l’Île sont entrées dans les ordres religieux, dont environ 35 de Rustico. La première religieuse acadienne
native de l’Île était Adéline Gaudet (1854-1948). Elle est entrée chez
les Soeurs de la Charité d’Halifax en 1872 et a pris le nom de Mary Francesca. Elle était la fille de Fidèle Gaudet et de Marguerite Arsenault
de Tignish.
Merci à Monique Doiron de m’avoir fait connaître cette belle photo. H
PATRIMOINE
À bord des bateaux à glace
(NDLR) Catherine MacDonald est une élève de 8e année à l’école François-Buote. Il y a quelque temps, elle a préparé un exposé
en vue de le présenter au concours d’art oratoire qui avait justement lieu le 24 avril. Or, cette année, le concours était seulement ouvert aux élèves de 11e et de 12e année. Catherine a
donc choisi de publier son texte dans La Voix acadienne. Voici
le texte de Catherine MacDonald.
Q
uelques siècles passés, il était impossible de quitter l’Îledu-Prince-Édouard en hiver.
Au XIXe siècle, il n’y avait ni
pont, ni avion, ni traversier, ni
brise-glace. Le mode de transport le plus rapide et efficace
était les bateaux à glace. Un
passage régulier hebdomadaire
de Cap Traverse à Cap Tormentine était la seule connexion
de l’Île au reste du Canada.
Les bateaux emmenaient du
courrier et des passagers sur
les flots glacés de novembre à
avril.
C’est le gouverneur Walter
Patterson qui a eu l’idée d’utiliser des bateaux qui pourraient
emporter le courrier jusqu’à
Halifax durant la saison glacée
de l’hiver. Personne ne pensait
que c’était une bonne idée, mais
après un certain temps, de plus
en plus de gens ont compris
l’utilité d’un service hivernal.
De cette façon, les Insulaires
n’auraient pas à attendre jusqu’au printemps pour envoyer
leurs lettres et visiter le continent. Alors en décembre 1827,
les gens de l’Île ont finalement
adopté l’idée.
Faits de bois, les bateaux à
glace avaient environ cinq mè-
LE TIRAGE ET LA DISTRIBUTION
DE CET HEBDO SONT
VÉRIFIÉS
PAR
• WWW. ODCINC.CA
tres en longueur et deux mètres
en largeur. Ils étaient équipés
d’un capitaine et quatre autres
marins. Ils avaient une voile
pour voguer quand il ventait,
des rames pour traverser l’eau
quand il n’y avait pas de brise
et des cordes de cuir pour tirer
le bateau sur la glace. Pour
faciliter la traversée sur glace
et pour briser la glace mince,
les bords du bateau étaient recouverts d’acier.
Les bateaux transportaient du
courrier, mais ils emmenaient
aussi des passagers. Si un homme voulait faire le trajet assis,
le coût était de quatre dollars.
S’il était prêt à aider à tirer le
bateau sur la glace, le trajet lui
coûtait seulement deux dollars.
Pour une femme, le trajet coûtait simplement deux dollars.
Les enfants et les personnes
âgées ne voyageaient jamais par
bateaux à glace, mais si un enfant devait voyager, le voyage
était gratuit. Ces frais ne semblent pas très élevés de nos
jours, mais c’est équivalant
au prix du pont ou du bateau
maintenant.
Les bateaux à glace semblent
être très sécuritaires et amusants, mais c’était tout le con-
Images du passé
E
n regardant la photo de ce couple d’Abram-Village, on est loin de
s’imaginer les nombreuses tragédies familiales que ces deux Acadiens
ont vécues au cours de leur vie. Il s’agit de Joseph (Jos Fidèle) Arsenault (1865-1941) et de sa seconde épouse, Marie Gallant (1869-1942).
Jos Fidèle s’est d’abord marié en 1888 avec Marie-Rose Poirier qui lui a
donné dix enfants. Dans l’espace d’un an, la mort est venue lui enlever son
épouse et ses deux fils aînés âgés de 15 et 17 ans. Plusieurs années plus tard, un
autre fils s’est noyé à New York à l’âge de 30 ans, victime d’un crime, semblet-il. Quant à Marie-Rose, elle est morte deux jours après avoir donné naissance
à son dixième enfant.
Après un veuvage de moins de cinq mois, Jos Fidèle a épousé le 13 novembre 1906 Marie Gallant de St-Chrysostome, soeur de son beau-frère Xavier
O. Gallant. Célibataire et âgée de 37 ans, Marie n’a pas seulement pris mari,
mais aussi une famille de huit jeunes enfants! Elle pouvait certainement
comprendre la douleur que ces petits vivaient car elle avait été elle-même
orpheline non pas une, mais deux fois. Elle avait effectivement perdu sa mère
lorsqu’elle n’avait que 7 ans. Son père s’est bientôt remarié et quand Marie
avait 13 ans, sa «deuxième mère» est décédée.
Comme si elle n’avait pas déjà eu à subir assez d’épreuves dans sa vie, après
son mariage à Jos Fidèle, Marie a perdu les trois petites filles qu’elle a mises
au monde. Elles sont toutes décédées en très bas âge. Seul son garçon, Sylvère
(1909-1993), a survécu. C’est lui qui a de hérité la ferme familiale laquelle
est aujourd’hui exploitée par son fils Léo et ses petits-fils Jean-Guy et Gilles.
Merci à Éva et Léo à Sylvère à Jos Fidèle de m’avoir ouvert leur album de
famille.
12 •
La Voix Acadienne - Le 5 mai 2010
traire. Habituellement, le voyage de neuf milles de Cap Traverse à Cap Tormentine prenait
entre trois et quatre heures, si
tout allait bien. Plusieurs fois,
le voyage prenait huit ou neuf
heures, mais c’est arrivé deux
fois qu’un bateau ai été pris la
nuit. En 1855, un bateau s’est
fait piéger. Naturellement, il
n’y avait plus d’eau potable sur
la glace et un adolescent en est
mort. Si les autres voyageurs
ont survécu c’est qu’ils ont
mangé le chien d’un passager,
cru. L’autre incident est arrivé en 1885. Cette fois, il y avait
trois bateaux qui revenaient du
Nouveau-Brunswick, alors ils
ont démonté un bateau pour
faire un feu. Ils ne savaient pas
où ils allaient et se sont retrouvés à Canoe Cove, près de Long
Creek.
Il y a seulement eu trois
morts dans toute l’histoire des
bateaux à glace. Il y a l’adolescent mort en 1855 et un
homme est mort noyé en avril
1917, parce qu’il n’était pas
attaché solidement à sa corde
de cuir. Il y a aussi, bien sûr,
le chien en 1855.
J’ai déjà mentionné comment les bateaux étaient équi-
pés pour voguer sur les flots,
naviguer avec le vent et être tirés sur la glace. La seule matière qui pouvait empêcher les
bateaux de passer était la neige
fondante appelé «lolly». Elle
était trop épaisse pour manoeuvrer à travers et trop molle pour marcher dessus. Il n’y
avait qu’une option: faire demitour.
L’histoire des bateaux à glace
a duré de 1827 à 1917, exactement 90 ans. En 1917, le premier
bateau brise-glace nommé «The
Prince Edward Island» a remplacé les bateaux à glace. Les
Insulaires préféraient ce gros
bateau, alors le service de bateaux à glace a pris fin.
Le bateau à glace a servi
comme connexion entre les deux
provinces pendant près d’un
siècle, malgré les incidents.
Maintenant, au vingt et unième
siècle, nous avons le pont de la
Confédération et Northumberland Ferries Limited qui peuvent nous emmener au Nouveau-Brunswick sans courir le
risque de rester piégé dans la
glace et y passer la nuit. Les
bateaux à glace nous ont été
utiles pendant longtemps, mais
je crois que je préfère le Pont. H
Par Georges Arsenault
PATRIMOINE
La Fondation de la SSTA
Francis C. Blanchard
L
’Association des instituteurs et des institutrices acadiens de
l’Î.-P.-É tenait ses assises annuelles, à tour de rôle, dans une
ou l’autre des paroisses acadiennes depuis sa fondation à
Charlottetown en 1893. Le 28
août 1919, à l’occasion de son
vingt-septième congrès pédagogique, la rencontre avait lieu
dans la belle grande paroisse
acadienne, Saint-Antoine-de-Padoue à Bloomfield, Î.-P.-É. En
cette soirée historique, à une
réunion publique annoncée
plus tôt dans l’avant-midi du
Congrès pédagogique, est née la
Société Saint-Thomas-d’Aquin,
la SSTA. En l’an 2009, juste l’année dernière, la SSTA a fêté son
90e anniversaire de naissance.
En l’année suivante, le 22
mai 1920, un acte de la législature provinciale à Province
House, Charlottetown, faisait
étape historique pour nous, Acadiens et Acadiennes insulaires,
lorsqu’on a constitué légalement la Société Saint-Thomasd’Aquin de l’Î.-P.-É. en une corporation à fonds social.
Cet acte provincial stipulait
que les personnes suivantes :
M. l’abbé Jean J. Chiasson, D.D.,
M. l’abbé Pierre C. Gauthier,
D.D., M. l’abbé Pierre-Paul Ar-
senault, M. Aubin E. Arsenault,
M. Benjamin Gallant, M. Henri Blanchard, M. Emmanuel F.
Gaudet, M. Marin Gallant, M.
Joseph T. Arsenault et M. Bélonie Gaudet soient les administrateurs provisoires de ladite
Société.
La jeune Société Saint-Thomas-d’Aquin était alors légalement constituée et toute prête
à prendre son envolée. Ses buts
convergeaient vers un seul et
unique objectif ultime : le plein
épanouissement et le développement total de la vie française
et acadienne de l’Î.-P.-É.
C’est M. l’abbé François-Xavier Gallant, curé de la paroisse
Saint-Antoine, qui a présidé
l’assemblée de fondation. Il s’est
rallié avec enthousiasme à la
nouvelle société tout en lui prédisant un bel avenir. C’est ce
vénérable abbé qui a proposé
que le nom du nouvel organisme soit : La Société Saint-Thomas-d’Aquin. Cette proposition
a été unanimement adoptée
par la foule dans la salle. En
cette même occasion, on a aussi
choisi à l’unanimité que la devise de l’organisme soit : «Courage et persévérance».
Présents dans la salle, il
y avait des enseignants des
membres du clergé, des personnes d’influence de la gent acadienne et un public assez impo-
sant de la paroisse. L’on a décidé d’établir un comité provisoire d’organisation, qui devra
se rassembler à l’appel de son
président, aussitôt que la chose sera possible. Les personnes
suivantes ont été nommées :
M. l’abbé P.P. Arsenault,
Mont-Carmel; M. l’abbé Jean
Chaisson,D.D., Rustico; L’hon.
Aubin E Arsenault, Summerside; M. Joseph J. Arsenault,
Tignish; M. Jean S. Gaudet,
Palmer Road; M. Benoit Pitre,
Bloomfield; M. Xavier O. Gallant, Egmont Bay; M. Emanuel
F. Gaudet, Wellington; M. Joseph
H. Arsenault, Mont-Carmel; M.
Jean B. Gaudet, Miscouche; M.
Adrien Arsenault, Summerside; M. Jean Doiron, Hope River;
M. Joseph J. Doucet, Rustico;
M. J. Henri Blanchard, Charlottetown. M. Adrien Arsenault,
avocat, demeurant à Summerside, est nommé secrétaire provisoire. C’est l’abbé Pierre-Celestin Gauthier de Palmer Road
qui a été élu premier président.
Il a occupé ce poste de 1919 à
1920.
En la majeure partie, cette
information ci-dessus vient des
notes historiques du professeur
J. Henri Blanchard (1881-1968).
Il a fait connaître cette histoire
dans des colonnes de l’ancien
journal, L’Évangéline de Moncton, N.-B. H
Images du passé
AVIS
Le directeur général régional, Région du Golfe, ministère des
Pêches et des Océans par la présente avise que les zones décrites
ci-dessous sont ouvertes pour la pêche des mollusques bivalves
dans la province de l'Île-du-Prince-Édouard.
1. Les eaux de la rivière Vernon en amont d’une ligne tracée
des coordonnées de quadrillage 508200 5111000 aux
coordonnées de quadrillage 508500 5110950 et jusqu'à une
ligne tracée aux coordonnées de quadrillage 508650 5111900
aux coordonnées de quadrillage 509100 5111900. (Voir la
carte Montague 11 L/2).
2. Les eaux de la rivière Orwell en amont d’une ligne tracée
des coordonnées de quadrillage 508900 5110750 aux
coordonnées de quadrillage 509300 5110750 et jusqu'à une
ligne tracée aux coordonnées de quadrillage 510670 5111300
aux coordonnées de quadrillage 510650 5110720. (Voir la
carte Montague 11 L/2).
Remarque : Quand la ligne de démarcation d'un secteur est
indiquée par des coordonnées de quadrillage, ces dernières sont
établies d'après le système Mercator transverse universel utilisé
dans le Système national de référence cartographique, échelle
1:50 000, publié par le ministère de l'Énergie, des Mines et des
Ressources (Système de référence géodésique nord-américain
1927).
Voir l'Ordonnance d'interdiction de la pêche du poisson contaminé
GSN-2010-018 faite le 5 mai 2010 et pour de plus amples
renseignements communiquez avec votre agent des pêches local
ou visitez le site Internet du ministère des Pêches et des Océans,
Région du Golfe, sous la rubrique Régistre d'ordonnance, à
l'adresse suivante: http://www2.glf.dfo-mpo.gc.ca/fam-gpa/cp/ord/
index-f.php.
L'Ordonnance d’interdiction de la pêche du poisson contaminé
GSN-2010-018 entre en vigueur le 5 mai 2010.
L'Ordonnance d'interdiction de la pêche du poisson contaminé
no. GSN-2009-031 est abrogée.
G.A. Chouinard
Directeur général régional intérimaire
Région du Golfe
Par Georges Arsenault
I
l existe aujourd’hui dans la communauté
acadienne de l’Île quelques groupes de femmes qui se réunissent pour faire des couvertures. Cela se faisait aussi soixante-cinq ans passés,
notamment dans le petite village de Peter Road
dans la paroisse de Tignish. Cette photo, prise vers
1945 chez Amable et Marie-Madeleine Gaudet, en est
la preuve.
Ces femmes se rencontraient une fois par semaine. Elles se faisaient chacune une couverture
à tour de rôle. Celle qu’on confectionnait, quand
la photo a été prise, était pour Rosalie Perry, se
souvient Léonie Gaudet.
Ces couturières acadiennes exposent fièrement
les carreaux qu’elles ont cousus. Elles sont, de gauche à droite : 1re rangée - Mae Perry, Edna Gallant et
Stella Perry; 2e rangée - Rosalie Perry, Adéline Perry,
Marie-Madeleine Gaudet, Marie-Anne Doucet; 3e
rangée - Léonie Gaudet, Olive Perry, Béatrice Gaudet.
Merci à Marcella Bernard, de Summerside, pour
cette photo souvenir.
Le 12 mai 2010 - La Voix Acadienne
• 11
PATRIMOINE
Qui est saint Thomas d’Aquin (1227-1274)
Francis C. Blanchard
P
ourquoi avoir choisi
le nom de saint Thomas d’Aquin pour la
nouvelle société acadienne ?
Au dire de Pierre Arsenault,
ancien président de la SSTA
(1974-1979) : «Les étudiants,
voilà la raison d’être de notre
Société Saint-Thomas-d’Aquin.
Sans eux, cette société cesserait
d’exister, la survivance acadienne, faute de chefs, serait vouée
à l’échec et la fierté acadienne
perdrait tous ses défenseurs.
Voilà l’explication de l’intérêt
de notre société pour les étudiants.»
En très grande partie, c’est
pour cette raison qu’on a voulu
donner à notre nouvel organisme acadien provincial ce grand
nom, car cet exceptionnel penseur hors pair, ce professeur, ce
théologien de l’Église et philosophe, a été proclamé le patron
des étudiants et des écoles catholiques, et cela depuis de longue date.
Il faut également ajouter à
cela le fait qu’au moment de sa
Deux Coupes
Stanley un 19 mai
L
e 19 mai 1974, les Flyers de Philadelphie ont remporté la
Coupe Stanley devenant ainsi la première équipe d’expansion à gagner la Coupe Stanley en défaisant les Bruins
de Boston 1-0 et ainsi gagner la série 4-2. Les Flyers ont aussi
gagné la Coupe Stanley en 1975.
Dix ans plus tard, en 1984, toujours un 19 mai, c’était au tour
des Oilers d’Edmonton à connaître la grande victoire. Les Oilers
d’Edmonton ont défait les Islanders de New York 5-2 pour gagner
la Coupe Stanley dans une série 4-1. Les Oilers ont donc empêché
les Islanders de gagner leur 5e Coupe Stanley de suite. Ils ont aussi
gagné trois des quatre coupes suivantes, s’inclinant devant les
Flames de Calgary lors de la finale de la division Smythe en 1986. H
fondation en 1919, les chefs de
file acadiens de l’heure étaient
des prêtres, des curés et des
laïcs, qui ont été formés et éduqués dans les collèges classiques et dans les séminaires catholiques, là où de rigueur, on
enseignait la philosophie et
la théologie de saint Thomas.
Nécessairement, dans les séminaires, sa théologie faisait partie intégrante des cours de préparation à la prêtrise, au sacerdoce.
Ce qui suit est une traduction libre d’un article publié
dans la revue américaine «Columbia» des Chevaliers Colomb
en janvier 2010. J’ai pris la liberté d’y ajouter également quelques notes supplémentaires.
Notre Société acadienne et
francophone provinciale porte
le nom de ce grand philosophe.
Le confesseur et docteur de
l’Église, saint Thomas d’Aquin
est le patron des étudiants et
des écoles catholiques. Il a fait
ses études pendant sa jeunesse
chez les moines bénédictins à
Mont-Cassin en Italie. Les moines, connaissant ses aptitudes
pour l’étude et sa ferveur dans
la prière, ont prié ses parents
de l’inscrire à l’Université de
Naples, afin de poursuivre ses
hautes études. C’est à cet en-
Images du passé
C
ette jolie photo, prise vers 1910, est celle des quatre enfants de l’homme
d’affaires et politicien acadien de Bloomfield, Benjamin Gallant. De
gauche à droite, on voit Isadora (1904-1981), Gertrude (1903-1961) et
Louis (1908-1965). Le quatrième s’appelle Ferdinand (1906-v. 1975). Leur mère
était Annie Gallant, fille du docteur Isidore Gallant, premier médecin acadien
de l’Île.
Benjamin Gallant (1871-1921) était un homme très entreprenant. Il a été
propriétaire d’un magasin et d’une briqueterie à Bloomfield ainsi que d’une
conserverie de poisson à Miminegash. En 1900, il a été élu représentant de la
première circonscription de Prince à l’assemblée législative de la province où il
a siégé pendant 17 ans. Il a déménagé à Summerside avec sa famille en 1919 où il
est décédé deux ans plus tard.
Sa fille aînée, Gertrude, devenue infirmière, a épousé le professeur John T.
Croteau. Ce grand apôtre du mouvement coopératif, a enseigné l’économie et
la sociologie à l’université St. Dunstan’s et au collège Prince of Wales de 1933 à
1946. Le couple s’est ensuite établi aux États-Unis. Isadora, infirmière diplômée,
s’est mariée avec le docteur Linus Smith de Charlottetown.
Ferdinand a fait une carrière au CN et il est décédé à Halifax. Quand au plus
jeune de la famille, Louis, il a enseigné dans les écoles de l’Île avant de joindre
l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale. Par après, il s’est établi à Ottawa.
Cette photo provient de la collection de Catherine Hennessey, de Charlottetown, fille d’Isadora.
12 •
La Voix Acadienne - Le 19 mai 2010
droit qu’il aurait discerné sa
vocation à l’âge d’environ 19
ans. Il a joint l’ordre des prêcheurs, les Dominicains, fondé
en 1216 par saint Dominique.
Cette décision allait directement
à l’encontre de ce que sa famille aurait souhaité. Il est devenu à l’âge d’adulte professeur à Paris, à Cologne, à Naples, à Orvieto et à Rome.
À mesure qu’il grandissait en
sainteté, Thomas a eu des visions mystiques d’une telle intensité, qu’il a dû conclure :
«De tels secrets m’ont révélé
que tous mes écrits jusqu’à
présent, semblent-ils, ont peu
de valeur».
Après sa mort, le 7 mars
1274, l’Église a fait sienne le
don de ses pensées. Sa Somme
Théologique «Summa Theologica» est devenue le texte officiel des théologiens. Il a été proclamé «Docteur de l’Église» en
1568, et ses écrits ont été grandement honorés et souvent cités dans les conciles oecuméniques de l’Église depuis son
décès, comme confirmation de
ce que son professeur et mentor, saint Albert le Grand aurait dit de Thomas : «Ses déclarations en doctrine un jour retentiront d’un bout à l’autre de
l’univers».
Saint Albert le Grand lui a
enseigné à l’université de Cologne en Allemagne. Le pape
Jean-Paul II, de regrettée mémoire, a écrit dans son encyclique en 1998, (Fides et Ratio/
Foi et Raison) : «Même s’il s’est
grandement appuyé sur le caractère surnaturel de la Foi, le
Docteur Angélique (Thomas)
n’a pas négligé l’importance du
raisonnement (ratio)… C’est
pourquoi, l’Église a toujours
été, en son droit, de proclamer
saint Thomas maître de la pensée et modèle de la manière correcte de parler de la théologie».
En tant que modèle de l’humilité, de la rigueur intellectuelle, et de la connaissance intense spirituelle, saint Thomas
d’Aquin nous lance un défi
qui nous amènera dans une recherche vers la vérité, tout en se
rappelant que «l’amour reprend
là ou la connaissance cesse»
(Summa Théologica).
Il est né dans un château à
Roccasecca près d’Aquino, une
petite ville qui se trouve entre
Naples et Rome en Italie. Philosophe et théologien, il était
professeur. Il est décédé, le 7
mars 1274, chemin faisant, ayant
l’intention de siéger et de participer au Concile de Lyons en
France. H
Par Georges Arsenault
PATRIMOINE
L’ère de la construction navale à l’Île est désignée
événement historique national du Canada
E
n juillet 2009, le gouvernement fédéral a
souligné l’importance
historique nationale de la construction navale à l’Île-du-Prince-Édouard, et l’a désignée événement historique national du
Canada, à la suite d’une recommandation de la Commission
des lieux et des monuments historiques du Canada.
Pendant le XIXe siècle, l’industrie de la construction navale a apporté la confiance en les
capacités de l’île et la connaissance de l‘intérêt personnel de
la colonie. En rendant possibles
les échanges commerciaux et
culturels hors de l’île, le secteur
de la construction navale été
un facteur important permettant à l’Île-du-Prince-Édouard
de s’affranchir d’un système
colonial dépendant de la Grande-Bretagne et de se tourner
vers une économie autosuffisante. En conséquence, cette
industrie a compté pour beaucoup dans la décision de l’Îledu-Prince-Édouard de se joindre à la Confédération canadienne.
La construction navale à
l’île-du-Prince-Édouard
La construction navale a été,
de 1820 à 1880, la principale
activité économique de l’Île-duPrince-Édouard. Son essor, son
apogée et l’amorce de son déclin ont précédé l’adhésion de
l’île à la Confédération en 1873.
Elle a contribué à définir le système économique de l’île, que
dominait une classe marchande
prospère. Elle a aussi permis à
l’île de passer d’un système colonial de dépendance envers la
Grande Bretagne à une écono-
mie autonome.
Elle était étroitement liée aux
secteurs du bois d’œuvre et
des transports maritimes. Par
sa situation de chef de file de
l’économie au XIXe siècle, l’industrie a favorisé la création
d’échanges culturels et commerciaux à l’extérieur de l’Î.-P.-É.
La construction navale est
devenue rentable après les
guerres napoléoniennes, alors
que les chantiers navals britanniques ne suffisaient plus à la
demande pour des navires de
commerce international.
Les commerçants de l’Île-duPrince-Édouard ont financé la
construction de grands navires
marchands ainsi que celle des
bateaux destinés à Terre-Neuve
pour la pêche et la chasse au
phoque. Ils ont contribué ainsi
la naissance d’une industrie
deux fois plus prospère, par
Images du passé
L
e 29 juin 1903 avait lieu en l’église catholique de Wellington
un beau mariage que le journal L’Impartial qualifiait de
«fashionable». À l’époque, on employait, en français, cette
expression anglaise pour décrire un mariage élégant et conforme au bon
ton de la mode.
Ce mariage fashionable était celui d’Emmanuel Gaudet (1879-1949),
de Miscouche, et de Mannie Cormier (1881-1960) de Middle Sackville, Nouveau-Brunswick. Les deux mariés travaillaient au magasin
de Joe-Félix Arsenault, situé à Wellington. Emmanuel était comptable
et Mannie était modiste, c’est-à-dire une fabricante de chapeaux.
Soulignons que l’épouse de Joe-Félix, Gertrude, était la soeur de
Mannie.
Selon L’Impartial, l’église «avait été magnifiquement décorée pour
l’occasion». Chose rare dans les mariages acadiens du temps, il y a eu
du chant choral, de la musique d’orgue et de cornets à pistons pendant la messe nuptiale. Après la cérémonie, les mariés se sont rendus
«à la résidence princière de M. J.-F. Arsenault où un somptueux déjeuner les attendait».
Après le repas, ils ont pris le train pour leur voyage de noces au
Nouveau-Brunswick. Ils se sont évidemment arrêtés à Sackville car
c’est là qu’ils se sont fait photographier au studio Pridham.
En 1906, Emmanuel s’est associé avec Fidèle T. Arsenault pour fonder
la firme Arsenault & Gaudet, prenant ainsi en main le magasin en
faillite de son beau-frère, Joe-Félix.
Emmanuel et Mannie Gaudet étaient les parents de Bernice (Mme
Raymond Reid, décédée récemment à l’âge de 100 ans), Faustina
(Mme Clifford Gaudet) et Yvonne (Mme Wilfrid Arsenault), toutes de
Wellington. Un garçon et une fille sont morts en bas âge.
Merci à Joyce Gaudet, de Charlottetown, fille de Faustina, pour la photo.
14 •
La Voix Acadienne - Le 26 mai 2010
habitant, que celle du NouveauBrunswick et trois fois plus importante que celle de la Nouvelle-Écosse.
À son apogée, de 1850 à 1870,
la construction navale représentait, certaines années, 80 % des
exportations de l’île, devenant
son moteur économique principal et son plus grand employeur. Ses activités permettaient d’appuyer une industrie
forestière lucrative qui fournit
les matériaux destinés à la
construction navale et au commerce.
Les armateurs de l’île s’achetaient de grands navires et développaient une industrie prospère de commerce maritime en
exportant des produits locaux
vers des ports lointains, agrandissant ainsi les marchés pour
les autres produits de l’Île-duPrince-Édouard.
Puis, à partir de 1870, ce secteur a commencé à subir les
contrecoups de l’effondrement
du marché britannique des
grands bâtiments à voile. En
1880, la construction navale ne
représentait plus que 10 % des
exportations de la colonie.
Tant qu’elle a duré, l’industrie
de la construction navale a permis à l’Île-du-Prince-Édouard
de se détacher de la GrandeBretagne sur le plan économique. Grâce à cette industrie, les
habitants ont découvert le potentiel de l’île et constaté qu’ils
devaient veiller à leurs propres intérêts.
Ce nouvel état des choses,
conjugué au déclin de l’industrie de la construction navale, a
motivé en grande partie la décision de l’Île-du-Prince-Édouard
à se joindre à la Confédération
canadienne. H
Par Georges Arsenault
PATRIMOINE
L’héritage du capitaine
Joseph-Fidèle Bernard
À
la page 4 du journal L’Évangéline du 24 mai 1923
paraissait un article fort intéressant sur JosephFidèle Bernard sous le titre suivant «UN EXPLORATEUR ACADIEN DANS LA MER POLAIRE» avec la note préliminaire suivante : «L’histoire et les voyages du capitaine Joseph Bernard, de Tignish -- Les aventures du «Teddy
Bear» dans l’océan glacial arctique -- Esquimaux et peuplades primitives».
Cet article racontait comment Joseph-Fidèle Bernard de
l’Étang-des-Clous (Nail Pond) est parti faire la traite des
fourrures sur les côtes sibériennes, s’est ensuite construit
une goélette qu’il a baptisée «Teddy Bear», et qu’il a fait des
fouilles archéologiques incalculables et conquis l’estime générale parmi les peuplades du Grand Nord. Grâce à lui et à son oncle Pierre, un réseau d’échanges s’est développé dans le Nord-Ouest de l’Alaska, puis s’est
propagé de la Sibérie jusqu’au golfe Coronation dans l’actuel
Nunavut. Qui étaient ces capitaines Bernard dont les aventures pourraient remplir des pages de nos manuels de
classe pas seulement en histoire acadienne mais aussi en
géographie et surtout en anthropologie? Pour en savoir plus, il faudra assister à la Conférence J.Henri-Blanchard 2010 le 13 juin à la bibliothèque J.-HenriBlanchard, par David Le Gallant. Elle portera sur la vie et
l’oeuvre des capitaines Bernard, mettant surtout en relief
le parcours entrepris en 1909 par le capitaine Joseph-Fidèle
Bernard qui se ternmina en 1914, il y a cent ans de cela.
La goélette Teddy Bear, tirée de Photo Historica par J.
Henri Gaudet. H
Images du passé
Rassemblement
des Thériault
le 12 juin 2010
S
aint-Jean-Port-Joli est l’un
des deux berceaux principaux des familles Thériault. En effet, c’est en octobre
et novembre 1759 respectivement
que Paul Thériault et son frère
Joseph Thériault sont arrivés au
Québec. Suite à un long voyage
de quelques années avec leurs familles, Paul s’est établi à Kamouraska et Joseph, à Saint-Jean-PortJoli. De ces deux pionniers descendent un grand nombre de familles Thériault du Québec, du
Nouveau-Brunswick et des ÉtatsUnis.
Le 12 juin 2010, les descendants
de Joseph Thériault et les membres de l’Association des familles
Thériault d’Amérique souligneront
l’établissement de Joseph et de son
épouse, Agnès Cormier, à SaintJean-Port-Joli. Un monument sera
dévoilé sur la terre que Joseph
Thériault s’est fait concéder à cet
endroit le 23 septembre 1763.
Pour plus d'information, visitez
le site Web www.genealogie.org/
famille/theriault. H
Par Georges Arsenault
C
ette photo a été prise chez Josephat
Richard, à Cap-Egmont, un dimanche après-midi au cours de l’été de
1936. En plus des membres de la famille
Richard, le groupe comprend plusieurs voisins.
L’occasion était la visite des États-Unis des
deux soeurs de Josephat, soit Délia (18981971) et Zelma (1912-1978). Elles faisaient
partie des centaines d’Acadiens et d’Acadiennes de l’Île qui avaient émigré en NouvelleAngleterre depuis la fin du 19e siècle à la
recherche d’un emploi. Elles se sont établies à
Lynn, au Massachusetts. Délia, qui est demeurée célibataire, s’est trouvée du travail comme
dame de compagnie d’une riche américaine.
Quant à Zelma, elle a travaillé comme bonne
chez des gens à l’aise jusqu’à son mariage, vers
l’âge de 27 ans, à Peter Peterson, un ingénieur.
Alors que les automobiles étaient encore
rares à Cap-Egmont pendant les années de la Grande Dépression,
les gens ont dû être impressionnés de voir arriver dans le village
deux jeunes Acadiennes au volant de leur propre voiture, signe
qu’elles avaient bien réussi au pays d’Oncle Sam.
La photo a été prise par Zelma Richard. Sa soeur Délia est la
12 •
La Voix Acadienne - Le 2 juin 2010
deuxième femme, à droite. À la gauche d’elle se trouve Rita (à
Benoît) Gallant de Cap-Egmont et à la droite, sa nièce, Lucie
Hitchcock, d’Urbainville.
J’ai obtenu cette photo de Ken à Josephat Richard, de Charlottetown. H
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ACTION MÉDIAS
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faire la promotion d’Action médias lors d’événements ponctuels;
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du poste
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•• excellent
sens de l’initiative;
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• bonne
capacité sont
d’interagir
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enseignement
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travailler
en équipe
et de
excellentede
maîtrise
du français
à l’écrit
et façon
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à des
irrégulières au besoin (soirées et fins de
• pression
excellentetsens
deheures
l’initiative;
• semaine);
bonne capacité d’interagir avec des jeunes âgés de 12 à 18 ans;
capacité
équipe
et de façon
autonome,
sous
•• un
permis de
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valide
au Manitoba
et un
véhicule sont
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nécessaires.
semaine);
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$ par
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à temps plein, renouvelable selon le financement
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2010.
Salaireen
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000 $ par
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Poste à temps plein, renouvelable selon le financement
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début
2010.
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Faites parvenir votre curriculum vitae et le nom de trois répondants
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Poirier, au
gestionnaire
pour référence,
plus tard lede
30projet
juin 2010, à :
Journal
Liberté
Sandra La
Poirier,
gestionnaire de projet
C.P.
190 Saint-Boniface
(Manitoba) R2H 3B4
Journal
La Liberté
Par
: [email protected]
C.P.courriel
190 Saint-Boniface
(Manitoba) R2H 3B4
Partélécopieur
courriel : [email protected]
Par
: (204) 231-1998
Par télécopieur : :(204)
Renseignements
(204)231-1998
237-4823
Renseignements : (204) 237-4823
Nous ne communiquerons qu’avec les candidat(e)s retenu(e)s pour une
Nous ne communiquerons qu’avec les candidat(e)s retenu(e)s pour une
entrevue.
entrevue.
NOS ÉCOLES
Collecte de fonds pour le terrain
de jeu à Saint-Augustin
L
es étudiants de l’école
Saint-Augustin font
une collecte de fonds
pendant le mois de juin pour
recueillir de l’argent pour le
terrain de jeu pour leur nouvelle école. La construction devrait commencer bientôt. Tandis
que la province paye la construction et les coûts liés à une
nouvelle école, les coûts associés au terrain de jeu deviennent
la responsabilité de la communauté.
Le comité des parents ainsi
que le personnel voudrait remercier à l’avance tous ceux qui appuient les étudiants dans leur effort. Les étudiants vendront des
billets pour un prix très convoité. Jeff Squires, du Cavendish Beach Music Festival a généreusement donné deux laissez-passer de quatre jours au
festival et Victor et Kathleen
Hryckiw, propriétaires de terrain de camping KOA ont donné une cabine pour quatre nuits
pour quatre personnes dans
leur terrain de camping de
KOA. Le prix a une valeur approximative de 1 000 $.
Les
billets sont disponibles auprès
Images du passé
Erika Sentner, élève à l’école Saint-Augustin, vend le premier
billet à la directrice de l’école Rachelle Gauthier tandis que
Damian Sentner (a gauche), Benjamin Sentner et Joyce Gill les
regardent faire. (Arthur Buote)
des élèves aussi bien qu’à l’école en composant le 963-2534.
Le tirage aura lieu le dernier
jour de l’année scolaire, le vendredi 25 juin à l’école SaintAugustin. H
Par Georges Arsenault
C
ette impressionnante photo du port de
pêche de Miminegash daterait des années
1930. On voit les nombreux «stages» ou
chafauds des pêcheurs qui étaient alignés sur l’un
des quais. Rien de cela n’existe aujourd’hui.
C’est d’abord grâce à la pêche au maquereau que
Miminegash s’est développé comme un village de
pêche, principalement vers la fin des années 1870.
En 1877, on comptait dans ce port dix chafauds
et l’année suivante une trentaine, selon un article
publié dans le Alberton Pioneer en 1878. Le journal
décrivait ainsi ces installations : «Ces chafauds sont
des maisons d’une grandeur moyenne construites
sur des pilotis plantés dans le sable à quelques centaines de verges de la côte. À l’étage inférieur de
ces bâtiments on traite et entrepose le poisson. Le
pêcheur dort et mange à l’étage supérieur (souvent
accompagné de sa femme et ses enfants). Quand la
pêche est terminée, l’endroit est abandonné.»
En 1879, il y avait 135 bateaux qui faisaient la pêche à Miminegash, donnant de l’emploi à 530 pêcheurs! Ces pêcheurs étaient
surtout des Acadiens et des Irlandais. Cette année-là, on avait produit à Miminegash 4 000 barils de maquereau, 400 barils de hareng,
20 000 livres de morue salée, 50 000 livres de morue barbue salée,
57 600 boîtes de homard et 150 gallons d’huile de poisson.
16 •
La Voix Acadienne - Le 16 juin 2010
Mon grand-père, Léon Perry, a possédé un de ces chafauds. Dans
les années 1930, toute la famille y vivait du début mai à la fin octobre.
Les principaux noms de famille acadiens associés à la communauté
de Miminegash sont : Deagle, Doucette, Gallant, Thibodeau, Tremblay
et Wedge. Au cours des années, ils se sont beaucoup mariés avec
les Butler, Callaghan, Costain, Hustler, Jones et Shea.
PATRIMOINE
De Rustico à St-Alexisde-Matapédia
D
u 23 juillet au 1er août
prochain, la population de St-Alexis-deMatapédia (Qc) et des environs
sera en fête pour souligner le
150e anniversaire de l’arrivée
de ses premiers colons sur leur
territoire, des Acadiens venus
de la paroisse de Rustico, Îlede-Prince-Édouard.
Le manque de terres pour
établir des familles a fait en
sorte que l’abbé Belcourt, curé
de Rustico et prêtre originaire
du Québec, a exhorté les jeunes
Texte affiché à la Banque des
fermiers à Rustico Î.-P.-É. lequel atteste la migration de
gens de Rustico vers la Vallée de la Matapédia au Québec
en1860.
familles à quitter leur milieu
pour aller explorer Matapédiac
à l’embouchure des rivières
Restigouche et Matapédia, à
proximité du Nouveau-Brunswick, colonie à l’origine de la
paroisse de St-Alexis-de-Matapédia.
En juillet 1860, une douzaine d’aspirants colons a exploré
le nouveau territoire. Puis en
octobre de la même année, 26
personnes se sont embarquées
pour une grande aventure. Ces
braves pionniers : Maurice Blaquière, son épouse Appoline
Arseneau et leurs six enfants;
Fabien Doiron, son épouse Ruffine Arseneau et leurs sept enfants; Simon Martin, son épouse
Marguerite Gallant et leurs quatre enfants; Joseph Doiron et
son épouse Marie Lebrun; Thomas Doiron, célibataire. En attendant la construction des premières habitations, les femmes
et les enfants ont vécu dans la
maison de Daniel Fraser à Matapédiac.
Durant les vingt années qui
ont suivi, les Acadiens de l’Îledu-Prince-Édouard ont prati-
Tombeau de Saint
Thomas d’Aquin
À
la suite des articles
sur saint Thomas
d’Aquin, écrits par
Francis Blanchard et publiés
récemment dans La Voix acadienne, Marc Bolduc, un lecteur du Québec, a fait parvenir au journal cette magnifique photographie du tombeau
de saint Thomas d’Aquin, qu’il
a prise à l’automne 2009 dans
l’église du couvent des Jacobins à Toulouse. «Si les Acadiens sont reconnus pour leur
humilité, on peut voir que les
reliques du saint patron (de
la société acadienne) des Acadiens de l’Île sont conservées
dans l’opulence», a-t-il indiqué dans son message. Merci
donc à Marc Bolduc pour cette précieuse image. L’abbé Georges A. Belcourt, curé de Rustico, en 1860, homme
visionnaire, a incité ses paroissiens à émigrer au Québec
dans le canton de Matapédia.
quement été les seuls à venir
s’établir sur les terres du canton
de Matapédia.
Les gens de St-Alexis-de-Matapédia sont fiers de leurs origines et le marqueront par plusieurs conférences dans le cadre
des festivités du 150e pour relater l’histoire des débuts de leur
paroisse, une des plus vieilles
de la Vallée de la Matapédia. H
Images du passé
Par Georges Arsenault
C
ette belle maison était celle de l’agriculteur
Clément Poirier (1848-1933) et de Geneviève
Gallant (1845-1927), de Miscouche. Fiers
de leur élégante résidence, ils ont voulu l’inclure dans
une photo de famille prise vers 1905. Ce genre de mise
en scène pour une photo de famille, dans laquelle on
incluait souvent le cheval de promenade, était populaire à l’époque.
Clément et Geneviève se sont mariés en 1870.
On les aperçoit assis de chaque côté de la porte.
Malheureusement, les autres personnes ne sont pas
identifiées. Il s’agit probablement de leurs enfants et
leurs conjoints.
Le couple a eu neuf enfants. Le deuxième fils, Stanley Poirier, a hérité de la maison familiale et à son tour
l’a transmise à son fils John C. Poirier. La maison existe
toujours mais elle a été modifiée au cours des années.
Elle n’appartient plus à la famille Poirier.
La maison, ou du moins une partie de celle-ci, a probablement
été construite dans les années 1880. Ce genre d’habitation en
forme de «L» est devenu populaire dans l’Île au cours de la seconde
moitié du 19e siècle. Souvent, ce style de maison était le résultat
de l’agrandissement du logis. On ajoutait une cuisine à la maison
16 •
La Voix Acadienne - Le 23 juin 2010
existante, ou bien on construisait une toute nouvelle maison à laquelle on attachait l’ancienne pour servir de cuisine. La maison
des Poirier était particulièrement coquette avec ses jolies décorations au-dessus des fenêtres et des portes.
La photo appartient à Sylvia Poirier, de Charlottetown, fille de
John C. à Stanley à Clément Poirier.
PATRIMOINE
Tour de force : l’église était prête
pour la messe des finissants
Jacinthe Laforest
D
ifficile à croire qu’en
quelques
semaines seulement, les
travaux sur la nouvelle église
de Baie Egmont ont été complétés. Certaines personnes ne
croyaient tout simplement pas
que le travail puisse être complété en si peu de temps. David
Arsenault, copropriétaire de la
compagnie Wellington Construction, responsable des travaux, est heureux des résultats.
«L’extension qu’on a faite est
de 24 pieds de profondeur par
30 pieds de largeur. En plus,
sur chacun des coins, pour
améliorer la visibilité, nous
avons fait un angle à 45 degrés, ce qui fait que la largeur
totale de l’ouverture est de 40
pieds.»
Ce qui frappe le plus, lorsqu’on entre dans l’église, ce
sont les vitraux, qui ont été installés de part et d’autres de
l’autel central. Le coup d’œil
est remarquable. David Arse-
nault explique que cette portion
du travail, un travail de précision, a été largement faite par
Dennis Durant, un artisan qui
fait partie de l’équipe de Wellington Construction.
«Les vitraux viennent en
morceau. Ils avaient été bien
protégés dans des boîtes. On
a placé tous les morceaux au
bon endroit sur du carton pour
prendre les mesures et tracer
les contours. Puis on a découpé
les cartons et Dennis a fait tout
le travail de fabriquer les ca-
dres en bois. C’était un gros
travail. Pour que les vitraux
paraissent bien en tout temps,
nous avons fabriqué une boîte
derrière le vitrail pour pouvoir
installer un éclairage. Comme cela, même le soir, l’on voit
toujours le plein effet des vitraux.
Une autre chose qu’on remarque en entrant dans l’église est le toit cathédrale qui a
été créé, et qui se trouve perpendiculaire à la ligne de toit
existante de l’édifice. Photos à
l’appui, David Arsenault montre que le 13 mai, le toit a été
coupé et le soir même, le toit
était couvert à nouveau. «Pour
que tout soit bien solide, il fallait mettre des poutres d’acier
de chaque côté du nouveau
toit cathédrale. Pour cela, nous
avons consulté un ingénieur
qui nous a recommandé quelle
grosseur de poutre d’aciers il
fallait, et nous avons suivi ces
instructions. Cela regarde vraiment bien. Nous avons fait une
finition de noyer, du beau bois
foncé.»
Les travaux ont bien avancé, en partie parce que les décisions ont été prises vite et bien.
«Le père Éloi Arsenault a été
bon pour cela. Il prenait ses
Images du passé
C
ette photo a été prise au mois de juin 1960 lors de la clôture de l’année scolaire
à l’école de Saint-Philippe dans la région Évangéline. Cette petite école de campagne comptait seulement une quinzaine d’écoliers de la première à la huitième
année. À la fin de l’année scolaire, comme le voulait la tradition, l’institutrice ou l’instituteur organisait un examen public pour montrer aux parents ce que leurs enfants avaient
appris au cours de l’année. Le programme comprenait aussi du chant, des sketches et
des récitations. C’était également l’occasion de remettre des prix et des récompenses aux
élèves et, pour ces derniers, de témoigner leur appréciation à la maîtresse ou au maître
d’école.
La photo est riche en renseignements. D’abord, on aperçoit deux écoliers en train de
se produire dans une saynète. Il s’agit de Roger et Marcel Bernard, fils de l’enseignante,
Évangéline Bernard. Sur le tableau noir, on y lit le programme de «l’examen». Les élèves ont
été testés sur les syllabes, le vocabulaire et l’histoire.
Du côté divertissements, les parents ont pu applaudir leurs enfants s’exécuter dans
des sketches, des dialogues et des monologues intitulés «Vacances», «Les noces de Cana»,
«Ma poupée», «Un peu de beurre», «Étienne veut se marier», «La grosse faute», etc. Et
bien sûr, les écoliers ont interprété quelques chansons, notamment «Quand on est jeune»,
«Le carillon», «En passant par la Lorraine» et, pour terminer, «Ave Maris Stella».
Pour accompagner le chant, on avait transporté à l’école l’harmonium de la famille
Bernard. À noter aussi le décor : les petits drapeaux acadiens, le bouquet de lilas et quelques feuilles de fougères accrochées au mur.
Merci à Alice Richard, de Summerside, pour la photo vieille d’un demi siècle.
16 •
La Voix Acadienne - Le 30 juin 2010
décisions vite et cela nous permettait d’avancer dans les
temps. Et puis, une autre chose
qui nous a aidés a été les bénévoles de la paroisse. C’est eux
qui ont fait tout le ménage, qui
ont replacé les bacs, qui ont tout
nettoyé. Si cela n’avait pas été
d’eux autres, peut-être qu’on
n’aurait pas été prêt pour la
messe des finissants. Nous,
on a fini notre travail le 19, et
la messe était le 20. Nous
n’avions pas encore fini l’en dehors mais au moins, l’en dedans était tout prêt.»
Wellington Construction emploi une trentaine de personnes et à un certain moment, 13
personnes s’activaient autour
de l’église. Parmi les autres
contrats en cours pour Wellington Construction, il y a les 40
unités de résidences en construction pour le Holland College à Charlottetown. C’est nous
qui faisons tout l’intérieur des
chambres», dit David.
Les bureaux de Wellington
Construction sont situés juste
en face du terrain du Centre
de récréation Évangéline. «On
aimerait bien avoir le contrat
pour reconstruire, mais c’est
pas rendu là encore», dit David
Arsenault. H
Par Georges Arsenault
PATRIMOINE
Nouveau fleuron pour l’église de Miscouche
Jacinthe Laforest
D
epuis le printemps
2010, l’église de
Miscouche est inscrite au registre des lieux patrimoniaux de la province. C’est
une fierté pour le curé de la
paroisse, l’abbé Albin Arsenault, qui a dévoilé le dimanche 27 juin un nouveau fleuron,
l’autel latéral consacré à SaintJoseph.
Cette magnifique pièce était
le maître-autel de la toute première église construite 1822.
Par après, l'autel avait été placé
dans l'église actuelle mais avait
été enlevé après le Concile
Vatican II. L'autel a été sauvegardé et jusqu’à tout récemment, il était entreposé au Mu-
sée acadien de l’Île-du-PrinceÉdouard à Miscouche. Avec la
permission de toutes les autorités concernées, l’autel a été restitué à l’église, mais pas avant
d’avoir été tout refait selon
un état très proche de son état
d’origine.
L’abbé Albin Arsenault est
fier de son église et il a fait un
travail énorme au cours des années, afin de redonner à cette
église son aura d’autrefois, et
les paroissiens l’y ont aidé fidèlement.
L’inscription de l’église au
registre des lieux patrimoniaux
signifie que l’église est reconnue comme lieu patrimonial
de qualité, bien préservé et authentique. Cela ne lui donne
malheureusement aucune pro-
Placez une annonce
Contactez-nous à l'Association de la
dans les journaux
presse francophone au 1-800-267-7266,
francophones
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le Canada.
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C'est très économique!
tection légale. Pour cela, il faut
mériter d’être «désigné» comme un lieu patrimonial. Une
fois qu’un lieu est désigné en
vertu de la loi sur les lieux patrimoniaux, des protections légales s’appliquent.
«Nous avons très peu d’églises qui répondent à nos critères, non pas parce qu’elles manquent de qualités, mais parce
que pour qu’une désignation
soit considérée, la province doit
s’entendre avec les propriétaires du lieu, qui doivent s’engager à le préserver et à lui maintenir son authenticité. Or, avec
la religion catholique en tant que
corporation, nous n’avons pas
beaucoup de succès. Ils hésitent à s’engager à préserver des
églises pour l’avenir, surtout
dans le contexte actuel», dit
Harry Holman, du ministère
du Tourisme et de la Culture.
Le nouvel autel à l’église de
Miscouche a été dévoilé le 27
juin en après-midi, lors de la
messe de la fête patronale de la
paroisse Saint-Jean-Baptiste.
L’autel latéral de l’église de
Miscouche, dévoilé le 27 juin
2010. H
Images du passé
D
es photos-souvenirs de la première communion se
retrouvent dans presque tous les albums des familles
acadiennes. Avec la confirmation, la première communion constituait un événement important dans la vie d’un
enfant. Pour y être admis, il fallait connaître les réponses du
petit catéchisme qu’on apprenait à l’école et qu’on revoyait à
l’église avec le curé ou le vicaire de la paroisse.
Cette photo a été prise vers 1938 à Abram-Village. Il s’agit
d’Yvette et Lauretta Gallant, filles de Hector (à Nicéphore) Gallant
et Marie-Jane Arsenault d’Abram-Village. Comme le voulait
la tradition, ces premières communiantes sont vêtues tout de
blanc et coiffées d’un long voile. Cet habillement servait aussi
pour la confirmation et la procession de la Fête-Dieu qui avait
lieu chaque printemps.
Comme chez Hector Gallant, il n’y avait pas d’appareil photo,
ils ont fait appel au photographe du village, Joseph Poirier (18951979). Ce dernier, mieux connu comme José Prosse, n’était pas
un photographe professionnel. Il possédait simplement un
appareil ordinaire et, pendant un certain temps, développait ses
propres photos. Plusieurs familles profitaient de ses services.
Ainsi, il se faisait un petit revenu.
Merci à Lauretta Gallant de Montréal de m’avoir communiqué
cette jolie photo.
14 •
La Voix Acadienne - Le 7 juillet 2010
Par Georges Arsenault
PATRIMOINE
Une présentation sur
les Acadiens à Summerside
J
Nick Arsenault
ean Bernard, historien
prolifique, a été embauché par La BelleAlliance pour faire des études
sur le peuple acadien à Summerside. Il a présenté les résultats de ses recherches au Musée acadien de Miscouche, le
29 juin dernier, à un public très
intéressé et appréciatif.
Jean Bernard s’est penché
sur la période allant de 1850 à
1950. C’est pendant ces années
que les Acadiens se sont établis
à Summerside.
Les Acadiens qui se sont installés dans cette ville très anglophone ont souvent changé leur nom de famille et leur
petit nom afin de faciliter les
entretiens avec les gens. Par
exemple, il y a Aucoin qui a
été transformé en Wedge; Poirier en Perry; Fougère en Frazer;
Doiron en Durant; Lebrun en
Brown; Pitre en Peters; Saulnier
en Sonier; Daigle en Deagle.
Pour les prénoms, on voit
que Félicien a changé à Philip; Bonaventure à Venture;
Séraphique à Sarah; MarieHélène à Lina; Sérénie à Serena; Auspice à Pius; Urbain à
Reuben et bien sûr, beaucoup
d’autres.
Dans ses recherches, Jean
Bernard a trouvé plus de 70 différents noms de familles acadiens lors de cette période.
À l’époque, les gens sont surtout allés à Summerside pour
se trouver de l’emploi, souvent
comme ouvrier. Les Acadiens,
réputés pour être de bons travaillants, étaient souvent embauchés. Il y avait des ouvriers,
charpentiers, charretiers, pêcheurs, servantes domestiques,
ceux qui sont dans le commerce et bien d’autres. Ces gens
venaient
de
Mont-Carmel,
Baie-Egmont, Tignish et particulièrement de Rustico, qu’on
oublie parfois. Le tout a donné
une bonne représentation acadienne à Summerside au début
du 20e siècle.
Une base de données fasci-
Jour de vétérans
de la Guerre du Corée
L
a ville de Summerside
va commémorer pour
la première fois le Jour
des vétérans de la Guerre de la
Corée le mardi 27 juillet. Il y
aura un service au cénotaphe
au Memorial Square à Summerside qui débutera à 11h.
Une parade débutera à la
Légion royale canadienne de
Summerside à 10 h 30 et les vétérans de l'ensemble de la province sont invités à se joindre à
la parade. Des dignitaires locaux
et provinciaux assisteront aux
cérémonies au cénotaphe. Plusieurs Insulaires ont servi à la
Guerre de la Corée qui a été
connu comme la guerre qui avait
été oublié. Cette guerre a eu lieu
entre 1950 et 1953 et plusieurs
Insulaires y ont perdu leur vie.
Le public est invité de venir se
joindre aux vétérans à la Cénotaphe. Pour plus d’information : Leroy Gamble (436-2634),
Shirley Gauthier (436-8814) ou
George Dalton (436-2050). H
Au 150e DE ST-ALEXIS-DE-MATAPÉDIA
L'historien Jean Bernard a fait
une étude sur le peuple acadien à Summerside.
nantes a été dévoilée par Jean
Bernard et les intéressés sont
encouragés à venir l’examiner
au Musée cadien de Miscouche. On y retrouve un véritable dictionnaire de familles acadiennes de cette ère. Également, l’historien manque beaucoup de liens qui ne se trouvaient pas dans les documents
anciens, donc il souhaite faire ces connexions importantes
avec l’aide du grand public. H
Images du passé
Rencontres avec l'histoire
D
ans les cadres du 150e
de l’arrivée des premiers colons à StAlexis-de-Matapédia, au Québec, du 23 juillet au 1er août
prochain, on renouera avec les
origines de la paroisse, des Acadiens en provenance de la paroisse de Rustico sur l’Île-dePrince-Édouard.
Dans un premier temps, les
24 et 25 juillet, l’historien
Georges Arsenault, originaire
d’Abram-Village, Î.-P.-É., présentera 2 conférences intitulées «Les Acadiens de Rustico en
1860» et «Père Antoine Belcourt et la colonie de Matapédiac». Pour sa part, Aurélien
Gallant, interprète local présentera 5 conférences du 26 au 30
juillet à 10 h. Le titre de ces exposés : «Le Canton de Matapédiac avant 1860» : ses explorateurs», «1860, arrivée des
Acadiens : terre en vue», «Le
territoire s’organise : les grands
projets», «Des noms, des lieux
et des légendes» et St-Alexis en
images». H
Par Georges Arsenault
Voici une scène typique de la vie sur la ferme familiale jusqu’aux années 1960 : la récolte du foin. Un travail éreintant dans
la chaleur d’été qui consistait à couper, à sécher et à engranger le
foin. Plusieurs membres de la famille devaient participer à cette
corvée, souvent même les filles et les femmes. La photo a été
prise à St-Chrysostome en 1939 chez Étienne (à Jack) Arsenault.
Sur la charge, on aperçoit Étienne; à la fourche, son gendre Jean
Lalonde, d’Arvida (Québec); et près des chevaux, son fils Armand.
Quand la photo a été prise, il y avait dans l’Île environ 10 000 fermes familiales. Aujourd’hui, il n’y en a plus que 1800. À l’époque,
une ferme moyenne acadienne comprenait 60 acres dont une
vingtaine servaient à la production du foin. De plus, on cultivait
environ 16 acres d’avoine ou de grains mélangés, 5 acres de pommes
de terre, 4 acres de cultures sarclées (navets, choux, etc.) et 15
acres étaient réservés au pâturage. Sur une exploitation agricole
mixte de cette taille, on trouvait en moyenne 3 chevaux, 6 vaches,
15 moutons, 6 cochons et 100 poules.
La photo m’a été envoyée par Armand (à Étienne) Arsenault
d’Alma (Québec). Il était le directeur de l’école d’Abram-Village
16 •
La Voix Acadienne - Le 21 juillet 2010
quand j’étais en première année, en 1958. Quelques années plus
tard, il a quitté l’Île pour aller enseigner au Québec.
SOCIÉTÉ
L
Prix d’excellence en service
e groupe régional de
l’Institut d’administration publique du Canada de l’Île-du-Prince-Édouard
(IAPC-Î.‑P.‑É.) a annoncé récemment les récipiendaires de
2010 des Prix d’excellence en
service de l’IAPC.
Ces prix ont été présentés
lors de la Semaine de la fonction
publique (du 14 au 18 juin),
récompensent et célèbrent l’excellence des individus et des
groupes dans tous les échelons
de la fonction publique. Les
prix sont établis selon les critères suivants : les qualités de
leadership, l’innovation, la promotion du travail d’équipe,
l’approche axée sur la communauté et le client, et l’engagement à la formation continue.
Jodi LeBlanc de IAPC, Sue LeMaistre, récipiendaire du Prix
d'excellence IAPC individuelle et Brian McKenna.
Sue LeMaistre a reçu le Prix
d’excellence IAPC individuel
de la fonction publique fédé-
Deneille Murphy, Ted Gallivan, directeur du Centre de Revenue,
Gordon MacFarlane, représentant de IPAC, Andrew Dennis, Bill
Anderson et Shawn Bernard, membres de l'équipe gagnante.
rale en raison de ses efforts à
titre de coprésidente du souscomité des langues officielles
du Conseil fédéral de l’Île-duPrince-Édouard et du PEI Employment Equity Group.
Cette année, le sous-comité
d’orientation préliminaire du
Centre fiscal de Summerside,
composé de Krista Collicutt,
Shawn Bernard, Bill Anderson,
Andrew Dennis, Deneille Murchison, Michael Lynch, Calvin
Waugh et Amanda Oatway, a
reçu le Prix d’excellence IAPC
de la fonction publique fédérale pour une équipe.
Guy Labonté a reçu le Prix
d’excellence IAPC des services
en français et des langues officielles pour son travail de promotion et de protection de la
langue et de la culture françai-
Images du passé
Ted Gallivan, directeur du Centre de revenue et Gordon MacFarlane, représentant de IAPC présente à Guy Labonté son
Prix d'excellence.
ses.
Le Prix d’excellence IAPC individuel de la fonction publique provinciale a été présenté à
Judy Hale pour sa participation
à l’expansion du Centre de traitement du cancer de l’Î.‑P.‑É. en
2009, et pour son engagement
personnel au perfectionnement
professionnel.
Le Prix d’excellence IAPC
de la fonction publique provinciale pour une équipe a été présenté à l’équipe de gestion du
Service des bibliothèques publiques composée de Kathleen Eaton, Norma Collier, Liam O’Hare, Jean-François Savaria, Trina
O’Brien Leggott, Barb Kissick,
Gary Ramsay, Rebecca Boulter,
et Nichola Cleaveland. Cette
équipe s’est employée activement à développer un Certificat
de développement en compétences de bibliothèque interne
et un bulletin mensuel pour les
employés afin de communiquer
avec le personnel dans des communautés plus éloignées.
Le Prix d’excellence IPAC
pour le service municipal a été
présenté au sous-chef Gary
McGuigan du service de police
de Charlottetown pour son travail dans l’établissement d’un
bureau de service au centre-ville
et pour sa refonte du programme Surveillance de quartier.
Fondé en 1947, l’Institut
d’administration publique du
Canada (IAPC) est une association dynamique qui regroupe
des fonctionnaires, des universitaires et des particuliers s’intéressant à l’administration publique. H
Par Georges Arsenault
Cette photo date du 18 août 1952. Elle a été prise à Rustico chez
Stanislas et Mathilda Doiron la veille des noces de leur fille Delma
à Eddie Garnhum, de Charlottetown. On voit les hommes en train
de nettoyer les poulets qui seront rôtis pour le dîner des noces.
De gauche à droite, il y a Vince Doiron, son père Stanislas Doiron
et Eddie Garnhum.
La scène nous rappelle le temps que les noces se déroulaient
chez les parents des mariés. En règle générale, le dîner avait lieu
chez les parents de la fille, alors que le souper se déroulait à la
maison paternelle du garçon.
La préparation d’une noce représentait un gros travail car
habituellement les invités étaient nombreux dans les grandes familles acadiennes. En plus des membres de la famille et de la
parenté, la tradition voulait qu’on invite tout le voisinage. Il fallait
donc préparer des repas chauds, sur des poêle à bois, souvent pour
une centaine de personnes et même pour beaucoup plus que cela.
Heureusement, les familles des mariés pouvaient compter sur l’aide
des voisines pour s’occuper de la cuisine lors du banquet.
La photo provient des albums de Stella Blanchard de Rustico.
Le 28 juillet 2010 - La Voix Acadienne
• 11
Jeunesse
Les travailleurs de la Coopérative service jeunesse
s’offrent pour aider les gens de la communauté
L
es cinq jeunes membres
travailleurs de la Coopérative service jeunesse de la région Évangéline
sont prêts à faire toutes sortes de
travaux pour les gens de la communauté, que ce soit à couper
du gazon, faire du jardinage ou
peindre, faire du ménage et du
nettoyage, garder des enfants
ou même faire un peu de travail
de bureau.
«Plusieurs de nos membres
ont déjà commencé à travailler
et les commentaires que nous
recevons de nos clients sont tous
très positifs», explique Marina Sanford, coordonatrice de la
Coopérative service jeunesse.
En effet, les jeunes membres
de la coopérative ont déjà complété, avec succès et malgré les
températures, des contrats de
travail pour plusieurs individus de la région Évangéline.
Plusieurs autres contrats ont été
négociés, puis leurs travaux seront bientôt réalisés.
«Nous aimerions bien avoir
un plus grand nombre de jeunes», signale Mlle Sanford.
«Nous en avons déjà cinq mais
pour la demande que nous recevons cette année, nous pourrions certainement bénéficier
des services de quelques autres
jeunes.» Elle invite donc tous les
jeunes intéressés qui sont âgés
de 14 à 18 ans de la contacter
aussitôt possible au 854-3439,
poste 240. Tous les individus, les entreprises ou les organismes qui
voudraient bénéficier de leurs
services sont également priés de
communiquer avec la coordonnatrice pour placer leurs commandes.
Bonnes expériences
La coordonnatrice explique
que ces travaux donnent aux
jeunes de bonnes expériences
de travail qu’ils peuvent ajouter
à leur curriculum vitae, ce qui
leur sera vraiment utile lorsque
viendra le temps de se trouver
des emplois plus tard dans la
vie. De plus, les jeunes gagnent
un peu d’argent de poche pour
l’été.
Les taux de la coopérative
sont très raisonnables, soit de
10 $ l’heure pour chaque jeune.
Le jeune reçoit le salaire minimum de 8,70 $ tandis que l’autre 1,30 $ demeure à la coopérative pour l’aider dans ses frais
promotionnels et de fonctionnement. En fin de saison, on fait
d’habitude une petite fête pour
les membres avec les argents
qui restent.
La Coopérative service jeunesse est une initiative du
Conseil de développement coo-
pératif (CDC) de l’Î.-P.-É. Velma
Robichaud, l’agente de développement de RDÉE Île-du-PrinceÉdouard qui est responsable
du CDC, se dit impressionnée
par les jeunes de la coopérative.
«C’est vraiment beau de voir
des jeunes qui font l’effort de
se trouver des emplois durant
l’été. Ça démontre une bonne initiative de travail, ce que
beaucoup d’employeurs recherchent.»
Formation coopérative
La coordonnatrice souligne
le fait que les jeunes vont non
seulement apprendre à travailler
cet été, mais ils apprendront à
propos du mouvement coopératif et du fonctionnement d’une
coopérative car ils sont les propriétaires et dirigeants de la
coop.
«Dans la région Évangéline,
c’est presque une réaction automatique de créer une coopérative quand on développe un
projet communautaire», ajoute
Mlle Sanford. «En fait, nous
avons dans notre communauté
un total de 17 coopératives qui
touchent à toutes sortes de domaines – à partir de la transformation de poisson jusqu’aux
funérailles, en passant par les
épiceries et la confection artisanale. Il est donc très important
Images du passé
Les jeunes membres de la Coopérative service jeunesse sont
prêts à aider la communauté avec toutes sortes de travaux.
On voit Joshua Niyonkuru d’Abram-Village qui fait du travail
pour un client à Grand River.
pour nos jeunes d’apprendre à
propos du fonctionnement des
coopératives.»
La Coopérative service jeunesse sera en opération jusqu’à
la fin août. H
Par Georges Arsenault
C
ette semaine, je vous présente une photo de ma mère, Aldine Arsenault
(née Perry) (1916-2000), qui pose fièrement avec son premier bébé,
Frances, née le 10 août 1939. Même si la photo a été prise pendant l’été,
le bébé est emmailloté serré, comme on le faisait autrefois.
Après leur mariage en 1938, mon père et ma mère ont habité chez mes
grands-parents paternels à Maximeville, dans la région Évangéline, pendant
quelques années. C’est là que Maman a donné naissance à sa première fille à
qui elle a donné au baptême le nom de sa mère, Françoise. Par contre, le bébé
sera connu sous le nom de Frances. Beaucoup attachée à sa famille, Maman a
nommé sa deuxième fille à la mémoire de sa petite soeur Léona, décédée à l’âge
de 5 ans, et elle a donné le nom de sa soeur aînée, Lorette, à sa troisième fille,
Loretta. En tout, Maman a donné naissance à onze enfants, six filles et cinq
garçons.
Et qu’est-ce qui est advenu de la petite Frances? Après avoir obtenu son
diplôme de douzième année au couvent de Miscouche, elle a fréquenté l’HôtelDieu de Moncton où, en 1961, elle a obtenu son diplôme d’infirmière. Deux ans
plus tard, elle a épousé Dennis Robbins, un militaire originaire de l’Alberta
qu’elle a rencontré quand il était en poste à la base aérienne de Summerside.
Depuis de nombreuses années, le couple habite la ville d’Orléans, près d’Ottawa.
Joyeux anniversaire, grande soeur!
Le 4 août 2010 - La Voix Acadienne
• 13
PATRIMOINE
Le père Georges-Antoine Belcourt :
un homme très intéressant
Nick Arsenault
A
u Musée acadien
de l’Île-du-PrinceÉdouard à Miscouche le 3 août dernier, il y a eu
une causerie du mardi fort intéressante au sujet des «Lettres
du père Belcourt». L’orateur
était nul autre que l’historien
populaire Georges Arsenault
qui a soigneusement fait une
recherche très détaillée et méticuleuse sur la vie de GeorgesAntoine Belcourt et particulièrement eu égard à plusieurs
lettres qu’il avait écrites.
Les passionnés de l’histoire
EMPLOI
sont venus écouter attentivement la vie de ce prêtre visionnaire et confiant dans une salle
presque remplie. Belcourt va
s’établir à Rustico de 1859 à 1869,
mais cet homme qu’on dit costaud, fier et controversé, a eu
un grand vécu auparavant.
Certains pensent que c’est possiblement lui qui aurait baptisé
Louis Riel, leader éventuel du
peuple métis dans l’Ouest canadien.
Belcourt avait de bonnes relations avec les nations autochtones et en certains cas, avait
même appris leurs langues.
C’était une chose très utile lors-
Responsable de programme
Canadian Parents for French de l’ Î.-P.-É. recherche un responsable
de programme à plein temps.
Les responsabilités incluront le travail avec les bénévoles, la livraison
des programmes et le développement des effectifs. Des aptitudes en
communications orales, écrites et en présentations ainsi que d'excellentes
aptitudes techniques et informatiques sont requises. Le candidat retenu
doit travailler de sa propre initiative, avoir une forte éthique de travail,
être flexible quant aux heures de travail et posséder un moyen de
transport. La préférence sera accordée aux candidats qualifiés bilingues.
Envoyez votre curriculum vitae par courriel au [email protected]
avant la date limite du 20 août 2010.
que le temps venait de faire
baptiser ou marier des individus du peuple autochtone! Au
19e siècle, c’est certain que la
majorité des Blancs disaient toujours «sauvages» («savages» en
anglais); le père Belcourt utilisait toujours le mot «nation»
lorsqu’il parlait des autochtones,
tellement il avait un respect profond pour ces personnes.
Ce n’est pas très clair pourquoi, mais il a été demandé
d’aller prêcher ailleurs à un
certain moment donné de sa
vie. Il s’est rendu vers Montréal
pour un certain temps et éventuellement, l’évêque lui a dit
d’aller postuler aux paroisses
de Rustico et Hope River. Cela
va lui prendre 15 jours de Mon-
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Images du passé
V
oici une belle photo de Maurice Maillet (1858-1930)
et d’Adéline Poirier (1859-1947). Ce couple de Léoville,
dans la paroisse de Palmer Road, s’est marié en 1882.
Ils ont eu un garçon, Emmanuel, et quatre filles, Jane, Lucie,
Eva et Maggie-Jane. La photo aurait été prise chez un photographe aux États-Unis où demeuraient Lucie et Maggie-Jane.
Maurice Maillet était fermier et pêcheur. C’est lui qui
a eu l’honneur de hisser la statue de la Vierge Marie, mesurant
huit pieds, dans la niche qui se trouve dans la tour nord-est de
l’église Immaculée-Conception de Palmer Road. Le dévoilement
s’est déroulé lors d’une cérémonie le 13 août 1893 à laquelle
assistaient environ 2 500 personnes.
Maurice Maillet était de la deuxième génération des Maillet
nés à l’Île-du-Prince-Édouard. Dans les années 1830, quelques
familles Maillet de la région de Richibouctou (N.-B.) sont venues s’établir dans la paroisse de Palmer Road. La plupart de
leurs descendants portent aujourd’hui le patronyme «Myers».
J’ai obtenu cette photo de Rena Martin, de Tignish : Rena à
Jane à Maurice Maillet.
14 •
La Voix Acadienne - Le 11 août 2010
tréal pour se rendre à l’Île-duPrince-Édouard et il découvre
des communautés pauvres avec
trop de garçons pour le nombre de terres.
Visionnaire et homme d’action, le père Belcourt écrit dans
ses lettres à ses amis ce qu’il a
l'intention de faire avec ces communautés. Il dit qu’après avoir
travaillé et vécu chez les autochtones pendant 28 ans, jamais il
n’avait rencontré des «idiots»
mais qu’à Rustico il y en avait
plusieurs. C’était à cause du
sang ! Les familles étaient trop
proches; il était nécessaire de
faire émigrer certaines familles.
Belcourt initie, parfois contre les
plaintes des citoyens, des émigrations vers Saint-Alexis-deMatapédia et ensuite à SaintPaul-de-Kent.
C’est à cause du père Georges-Antoine Belcourt que la
première banque du peuple au
Canada a vu le jour à Rustico en 1861 (officielle en 1864). La
Banque des fermiers était un
des moyens pour essayer de
procurer plus d’autonomie économique. Souvent, dans les lettres, le père Belcourt mentionne
ses réserves vis-à-vis des protestants !
Georges Arsenault était le conférencier invité à la causerie
du mardi du 3 août dernier
au Musée acadien de l’Île-duPrince-Édouard à Miscouche.
Il y a tellement de choses à
dire sur cet homme captivant.
D’ailleurs, Georges Arsenault
mentionne à la fin de sa présentation qu’il souhaite qu’un futur
étudiant d’histoire se chargera
d’écrire une biographie complète sur la vie du père GeorgesAntoine Belcourt.
Espérons
que sa demande se réalisera, car
après tout, c’était aussi le premier à apporter une «horseless
wagon» à l’île ! H
Par Georges Arsenault
PATRIMOINE
Fouilles archéologiques à Low Point :
la surface a été à peine grattée
P
Jacinthe Laforest
our la seconde année consécutive, des
fouilles archéologiques ont été conduites à Low
Pont, Pointe-aux-Vieux, un village acadien datant d’avant la
Déportation, situé le long de
la baie de Malpèque, et ayant
compté plus de 30 familles.
Helen Kristmanson, celle qui
a confirmé le potentiel du site,
a aussi dirigé les fouilles de
2009 et celles de 2010. «Nous
n’avons que gratté la surface
Helen Kristmanson, lors de sa
causerie du 10 août au Musée
acadien de l’Î.-P.-É.
et nous n’avons guère fini
d’analyser nos trouvailles de
cette année. Mais selon nos
découvertes, nous pouvons affirmer que cette communauté
vivait bien, qu’il y avait amplement à manger, qu’on y faisait
du troc et du commerce, et que
la vie était bonne.»
Helen Kristmanson était la
conférencière invitée lors de la
dernière causerie du mardi de
la saison, le 10 août dernier, au
Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, à Miscouche. Pour
cette conférence, la salle était
comble : on estime qu’il y avait
plus de 100 personnes.
«Ce soir, nous avons eu la
preuve que le voyage dans le
temps existe», a lancé Cécile
Gallant, la directrice du Musée,
en remerciant la conférencière.
Et de fait, les fouilles archéologiques sont sans doute le meilleur moyen pour nous d’avoir
accès à la vie quotidienne de
personnes, nos ancêtres, ayant
vécu il y a des centaines d’années.
Comme on le sait, les Acadiens ont commencé à arriver
sur la baie de Malpèque en 1728
et ils y sont restés jusqu’en
1758, lorsqu’ils ont fui en raison de la Déportation. «À Malpèque, les Acadiens n’ont pas
été déportés. Ils ont été avertis
à l’avance de l’intention des
Anglais, et ils ont eu le temps
de prendre leurs effets personnels, de remplir les bateaux et
de s’enfuir. Et leurs maisons
n’ont pas été brûlées.»
Les Acadiens de Malpèque
étaient des agriculteurs. Leur
rôle, sur cette portion de l’Île,
était de faire pousser des récoltes abondantes afin d’envoyer des grains à Louisbourg.
D’autres parties de l’Île étaient,
au contraire, dédiées à la pêche
commerciale.
«À Malpèque,
nos recherches nous indiquent
pourtant que la pêche aurait
été bonne et que le port naturel aurait pu abriter des bateaux
de pêche, mais ils n’avaient
pas le droit de pêcher pour le
commerce.
Ils faisaient une
pêche de subsistance», précise
l’archéologue.
Le site de Pointe-aux-Vieux
a commencé à laisser transparaître sa richesse il y a relativement peu d’années, alors
qu’après des tempêtes et des
vagues ayant emporté des pans
de berge, l’on a pu observer
des os et des artefacts. Les os
n’étaient pas d’origine humaine,
certes, mais ils provenaient bel
et bien d’animaux domestiques,
ayant vécu aux environ des hu-
Images du passé
C
L’archéologie est un domaine qui fait vibrer l’imagination et le
public s’est rendu très nombreux à cette intéressante présentation, toute illustrée.
mains. À partir de 2006, Helen
Kristmanson a commencé à s’intéresser sérieusement à ce site
et elle a finalement réussi à débloquer des fonds pour entreprendre ses recherches. Elle
espère pouvoir les continuer.
«Nous avons commencé les démarches pour faire désigner
ce site en vertu de la loi sur les
lieux archéologiques de la province. Si nous réussissons, ce
sera le premier site inscrit.»
La maison où les fouilles ont
été concentrées mesurait environ 6 m x 7 m, et elle était
Par Georges Arsenault
ette photo, prise
vers 1958, nous
montre le vivier
à homard flottant (communément
appelé
les
«floats») qui était situé à
l’embouchure de la rivière
Haldimand, mieux connue
comme la rivière à Charles par les gens d’AbramVillage.
Ce vivier appartenait à
la Coopérative des pêcheurs l’Acadienne Ltée. En rentrant de leur journée de pêche, les pêcheurs s’arrêtaient à cette installation pour y faire peser leurs prises. Le petit homard destiné à la mise en boîte était conservé dans des caisses (crates)
submergées dans l’eau. Le gros homard, vendu vivant sur le marché, était transporté au quai de Cap-Egmont où il était
conservé temporairement dans des réservoirs aménagés dans l’ancien fumoir à hareng, la boucanerie.
Quatre, et parfois cinq hommes, travaillaient au vivier flottant. Un petit bateau (le «put-put») transportait plusieurs
fois par jour le homard à l’usine de la coopérative, située sur le quai d’Abram-Village. Quand on était prêt à faire cuire le
homard à l’usine, on avertissait les hommes du vivier par quelques coups de sifflet. Un code indiquait la quantité de caisses
de homard demandée.
Ce vivier flottant a été remplacé vers 1980 par un vivier construit sur le quai à côté de la nouvelle usine. La photo a été
prise par George Wotton qui était à l’époque un journaliste du Guardian basé à Summerside.
16 •
La Voix Acadienne - Le 18 août 2010
construite en bois, sur une fondation de pierres, dont il reste
encore des traces très claires.
Selon l’archéologue, il ne fait
pas de doute que les gens qui
vivaient dans cette maison
étaient d’origine française et
donc, des Acadiens.
«Nous
avons trouvé des morceaux de
vaisselle aux glaçures typiques,
facilement reconnaissables. Nous
avons aussi pu comparer nos
artefacts avec ceux de fouilles
antérieures faites sur des sites
français, et tout concorde, même la forme de la maison et
l’emplacement du foyer.»
À partir de simples plombs
à fusils, les chercheurs déduisent qu’on chassait et qu’on
mangeait du gibier. Des billes
de troc, conformes à celles trouvées ailleurs, viennent confirmer
que ces Acadiens ne vivaient
pas dans l’isolement mais qu’au
contraire, ils faisaient des échanges amicaux avec les Mi’kmaq.
Des morceaux de métal particulièrement bien conservés
ont également été trouvés.
«Nous avons été surpris par le
bon état de conservation que
de certains objets, et nous pensons que c’est dû à la présence
dans la terre de coquilles depalourdes et autres, qui ont pour
effet de neutraliser le PH.
L’un des objets les mieux
conservés découverts à Low
Point est un manche en os,
peut-être de l’os de morse, destiné à tenir une lame en métal.
Le site de Low Point est remarquablement bien conservé
et sauf pour l’érosion qui est
une réelle menace, il n’a été
perturbé par l’humain et ses
pratiques agricoles. La terre appartient au gouvernement provincial depuis 1971. H
PATRIMOINE
Fondation de
La Nouvelle-Orléans
S
elon le site Web
très bien fait des
Éphémérides
d’Alcide, La NouvelleOrléans aurait été fondée le 25 août 1718 par
des colons français et canadiens-français sous la
direction de Jean-Baptiste Le Moyne, Sieur
de Bienville. Le nom de
la ville a été choisi en
l’honneur du régent,
Philippe, duc d’Orléans.
Au départ simple comptoir de la Compagnie du
Mississippi, elle est devenue la capitale de Louisiane française en
1722 (La capitale a été transférée de Biloxi à La Nouvelle-Orléans). Le port de la Nouvelle-Orléans était un important centre
de la traite d’esclaves en 1804 et 1862
Jean-Baptiste LeMoyne, Sieur de Bienville.
Bureau de poste historique
L
a ministre des Pêches
et des Océans du Canada, Gail Shea et le
ministre des Pêches, de l’Aquaculture et du Développement
rural et député provincial de
Tignish-Palmer Road Neil LeClair, ont célébré en juillet la
réouverture officielle du bureau
de poste de Tignish.
Construit en 1911, le bureau
de poste de Tignish est un lieu
historique désigné dans le cadre de l’Initiative des endroits
historiques de la province. La
restauration de l’immeuble comprenait principalement des travaux de briquetage et de maçonnerie, la réparation du toit
ainsi que l’amélioration générale du bien patrimonial. Des
améliorations ont aussi été apportées afin de rendre l’édifice
accessible en fauteuil roulant.
«Ce bien patrimonial nouvellement restauré représente un
autre grand moment dans l’histoire de Tignish Initiatives», a
mentionné Colin Arsenault, président du conseil d’administration de Tignish Initiatives. M.
Arsenault s’est dit persuadé que
cet immeuble demeurera un
point d’intérêt pour la collectivité pendant un autre siècle.
Le 21 septembre 2009, les
gouvernements du Canada et
de l’Île-du-Prince-Édouard ont
annoncé qu’ils verseraient une
contribution de 270 000 $ pour
appuyer ce projet. Le gouvernement du Canada a versé
Images du passé
Les ministres Neil LeClair (à gauche) et Gail Shea (à droite) et
le président de Tignish Initiatives, Colin Arsenault.
135 000 $ et la province de l’Îledu-Prince-Édouard a versé une
contribution équivalente aux
termes du programme Build
PEI. La somme restante a été
fournie par la Tignish Initiatives Corporation, un organisme
sans but lucratif œuvrant dans
le domaine du développement
communautaire.
Le gouvernement fédéral finance ce projet dans le cadre du
Fonds de stimulation de l’infrastructure (FSI), mis en œuvre
par Infrastructure Canada. Ce
fonds, d’une valeur de 4 milliards de dollars, fait partie du
Plan d’action économique du
Canada, lancé par le gouvernement du Canada en janvier 2009
dans le but de créer des emplois et de stimuler l’économie.
Il a permis de faire démarrer
près de 4 000 projets d’infrastructure partout au pays. Jusqu’à maintenant, le gouvernement du Canada a investi 16
millions de dollars dans 18 projets aux termes du FSI à l’échelle de l’Île-du-Prince-Édouard. H
Par Georges Arsenault
C
ette photo a été prise vers 1905 devant
l’église Notre-Dame-du-Mont-Carmel. On
y voit le curé de la paroisse, le père PierrePaul Arsenault (1867-1927), et quelques-uns de ses
enfants de choeur : Jérôme Richard, Augustin (à
Jérôme) Richard, Frank (à Jos à Thaddée) Arsenault,
Cyrus (à John) Poirier et Arthur (à Jack) Aucoin. Jérôme Richard (1852-1924) aurait agi comme servant de
messe pendant 50 ans!
Originaire de la paroisse de Tignish, le père Arsenault a été le curé de la paroisse de Mont-Carmel
pendant 30 ans, soit de 1896 jusqu’à sa mort en 1927.
C’est lui qui a fait construire la belle église paroissiale sur des plans de l’architecte québécois René P.
LeMay.
Un homme d’action, le père Arsenault a été l’un
des principaux animateurs de la communauté acadienne de l’Île du début du 20e siècle. On le reconnaît d’ailleurs comme le principal fondateur de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, fondée en 1919. Il
en a été le président de 1920 à 1925. Après sa mort, les gens de Mont-Carmel lui ont élevé un impressionnant monument funéraire dans le cimetière paroissial. Il s’agit du plus gros monument érigé à la mémoire d’un Acadien de l’Île. 12 •
La Voix Acadienne - Le 25 août 2010
PATRIMOINE
Pour les mordus de généalogie
J
Jacinthe Laforest
ean Bernard a lancé le
jeudi 26 août le tome 2
de la grande série qu’il
a entreprise sur la généalogie
des familles acadiennes de l’Îledu-Prince-Édouard. Le tome 1,
la généalogie des familles Arsenault de l’Île, avait été lancé le
26 août 2009. Un an plus tard,
le tome 2 paraît, réunissant les
familles Aucoin, Barriault, Bernard, Blacquière, Blanchard,
Bourque jusqu’aux Buote, en
passant par 17 autres noms de
familles.
«C’est une œuvre colossale.
Moi qui suis à Rustico, je travaille presque juste avec les familles de mon village. Mais lui,
il va dans toute l’Île. Grâce à
son livre, c’est possible de suivre les familles dans leurs mouvements», dit Thérèse Gallant,
généalogiste à Rustico.
Jean Bernard a commencé
à travailler sur la généalogie
des familles acadiennes de l’Île
dès qu’il a déménagé à l’Île, en
2003. Mais c’est vraiment vers
2008 qu’il a commencé sérieusement à compiler son manuscrit.
«Mon livre est un livre de
référence qui remplit un vide.
Il n’y avait rien en généalogie
sur les familles acadiennes de
l’Île. On peut dire que j’ouvre
le chemin. Je veux vraiment
faire savoir qu’il y a des Acadiens à l’Île», dit Jean Bernard.
Le travail de Jean Bernard est
remarquable par son ampleur
et son impact, mais aussi par
le fait qu’il le fait sans contribution monétaire extérieure.
«Je fais tout cela avec des fonds
privés qui sont insuffisants.
Donc j’ai des dettes, mais je
trouve que le travail doit se
faire.»
Le tome 1 a été imprimé à
300 exemplaires ainsi que le
tome 2. Lors du lancement du
tome 2, plusieurs personnes
ont acheté leur copie et la plupart avait déjà le tome 1. «J’ai
le tome 1 juste à côté de mon
ordinateur et je m’en sers pour
mes recherches», dit Earle Arsenault de Wellington, qui est
un de ceux que la généalogie a
piqué au vif.
Une autre amateure de gé-
Norma DesRoches et Alice Richard ont toutes deux acheté le livre de Jean Bernard.
néalogie est Hermine Gallant,
née Arsenault dans la grande
famille des Polycarpe. «J’ai quitté la région à 15 ans pour aller
étudier puis je me suis mariée
et j’ai fait ma vie à Summerside. J’ai perdu de vue beaucoup de monde de la région
Évangéline. Vers l’âge de 40 ans,
on dirait que j’ai voulu savoir
qui ils étaient. Quand j’allais
visiter, je posais toujours beau-
coup de question. Sans le savoir, je faisais de la généalogie. Mais c’est plus tard que j’ai
vraiment commencé. Au départ, j’avais juste mon nom. Et
maintenant, dans mon ordinateur, il y en a 45 000», dit-elle,
avec une satisfaction évidente.
Hermine Gallant et Alice Richard sont deux des bénévoles qui ont assisté Jean Bernard
dans ses recherches, en dé-
chiffrant les microfiches, etc.
D’ailleurs, chaque fois qu’une
information porte la mention
«Gallant-Richard», il s’agit de
ces deux dames.
Le livre comporte une information soigneusement classée,
par ordre alphabétique et chronologique.
Par exemple, si
l’on cherche Jean Aucoin, on le
trouvera après Henri Aucoin,
peu importe si Jean est né
Images du passé
avant Henri. Par contre, Jean
Bernard a autant que possible
reconstitué les familles de façon
chronologique.
«Je crois que l’information
est pas mal complète, mais je
ne serais pas surpris qu’il y ait
des erreurs. Faire un travail
comme celui-là, c’est comme
faire un casse-tête sans guide
et sans image. Je place les
morceaux où ils semblent aller
et le portrait global se tient.» En
toute modestie, Jean Bernard
estime que si le grand généalogiste Stephen White admet
faire des erreurs, il peut lui
aussi en faire, tout en essayant
de ne pas en faire.
Ses livres commencent à être
connus et reconnus. Il en a entre autres vendu à la Société
de généalogie de la NouvelleAngleterre, à Boston, ainsi qu’à
la Société de généalogie américano-canadienne située au
New Hampshire. «Je tente d’intéresser les Amitiés acadiennes
à Paris et les sociétés historiques et de généalogie du Canada.»
Les livres de Jean Bernard
sont vendus entre autres au
Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, à Miscouche, au
Centre Belle-Alliance et auprès
de l'auteur à [email protected]
hotmail.com..
La série complète devrait
contenir huit volumes, dont
deux seront consacrés aux familles Gallant. H
Par Georges Arsenault
B
ien des gens de Baie-Egmont et de Wellington se
souviennent encore du temps où Honoré Gallant (Noré
à Jos Marcellin) (1909-2004), d’Urbainville, «peddlait»
de la viande de boeuf dans leur région. Dans cette photo prise
au cours de l’été de 1945, on voit le boucher ambulant faisant le
porte-à-porte dans le village de Wellington. Il est accompagné
de ses fils Melvin (à ses côtés) et Raymond tenant les cordeaux
du cheval. Les autres personnes sont : Eugénie (à Alex) Gallant
(à l’avant-plan), Rose (à Élizée) Arsenault (avec une assiette devant le visage), Bella et Edmond (à Calixte) Arsenault.
Pendant plusieurs années, c’est Honoré qui fournissait la viande
pour les repas servis à l’Exposition agricole de Baie-Egmont et
Mont-Carmel. À cette occasion, il la distribuait dans plusieurs
maisons privées pour qu’elle soit cuite avant d’être apportée à la
salle à manger de l’Exposition.
La viande qu’Honoré vendait provenait de ses propres bêtes,
mais aussi d’animaux de boucherie qu’il achetait des fermiers
des environs. Il avait son propre abattoir où il tuait et dépeçait
les bêtes.
Merci à Melvin (à Noré) Gallant, de Barachois (N.-B.) de m’avoir
envoyé cette intéressante photo d’époque.
Le 1er septembre 2010 - La Voix Acadienne
• 21
PATRIMOINE
Lumière sur Province House
L
e Bureau du tourisme
de Charlottetown a
lancé un excellent produit touristique cet été grâce au nouveau spectacle son
et lumière de l’Î.-P.-É. intitulé
«Célébrez le rêve canadien…
Les voix de l’Île», présenté
par Homburg Canada Inc. Sur
fond de musique et de narration, le spectacle raconte l’histoire de la confédération et du rôle
de l’Île-du-Prince-Édouard dans
l’histoire canadienne.
Cette représentation est à
l’image du spectacle son et lumière d’Ottawa qui se tient sur
la Colline du Parlement. La
version insulaire est présentée
sur le lieu patrimonial du Canada Province House et met en
vedette tout ce qui se rapporte
à l’Île ainsi que notre culture et
nos symboles nationaux.
Ce projet a été mis sur pied
par le Bureau du tourisme de
Charlottetown.
Le Spectacle
Son et lumière de l’Î.-P.-É. s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de développement de produits quinquennale du Bureau
du tourisme de Charlottetown
qui rehaussera l’expérience des
visiteurs à Charlottetown. Les
projections durent environ 20
minutes et commencent le soir
lorsque le soleil se couche.
Les représentation vont durer
jusqu’au 3 octobre.
Le spectacle son et lumière de l’Î.-P.-É. projette chaque soir
des images étonnantes avec une narration qui comporte
quelques phrases en français. (Photo : J.L.) H
AVIS
Le directeur général régional, Région du Golfe, ministère des
Pêches et des Océans par la présente avise que les zones décrites
ci-dessous sont fermées pour la pêche des mollusques bivalves
incluant les pétoncles de baie dans la province de l'Île-du-PrinceÉdouard.
1.
Les eaux de la rivière Vernon en deçà d'une ligne tracée des
coordonnées de quadrillage 508500 5110950 aux coordonnées
de quadrillage 508200 5111000 aux coordonnées de quadrillage
508650 5111900 aux coordonnées de quadrillage 509100
5111900. (Voir la carte Montague 11 L/2).
2.
Les eaux de la rivière Orwell en amont d’une ligne tracée des
coordonnées de quadrillage 508900 5110750 aux coordonnées
de quadrillage 509300 5110750 et jusqu'à une ligne tracée des
coordonnées de quadrillage 510670 5111300 aux coordonnées
de quadrillage 510650 5110720. (Voir la carte Montague 11 L/2).
Remarque : Quand la ligne de démarcation d'un secteur est
indiquée par des coordonnées de quadrillage, ces dernières sont
établies d'après le système Mercator transverse universel utilisé
dans le Système national de référence cartographique, échelle
1:50 000, publié par le ministère de l'Énergie, des Mines et des
Ressources (Système de référence géodésique nord-américain
1927).
Voir l'Ordonnance d'interdiction de la pêche du poisson contaminé
GSN-2010-034 faite le 31 août 2010 et pour de plus amples
renseignements communiquez avec votre agent des pêches local
ou visitez le site Internet du ministère des Pêches et des Océans,
Région du Golfe, sous la rubrique Régistre d'ordonnance, à
l'adresse suivante: http://www2.glf.dfo-mpo.gc.ca/fam-gpa/cp/ord/
index-f.php.
L'Ordonnance d'interdiction de la pêche du poisson contaminé
GSN 2010-034 sera en vigueur à compter du 1 septembre 2010.
L'Ordonnance d'interdiction de la pêche du poisson contaminé
GSN 2010-029 est abrogée.
Images du passé
Serge Thériault
Directeur général régional
Région du Golfe
Par Georges Arsenault
Voici une photo de la belle grande famille du juge
Aubin-Edmond Arsenault (1870-1968) et de son
épouse Bertha Gallant (1883-1962). Elle a été prise
à l’occasion des Fêtes dans les années 1940 alors
que dix des onze enfants étaient réunis sous le toit
paternel à Charlottetown. Une fille, Patricia, était
absente. Dans la première rangée, assises à la suite
de leurs parents, on reconnaît, de gauche à droite,
Marie, Valérie, Laure-Jeanne et Paula. Debout, il
y a Cyril, Florence (épouse de Cyril), Lois, Félice,
Catherine, Régis et Iphigénie (devant Régis).
Le juge Arsenault, originaire d’Abram-Village, a
été le premier ministre de la province de 1917 à
1919. Sa mère était Gertrude Gaudet, native de Miscouche, alors que son père, Joseph-Octave Arsenault, homme d’affaires et politicien, a été le premier sénateur acadien de l’Île. L’épouse du juge,
Bertha Gallant, était la fille du capitaine Frank Gallant et de Katherine McKinna de Tignish.
Les sept premiers enfants de la famille Arsenault sont nés à Summerside où les Arsenault ont demeuré jusqu’à vers 1920. Les derniers de la
famille ont vu le jour à Charlottetown. Des onze enfants, il n’y a plus que Laure-Jeanne qui demeure à Halifax et Paula à Vancouver. En 2001,
le gouvernement provincial a nommé un de ses édifices à la mémoire du juge Arsenault, soit l’immeuble Aubin-Arsenault situé dans la rue
Euston.
Le 8 septembre 2010 - La Voix Acadienne
• 19
PATRIMOINE
AVIS DE VENTE HYPOTHÉCAIRE
Parcelle provinciale numéro 876060 située à Sherbrooke,
Comté de Prince, Île-du-Prince-Édouard
SERA VENDUE AUX ENCHÈRES PUBLIQUE au Palais de
Justice, situé au 108, rue Central à Summerside, dans le comté de
Prince, et Province de l’Île-du-Prince-Édouard, mercredi, le 14
octobre, 2010, à 12 h00 pm, la parcelle de terrain suivante dans le
comté de Prince, Île-du-Prince-Édouard, située à Sherbrooke, dont
les terres sont mieux décrites dans l’hypothèque décrite ci-dessous
et qui sont soit en totalité ou en partie composées de la totalité ou
d’une partie de la parcelle de terrain portant le numéro 876060.
La vente hypothécaire décrite ci-dessus est faite conformément au
pouvoir de vente contenu dans l’hypothèque subsidiaire datée du
3 mars 2008 et enregistrée au bureau d’enregistrement des titres
fonciers du comté de Prince le 10 mars 2008, dans le livre 3095,
sous le numéro 895 entre Robert Michael McLellan, Shelly L.
McLellan et Gordon Scott, débiteurs hypothécaires et Financement
agricole Canada, créancier hypothécaire. Ladite hypothèque a été
faite pour garantir le remboursement du montant principal et des
intérêts.
Et en raison d’un défaut de paiement du principal, des intérêts, des
annuités garanties et de manquements en vertu des dispositions de
ladite hypothèque, la propriété ci-dessus sera vendue. La vente, telle
que décrite ci-dessus, sera sujette à toute offre anticipée et à toutes
autres conditions de vente.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter les bureaux de
Cox & Palmer, Maître John D. Laidlaw, 1, rue Germain, B.P. 1324
Saint-Jean, N.-B., E2L 4H8, 1-888-699-7746, avocat pour le
créancier hypothécaire, Financement agricole Canada.
Daté le 31 août 2010.
COX & PALMER
Avocat du créancier hypothécaire
1, rue Germain
B.P. 1324
Saint-Jean, N.-B.
E2L 4H8
Propriétés patrimoniales
reconnues par la province
I
l est important de reconnaître les propriétaires et
les personnes qui entretiennent les propriétés patrimoniales en raison de leur intérêt aux soins continus et à la
préservation de propriétés patrimoniales importantes.
Les trois nouvelles propriétés qui ont été désignées comme ayant une importance patrimoniale exceptionnelle aux
termes de la Heritage Places
Protection Act (loi sur la protection des lieux patrimoniaux)
sont : l’église unie St. James à
West Covehead, la propriété
Bayfield-Jaynes à Stratford, et le
lieu de naissance de L.M. Montgomery à New London. Une
plaque patrimoniale provinciale sera posée sur chacune de ces
trois propriétés patrimoniales.
De plus, de nombreuses propriétés patrimoniales ont été
reconnues comme lieux patrimoniaux aux termes de la Loi.
Elles sont reconnues pour leur
valeur patrimoniale dans leurs
communautés et dans la province en fonction de critères particuliers, dont l’âge, le style architectural et la conception, l’intégrité, et les associations historiques.
Parmi ces propriétés, l'on
retrouve l’église catholique
Images du passé
C
Saint-Jean-Baptiste à Miscouche et l’école acadienne St.
Mary’s à St. Ann.
Dans le cadre de la Heritage
Places Protection Act, les propriétés patrimoniales peuvent
être répertoriées ou désignées.
La désignation est le niveau de
reconnaissance le plus élevé
en vertu de la Heritage Places
Protection Act et est assortie de
contraintes légales quant aux
modifications pouvant être apportées à l’architecture historique extérieure et aux éléments
caractéristiques de l’endroit.
Plus de 820 lieux patrimoniaux sont répertoriés sur le site
Web des lieux historiques provincial (www.peihistoricplaces.
ca) et le site Web national
(www.historicplaces.ca). Acadian School a été construite
pour offrir une éducation aux
enfants acadiens. En 1861, l’école a été rebaptisée St. Mary’s
Acadian School, et elle était
une des dix-huit écoles rurales qui offrait une éducation en
français à cette époque. Cette
école à classe unique est restée
ouverte jusqu’en 1965, et elle a
ensuite utilisée comme maison
d’été. L’école garde la plupart
de ses caractéristiques architecturales originales.
Parmi les institutrices qui
ont été particulièrement marquantes, l’on compte Hélène
Gallant, qui y a enseigné de
1921 jusque dans les années
1940.
École acadienne
«St. Mary’s Acadian
School» à St. Ann
En 1855, la Millvale Road
Par Georges Arsenault
ette photo a été prise vers 1910 à l’établissement de
la firme J.H. Myrick & Co. à Tignish Shore, près de
Tignish. James H. Myrick (1824-1911) était un entrepreneur américain du Massachusetts qui a établi une entreprise de pêche dans la région de Tignish en 1858 en partenariat
avec un autre américain, Isaac C. Hall. Myrick a bientôt décidé
de voler de ses propres ailes et a développé une importante
entreprise qui a duré pendant plus d’un siècle. À Tignish
Shore, les Myrick ont fait construire 22 bâtiments, y inclus un
gros magasin. Ils possédaient aussi un magasin général dans le
village de Tignish et un autre à Alberton. Engagés principalement dans l’industrie de la pêche, ils exportaient la morue
séchée, le maquereau salé et le homard en boîte, mais aussi
des produits agricoles, comme le grain, les pommes de terre et
la viande en boîte.
Les Myricks donnaient de l’emploi à un grand nombre de
personnes de la région, dont de nombreux Acadiens. D’ailleurs, un petit village s’est développé à Tignish Shore comprenant principalement les familles des employés acadiens de la compagnie. En français, on appelait le village «la Côte-à-Marick».
La photo comprend quelques-uns des employés des Myrick. Assis (de gauche à droite) : homme non identifié, Edmond (à Peter Bido) Perry, Bill
Ahern, Pierre (L'Aline) Arsenault. Debout : Tisus Gillis, Narcisse Richard, Peter (à Jean à Marin) Gaudet, Jean-Louis (à Cyprien) Richard, Jérôme
(à John) Perry, Herman McPhee. Merci pour la photo à Aubin à Jean-Louis à Cyprien Richard, de Tignish.
10 •
La Voix Acadienne - Le 15 septembre 2010
AÎNÉS
AVIS DE VENTE HYPOTHÉCAIRE
Parcelle provinciale numéro 876060 située à Sherbrooke,
Comté de Prince, Île-du-Prince-Édouard
SERA VENDUE AUX ENCHÈRES PUBLIQUE au Palais de
Justice, situé au 108, rue Central à Summerside, dans le comté de
Prince, et Province de l’Île-du-Prince-Édouard, mercredi, le 14
octobre, 2010, à 12 h00 pm, la parcelle de terrain suivante dans le
comté de Prince, Île-du-Prince-Édouard, située à Sherbrooke, dont
les terres sont mieux décrites dans l’hypothèque décrite ci-dessous
et qui sont soit en totalité ou en partie composées de la totalité ou
d’une partie de la parcelle de terrain portant le numéro 876060.
La vente hypothécaire décrite ci-dessus est faite conformément au
pouvoir de vente contenu dans l’hypothèque subsidiaire datée du
3 mars 2008 et enregistrée au bureau d’enregistrement des titres
fonciers du comté de Prince le 10 mars 2008, dans le livre 3095,
sous le numéro 895 entre Robert Michael McLellan, Shelly L.
McLellan et Gordon Scott, débiteurs hypothécaires et Financement
agricole Canada, créancier hypothécaire. Ladite hypothèque a été
faite pour garantir le remboursement du montant principal et des
intérêts.
Et en raison d’un défaut de paiement du principal, des intérêts, des
annuités garanties et de manquements en vertu des dispositions de
ladite hypothèque, la propriété ci-dessus sera vendue. La vente, telle
que décrite ci-dessus, sera sujette à toute offre anticipée et à toutes
autres conditions de vente.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter les bureaux de
Cox & Palmer, Maître John D. Laidlaw, 1, rue Germain, B.P. 1324
Saint-Jean, N.-B., E2L 4H8, 1-888-699-7746, avocat pour le
créancier hypothécaire, Financement agricole Canada.
Daté le 31 août 2010.
COX & PALMER
Avocat du créancier hypothécaire
1, rue Germain
B.P. 1324
Saint-Jean, N.-B.
E2L 4H8
Des fonds pour les aînés
L
e gouvernement de
l’Île-du-Prince-Édouard,
par l’entremise du Secrétariat aux aînés, invite les
organismes et groupes communautaires qui cherchent une occasion de présenter des activités qui s’alignent aux champs
d’action prioritaires du Secrétariat à soumettre une demande
de financement, a annoncé Janice Sherry, ministre des Services communautaires, des Aînés
et du Travail.
«Je suis heureuse de constater qu’en raison de ce programme offert par l’entremise
du Secrétariat aux aînés, nous
avons la possibilité d’aider des
organismes et groupes communautaires à présenter des projets qui seront bénéfiques aux
aînés de l’Île, a dit la ministre
Sherry. Le Secrétariat aux aînés
avance dans son travail grâce à
• La sécurité financière et gé nérale
• Le vieillissement en santé
• Le logement
• L’isolement social
Les organismes à but non lucratif, les coalitions communautaires, les réseaux, les administrations municipales, les conseils
de bande/conseils tribaux, et
les autres organismes autochtones à l’Île-du-Prince-Édouard
dont le mandat et les projets
proposés s’alignent au mandat
du Secrétariat, sont admissibles
à soumettre leurs demandes.
La date limite pour soumettre
une demande est le 8 octobre .
Pour en savoir plus, consultez le site Web www.gov.pe.ca/
sss ou communiquez avec le
Secrétariat aux aînés de l’Î.-P.-É.
en composant le 1-866-770-0588
ou par courriel à [email protected]
pe.ca. H
Tournée de promotion de la santé
L
es Francophones de
l’âge d’or de l’Île-duPrince-Édouard invite
tous ses membres et toutes les
personnes de 50 ans et plus
de l’Île à participer à la Tournée nationale de la promotion
de la santé, qui sera de passage
au Centre Belle-Alliance à Summerside le mardi 5 octobre.
Images du passé
C
sa collaboration avec d’autres
organismes et à son financement offert aux activités qui
s’alignent aux champs d’action
prioritaires du Secrétariat.»
Le Secrétariat aux aînés sert
de point d’entrée pour les aînés
qui veulent établir un partenariat avec le gouvernement en
ce que concerne la matière relative aux aînés, à leurs enjeux
et à leurs préoccupations; il
agit en tant que centre de documentation et d’information;
et il conseille le gouvernement
sur l’élaboration des politiques
publiques.
Le Secrétariat a cerné six
champs d’action prioritaires :
• La discrimination fondée sur
l’âge et la promotion d’ima ges positives relatives au
vieillissement
• Les collectivités amies des
aînés
Cette tournée a pour but de
démontrer aux adultes acadiens,
acadiennes et francophones de
l’Île-du-Prince-Édouard, des manières d’améliorer leur santé.
Ils auront la chance de vivre
une expérience inoubliable avec
Maman Dion et sa fille. Des
conférenciers et des conférencières donneront des conseils
à suivre afin d’améliorer leur
santé.
Pour un coût minime vous
pouvez venir passer une journée extraordinaire et pleine d’information qui vous intéressera
sûrement. Il faut s’inscrire avant
le 2 octobre auprès de Nicole
Noonan au 902-888-1682 ou par
courriel à [email protected] H
Par Georges Arsenault
ette photo de quatre générations d’Acadiennes a été prise
vers 1935 à Baie-Egmont chez Clovis Gaudet. On aperçoit
la petite Lucia Arsenault, sa mère Eufrida Arsenault (née
Gaudet, 1903-2001), sa grand-mère Jacqueline Gaudet (née Arsenault, 1878-1956) et son arrière-grand-mère Marie-Rose Arsenault
(née Gallant, 1853-1945).
Lucia, qui habite présentement Wellington, est l’épouse d’Edmond Arsenault et mère de six enfants. Eufrida, épouse de Victorin Arsenault de St-Chrysostome, était mère de treize enfants. Jacqueline, épouse de Clovis Gaudet, a donné naissance à seize enfants.
Et Marie-Rose, qui s’est mariée à trois reprise à des Arsenault, a eu
huit enfants de son premier mari, Stanislas Arsenault, d’Abram-Village.
L’histoire des mariages de Marie-Rose est remarquable et probablement unique. Lorsqu’elle s’est mariée la première fois en
l’église de Baie-Egmont en 1872, deux autres couples s’unissaient
au cours de la même cérémonie. Ces nouveaux mariés étaient
Placide Arsenault et Julie Arsenault ainsi qu’Arsène Arsenault et
Anne Gallant. Ce que Marie-Rose ne savait pas ce jour-là, c’est que
plus tard elle épouserait aussi les deux autres hommes, devenus
veufs. Ainsi, après avoir perdu son premier mari, Marie-Rose épousa en 1894 Placide Arsenault. Elle avait 41 ans. Redevenue veuve, elle épousa en
1918 Arsène Arsenault. Elle avait alors 65 ans. Marie-Rose perdit son troisième mari en 1922 et elle est demeurée veuve jusqu’à sa mort à l’âge de 91 ans.
La photo provient des albums de Lucia Arsenault.
12 •
La Voix Acadienne - Le 22 septembre 2010
PATRIMOINE
La francophonie institutionnelle a 40 ans en 2010
Retour sur certains événements marquants (1880-1969)
(APF) Au cours des prochaines semaines, La Voix acadienne publiera une
série d’articles relatant quelques dates importantes dans l’histoire de la
francophonie institutionnelle. Le présent texte couvre la période s’étalant
de 1880 à 1969.
L
’Organisation internationale de
la Francophonie (OIF) célèbre
cette année son 40e anniversaire, année qui sera couronnée en octobre
par la tenue du Sommet de la Francophonie à Montreux, en Suisse.
Cependant, avant même que divers
États ne forment l’Agence de coopération culturelle et technique en 1970, organisme qui allait devenir l’Agence intergouvernementale de la Francophonie
en 1998 puis l’OIF en 2005, divers regroupements francophones ont vu le
jour à l’échelle internationale.
En fait, c’est en 1880 que le terme
«francophonie» a été utilisé pour la première fois par le géographe français
Onésime Reclus. Des spécialistes issus
de différents milieux ont ensuite décidé d’unir leurs forces en créant des réseaux et des regroupements tout au long
du 20e siècle, et ce, jusqu’à nos jours.
1880 : Le géographe français Onésime
Reclus (1837-1916) invente le terme
«francophonie» pour définir l’ensemble des personnes et des pays utilisant
le français à divers titres.
1926 : Naissance de la première association francophone : l’association des
écrivains de langue française. L’ADELF
représente aujourd’hui une communauté d’un millier d’écrivains illustrant
la diversité des littératures francophones.
1950 : Naissance de l’Union internationale des journalistes et de la presse de
langue française (UIJPLF), qui deviendra en 2001 l’Union internationale de la
presse francophone (UPF). Elle regroupe aujourd’hui 3 000 journalistes, responsables et éditeurs de la presse écrite
et audiovisuelle, de 100 pays.
1955 : Création de la Communauté
des radios publiques de langue française (CRPLF), qui laisse la place, en
2002, aux Radios Francophones Publiques (RFP), regroupant Radio France, la
Radio Suisse Romande, Radio-Canada
et la Radio-télévision Belge d’expression française, soit 20 réseaux ou
chaînes de radios qui réalisent des coproductions et échangent idées et programmes.
1960 : La Conférence des ministres de
l’éducation des pays ayant le français
en partage (Confemen), première institution francophone officielle à voir le
jour, est une conférence ministérielle
permanente. Elle regroupe, en 2010, 41
États et gouvernements membres réunis
tous les deux ans pour tracer les orientations en matière d’éducation et de formation au service du développement.
1961 : Création de l’Association des
universités partiellement ou
entièrement de langue française (AUPELF) qui accueille
en son sein l’Université des réseaux d’expression française
(UREF) dès 1987, avant de devenir l’Agence universitaire de
la Francophonie (AUF) en 1998.
L’AUF, opérateur de la Francophonie depuis 1989, fédère 710
établissements d’enseignement
supérieur et de recherche de
85 pays.
1967 : Constitution de l’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF). Dès 1968, l’AIPLF
adopte une résolution préconisant la création d’une institution de coopération intergouvernementale francophone.
L’AIPLF deviendra en 1997
l’Assemblée parlementaire de
la Francophonie (APF). C’est
l’Assemblée consultative de la
Francophonie : elle est consti- C’est au géographe français Onésime Reclus
tuée de sections membres re- que l’on doit l’invention du mot «francophonie».
présentant 77 parlements ou or- Ce terme a vu le jour en 1880. (Photo: Wikiganisations interparlementaires. pédia)
1969 : Création de la Conférence des ministres de la Jeunesse et et de la vie associative.
1969 : Vingt-cinq associations de prodes Sports des pays francophones (Confejes). La Confejes est une conférence fesseurs de français se regroupent pour
ministérielle permanente de la Franco- donner naissance à la Fédération interphonie. Elle regroupe 42 États et gou- nationale des professeurs de français
vernements membres réunis tous les (FIPF). En 2009, la FIPF compte 180 asdeux ans pour tracer les orientations en sociations réparties dans 130 pays et
matière d’insertion socio-économique réunit près de 80 000 professeurs de
des jeunes, de développement du sport français. H
Images du passé
Par Georges Arsenault
N
ous voici en pleine saison des pommes de pré qu’on nomme aussi
canneberge ou atoca dans d’autres régions du pays. Cette photo,
prise vers 1943, nous rappelle le temps où chaque famille voyait à
se faire une provision de ce petit fruit pour l’automne et l’hiver. Pour les conserver pendant le plus longtemps possible, on les gardait à la cave dans une
chaudière ou un pot en grès rempli d’eau.
Ces cueilleuses de pommes de pré étaient de Miscouche et de Wellington.
Debout (de g. à d.) : Mme Arthur Gaudet (née Sophie DesRoches, 1897-1984)
et Mme Adolphe DesRoches (née Marie Gaudet,1871-1966). Devant : Mme
Wilfred Gaudet (née Fabiola Doucet, 1880-1969) et sa bru Mme Clifford
Gaudet (née Faustina Gaudet, 1911-2002).
À quoi servaient les pommes de pré chez les Acadiens de l’Île? On faisait
évidemment des tartes, de la confiture et de la compote pour manger avec de
la viande rôtie. Certaines cuisinières ajoutaient un peu de canneberges dans le
pâté à la viande et, dans la région Évangéline, on mettait de ce fruit dans les
petites tartes au lard, une pâtisserie typique du temps des fêtes. Et bien sûr,
quand les arbres de Noël sont devenus à la mode, on fabriquait des guirlandes
en enfilant des pommes de pré.
La photo m’a été communiquée par Joyce Gaudet, de Charlottetown. Elle
a été prise par sa tante, Yvonne Arsenault (née Gaudet) qui faisait également
partie des cueilleuses.
Le 29 septembre 2010 - La Voix Acadienne
• 15
PATRIMOINE
La francophonie institutionnelle a 40 ans en 2010
Retour sur certains événements marquants (1970-1985)
(APF) Au cours des prochaines semaines, La Voix acadienne publiera
une série d’articles relatant quelques dates importantes dans l’histoire
de la francophonie institutionnelle. Le présent texte couvre la période
s’étalant de 1970 à 1985.
L
’Organisation internationale de
la Francophonie (OIF) célèbre
cette année son 40e anniversaire, année qui sera couronnée en octobre par la tenue du Sommet de la Francophonie à Montreux, en Suisse.
Depuis la création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)
en 1970, organisme qui allait devenir
l’Agence intergouvernementale de la
Francophonie (AIF) en 1998 puis l’OIF
en 2005, de nombreux événements sont
venus marquer la francophonie institutionnelle.
1970 : Le Québécois Jean-Marc Léger
est le premier Secrétaire général de
l’ACCT. Il occupera cette fonction
jusqu’en 1973.
1970 : Le 20 mars 1970 à Niamey, au
Niger, 21 pays signent le traité instituant l’ACCT, sous l’impulsion des présidents Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Hamani Diori (Niger), Habib Bourguiba (Tunisie) et du Prince Norodom
Sihanouk (Cambodge).
1972 : Le 22 janvier 1972, on procède
à l’inauguration de l’École internationale de Bordeaux (EIB), centre de formation et de réflexion sur les questions
liées au sous-développement pour les
cadres francophones.
1974 : Le Nigérien Dankoulodo Dan
Dicko est nommé Secrétaire général
de l’ACCT jusqu’en 1981. Le Gabonais
François Owono Nguema lui succède en
1982 jusqu’en 1985. Ce dernier cédera
par la suite sa place à Paul Okumba
D’Okwatségué.
1974 : En août 1974, la Superfrancofête, premier festival international de la
jeunesse, réunit comédiens, cinéastes,
poètes et musiciens en provenance de
25 pays francophones. Elle marque les
débuts de l’action de la Francophonie
dans l’aide à la circulation du spectacle
vivant.
1975 : Le Programme spécial de développement (PSD) est un fonds de solidarité destiné à satisfaire les besoins essentiels des communautés locales : valorisation des produits locaux (agriculture, élevage) et accès aux services de base
(eau, énergie).
1977 : À Luxembourg, la Conférence
des ministres francophones de la Politique scientifique met l’accent sur une
meilleure circulation de l’information
scientifique et technique au profit du développement.
1977 : À Ndjamena, au Tchad, on tient
la Conférence des ministres francophones de l’Artisanat.
1978 : Création du CIRTEF, le Conseil
international des radios-télévisions d’expression française, qui rassemble actuellement 44 stations de radio et chaînes
de télévision utilisant entièrement ou
partiellement la langue française.
1979 : L’Association internationale des
maires francophones (AIMF) est créée
à l’initiative du maire de Paris, Jacques
Chirac. L’AIMF est opérateur de la Francophonie depuis 1995. Elle regroupe
aujourd’hui 184 villes et 19 associations
de villes de 37 pays.
1980 : Tenue à Paris de la première
Conférence des ministres francophones
de la Justice. Trois autres suivront, soit
en 1989 à Paris, en 1995 au Caire en
Égypte et en 2008 à Paris.
1981 : À Paris, la Conférence des ministres francophones de l’Agriculture
définit comme axes prioritaires la formation, l’aide aux laboratoires de technologies alimentaires et l’élaboration de
programmes de recherche communs entre pays francophones d’écosystèmes
comparables.
1981 : La ville de Cotonou, au Bénin,
accueille la première Conférence des
ministres francophones de la Culture.
Lors de cette conférence, on préconise
de revaloriser les langues nationales
comme véhicules du savoir et d’engager
une action pour la sauvegarde du patrimoine culturel des pays membres : le
combat pour la promotion de la diversité culturelle est engagé. Cette conférence
sera suivie par celles de Liège (communauté française de Belgique) en 1990 et
de Cotonou en 2001.
1983 : Réunis à la Côte d’Ivoire, les
participants à la Conférence des ministres francophones de la Recherche scientifique et de l’Enseignement supérieur
recommandent d’établir un programme
Images du passé
Jean-Marc Léger lors d’un hommage
qui lui a été rendu à Montréal, en mai
2010. (Photo: OIF)
d’action donnant une priorité absolue
aux problèmes de survie touchant les
populations, tout en soulignant le rôle
essentiel de la science dans les stratégies
du développement.
1984 : Naissance de TV5. TV5 est opérateur de la Francophonie depuis 1991.
Devenue TV5Monde en 2001 en continuant à s’associer à TV5 Canada-Québec, la chaîne, principal vecteur de la
Francophonie dans le monde, est reçue
dans 189 millions de foyers.
1985 : Le 29 novembre 1985, des représentants de 24 Barreaux francophones décident de se réunir au sein d’une
Conférence internationale des Barreaux
de tradition juridique commune (CIB).
Le CIB fait partie des réseaux professionnels juridiques et judiciaires soutenus par l’OIF pour consolider l’État de
droit et la démocratie dans ses pays
membres.
* Source : OIF H
Par Georges Arsenault
Il y a 93 ans aujourd’hui même que cette photo a
été prise. Elle a été prise le 6 octobre 1913 à Urbainville chez Joseph (à Hubert) et Philomène Arsenault
à l’occasion du mariage de leur fille Évangéline (18861965), institutrice, à Mathurin Gallant (1877-1959) de
la paroisse de Mont-Carmel, fils de Charles Gallant
et Ursule Poirier.
Dans la photo, les mariés, élégamment vêtus, se
trouvent à la gauche. On reconnaît la mariée qui est
coiffée d’un grand chapeau blanc. Le marié, à ses
côtés, est debout derrière un petit garçon.
Parmi les nombreux membres des deux familles
qui assistaient à la noce, on remarque à l’extrême
gauche Marcelline Arsenault (1825-1918), seconde
épouse d’Étienne Arsenault, l’arrière-grand-père de la
mariée (Évangéline à Joseph à Hubert à Étienne).
Quelques années après leur mariage, Mathurin et
Évangéline se sont établis à Abram-Village. Homme
d’affaires, Mathurin était le propriétaire de deux conserveries de homard, une à Abram-Village (à la côte à Mat) et l’autre à Sherbrooke. Ils ont eu une
fille, Anne-Marie, morte enfant, et deux garçons, Charles (père Charles Gallant) et Louis (1921-2006).
La maison dans la photo appartient présentement au neveu d’Évangéline, Gérard (à Gus à Jos à Hubert) Arsenault. Merci à Florina Gallant,
d’Abram-Village, pour cette photographie.
16 •
La Voix Acadienne - Le 6 octobre 2010
PATRIMOINE
La francophonie institutionnelle a 40 ans en 2010
Retour sur certains événements marquants (1986-1996)
(APF) Au cours des prochaines semaines, La Voix acadienne publiera
une série d’articles relatant quelques dates importantes dans l’histoire
de la francophonie institutionnelle. Le présent texte couvre la période
s’étalant de 1986 à 1996.
L
’Organisation internationale de
la Francophonie (OIF) célèbre
cette année son 40e anniversaire, année qui sera couronnée en octobre par la tenue du Sommet de la Francophonie à Montreux, en Suisse.
1986 : Inauguration, au Bénin, du premier Centre de lecture et d’animation
culturelle (CLAC), un des programmes
phares de la Francophonie. Ces centres
offrent un accès aux livres et à la culture aux habitants des zones rurales et des
quartiers défavorisés. En 2009, on compte
225 CLAC installés dans 18 pays d’Afrique, de l’océan Indien, de la Caraïbe et
du Proche-Orient.
1986 : Le 17 février à Versailles, en
France, à l’invitation du président François Mitterrand, 42 pays participent à la
première Conférence des chefs d’État de
gouvernement ayant en commun l’usage
du français. Il s’agit en fait du tout premier Sommet de la Francophonie. Quatre domaines essentiels de coopération
sont retenus, soit le développement, les
industries de la culture et de la communication, les industries de la langue et
l’information scientifique, la recherche
et le développement technologique. Depuis 1986, 12 Sommets de la Francophonie se sont déroulés sur les cinq continents.
1987 : Au cours du deuxième Som-
met de la Francophonie, le 2 septembre à
Québec, les 41 pays participants fixent
cinq secteurs d’activité prioritaires :
l’agriculture, l’énergie, la culture et les
communications, l’information scientifique et le développement technologique
de même que les industries de la langue. Ils adoptent aussi un rythme bisannuel pour la tenue des sommets.
1988 : La Francophonie se dote d’un
Institut de l’énergie des pays francophones (IEPF) basé à Québec.
1988 : Création de TV5 Québec-Canada, qui assure la couverture du Canada
et du Québec.
1988 : La Journée internationale de la
Francophonie est instituée en référence à la création de l’ACCT, le 20 mars
1970, qui marque la naissance de la
coopération francophone intergouvernementale. Depuis, chaque 20 mars, on
célèbre la langue française et les valeurs de la Francophonie partout dans le
monde.
1989 : Le troisième Sommet de la Francophonie, celui de Dakar au Sénégal (le
premier à se tenir en terre africaine), est
consacré à l’éducation et à la formation.
Les 41 participants fixent trois axes supplémentaires de coopération, soit l’éducation et la formation, l’environnement
et la démocratie et l’État de droit.
1989 : À Casablanca et Rabat, au Ma-
roc, les premiers Jeux de la Francophonie
réunissent 1700 participants de 38 pays
venus s’affronter autour de joutes culturelles et sportives. Depuis, les Jeux de la
Francophonie se tiennent tous les quatre
ans.
1990 : Le Québécois Jean-Louis Roy
devient le cinquième Secrétaire général de l’ACCT. Il occupera cette fonction
jusqu’en 1997.
1991 : TV5 commence à diffuser ses
programmes en Afrique.
1991 : Les ministres francophones chargés de l’Environnement se réunissent à
Tunis, en Tunisie, en vue du Sommet de
la Terre qui se tiendra à Rio un an plus
tard. Ils dotent la Francophonie d’un
plan d’action dans le domaine du développement durable.
1991 : Initialement prévu au Congo
(ex-Zaïre), le quatrième Sommet de la
Francophonie se tient à Paris. Pour ce
«Sommet de la maturité et de l’élargissement», les 47 pays participants adoptent les grandes orientations de la coopération : démocratie, droits de l’Homme, sécurité, développement et solidarité
Nord-Sud.
1993 : À Dakar, au Sénégal, la Conférence des ministres francophones chargés de l’Enfance adopte un plan d’action en faveur de l’enfant, et plus généralement des jeunes, pour mettre en
œuvre la «Déclaration de New York»
adoptée lors du Sommet mondial de
l’ONU sur l’enfance en 1990.
1993 : Les 47 pays participant au cinquième Sommet de la Francophonie
à Grand-Baie (Maurice) conviennent
«d’adopter ensemble, au sein du GATT,
Images du passé
E
n ce temps de la récolte des pommes de terre, cette
photo nous rappelle l’époque pas si lointaine où
la cueillette se faisait à la main avec des paniers de
frêne. La plupart des familles qui vivaient de l’agriculture
plantaient chaque année quelques arpents de patates. Si elles
n’étaient pas vendues tout de suite, elles étaient entreposées
dans la cave de la maison familiale en attendant d’être
transportées au marché.
Comme main-d’oeuvre, le fermier dépendait d’abord des
membres de sa famille. Il arrivait parfois que des fermiers
voisins, souvent de la parenté, s’unissaient pour faire la récolte
ensemble. Ils partageaient alors l’arracheuse et les «ramasseux» et les «ramasseuses».
Cette photo a été prise vers 1930 chez Pierre (à Jos Vieux
Pierre) Poirier, à Deblois. Les femmes ont posé pour le
photographe avant de s’en aller au champ. De gauche à
droite : Marie-Rose Gallant, Marie-Julitte Poirier (Mme Amable Poirier), Emma Poirier (Mme Josie Doucette, 1915-2000),
Jane Poirier (Mme Pierre Poirier, 1893-1992). La petite
fille est Stella Poirier (Mme Edmond Gaudet) qui demeure
présentement à Léoville. La photo provient de l’album de
famille de Céofred Richard de Grand River.
14 •
La Voix Acadienne - Le 13 octobre 2010
la même exception culturelle pour toutes les industries culturelles, cette disposition constituant un moyen efficace pour maintenir une forte production
culturelle francophone.»
1994 : La société civile fait son entrée
dans la coopération multilatérale francophone lors de la première Conférence
francophone des organisations internationales non gouvernementales (OING) :
31 OING sont dotées du statut consultatif auprès des institutions de la Francophonie. Aujourd’hui, elles sont au nombre de 63. Une Conférence francophone des OING se tient tous les deux ans à
l’initiative du Secrétaire général de la
Francophonie.
1995 : Lors de la quatrième Conférence
mondiale de l’ONU sur les femmes, à
Beijing, la communauté internationale
définit un plan d’action pour parvenir
à une égalité effective entre hommes et
femmes. La Francophonie s’est investie
dans la préparation de cette conférence
en organisant à Dakar, un an plus tôt,
une conférence préparatoire.
1995 : Au cours du sixième Sommet
de la Francophonie à Cotonou, au Bénin,
la Francophonie exprime clairement une
volonté d’affirmation politique sur la
scène internationale et fixe quatre axes
mobilisateurs : savoir et progrès, culture
et communication, liberté, démocratie et
développement ainsi que la Francophonie dans le monde. Les pays membres
s’engagent à «promouvoir un espace
francophone dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et
de la communication».
* Source : OIF H
Par Georges Arsenault
PATRIMOINE
La francophonie institutionnelle a 40 ans en 2010
Retour sur certains événements marquants (1997-2002)
(APF) Depuis quelques semaines, La Voix acadienne publie une série
d’articles relatant quelques dates importantes dans l’histoire de la francophonie institutionnelle. Le présent texte couvre la période s’étalant de
1997 à 2002. C’est le 4e de cinq articles.
L
’Organisation internationale de
la Francophonie (OIF) célèbre
cette année son 40e anniversaire, année qui sera couronnée en octobre par la tenue du Sommet de la Francophonie à Montreux, en Suisse.
Depuis la création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)
en 1970, organisme qui allait devenir
l’Agence intergouvernementale de la
Francophonie (AIF) en 1998 puis l’OIF
en 2005, de nombreux événements sont
venus marquer la francophonie institutionnelle.
1997 : Le 19 mai, on tient à Montréal
une conférence ministérielle des inforoutes, conférence au cours de laquelle
on place les Ntic au centre des actions
de la Francophonie. Cette priorité se traduira en 1998 par la transformation de
l’École internationale de Bordeaux en
Institut des technologies de l’information et de la communication (rebaptisé
Institut de la Francophonie numérique
en 2007) et par la création d’un Fonds
francophone des inforoutes.
1997 : Pour son septième sommet à
Hanoï, au Vietnam, la Francophonie se
dote d’un Secrétaire général, clé de voûte du système institutionnel. Boutros
Boutros-Ghali, l’ancien Secrétaire général des Nations unies, est élu à ce poste.
Les 51 pays participants adoptent la
«Charte de la Francophonie», version
remaniée du traité de Niamey, et se pen-
chent sur la prévention de conflits entre
pays membres. D’autre part, l’Albanie,
la Macédoine et la Pologne rejoignent la
Francophonie comme observateurs.
1998 : Création du Fonds d’appui à
la presse francophone du Sud. Le Fonds
est destiné aux entreprises de presse
pour améliorer leur politique éditoriale,
leur gestion et leur développement technologique.
1998 : Roger Dehaybe prend ses fonctions en tant qu’Administrateur général
de l’Agence intergouvernementale de
la Francophonie (AIF). Il exercera cette
fonction jusqu’en 2005.
1998 : Boutros Boutros-Ghali entre officiellement en poste à titre de premier
Secrétaire général de la Francophonie.
1998 : Les Assises de la formation technique et professionnelle (FTP) donnent
lieu à un dispositif régional de partenariats inter-États pour revaloriser la
FTP, en l’adaptant au contexte socioéconomique et au marché de l’emploi de
chaque région de la Francophonie.
1998 : Le 4 décembre à Bucarest, en
Roumanie, on adopte l’appellation d’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour désigner le dispositif
institutionnel.
1998 : Le 18 décembre, l’Assemblée
générale des Nations unies reconnaît
l’OIF comme observateur à l’ONU.
1999 : Les ministres francophones de
l’Économie et des Finances adoptent,
le 14 avril à Monaco, une Déclaration et
un plan d’action afin de développer un
espace de coopération économique francophone.
1999 : La ville de Moncton, au Nouveau-Brunswick, accueille le huitième
Sommet de la Francophonie, qui regroupe 54 pays et qui met à l’honneur la
jeunesse francophone. Outre les tribunes
qui lui sont offertes, décision est prise
d’incorporer un volet jeunesse dans les
programmes de coopération. Lors de ce
même Sommet, la Lituanie, la Slovénie
et la République tchèque rejoignent l’OIF
comme États observateurs.
2000 : Le Programme de Mobilité des
Jeunes est conçu pour encourager les
échanges entre jeunes de l’espace francophone, dans les domaines de la création d’emplois, de la protection de l’environnement, de l’éducation à la citoyenneté et à la démocratie et de l’utilisation des technologies de l’information
et de la communication.
2000 : La Conférence des femmes de la
Francophonie, la première du genre, est
consacrée au thème « Femmes, pouvoir
et développement ». À la suite de cette
conférence, la Francophonie se dote d’un
cadre d’intervention pour l’amélioration
du statut des femmes.
2000 : À Bamako, au Mali, le Symposium international sur les pratiques
de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone se clôt
par l’adoption de la Déclaration de Bamako, un texte de référence à portée
normative qui rend la Francophonie
«indissociable» de la démocratie et de
l’État de droit.
2001 : À Cotonou, au Bénin, la réunion des ministres francophones de la
Images du passé
Culture débouche sur l’adoption de la
Déclaration de Cotonou, qui propose la
création d’un instrument juridique international pour la promotion de la diversité culturelle. La mobilisation de la
Francophonie en faveur de la diversité
culturelle sera décisive pour l’adoption
par l’Unesco, en 2005, de la Convention
internationale sur la protection et la promotion de la diversité des expressions
culturelles.
2001 : Le Prix des 5 continents de la
Francophonie est remis pour la première fois à Yasmine Khlat, à Beyrouth, dans
le cadre du salon du livre. Ce prix littéraire créé par l’OIF la même année consacre un roman témoignant d’une expérience culturelle enrichissant la langue
française.
2002 : Face au développement de fait
du monolinguisme dans les instances de
l’Union européenne, l’OIF met en place,
avec la Communauté française de Belgique, la France et le Luxembourg, un plan
pluriannuel pour la promotion du français dans ces mêmes instances.
2002 : L’IEPF et ses partenaires lancent Médiaterre, le premier réseau d’actualités sur le développement durable
en langue française. Médiaterre regroupe 23 portails d’information qui traitent
plus de 3000 dépêches d’actualité sur le
développement durable chaque année.
2002 : Le neuvième Sommet de la
Francophonie a lieu à Beyrouth, au Liban. Abdou Diouf, ancien président du
Sénégal, y est élu comme Secrétaire général de la Francophonie. L’Algérie participe pour la première fois en tant qu’invité spécial et la Slovaquie rejoint la
Francophonie comme observateur.
* Source : OIF H
Par Georges Arsenault
À
l’époque où les femmes passaient presque tout leur
temps au foyer, les frôlics, comme ceux à filer la
laine, s’avéraient des occasions de socialisation fort
appréciées. Lors de ces corvées, les fileuses réussissaient à
accomplir une bonne somme de travail tout en s’amusant. On
chantait, on turlutait, on se racontait des contes et on se jouait
des tours. Un frôlic durait normalement tout un après-midi et
se poursuivait souvent en soirée. Parfois, les hommes en
profitaient pour faire un frôlic à labourer le même jour. Pour
le souper, la femme de la maison servait habituellement du
fricot, de la râpure ou du blé d’Inde lessivé.
Cette photo a été prise vers 1915 lors d’un frôlic à filer à
Mont-Carmel chez Marie et Jérôme Richard. Une vingtaine de
femmes y participaient. On reconnaît l’hôtesse, Marie Richard
(née Arsenault, 1852-1930). Elle se trouve au milieu de la
première rangée. Ìl y a aussi sa bru, Mme Cyrus Richard (née
Victoire Gallant, 1888-1984) qui tient un bébé dans ses bras.
La dame avec la blouse foncée, debout derrière le rouet, est Mme Jos (à Thaddée) Arsenault (née Adéline Richard, 1858-1947). J’apprécierais toute aide
que l’on pourrait me donner afin d’identifier les autres dames.
Merci à Melvin (à Nazaire à Cyrus à Jérome) Richard, de Sainte-Julie (Québec), de m’avoir communiqué cette photo.
Le 20 octobre 2010 - La Voix Acadienne
• 13
PATRIMOINE
La francophonie institutionnelle a 40 ans en 2010
Retour sur certains événements marquants (2003-2010)
(APF) Depuis quelques semaines, La Voix acadienne publie une série
d’articles relatant quelques dates importantes dans l’histoire de la francophonie institutionnelle. Le présent texte couvre la période s’étalant de
2003 à 2010. C’est le 5e de cinq articles.
L
’Organisation
internationale
de la Francophonie (OIF) célèbre cette année son 40e anniversaire, année qui est couronnée en octobre par la tenue du Sommet de la Francophonie à Montreux, en Suisse.
Depuis la création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)
en 1970, organisme qui allait devenir
l’Agence intergouvernementale de la
Francophonie (AIF) en 1998 puis l’OIF
en 2005, de nombreux événements sont
venus marquer la francophonie institutionnelle.
2003 : Abdou Diouf, ancien président
du Sénégal, entre officiellement en poste
en janvier à titre de Secrétaire général
de la Francophonie.
2003 : À Rabat, au Maroc, la Conférence sur la société de l’information adopte
la Contribution de la Francophonie au
Sommet mondial sur la société de l’information.
2004 : Hervé Bourges est nommé, par
le Secrétaire général de la Francophonie,
Grand témoin de la Francophonie aux
Jeux olympiques d’Athènes. Il est chargé de veiller au chapitre 24 de la Charte
olympique consacrant le français comme langue officielle du mouvement
olympique. L’écrivaine et journaliste canadienne Lise Bissonnette lui succédera
aux Jeux d’hiver de Turin en 2006, JeanPierre Raffarin (ancien premier ministre
de la France) aux Jeux de Pékin en 2008
et Pascal Couchepin (ancien président
de la Confédération suisse) aux Jeux
d’hiver de Vancouver en 2010.
2004 : Auparavant rattaché au président de la République française, le Haut
conseil de la Francophonie (HCF) dépend, à partir de 2004, du Secrétaire général de la Francophonie. Il est composé
de 38 personnalités du monde entier,
provenant d’horizons aussi différents
que la politique, la culture ou l’économie. En 2007, le HCF est scindé en
deux entités : l’Observatoire de la langue française (chargé de publier tous
les quatre ans un rapport sur l’état de la
Francophonie dans le monde) et une
cellule de réflexion stratégique.
2004 : À Paris, le Symposium sur l’accès aux financements internationaux du
développement aborde quatre domaines :
économie et développement durable,
éducation et formation, culture et médias, bonne gouvernance. Des forums
associent la société civile à la réflexion.
2004 : Présentation à Ouagadougou,
au Burkina Faso, du dixième Sommet
de la Francophonie. Placé sous le thème
de la solidarité et du développement
durable, ce Sommet adopte un Cadre
stratégique décennal (2005-2014) qui fixe
les orientations stratégiques et les principes directeurs s’imposant désormais à
la programmation de l’OIF et aux opérateurs directs de la Francophonie. L’OIF
rassemble alors 53 États et gouverne-
ments membres et 10 observateurs.
2005 : Abdou Diouf et Alpha Omar
Konare, président de la Commission de
l’Union africaine, signent un Mémorandum portant notamment sur le renforcement de l’utilisation du français dans
l’Union africaine.
2005 : La 33e session de la Conférence
générale de l’Unesco adopte la Convention internationale sur la protection
et la promotion de la diversité des expressions culturelles. La Francophonie
voit ainsi aboutir sa forte mobilisation
et son combat en faveur de la diversité
culturelle.
2005 : Au cours de la 12e Conférence
ministérielle de la Francophonie à Antananarivo, à Madagascar, la réforme institutionnelle de la Francophonie est parachevée avec l’adoption d’une nouvelle
Charte de la Francophonie qui fusionne
les structures gouvernementales en une
seule institution : l’OIF.
2006 : La Francophonie célèbre le 100e
anniversaire de la naissance de Léopold
Sédar Senghor, l’un de ses pères fondateurs et illustre écrivain. Pour Senghor,
la langue française était un «outil merveilleux» au service de la solidarité entre les peuples.
2006 : Le Québécois Clément Duhaime est nommé Administrateur de l’OIF
pour un mandat de quatre ans.
2006 : Le 14 mai à Saint-Boniface, au
Manitoba, la Conférence ministérielle de
la Francophonie sur la prévention des
conflits et la sécurité humaine adopte la
Déclaration de Saint-Boniface : les États
membres de l’OIF souscrivent au principe de la «responsabilité de protéger»
leurs populations et confirment le rôle
de l’OIF dans l’alerte précoce et la di-
Images du passé
C
et homme d’allure très digne est François (Frank) Gaudet
(1836-1909), de Miscouche. Il était le fils de Germain
Gaudet et de Marguerite Poirier. En 1862, il a épousé Émilie
LeClerc de Baie-Egmont. Ils ont eu sept enfants, dont un est mort
en bas âge.
François était un fermier, un pêcheur et un ouvrier. Il était
«industrious», c’est-à-dire un bon travaillant, selon une note à son
sujet que le curé de la paroisse a inscrit dans le recensement de
1890 de la paroisse de Miscouche. Il est intéressant de souligner
que trois de ses garçons sont devenus des hommes d’affaires : Joseph
a tenu un magasin à Miscouche dans les années 1890, Jean-Pierre
en a eu un à Richmond et Emmanuel était le copropriétaire de la
firme Arsenault & Gaudet Ltée de Wellington.
Cette photo semble avoir été prise vers 1900 par un photographe
professionnel. Le décor du salon est typique des salons victoriens
que l’on aurait trouvé à l’époque dans les familles acadiennes les plus
à l’aise. François est décédé le 3 novembre 1909 à l’âge de 73 ans,
treize ans après son épouse. La photo provient du Centre de recherche acadien de l’Île-du-Prince-Édouard.
16 •
La Voix Acadienne - Le 27 octobre 2010
plomatie préventive.
2006 : Lors du 11e Sommet de la Francophonie à Bucarest, en Roumanie, le
Secrétaire général de la Francophonie,
Abdou Diouf, est reconduit pour un second mandat. Pour ce 11e Sommet, les
participants se penchent sur les technologies de l’information au service de
l’éducation. Par ailleurs, ils adoptent
une résolution sur le changement climatique. L’Albanie, Andorre, l’Ex-République yougoslave de Macédoine et la
Grèce deviennent membres de l’OIF.
2007 : Lancement du programme régional de valorisation de l’enseignement du français en Asie du sud-est, qui
concerne trois pays membres de l’OIF,
soit le Cambodge, le Laos et le Vietnam.
Ce projet rassemble huit partenaires : les
ministères de l’Éducation des trois pays
concernés, trois partenaires bilatéraux
(Canada-Québec, Communauté française
de Belgique, France) et deux organisations multilatérales (OIF et AUF).
2008 : Au lendemain de la cérémonie
d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, Abdou Diouf s’entoure des chefs
d’État francophones, du président du
Comité international olympique (CIO)
ainsi que de sportifs et d’artistes francophones pour promouvoir la langue
française, langue officielle de l’olympisme.
2008 : Présenté à Québec, le 12e Sommet de la Francophonie coïncide avec
le 400e anniversaire de la fondation de
la Ville de Québec, berceau de la Francophonie en Amérique du Nord. L’Arménie y devient membre associé tandis
que la Thaïlande et la Lettonie deviennent observateurs.
* Source : OIF H
Par Georges Arsenault
AVIS DE VENTE HYPOTHÉCAIRE
Des parcelles provinciales numéros 846634, 680652, 801910
et 42903 situées à Unionvale, dans le comté de Prince,
Île-du-Prince-Édouard, et de la parcelle provinciale
numéro 55426 située à Howlan, dans le comté de Prince,
Île-du-Prince-Édouard, et de la parcelle provinciale numéro
510529, située à Foxley River, dans le comté de Prince,
Île-du-Prince-Édouard, et des parcelles provinciales numéros
42895 et 796411 (qui seront consolidées), situées à O’Leary,
dans le comté de Prince, Île-du-Prince-Édouard.
La cuisine aux courges
avec Robert Pendergast
SERONT VENDUES AUX ENCHÈRES PUBLIQUES au Palais
de Justice, situé au 108, rue Central, à Summerside, dans le comté
de Prince, province de l’Île-du-Prince-Édouard, le 1 decembre, 2010,
à 12:45 PM, les parcelles suivantes du comté de Prince, Île-du-PrinceÉdouard et situées à Unionvale, Howlan, Foxley River et O’Leary,
dont les terres sont mieux décrites dans l’hypothèque décrite cidessous et qui sont soit en totalité ou en partie composées de la
totalité ou d’une partie des parcelles de terrain portant les numéros
846634, 680652, 801910, 55426, 42903 et 510529, qui seront
vendues individuellement et des parcelles provinciales numéros
42895 et 756411 qui seront vendues ensemble.
La vente hypothécaire décrite ci-dessus est faite conformément au
pouvoir de vente en vertu de l’hypothèque du 8 septembre, 2006,
entre Smallman`s Forestry & Feed Lot Ltd, Paul Smallman et
Carolyn Smallman, débiteurs hypothécaires et Financement
agricole Canada, créancière hypothécaire et enregistrée au bureau
d’enregistrement des titres fonciers pour le comté de Prince le
20 septembre, 2006, portant le numéro 4355, dans livre 3054,
hypothèque concédée afin de garantir le remboursement du capital
et des intérêts, tel qu’indiqué dans la dite hypothèque.
Et en raison d’un défaut de paiement du principal, des intérêts, des
annuités garanties et de manquements en vertu des dispositions de
ladite hypothèque, la propriété ci-dessus sera vendue. La vente, telle
que décrite ci-dessus, sera sujette à toute offre anticipée et à toutes
autres conditions de vente.
Pour de plus amples informations veuillez contacter les bureaux de
Cox & Palmer, Maître John D. Laidlaw, Q.C., 1, rue Germain,
B.P. 1324 Saint-Jean, N.-B., E2L 4H8, 1-506-632-8900 avocat pour
la créancière hypothécaire, Financement agricole Canada.
Daté à Saint-Jean, N.-B., le 27 octobre 2010.
COX & PALMER
Avocat du créancier hypothécaire
1, rue Germain
B.P. 1324
Saint-Jean, N.-B.
E2L 4H8
Images du passé
V
oici un couple qui a vécu à St-Chrysostome dans la région Évangéline. Il s’agit de Jean
O. Arsenault (1836-1924) et de Julitte Arsenault (1846-1924). Mariés en 1864, ils ont eu
15 enfants dont trois sont morts en bas âge. Trois de leurs filles sont devenues religieuses
dans la Congrégation de Notre-Dame, de Montréal.
Instituteur, Jean O. Arsenault a fait la classe pendant plus de 50 ans! Après son mariage, il a
enseigné pendant quelques années à la Baie-Sainte-Marie (N.-É.). À l’Île, il a enseigné notamment
à St-Chrysostome et à l’île Lennox. En 1908, l’Association des instituteurs acadiens de l’Î.-P.-É.
demandait au Bureau d’éducation de lui accorder une pension «comme récompense de ses
cinquante années employées dans l’enseignement».
Tout en menant sa carrière d’instituteur, Jean O. a occupé pendant longtemps le poste de surintendant aux Affaires indiennes à l’Î.-P.-É. Mentionnons aussi qu’il a assisté à six des huit premières
conventions nationales des Acadiens.
En rapportant son décès, le journal Agriculturalist disait de lui : «Il laisse en héritage l’exemple
parfait d’un devoir bien accompli. Actif et toujours prêt à embrasser tout mouvement ayant
comme but le bien-être d’autrui, son souvenir demeurera longtemps vivant chez ses nombreux amis
et parents qui pleurent sa mort.»
La présidente de la SSTA, Noëlla Arsenault, est une descendante de ce couple. Merci pour la photo
à sa tante, Claire Bernard, de Summerside : Claire à Lucie à Évangéline à Jean O. et Julitte Arsenault.
10 •
La Voix Acadienne - Le 3 novembre 2010
Lors du Festival de la citrouille de
Summerside, le chef Robert Pendergast a donné deux ateliers de cuisine
au Centre Belle-Alliance. Au menu, il
y avait des recettes utilisant comme
ingrédients de base des courges et
en particulier des citrouilles. Ci-haut,
de gauche à droite, on reconnaît Robert Pendergast, Réjeanne Arsenault,
Monic Gallant et Yvette Arsenault.
Ci-contre, Robert Pendergast montre
comment ouvrir une citrouille en sécurité. (Photos : Marcia Enman) H
Par Georges Arsenault
Jour du souvenir
Un 25 cents souligne le 65 anniversaire
de la fin de la Seconde Guerre mondiale
e
P
endant que le Canada
se prépare à vivre les
cérémonies nationales
du jour du Souvenir pour commémorer le 65e anniversaire du
jour de la Victoire en Europe,
la Monnaie royale canadienne,
en collaboration avec la Légion royale canadienne, est fière
d’annoncer la mise en circulation de sa plus récente pièce
colorée, ornée de deux coqueli-
cots rouges symboliques, la
fleur du souvenir au Canada.
La Monnaie produira jusqu’à
11 millions de ces pièces de 25
cents colorées, qui seront mises
en circulation partout au pays.
Elles seront distribuées en exclusivité par Postes Canada
dans l’ensemble de son réseau
de points de vente. Ainsi, la
population pourra échanger des
pièces contre les nouvelles piè-
Nous saluons ceux et celles qui ont servi
et qui servent présentement,
par leur courage et leur engagement
à faire du Canada un pays fort et libre.
Merci de protéger nos citoyens
et notre pays.
Sonny Gallant,
député
ÉvangélineMiscouche
ces colorées Coquelicot dans
plus de 4 700 comptoirs postaux. On invite également les
Canadiens à repérer cette pièce
spéciale dans leur petite monnaie.
Plus d’un million de Canadiens et de Terre-Neuviens ont
servi durant la Seconde Guerre
mondiale. De ce nombre, entre
1939 et 1945, plus de 47 000 ont
donné leur vie et 55 000 d’entre
eux ont été blessés, alors qu’un
véritable conflit mondial encerclait littéralement la planète
de l’Atlantique au Pacifique, et
jusqu’aux confins de l’Arctique.
Les soldats canadiens ont fait
preuve d’une grande bravoure
lors de nombre d’événements
d’envergure qui ont signalé un
tournant décisif dans ce conflit
épique, notamment : le raid fatidique de Dieppe mené sur les
côtes françaises détenues par
l’ennemi; la campagne de vingt
mois en Italie; le jour J en 1944
qui a marqué le retour des Alliés en Europe continentale et la
libération des Pays-Bas il y a 65
ans.
La pièce de 25 cents colorée
Coquelicot 2010 est la troisième
pièce au coquelicot à être produite par la Monnaie et distribuée au Canada, la première
pièce ayant été frappée en 2004
et la deuxième en 2008.
La Monnaie versera tous les
bénéfices tirés de la vente des
Carte de collection - jour du Souvenir
Gerard Greenan,
député
SummersideSt. Eleanors
Images du passé
L
es Acadiens de l’Île ont été nombreux à s’enrôler dans les forces armées lors de
la Première Guerre mondiale. Plusieurs d’entre eux y ont connu la mort, dont
14 jeunes hommes de la seule paroisse de Baie-Egmont. Parmi ceux qui sont
allés au front, il y avait ces trois soldats, trois cousins, trois Barriault de Maximeville dans
la région Évangéline. De gauche à droite, on reconnaît Arcade (à Valentin) Barriault
(1891-1962), Antonin (à Jos) Barriault (1896-1957) et Stanislas (à Alex) Barriault (18971922). Ils faisaient partie du 85e bataillon d’infanterie canadienne, Régiment de la Nouvelle-Écosse. Tous les trois ont été blessés au front en France, Stanislas mourant de ses
blessures le 16 mars 1919 à l’âge de 22 ans. Il a été enterré au cimetière de Terlincthun
près de Boulogne-sur-Mer. Antonin a été blessé pendant la bataille de Cambrai le 27
septembre 1918. La guerre terminée, il est revenu dans son village natal où il a épousé
Marie-Anne Arsenault.
Arcade est lui aussi revenu à Maximeville où il a épouse Léna Arsenault. Il a occupé la
présidence de la Légion royale canadienne de Wellington de 1953 à 1956. Un fondateur
de l’École régionale Évangéline, il a été le premier trésorier de la Commission scolaire
Évangéline. Son seul fils, Ernest Barriault, matelot dans la Marine canadienne pendant
la Seconde Guerre mondiale, a perdu la vie en 1943 lorsque le destroyer NCSM St Croix
sur lequel il se trouvait a été torpillé par un sous-marin allemand.
Cette photo provient de la collection de Nora MacKinnon, Grand-River, fille d’Arcade
Barriault.
18 •
La Voix Acadienne - Le 10 novembre 2010
cartes de collection au Fonds
pour les familles des militaires,
afin de soutenir les familles devant subvenir à des besoins imprévus et souvent immédiats liés
aux exigences du service. De
plus, cette touchante carte de
collection inclut une carte postale détachable à port payé, qui
peut être utilisée pour envoyer
un message aux membres des
Forces armées à l’étranger.
On peut se procurer ce produit unique sur le site Web du
coquelicot au www.monnaie.ca/
coquelicot ou en composant le
1-800-267-1871 au Canada, ou le
1-800-268-6468 aux États-Unis.
Les pièces sont également offertes dans tous les points de vente au détail de Postes Canada
et par l’intermédiaire du réseau global de détaillants et de
distributeurs de la Monnaie. H
Par Georges Arsenault
PATRIMOINE
Importance historique nationale reconnue
Les aboiteaux ont aidé à créer l’identité et l’appartenance acadiennes
U
ne plaque commémorative de la Commission des lieux et
monuments historiques du Canada souligne désormais l’importance historique nationale
du système d’aboiteau des Acadiens. La plaque a été dévoilée
récemment à Memramcook au
Nouveau-Brunswick.
Le système d’aboiteau est la
pierre angulaire d’une technique adoptée par les Acadiens
pour drainer les marais salés.
Tout au long de la période coloniale, les Acadiens étaient les
seuls en Amérique du Nord à
drainer les riches marais salés qui reposent au-dessous de
la laisse de marée haute et à les
cultiver sur une étendue aussi
vaste. Ces terres agricoles extrêmement fertiles devinrent la
clé de la prospérité de la communauté acadienne jusqu’à la
Déportation en 1755.
Ces immenses ouvrages de
terrassement, qui ont vu le jour
grâce à un effort communautaire, ont contribué à la création
d’un sentiment d’appartenance
et de fierté chez les Acadiens.
Les tâches collectives qui ont
permis la construction et l’entretien de cet important système de digues ont aidé à façonner l’identité acadienne contemporaine.
Issus du Poitou, les colons
français qui se sont établis à
Port-Royal, en Acadie, au XVIIe
siècle, n’ont pas tardé à adapter leurs techniques ancestrales
du contrôle de l’eau sur leurs
terres pour tenter de récupérer,
à des fins de culture, les terres
d’alluvions bordant la baie
Française, l’actuelle baie de Fundy. Cette baie, bordée de près
de 31 000 ha de marais, reçoit
les plus fortes marées au monde, qui y ont laissé au fil des
ans une riche couche d’alluvions pouvant atteindre 40 m à
certains endroits.
Deux grands éléments :
la levée et l’aboiteau
Les Acadiens en sont ainsi
venus à mettre en place un système de régularisation des eaux
pour empêcher que la partie
cultivable des marais situés en
bordure de la baie, voire des rivières, ne soit inondée par les
marées d’eau salée, ce qui leur
a valu le surnom de «défricheurs d’eau». Ce système était
composé de deux grands éléments : la levée et l’aboiteau.
La levée, une digue massive
dont la largeur variait entre 2
à 7 m à sa base et qui était surmontée d’un sentier battu de
60 cm de large ou d’une chaussée carrossable, avait généralement une hauteur de 45 cm supérieure au niveau des plus
hautes marées. Son angle par
rapport à l’horizontale, qui
pouvait atteindre les 45°, était
De gauche à droite : Margot Sackett, représentante du N.-B. à
la Commission des lieux et monuments historiques du Canada,
Patricia Utley, présidente du comité du site historique Beaumont, Rose-May Poirier, sénatrice et Donald LeBlanc, maire de
Memramcook. (Photo : Gracieuseté)
établi en fonction du volume
d’eau qu’elle était appelée à retenir. Après avoir creusé, au
centre de l’emplacement destiné à recevoir la levée, une petite tranchée étroite et profonde qui ancrerait l’ouvrage dans
la boue et l’empêcherait ainsi
de glisser sous l’action des marées, on procédait à la création
de la façade. Des mottes de terre
herbeuses étaient alors utilisées
pour façonner ses parements,
dont les interstices seraient, à
l’instar du corps de l’ouvrage,
remplis de glaise.
L’aboiteau était pour sa part
Images du passé
A
u début des années 1950, un groupe d’hommes de St-Édouard
et de St-Louis, dont quelques-uns étaient mariés, se rendaient
travailler dans un chantier forestier près d’Irishtown, non loin de
Moncton. Ils partaient après la saison de pêche. Ils revenaient pour les fêtes
de Noël et du Jour de l’an et retournaient ensuite bûcher jusqu’au printemps.
Un jour, en 1951, le groupe s’est fait photographier devant la «camp» où
ils logeaient. On aperçoit dans la première rangée (de gauche à droite) :
Bernie Allain, Frederick Thibodeau, Joseph (à Salomon) Perry, Arthur Wedge. Deuxième rangée : Wilcey Thibodeau, Freddy (à Léon) Perry. Troisième
rangée : Solomon Perry, Josie (Ben) Gallant, Bobby Bowles, Freddy (à Laurent) Doucette, Arthur (à Jean-Pierre) Gaudet.
De ces 11 hommes, seulement deux sont toujours de ce monde, soit Joseph Perry et Wilcey Thibodeau. Selon Wilcey, la plupart de ces bûcherons
ont passé les hivers de 1950 à 1952 dans ce chantier. Ils avaient été embauchés par un dénommé Abel Horseman. Les hommes travaillaient en équipe
de trois. Ils recevaient chacun 5,00 $ par jour. Pour cela, ils devaient produire 80 billots. Ce revenu était bien apprécié car, à cette époque, le travail
était rare l’hiver dans l’Île.
Merci à Arthur Thibodeau, de Charlottetown, de m’avoir fait connaître
cette photo. Son père Frederick et son frère Wilcey sont dans le groupe de
bûcherons.
14 •
La Voix Acadienne - Le 17 novembre 2010
constitué d’une dalle, une écluse
de forme carrée ou ronde, faite
de madriers ou creusée dans un
tronc d’arbre, pouvant atteindre
plus de 6 m de long, surmontée d’une structure de piquets
et de sapinages. Légèrement
inclinée vers la mer, cette dalle,
logée dans un ruisseau, le canal
d’égout, menant à la mer ou à
la rivière et traversant la levée,
était munie d’un clapet ou
d’une vanne qui permettait ingénieusement tout aussi bien
d’évacuer les eaux pluviales
vers la mer, à marée basse, que
d’empêcher l’eau salée d’enva-
hir les cultures, à marée haute.
Si le terrain n’avait que peu ou
pas d’inclinaison naturelle, un
réseau de canaux et de rigoles était aménagé pour amener
l’eau vers le canal d’égout et
l’aboiteau.
Ce système des levées et des
aboiteaux a contribué à créer
un sentiment d’appartenance et
de fierté au sein de la population acadienne. Tous les propriétaires de marais devaient
en effet participer à leur mise en
place et à leur entretien, tantôt
en y travaillant directement,
tantôt en fournissant des fonds
ou des matériaux. Et le caractère collectif de cet effort se trouvait en quelque sorte renforcé
du simple fait de l’envergure
de ces infrastructures communes, une levée pouvait atteindre
jusqu’à 5 km de longueur, qui
servaient à protéger de vastes
territoires et dont tous se sentaient d’autant plus solidairement responsables.
Memramcook est le site idéal
pour la commémoration du système d’aboiteau puisque c’est
dans cette vallée, toujours habitée par des Acadiens, que toutes les composantes d’un aboiteau, c’est-à-dire la dalle et la
structure de branchages, ont
été les mieux conservées. La vallée de Memramcook présente
également un éventail d’aboiteaux de rivière et d’aboiteaux
de mer. H
Par Georges Arsenault
Le Centre Pommes et Rinette souligne
la Journée de l’enfant
L
Jacinthe Laforest
e Centre éducatif
Pommes et Rinette à
Abram-Village a souligné le vendredi 19 novembre
la Journée des droits de l’enfant, qui était célébrée dans le
monde entier le 20 novembre.
Les enfants se sont fabriqué un
chapeau, ils ont fait une parade
de musique comme des rois et
des reines et en collation, ils ont
eu du gâteau.
Le Centre éducatif Pommes
et Rinette est maintenant dirigé par Léona Rose Bernard, qui
a travaillé à Cap enfants pendant 10 ans. «Ici au Centre, les
enfants apprennent par le jeu.
Ils apprennent aussi à interagir
en société, à se faire des amis,
Les enfants et le personnel réunis autour d'un beau gâteau de
célébration.
et aussi à passer du temps loin
des parents, à respecter une
certaine routine. C’est encore
plus important d’aller à la prématernelle, maintenant que la
maternelle dure toute la journée», a expliqué Léona Bernard.
Le programme de prématernelle est offert cinq matins par
semaine. Les enfants y suivent
une routine bien établie, qui
inclut le cercle d’amis, le «travail» dans les centres d’activités, ainsi que des collations. Les
enfants vont régulièrement à la
bibliothèque et au gymnase, et
ils vont jouer dehors, lorsque
le temps le permet. Le Centre
éducatif offre aussi un programme de garderie à la journée et un service d’avant et
après l’école. Dans tous ces services, il y a des places de disponibles.
«Le centre fait partie de la
deuxième vague pour la créa-
Les enfants se sont bien
amusés lors de la célébration
de la Journée de l’enfant.
Images du passé
tion des CPE (Centre de la petite enfance) et nous prévoyons
qu’en septembre 2011, nous allons pouvoir accueillir les poupons», assure la directrice. Pré-
sentement, il y a deux éducatrices à temps plein et une à temps
partiel. Le centre ouvre à 7 h
30 le matin et ferme à 17 h 30 le
soir. H
JOURNALISTE
Sous la responsabilité de la rédactrice en chef, la
personne choisie devra :
• mener des entrevues, rédiger des articles, prendre
des photos;
JOURNALISTE
• faire la recherche de sujets d’articles;
JOURNALISTE
• faire le suivi de ses dossiers et assurer une part de la
Sous
la responsabilité
de larégionale;
rédactrice en chef, la
couverture
communautaire
personne
choisie
devradans
: la rédactrice
Sous
la responsabilité
de
en chef, la:
• couvrir
des sujets
différents domaines
personne
choisie
devra :rédiger
politique,
communautaire,
économique,
culturel,
etc.
• mener
des
entrevues,
des articles,
prendre
des photos;
: entrevues, rédiger des articles, prendre
•Exigences
mener
des
• faire la recherche de sujets d’articles;
des photos;
• faire
maîtrise
dudefrançais
parlé
et écrit
le suivi
ses dossiers
et assurer
uneet
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• faire
la recherche
de sujets d’articles;
couverture
communautaire
de l’anglais; régionale;
connaissance
•• faire
le
suivi
de
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dossiers
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assurer
une
part
de
la
couvrir
descapacités
sujets dans
différents
domaines
excellentes
de travailler
en équipe
et sous:
couverture
communautaireéconomique,
régionale; culturel, etc.
politique,
communautaire,
pression et de respecter des échéanciers serrés;
• couvrir des sujets dans différents domaines :
• disponibilité
pour couvrir des événements en soirée
Exigences
politique,: communautaire, économique, culturel, etc.
et les fins de semaine au besoin;
•
parlé
et écritdeetconduire
bonne
• maîtrise
posséder
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voiture et
un permis
Exigences
: du
connaissance de l’anglais;
valide.
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sous
•• maîtrise
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écrit
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bonne
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Lieu
de l’emploi
: Saint-Boniface
(Manitoba)serrés;
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pour couvrir
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•• excellentes
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: dèsau
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•Lieu
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Faites parvenir votre candidature avant le 17 décembre
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La
Liberté
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Liberté
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candidat(e)s (Manitoba)
retenu(e)s en
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Courriel : [email protected]
Le seul hebdomadaire
publié en français
au Manitoba
depuisseront
1913
Seul(e)s les candidat(e)s
retenu(e)s
en entrevue
contacté(e)s.
Le seul hebdomadaire publié en français au Manitoba depuis 1913
Par Georges Arsenault
Le seul hebdomadaire publié en français au Manitoba depuis 1913
C
ette photo du phare du cap Egmont a été prise en 1942 par Joseph F. Gallant
d’Urbainville. Posant devant le phare, on voit Aline (à Cyrus à Adolphe)
Gallant d’Abram-Village et Hélène Arsenault de St-Chrystome. Cette dernière
a épousé le photographe deux ans plus tard.
Le phare a été construit en 1884 et a été mis en fonction le 1er septembre. La tour mesure 12,8 mètres (42 pieds) en hauteur. Elle contenait quelques chambres, car jusqu’au
milieu des années 1950, le gardien et sa famille habitaient le phare pendant la saison
de navigation. La cuisine attenante à la tour a été démolie en 1958.
Le phare a eu plusieurs gardiens : Bruno Poirier, de 1884 à 1899; Fidèle (à Colombain)
Arsenault, de 1900 à 1902; Joseph (à Jos Daniel) Gallant, de 1902 à 1912; Emmanuel (Manuel la Light) Arsenault, de 1912-1922; Jean Wilfred (Jack à Ferdinand) Gallant, de
1922-1950; Édouard Arsenault, de 1950 à 1963 et Cyr Gallant, de 1963 jusqu’à vers
1966.
Édouard Arsenault, celui qui a construit les Maisons de bouteilles de Cap-Egmont, a
été le dernier à habiter le phare avec sa famille. Une fois le fonctionnement électrifié,
il n’était plus nécessaire d’avoir un gardien sur place à tous les jours.
Le 24 novembre 2010 - La Voix Acadienne
• 11
PATRIMOINE
L
Le Festival Indian River embellit
sa résidence permanente
’expression artistique et
la célébration musicale auront une nouvelle
demeure à Indian River, grâce
à un partenariat entre les gouvernements du Canada et l’Îledu-Prince-Édouard.
Le projet de rénovation comprenait la remise en état et l’entretien de l’église, y compris la
réparation des fenêtres, le drainage du terrain ainsi que la réparation du toit et des portes. Les travaux de restauration
ont prolongé la durée de vie de
l’édifice et ils permettront à
l’église de demeurer un emplacement clé pour le festival de
musique. L’investissement soutient l’activité touristique et
culturelle dans la collectivité.
«L’historique église St. Mary’s
est un élément essentiel du tissu culturel de l’Île-du-PrinceÉdouard», a affirmé le premier
ministre Robert Ghiz. En plus
d’être un superbe édifice qui attire en soi les visiteurs, l’église est l’une des plus importantes salles de concert du pays, et
notre gouvernement est fier
d’avoir participé à ce projet.»
«Nombre de membres de la
collectivité ont fait don de leur
temps et de leur talent pour ce
projet de restauration dans le
but d’assurer la qualité du résultat final», a indiqué René
Hurtubise, président du Indian
River Festival. «La collaboration
entre le festival et les Friends
of St. Mary’s a été un élément
clé de ce succès. L’église St.
Mary’s joue un grand rôle pour
la collectivité depuis déjà cent
ans, et elle pourra ainsi continuer à desservir les générations
futures.»
Les gouvernements du Canada et de l’Î.-P.-É. ont tous
deux engagé 240 000 $ pour
soutenir le projet de restauration. Le gouvernement du Canada verse une contribution
de 120 000 $ dans le cadre du
Fonds de stimulation de l’infrastructure, et la province de l’Île
verse une contribution équivalente dans le cadre du programme Build PEI. Les fonds restants seront fournis par l’association du Indian River Festival,
et les coûts du projet totalisent
360 000 $.
Détails historiques
L’église St. Mary’s, un bel
exemple de l’influence gothique
française, a été construite en
1902 par l’architecte princeédouardien William Critchlow
Harris. Dans les années 70 et
80, l’église était en piètre état.
Il a alors été suggéré de démolir l’église puisque la paroisse
ne pouvait assumer les coûts
élevés des rénovations à elle
seule.
La campagne Save St. Mary’s
a été lancée en 1987 en réponse
à cette situation. Grâce à l’extraordinaire réponse de la col-
René Hurtubise, président du Festival Indian River et le premier ministre Robert Ghiz. (Photo :
Brian Simpson)
lectivité, les rénovations nécessaires ont été payées et terminées en trois ans. L’une des initiatives de la campagne visait la
très populaire série de concerts
Sundays in the Summer, qui a
engendré de très bons revenus.
À la suite de ce succès, comme
les bénévoles se faisaient rares,
il a été décidé que les concerts
devaient être une entité distincte et constituer un événement
formel.
Donc, en 1996, l’association
du Indian River Festival a été
incorporée en tant qu’organis-
Images du passé
L
me à but non lucratif dans le
but de présenter des événements musicaux ainsi que de
voir à l’entretien et à la restauration de St. Mary’s. En 2009,
l’église St. Mary’s a été déclassée et achetée par l’association
du festival pour en faire sa demeure permanente. En 2010,
plus de 6 000 spectateurs ont
pu assister à des concerts classiques, jazz, de musique du
monde et de blues ainsi que des
comédies musicales.
Annoncé en 2009, le projet
de restauration visait à proté-
ger l’édifice contre les intempéries. Les travaux comprenaient
un nouveau toit, une couche de
peinture fraîche, la restauration et le renforcement des vitraux, effectués par des artistes locaux, le remplacement
et la réparation des fenêtres,
des améliorations électriques, la
réparation du puits, des travaux
de charpenterie intérieurs, la
réparation du plâtre, l’amélioration de l’accès pour les personnes handicapées, le drainage du terrain ainsi que le
nettoyage. H
Par Georges Arsenault
es cartes à jouer remontent à des temps très anciens. Inventées
en Chine ou au Moyen-Orient, elles sont apparues chez nos ancêtres, en Europe, à la fin du 14e siècle, donc longtemps avant
qu’ils viennent s’établir en Amérique. Depuis toujours, les Acadiens sont
friands des jeux de cartes. Il s’agit d’un bon divertissement et d’un excellent moyen de socialisation entre les membres d’une famille et entre
voisins.
Parmi les anciens jeux de cartes connus dans les villages acadiens, il y
avait surtout la politaine et la zoute. Il y avait aussi la bataille, un jeu
simple pour les petits enfants. Plus tard sont arrivés le petit 45, auction
45, le cribbage, rummy, crazy 8 et plusieurs autres jeux. Dans la première
moitié du 20e siècle, le whist a connu une grande popularité comme moyen
de collecte de fonds pour des projets communautaires. Autrefois, comme
pénitence, bien des gens laissaient tomber les cartes pendant toute la
période du carême.
Cette photo a été prise vers 1950 à Rustico chez Stanislas Doiron, une maison où les amis se rassemblaient souvent pour jouer aux cartes. Sous le
regard du Sacré-Coeur accroché au mur, on jouait probablement ce jour-là à auction 125 (aussi appelé auction 45 ou jumbo). De gauche à droite, les
joueurs sont : Vincent Doiron, Reginald Blanchard, Ferdinand Pitre et Stanislas Doiron (1888-1960).
La photo provient des albums de Stella Blanchard, de Rustico, fille de Stanislas.
10 •
La Voix Acadienne - Le 1
er
décembre 2010
PATRIMOINE
Hommage à Georges-Antoine Belcourt
Hommage
À nos valeureux pionniers, des Acadiens venus de Rustico, Îledu-Prince-Édouard, en 1860, pour s’établir dans le canton de
Matapédia : Maurice Blaquière et Appoline Arseneau et leurs six
enfants; Fabien Doiron et Ruffine Arsenault et leurs sept enfants;
Simon Martin et Marguerite Gallant et leurs quatre enfants;
Joseph Doiron et Marie LeBrun, Thomas Doiron, célibataire.
Leur courage et leur détermination ont servi d’exemples à
d’autres qui, dès le printemps 1861, vinrent bâtir avec eux un
rêve de liberté et d’entraide. Nous nous souviendrons toujours
de vous.
1860-2010
C
i-dessus est le texte
qui figure sur la plaque commémorative
du monument dévoilé à l’occasion de la cérémonie officielle
marquant le 150e anniversaire
de Saint-Alexis-de-Matapédia en
Gaspésie au Québec. Et en dessous est le texte de mes remarques prononcée lors de la cérémonie officielle de cet anniversaire au parc du monument,
tenue le 25 juillet 2010.
Messieurs, Mesdames, descendants, Rusticoiens, Rusticoiennes et amis.
En tant que vice-président
des Amis de la Banque des fermiers de Rustico, Île-du-PrinceEdouard, je vous apporte nos
salutations fraternelles en ce
grand jour de fêtes à Saint Alexisde-Matapédia.
Il y a de cela 150 ans depuis
l’arrivée des émigrés, hommes,
femmes et enfants, de la région
de Rustico venant de l’ancienne
Île Saint-Jean ici dans votre superbe région de Saint-Alexis en
1860. Feu mon père, le docteur
J. Henri Blanchard, a longuement écrit au sujet de l’histoire
des Acadiens de l’Île-du-PrinceÉdouard. Voici quelques textes
dans lesquels il parle des émigrations organisées par le très
notoire curé de Rustico de 1859
à 1869, monsieur l’abbé Georges-Antoine Belcourt. Et je cite
ce paragraphe de son volume
«Rustico, une paroisse acadienne», édité en 1938.
«Ce fut aussi l’abbé Belcourt
qui, se rendant compte que le
trop plein de la population de sa
paroisse et l’impossibilité dans
laquelle elle se trouvait de se
procurer de nouvelles terres
dans le voisinage passait un problème aigu, encouragea les jeunes ménages à émigrer, par groupes, au Nouveau-Brunswick, à
Matapédia où encore dans d’au-
tres parties de l’île, où il y
avait encore des terres vacantes. Ainsi au mois de mai 1860,
douze familles quittaient Rustico en goélette et se rendaient
à Matapédia. Nous avons pu
recueillir le nom de sept de ces
familles seulement.
C’était
les familles de Fabien Doucet,
Maurice Blaquière, Simon Martin, Joseph Doiron, Thomas
Doiron, Sylvestre Pitre et Jérémie Pitre. Ces gens, ainsi qu’un
grand nombre de familles les
suivirent, durent beaucoup
souffrir, mais ils tinrent bon, et
leurs descendants aujourd’hui
constituent la paroisse de SaintAlexis qui compte au-delà de
1 500 personnes (en 1938), sans
compter la paroisse de SaintFrançois qui a été érigée canoniquement en 1922.»
Dans le numéro 20 de la revue «La Petite Souvenance» du
Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches en date du
mois d’octobre 2006 à l’occasion de 125e anniversaire de
naissance de J. Henri Blanchard
(1881-1968) le lecteur peut lire :
«Ainsi l’abbé Belcourt avait
encouragé un bon nombre de
jeunes familles de la paroisse
à quitter les lieux et à se diriger vers la province du Nouveau-Brunswick et du Québec,
endroits ou les gouvernements
provinciaux offraient d’immenses terrains vierges destinés à
la colonisation.»
Dans le livre bilingue sur la
paroisse Saint-Augustin de Rus-
Images du passé
C
tico intitulé «Saint Augustine’s
Church 1838-1988 - 1838-1988
Église Saint-Augustin ÎPÉ-Rustico PEI» on peut lire : «L’abbé
Belcourt arrive à Rustico au mois
d’août 1858»… Et plus loin, on
trouve ce qui suit : «Par l’intermédiaire d’un ami français,
l’historien Rameau de Saint-Père,
le père Belcourt reçoit de l’aide
financière entre autres, ce qui
lui permet d’entreprendre plusieurs projets dans la paroisse.»
Qui fut-il ce fabuleux et extraordinaire membre du clergé?
L’abbé Georges-Antoine Belcourt était natif de la Baie-duFebvre dans le comté Yamaska au Québec. Il né le 22 août
1803. Il fit ses études collégiales et théologiques au collège
de Nicolet. Il a été ordonné à
la prêtrise le 27 mars 1827. Il a
oeuvré pendant 28 ans parmi
les autochtones du Manitoba
et du Dakota du Nord aux
États-Unis. Il fit un travail gigantesque parmi ces peuples
avant de se voir transféré dans
le diocèse de Charlottetown; où
il a pris charge de la paroisse
acadienne de Rustico en 1859.
Il passa les dix prochaines années dans l’administration de
cette paroisse. Ses exploits tout
au long de la vie furent nombreux. Finalement, il se retire à
Shédiac au N.-B., où il est mort
le 31 mai 1874. Ses restes sont
inhumés à Memramcook, où on
a érigé un petit monument à sa
mémoire.
Dans son livre en anglais in-
titulé «The Acadians of Prince
Edward Island, 1720-1964», mon
père, J.-Henri Blanchard, cite en
traduction un paragraphe de
l’auteur, l’abbé Joseph-D. Michaud de son histoire «Vallée de
la Matapédia» au sujet de l’émigration acadienne de Rustico à
Saint-Alexis-de-Matapédia en
Gaspésie.
«Dés son arrivée, il a découvert qu’il était le pasteur de 300
familles acadiennes sans avoir
de l’espace pour développer. Il
a encouragé les jeunes gens à
émigrer dans des localités où il
était possible d’obtenir des terres vacantes. Comme résultats,
au mois d’octobre 1860, quatre
familles et trois jeunes hommes
quittent Rustico et se sont dirigés vers Saint-Alexis-de-Matapédia, où ils se sont affairés à
établir de nouvelles habitations
et des nouveaux domiciles. Au
mois de mai de l’année suivante, vingt autres familles et dixsept jeunes hommes de Rustico
sont arrivés à Saint-Alexis et
au mois d’octobre de la même
année, trois familles additionnelles se sont ajoutées à la colonie. Ainsi fut jetée la fondation de la paroisse florissante de
Saint-Alexis. Les descendants
des premiers immigrants de
Rustico présentement constituent la grande majorité de la
population des paroisses voisines de Saint-François-d’Assise,
et de l’Ascension.» H
Soumis à La Voix acadienne
par Francis C. Blanchard.
Par Georges Arsenault
ette photo a été prise vers 1946 à l’Ascension, petite
communauté dans la paroisse de Tignish. On y voit Marie
Jane Bernard (1868-1956) donnant une tournée en brouette
à son arrière-petite-fille, Jean Perry.
Marie Jane était la fille de Fidèle Gallant et de Marie Jaillet. En
1888, elle a épousé Fidèle (à Onésime) Bernard. Le couple a eu un
enfant, Catherine (Mme Thomas LeClair). Cette dernière était la
mère du père Joseph LeClair et d’Anne Marie (Mme Eugène Perry),
mère de la petite Jean.
Selon Anne Marie, sa grand-mère était beaucoup engagée dans
les organismes féminins locaux, d’abord le Women’s Institute, puis
le Catholic Women’s League. Lorsque venait le temps d’organiser le
pique-nique paroissial, elle était l’une des principales responsables des
repas qui y étaient servis.
Marie Jane aimait organiser des frôlics à filer chez elle. Elle servait
aux fileuses du vin aux pissenlits qu’elle fabriquait elle-même. Lorsqu’il
y avait des danses à la maison, c’est elle qui veillait au bon ordre. Femme forte et imposante, elle n’avait pas peur de mettre à la porte ceux qui osaient
troubler la fête. Quant à Jean Perry, elle est retournée vivre sa retraite dans son village natal de Tignish après une carrière au niveau administratif au
quartier général de la GRC, à Charlottetown.
La photo provient de la collection d’Antoinette Perry, de Tignish : Antoinette à Anne Marie à Catherine à Marie Jane.
16 •
La Voix Acadienne - Le 8 décembre 2010
PATRIMOINE
Un projet de généalogie valorisant pour les élèves
«Aussi, j’ai trouvé que mon
pépé Alphonse était un frère
ans le cadre du à Desmond, qui est le père à
cours de français Mme Paulette. Je savais pas
8e année à l’école ça.»
Tyson Gallant a utilisé un liÉvangéline, il y avait un roman
à lire intitulé «La butte à Pé- vre que sa famille a reçu lors
tard». Ce livre est une histoire d’une réunion de familles des
d’une famille acadienne qui Gallant. «Dans ma lignée, il y
s’était cachée dans les bois avec avait les trois Jos, trois Joseph
les Mi'kmaq pendant les années Gallant de suite. Ensuite c’était
de la Déportation. Une fois Firmin Gallant, le monde l’aple livre terminé, l’enseignante pelait Panneau. J’ai vu que
Paulette LeBlanc a voulu faire j’étais parenté avec quelques
une petite activité de généalo- personnes de ma classe aussi.
gie avec ses élèves. Elle ne s’at- J’ai beaucoup appris sur tout le
tendait vraiment pas à ce que monde.»
«Le Urbain de Urbainville,
les jeunes allaient lui remettre
il était dans ma lignée», a dit
comme produit final.
«L’activité a duré au moins Tasha Gallant, fille d’Alfred et
un mois, les élèves voulaient Louise. «Je suis descendante des
juste faire cela. Ils ont dévelop- premiers Gallant à l’Île, Michel
pé un intérêt incroyable à dé- et Anne. Aussi, Riley Arsenault
couvrir leurs ancêtres», a indi- de ma classe est mon troisième
qué Paulette fièrement. «La ma- cousin.» Quant à ce Riley, il a
jorité ont vraiment embarqué dit qu’il était aussi un descendans ce projet et c’est quelque dant du Urbain d’Urbainville.
chose qui leur tenait à cœur. «Avant je savais juste jusqu’à
Peux-tu imaginer que c’est les mon pépé Edward, pi là, ma
élèves eux-mêmes qui ont pro- mémé Zelma m’a trouvé les
posé de faire des présentations quatre générations avant lui.
orales pour le reste de la classe Elle m’a toute aidé avec ça,
au sujet de leurs découvertes? j’ai beaucoup appris.» Valérie
L’expérience a été très valable Duguay a appris que tout le
bord de sa mère habitait dans
et enrichissante pour eux.»
Les jeunes de la classe étaient la région Évangéline et que sa
également très fiers de présenter arrière-grand-mère, Norma Duleurs découvertes à n’importe guay, était décédée d’un cancer
qui. Ils avaient tous des grands plusieurs années passées. Vaarbres généalogiques à dévoi- lerie est la petite-fille de Lévi
ler. «Mon pépé Ronnie a juste et Louise Arsenault.
«Le plus loin j’ai pu trousu quatre ans passés que sa
mère, c’était vraiment sa ma- ver c’était Jean Gaudet qui était
tante», a dit Lucas Arsenault, née en 1575», a dit Emma Huen redécouvrant son passé. ghes. «Ma mère c’est une Gau-
Nick Arsenault
D
Plusieurs des élèves d’une des classes de la 8e année tiennent fièrement leurs découvertes
généalogiques : (g à d) Riley Arsenault, Ryan Gallant, Samuel Bernard, Tasha Gallant, Tyson
Gallant, Valerie Duguay et Lucas Arsenault.
det, mais j’ai beaucoup de différents nom de famille dans ma
lignée. Il y a des drôles de noms
aussi, comme un couple qui
s’appelait Mélême Arsenault et
Bibienne Poirier.»
La mère à Samuel Bernard
lui a conté beaucoup d’histoires au sujet des ses arrièregrands-parents. «Ma mère m’a
dit que mon arrière-grand-père,
Tilmon Gallant, prenait plusieurs enfants de la région et les
amenait chez lui dans la cave
pour leur apprendre le français. Dans ce temps-là, c’était
pas vraiment permis de ce que
j’ai pu comprendre. Et ma mé-
Images du passé
C
mé Clara prenait soin des
personnes qui sortaient de la
prison pour les aider sur la
ferme.
J’étais impressionné
d’entendre ça. C’était vraiment
le fun de faire ceci et je vais le
sauver pour le reste de ma famille. Mais, je suis désappointé que ma famille n’a pas gardé
la ferme de mes ancêtres.»
«Moi je savais juste jusqu’à
mon arrière-grand-mère avant»,
a dit Ryan Gallant de St-Timothée. «Mon pépé Ronnie, son
vrai père était décédé dans un
accident de plombier longtemps
passé. Aussi, je suis descendant
d’un James Maddix qui venait
de l’Irlande. Après que sa première femme est morte, il a marié Calostie Arsenault à BaieEgmont dans les années 1800.»
D’autres vieux noms qui ont
sorti au fil de cette merveilleuse cueillette sont : Ambroise,
Madelon, Xavier, Dosithée, Petit Tanis, Joséphite, Flavienne
et plein d’autres. Reste à dire
que les historiens de l’Île et les
intéressés de la généalogie doivent être contents qu’un groupe d’élèves s’intéresse tellement à leur histoire. On veut
tout savoir «à quis qu’on apartchoing» et maintenant, ces jeunes le savent ! H
Par Georges Arsenault
es sept belles demoiselles étaient les filles d’Ismaël et Domithilde Gallant d’Urbainville. Nées entre 1879 et 1894, elles ont toutes
émigrées au Maine, comme leurs quatre frères, d’ailleurs. Seul l’aîné de leurs frères, Jean-François (1877-1954), mieux connu comme
Frank I., est revenu vivre à l’Île, d’abord sur une ferme à Urbainville, puis à Wellington.
Tous ces frères et ces soeurs, sauf Frank, se sont
d’abord établis dans la région de Portland, Maine,
où plusieurs se sont mariés et y ont passé le reste
de leur vie. Chez le photographe, les soeurs Gallant ont posé en ordre de naissance. De gauche à
droite : Marie Rose (Mollie), Marie Anne (Annie),
Jacqueline, Julie Anne (Julia), Albina (Bina), Élizabeth et Philomène (Phoebe). Aucune de ces Acadiennes n’a épousé un francophone.
La mère, Domithilde, a éventuellement été
rejoindre ses enfants à Portland où elle est décédée. Le père, Ismaël, est mort chez son fils Frank,
à Wellington.
Merci à Earle Arsenault, de Wellington, pour la
photo et les renseignements concernant la famille
Gallant.
10 •
La Voix Acadienne - Le 15 décembre 2010
Images du passé
Par Georges Arsenault
V
oici une photo prise lors d’une visite du père Noël (ou
plutôt de saint Nicolas, comme on le nomme communément dans la région Évangéline) à Mont-Carmel,
vers 1960. Il avait fait un arrêt au magasin d’Antoine Richard.
Sa venue devait être prévue car plusieurs des enfants de la paroisse étaient venus le rencontrer. Il a certainement dû s’informer
des cadeaux qu’ils désiraient recevoir de lui. Rappelons-nous que
dans le temps, saint Nicolas était bien moins riche qu’il l’est aujourd’hui. Il apportait rarement plus qu'un cadeau à chaque enfant. On se souvient que lors de sa visite au magasin, il avait distribué quelques bonbons à chaque jeune.
Avant de quitter Mont-Carmel, le bon saint Nicolas a pris le
temps d’aller faire quelques visites à domicile pour rencontrer
des malades et infirmes qui n’avaient pas pu se rendre au magasin.
Il paraît que c’est seulement dans les années 1880 que le père
Noël, ou saint Nicolas, a découvert les petits Acadiens et qu’il a
commencé à les visiter. La plus ancienne description que nous
avons de ce fameux personnage chez les Acadiens de l’Île nous
vient du père Pierre-Paul Arsenault, ancien curé de Mont-Carmel.
Dans un conte intitulé « Le baptême d’Émile », il décrit la visite
de saint Nicolas dans une famille acadienne la veille de Noël, vers
1890. Saint Nicolas était vêtu tout à fait différemment qu’il l’est
aujourd’hui. Il portait un long manteau tourné à l’envers, un foulard blanc autour du cou et un chapeau de paille bien enfoncé sur la tête. S’il se promenait habillé de cette manière aujourd’hui, il passerait certainement incognito.
La photo a probablement été prise par celui-là même qui avait invité saint Nicolas à Mont-Carmel, soit le commerçant Antoine Richard.
Le jour de Noël…
Un temps parfait pour relaxer, partager, fêter, manger, rire
et s’amuser avec parents et amis. C’est le temps parfait
pour oublier les tracas de la vie et du travail puis de se laisser
envahir par l’esprit de bonheur de la fête.
Que cette merveilleuse saison des Fêtes vous apporte
bonheur, paix et amour!
N’hésitez pas de partager votre joie avec vos proches
et vos collègues!
Joyeux Noël!
Bonne et Heureuse année!
De la part du
48, chemin Mill, Wellington (Î.-P.-É.)
C0B 2E0
(902) 854-3658
Le Jour du Nouvel an…
Un temps parfait pour réfléchir aux succès et défis de la dernière
année et pour songer aux aventures de la nouvelle année.
C’est un temps d’espoir, de rêves et de nouveautés.
Nos employés et notre Conseil d’administration
vous souhaitent un très joyeux Noël
ainsi qu’une bonne et heureuse année!
N’importe quel jour de la semaine…
Un temps parfait pour consulter RDÉE Île-du-Prince-Édouard
afin qu’il puisse vous appuyer dans vos projets de développement
économique communautaire ou entrepreneurial.
Nous souhaitons à tous et à chacun
un très joyeux Noël et une nouvelle année prospère!
www.rdeeipe.com
48, chemin Mill, Wellington
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(902) 854-3439 (902) 370-7333
14 •
La Voix Acadienne - Le 22 décembre 2010
Prenez le temps de vous reposer
et de passer de bons moments
avec vos parents et amis!
au service
de sa communauté
48, chemin Mill, Wellington
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Téléphone : (902) 854-3439

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