La santé de vos enfants - Petit guide pratique

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La santé de vos enfants - Petit guide pratique
PETIT GUIDE PRATIQUE
À L’INTENTION DES PARENTS
ET DE TOUTE PERSONNE
QUI CÔTOIE DES ENFANTS
TABLE DES MATIÈRES
CONSEILS RELATIFS...
aux nouveau-nés (0-1 mois) ........................................... 3
aux nourrissons (1 mois à 1 an) ...................................... 7
aux trottineurs (1 an à 3 ans) ........................................ 9
aux enfants d'âge préscolaire (3 à 5 ans) ......................... 12
aux enfants d'âge scolaire (6 à 12 ans) ........................... 12
aux adolescents et aux adolescentes (12 à 18 ans) ............. 14
COMMENT INTÉRESSER TOUT CE BEAU MONDE ET
POTENTIALISER LEUR DÉVELOPPEMENT? .......................... 16
LA MÉDICATION CHEZ L'ENFANT
A. Les antibiotiques ................................................. 19
B. Les médicaments contre la fièvre et la douleur ............ 20
C. Les sirops pour la toux .......................................... 20
D. Médicaments à utiliser sur recommandation ................ 21
E. Les suppléments vitaminiques ................................. 22
F. La lotion solaire .................................................. 22
G. La lotion insectifuge ............................................. 22
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Conseils relatifs aux nouveau-nés (0-1 mois)
Prévention des étouffements et interventions
L’accumulation de sécrétions dans le nez est normale. Toutefois, il est important
d’enlever le surplus de sécrétions en le nettoyant tout particulièrement avant le
coucher et le boire. Il est recommandé d’utiliser de l’eau saline achetée en
pharmacie. Il suffit d’en mettre dans chaque narine, d’attendre 5 à 10 minutes
et de retirer le tout avec une poire.
Si vous remarquez que l’enfant s’est étouffé et qu’il pleure, s’agite et tousse fortement, il est
important de le laisser tousser. Si l’enfant a un pleur faible, fait un son aigu en respirant ou devient
bleu, le placer rapidement sur le ventre, par-dessus votre avant bras que vous appuierez sur votre
cuisse. La tête de l’enfant doit être plus basse que son corps, le visage tourné vers le bas. Vous
devez donner 5 coups secs dans le dos, entre les omoplates, avec un mouvement de glissement vers
la tête. Si les voies respiratoires de l’enfant ne sont pas débloquées, vous devrez tourner l’enfant
sur le dos et faire 5 pressions supplémentaires sur le sternum à l’aide de 2 doigts. Vous devez
continuer ainsi jusqu’à ce qu’il soit désobstrué ou que l’enfant devienne inconscient. Si les voies
respiratoires de l’enfant sont totalement dégagées, vous devez vous rendre immédiatement à
l’hôpital pour faire passer des examens.
Toutefois si l’enfant est inconscient les manœuvres se poursuivent comme suit :
1) Appelez immédiatement le 911.
2) Couchez votre enfant sur le dos, placez une main sur le front en penchant sa tête vers l’arrière,
puis placez 2 doigts sur son menton afin de dégager les voies respiratoires convenablement.
3) Regardez dans sa bouche. Si vous voyez le corps étranger et qu’il vous semble facile à retirer,
retirez-le. Sinon, poursuivez les étapes suivantes.
4) Avec votre bouche, recouvrez son nez et sa bouche, puis donnez 2 petites insufflations. Une
insufflation correspond à l’air que vous pouvez contenir dans votre bouche.
5) Toujours en gardant une main sur son front, placez 2 doigts sur le sternum entre les seins de
l’enfant et faites 5 compressions vers le sol.
6) Regardez si vous détectez le corps étranger. Si vous le voyez et qu’il est facilement accessible,
prenez-le délicatement. Sinon répétez les manœuvres à partir de 1 jusqu’à ce que les
ambulanciers arrivent ou que l’enfant respire à nouveau.
Prévention des allergies
L’allaitement est une mesure préventive pour l’allergie au lait de vache surtout chez les enfants
ayant une prédisposition héréditaire à développer une allergie alimentaire. Durant la période de
l'allaitement, la mère doit modifier son alimentation et exclure certains aliments allergènes comme
le lait de vache, bien sûr, mais aussi les œufs, les agrumes, les arachides et les noix, le poisson et
les fruits de mer. Durant la période d'allaitement, elle doit aussi éviter les aliments et les boissons
qui ont des propriétés toxiques comme l'alcool, le thé, le café, le chocolat et les épices.
Jusqu'à 5 % des bébés réagissent mal aux protéines du lait de vache. Ces protéines se retrouvent
dans la majorité des préparations commerciales pour nourrisson. Elles peuvent aussi se retrouver
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dans le lait maternel quand la mère consomme des produits laitiers, mais causent rarement des
allergies chez l'enfant allaité. Chez l'enfant nourri au sein, la mère devra éliminer les produits
laitiers de son alimentation et consulter une diététiste/nutritionniste pour équilibrer son
alimentation. Chez l'enfant nourri aux préparations commerciales pour nourrisson, le médecin
prescrira une préparation thérapeutique. La plupart des enfants surmontent l'allergie au lait de
vache vers l'âge de 1 à 2 ans.
Les coliques
Les coliques sont des pleurs excessifs et soutenus qui résultent d’une douleur abdominale d’origine
intestinale. Les nourrissons de moins de 3 mois sont les plus touchés par les coliques. Elles peuvent
être dues à plusieurs facteurs, bien que l’origine exacte soit inconnue. Quelle que soit l’origine,
cela signifie une intolérance ou une allergie à un aliment.
Chez les bébés nourris au sein, le fait que le lait maternel soit éjecté trop rapidement peut être
une des raisons pour laquelle le bébé fait des coliques. Le lait étant avalé trop rapidement, le bébé
s’étouffe, se met à pleurer et avale alors de grandes quantités d’air. Une autre raison pour laquelle
un bébé allaité peut faire des coliques est que certains aliments consommés par la mère peuvent se
retrouver dans le lait maternel. Cela est rare, mais cause un état d’intolérance chez le bébé. Pour
vérifier si c’est le cas, la mère doit cesser de consommer pendant une semaine l’aliment qu’elle
croit responsable des coliques de son enfant. Si les coliques cessent, la mère devra alors changer
son alimentation. Si les coliques persistent, c’est qu’elles sont dues à quelque chose d’autre. Pour
le bébé qui boit des préparations commerciales, il peut tout simplement mal tolérer le lait qu’il
boit. Le fait de changer souvent de marque peut être mauvais pour l’enfant.
Quand l’enfant a des douleurs, le fait de donner un mouvement rythmique peut l’aider à soulager
celles-ci. Par exemple, on peut utiliser une balançoire ou porter l’enfant sur un porte-bébé ventral.
Le changer de position, réduire les stimuli extérieurs et fournir différents stimuli tactiles comme lui
masser le ventre ou lui donner un bain chaud peuvent aussi aider à réduire la douleur et les pleurs.
Bien que tous ces moyens puissent atténuer la douleur et les pleurs, le fait de modifier l’apport
nutritionnel du bébé peut grandement aider à réduire la fréquence et l’intensité des coliques. Il est
important de donner de petites bouchées, d’utiliser un biberon avec un sac repliable pour éviter
que l’enfant n’avale de l’air et de maintenir l’enfant en position verticale pendant environ une
demi-heure après un repas.
Prévention et traitement du muguet
Le muguet se caractérise par l'apparition de taches blanches sur la
langue, les gencives et la surface intérieure des joues. Pour soigner
le muguet, il s’agit de badigeonner la bouche du bébé avec un
médicament prescrit par le médecin (de la suspension de nystatine)
avec un coton-tige, 4 fois par jour, durant 7 à 14 jours. Il est
déconseillé de gratter les plaques, car cela risque de provoquer un
saignement. Pour prévenir le muguet, il s’agit de laver régulièrement
à l’eau chaude les jouets, les sucettes et les biberons. La mère qui
allaite doit aussi bien nettoyer ses mamelons afin de s’assurer qu’ils
ne sont pas infectés. L’enfant peut aussi se rincer la boucher avec de
l’eau s’il est en mesure de le faire.
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Conseils relatifs aux nourrissons (1 mois à 1 an)
Prévention de la mort subite du nourrisson
La mesure la plus importante est de placer le bébé sur le dos pour dormir. Il faut aussi éviter les
matelas mous, les oreillers ou coussins, les jouets en peluche ou les bordures protectrices de
couchette. L’enfant pourrait s’y enfouir le visage et s’étouffer. Il faut éviter de trop couvrir le bébé
et de le faire dormir dans une pièce surchauffée. Une température entre 18 et 20oC est idéale.
Éviter d’exposer le bébé à la fumée de cigarette qui augmente les risques de mort subite du
nourrisson. L’allaitement peut aider à protéger le nourrisson contre la mort subite.
Interventions en cas de diarrhée ou de constipation
Diarrhée :
Pour un bébé allaité, des selles liquides sont normales. Elles peuvent être de toutes
les couleurs de l’automne sauf rouge. Si elles sont absorbées dans la couche, il
s’agit de diarrhée. Il est important de réhydrater le nourrisson avec un régime
alimentaire approprié à l’âge avec du lait maternel ou maternisé et des aliments
qui diminuent la fréquence des selles.
Constipation : Pour un bébé allaité, de 7 à 10 jours sans selle est normal. Si le bébé est rouge,
qu'il pleure et force, c’est qu’il est constipé. En cas de constipation, les parents
peuvent masser le ventre du bébé dans le sens des aiguilles d’une montre, faire
pédaler les jambes de l’enfant, mettre un sac chauffant sur son ventre. Il est aussi
recommandé de lui donner de l’eau et des aliments riches en fibres, notamment
des fruits et des légumes.
Prévention des brûlures et des étouffements
Il faut toujours se rappeler que le nourrisson dépend complètement de son environnement
extérieur. Il commence à ramper et est au stade où toutes les sensations passent par sa bouche; il
aura donc tendance à tout porter à sa bouche pour expérimenter. Une simple négligence peut être
grave et parfois même fatale. Pour éviter toute brûlure, il est important de toujours vérifier la
température des aliments qu’il consomme et l’eau de son bain. Il faut aussi faire attention aux fils
électriques et aux prises de courant (recouvrir celles-ci avec des plastiques protecteurs).
 Vérifier systématiquement la température de l'eau du bain et des aliments (solides et liquides).
 Couvrir toutes les prises de courant.
 Veiller à ce que l’enfant ne joue pas avec des fils électriques.
Toujours en tenant compte que l'enfant porte tout à sa bouche et que sa tête est très lourde, il ne
maîtrise donc pas complètement le mouvement de celle-ci. Il faut alors prévenir tous les risques de
suffocation. Par exemple, il faut éviter de donner des aliments susceptibles d’obstruer la gorge de
l’enfant. Il faut aussi éloigner tous les petits jouets (vérifier s’ils sont conseillés aux jeunes de
moins de 3 ans) et continuer de le coucher sur le dos pour lui permettre une meilleure respiration.
Il ne faut pas non plus lui donner d’oreiller, placer des jouets en peluche dans la couchette et ne
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pas mettre de plastique dans le lit. De plus, les ballons gonflables ne sont pas des jouets
recommandés.
 Éviter de donner à l’enfant des aliments susceptibles de se coincer dans sa gorge et de le faire
suffoquer, comme par exemple des saucisses à hot-dog, des raisins entiers, etc.
 Tenir les petits jouets hors de sa portée surtout s’ils sont déconseillés aux enfants de moins de 3
ans.
Conseils relatifs aux trottineurs (1 an à 3 ans)
Prévention des chutes et de la noyade
Chutes :
Assurer une surveillance étroite et constante du trottineur. Lui offrir des jouets sur
lesquels il pourra monter en toute sécurité. Commencer par lui indiquer les endroits sur
lesquels il peut grimper.
Pour prévenir les chutes, vous pouvez aussi lui mettre des pantoufles antidérapantes et
assurez-vous qu'il n'y ait rien à sa portée où il puisse grimper à moins que ce soit
sécuritaire. Pensez également à tenir hors de sa portée, tout ce qu'il peut attraper
(cordons, poignées, fil de téléphone, fils électriques).
Noyade : Surveiller étroitement les enfants de cet âge quand ils sont près de l'eau. Couvrir les
piscines de bâches à l'épreuve des enfants. Faire porter aux trottineurs des gilets de
sauvetage approuvés chaque fois qu'ils vont en bateau ou qu'ils se trouvent près d'un plan
d'eau.
Hygiène buccale et prévention de la carie dentaire
Pour assurer une bonne hygiène buccale, prendre un premier rendez-vous chez le dentiste vers 1 an.
Frotter les dents chaque jour, dès leur apparition, avec une débarbouillette ou une petite brosse à
dents pour bébé. Pour éviter la carie dentaire, il faut éviter les jus entre les repas, ne pas donner
de biberon avant le coucher.
Voici quelques conseils qui peuvent améliorer l'hygiène buccale de l'enfant :

À partir de la naissance, essuyez les gencives du bébé après chaque repas.

Peu de temps après l’apparition des premières dents, brossez les dents de l’enfant deux fois par
jour, surtout avant de le mettre au lit. Utilisez un soupçon de dentifrice au fluor sur une brosse
à dents.

Lorsque l’enfant peut cracher, utilisez la valeur d’un pois de dentifrice au fluor.

Évitez de donner du jus ou d’autres breuvages sucrés dans des bouteilles ou des tasses à bec.
Ces contenants encouragent l’enfant à siroter le liquide pendant de longs moments, ce qui
augmente le temps d’exposition des dents à un liquide sucré. Offrez-lui plutôt de l’eau.

Si votre bébé se couche avec une bouteille, mettez de l’eau dans le contenant.
6

Réduisez les collations qui contiennent beaucoup de sucre.

Au moins une fois par mois, soulevez la lèvre de votre enfant pour vérifier la présence de caries.
Soyez attentif à la coloration des dents, aux lignes ou aux taches sur les dents qui pourraient
annoncer un problème potentiel.

Éliminez l’habitude de sucer avant que votre enfant n’atteigne l’âge de cinq ans.
Énurésie, vous dites?
L’énurésie est la présence de mictions involontaires chez les enfants en âge d’avoir un contrôle
volontaire de leur vessie (vers 4 ou 5 ans). L’énurésie peut être nocturne, diurne ou les deux. Il ne
faut surtout pas disputer l’enfant, car cette situation n’est pas de sa faute. Le traitement de
l’énurésie associe généralement plusieurs méthodes, comme la diminution de l’apport liquidien, la
rééducation ou l’éducation vésicale et l’utilisation de dispositif avertisseur. L’utilisation d’un
système de gommettes peut aussi s’avérer efficace. Vous pouvez demander à votre enfant d’uriner
toutes les deux heures lorsqu’il souffre d’énurésie. Certains médicaments peuvent être prescrits.
Discutez avec un professionnel de la santé à ce sujet.
L’apprentissage de la propreté
Les parents doivent mettre l’enfant sur le pot pendant quelque temps à intervalles réguliers et le
féliciter ou lui offrir une récompense quand ils obtiennent les résultats voulus. Si l’enfant ne semble
pas comprendre ce que ses parents attendent de lui ou s’il refuse de coopérer, mieux vaut laisser
passer quelques semaines puis faire une autre tentative. Plusieurs signes permettent de savoir si
votre enfant est prêt à devenir propre :

s’il est capable de se lever et de marcher sans difficulté;

s’il est capable de baisser et de remonter ses pantalons;

s’il sait reconnaître l’envie d’éliminer puis attendre d’être aux toilettes pour le faire;

s’il s’isole pour faire ses besoins dans sa couche.
Interventions en présence des vers ronds : oxyurose
L'oxyure, ou Enterobius vermicularis, est un petit ver parasite qui vit dans le gros intestin du corps
humain. Mesurant seulement entre trois et dix millimètres de long, il provoque d'importantes
démangeaisons dans la zone anale d'un sujet affecté, particulièrement la nuit. L'oxyurose ne
provoque aucune douleur ni inconfort, à part les démangeaisons anales, et le traitement guérit la
majorité des cas. Le médicament habituellement vendu sur ordonnance est le mébendazole et le
médicament en vente libre est le pyrantel. Il est essentiel de laver à la machine toute la literie, les
vêtements et les jouets afin d'exterminer tous les œufs. Il est possible de soulager les
démangeaisons anales avec de la vaseline ou une crème antiprurigineuse et des onguents. Il est
important de se laver les mains fréquemment et de garder les ongles courts pour réduire les
possibilités d'attraper des œufs d'oxyure. Les enfants doivent porter des vêtements fermés ou des
sous-vêtements ajustés pour dormir afin d'éviter le contact avec les mains et l'anus.
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Conseils relatifs aux enfants d’âge préscolaire (3 à 5 ans)
et aux enfants d’âge scolaire (6 à 12 ans)
Interventions en cas de poux de tête (pédiculose)
Lorsque l’on découvre des poux dans la tête d’un enfant, il est important de faire un traitement
avec un shampoing pédiculicide. Les cheveux doivent être séchés à l’aide d’une serviette et les
lentes enlevées avec un peigne fin. Le traitement doit être répété après 7 jours. Il faut appliquer
l’après-shampoing (à la perméthrine) sur les cheveux propres et séchés. Appliquez la préparation,
laissez agir pendant 10 minutes et rincez. Séchez ensuite les cheveux à l’aide d’une serviette et
enlevez les lentes avec un peigne fin. Les compresses de vinaigre (moitié vinaigre et moitié eau)
aident à détacher les lentes de la tige du cheveu. Il est très important que le shampoing n’entre pas
en contact avec les yeux ni la bouche. Il est aussi essentiel de changer quotidiennement la literie et
les vêtements utilisés par l’enfant, de les laver à l’eau chaude avec un détergent et de les sécher à
l’air très chaud pendant vingt minutes. La literie et les vêtements non indispensables peuvent être
placés dans un sac hermétique pendant une période de 10 jours à deux semaines et lavés ensuite.
Les brosses à cheveux et les peignes doivent être jetés ou trempés dans l’eau très chaude (54,4°C)
pendant une période de 10 à 15 minutes, ou nettoyés avec un shampoing pédiculicide. Les meubles
et les moquettes doivent être passés à l’aspirateur et traités avec un fer chaud lorsque c’est
possible. Placez les jouets qui ne peuvent être nettoyés dans un sac en plastique hermétique
pendant deux semaines. Toutes les personnes qui ont été en contact avec l’enfant doivent être
examinées et traitées, le cas échéant. Expliquez à l’enfant qu’il ne doit pas échanger de
vêtements, de chapeaux ou de peignes avec d’autres.
Conseils de sécurité pour les enfants de ces groupes d’âge
Ayant plus d’acquis moteurs, les enfants d’âge préscolaire et scolaire sont de plus en plus à risque
de subir des accidents. Cependant, certaines mesures de sécurité s’appliquent toujours et ne sont
pas à négliger. Il faut enseigner à l’enfant quoi faire en cas d’incendie (tomber sur le sol, rouler sur
lui-même et ramper), lui montrer les sorties de secours de la maison et lui apprendre à signaler le
9-1-1 et la raison pour laquelle on signale ce numéro. On devrait également apprendre à l’enfant à
ne pas jouer avec des allumettes ou des produits toxiques.
Pour éviter toute autre blessure pouvant survenir au quotidien, l’enfant devrait savoir à quel
moment traverser la rue. Préférer la cour comme endroit de jeux plutôt que le bord de la rue, car
elle est plus sécuritaire. Chaque fois que l’enfant va à vélo, il devrait porter un casque protecteur
et devrait connaître les endroits où il peut rouler en toute sécurité.
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Conseils relatifs aux adolescents et aux adolescentes
(12 à 18 ans)
Parlons conduite automobile...
Voici quelques conseils de base en matière de conduite automobile. Veuillez, premièrement, éviter
la conduite agressive. En d'autres termes, les départs en trombe et les freinages brusques. Il est
également primordial de respecter la limite de vitesse. Il vous faut également planifier vos
déplacements et, en cas de consommation d'alcool, déterminer un chauffeur désigné et utiliser le
véhicule seulement lorsque nécessaire. Laissez votre véhicule à la maison le plus souvent possible.
Pour les courts trajets, optez plutôt pour la marche, le vélo, le covoiturage ou l'autobus. Une
inspection du véhicule est également recommandée au moins une fois par année. La conduite
prudente est de mise.
Parlons de l’anorexie mentale...
Les parents d'enfants souffrant d'anorexie peuvent observer que adolescent(e) mange moins, évite
la table familiale, saute des repas, refuse certains aliments trop lourds, trop écœurants. Chez les
jeunes filles, il y a, dans la plupart des cas, disparition des règles (aménorrhée). Les jeunes
peuvent s'investir de plus en plus dans leurs études ou dans une discipline sportive. Ils sont souvent
irritables, tristes et ils préfèrent l'isolement aux activités de groupe ou aux émois amoureux. Plus un
enfant anorexique maigrit, plus il se sent bien. Il a une peur intense de prendre du poids ou de
devenir gros, alors que son poids est inférieur à la normale. Il y a une altération de la perception du
poids ou de la forme de son propre corps ou déni de la maigreur actuelle. C'est pourtant important
d'intervenir dans une situation pareille et les parents ne savent pas toujours quoi faire, mais il est
approprié de bien encadrer l'enfant. Il faut prendre le temps d'écouter l'enfant. Il faut par ailleurs
consulter un médecin spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire. L'anorexie est une
maladie autant physique que mentale et l'aide d'un spécialiste est de mise. Le traitement de
l'anorexie fait intervenir médecins, nutritionnistes et psychiatres.
Parlons sexualité...
Il n’existe pas plusieurs façons d’aborder le sujet de la sexualité avec un
jeune adolescent. Plusieurs utiliserons des termes farfelus tels plomberie,
tuyauterie, baguette magique etc. pour parler des organes génitaux. Chacun
peut employer les termes qu’il désire en autant que l’important du message
reste le même en parlant d’ITS (infections transmises sexuellement) et de
prévention des grossesses. Les infections sexuellement transmissibles sont
fréquentes; elles courent ces infections d’amour!
Certaines d’entres-elles ont des conséquences très graves sur la santé, il est donc primordial de se
protéger puisque comme on le sait, la pensée magique ne fait pas de magie. Le condom est donc un
moyen efficace de protection contre les ITS pour les rapports vaginaux et anaux avec pénétration.
Certains petits conseils s’ajoutent; il est important de limiter le nombre de partenaires sexuels, de
s’abstenir de rapports oraux si le partenaire a des lésions actives dans la bouche, dans le vagin,
dans l’anus ou sur le pénis et, finalement, éviter les comportements sexuels à risques. Au sujet de
la prévention de la grossesse, le condom et le contraceptif oral (pilule contraceptive) sont de mise.
Le condom ou préservatif est une méthode sécuritaire à 95 % s'il est bien utilisé. Il a pour avantage
de protéger contre les infections transmissibles sexuellement. Le contraceptif oral est une méthode
qui empêche l’ovulation, mais il ne protège aucunement des ITS. Il est donc préférable de combiner
les deux.
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Et comment intéresser tout ce beau monde et potentialiser
leur développement?
Nouveau-né
Il y a plusieurs façons d’attirer l’attention ou de stimuler le nouveau-né :

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Prendre l’enfant dans ses bras.
Lui parler.
Le bercer et lui chatouiller le ventre.
Le tenir contre soi quand on le nourrit.
On ne gâte pas un bébé à cet âge. Au contraire, vous contribuez à forger son sentiment de sécurité
et de confiance envers les autres.
Nourrisson
Il découvre son entourage. Aidez-le à développer ses sens.
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Lui parler et lui chanter des chansons pendant les soins.
Lui dire le nom des choses.
Le prendre dans ses bras, le bercer, lui parler souvent.
Utilisez des jouets agréables à regarder et qui font du bruit.
Cacher les jouets sous une couverte et invitez-le à les découvrir.
Jouez à cache-cache et à « coucou ».
Utilisez des « boîtes à surprise » ou des objets qui s’empilent, se ferment et s’ouvrent.
Jouez au téléphone.
Trottineur
C’est le moment des grandes découvertes!!!!!
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Offrir des jeux d’imitation.
Offrir des jeux de motricité globale et de motricité fine.
Faire entendre de la musique au trottineur.
Permettre au trottineur de manipuler différents objets.
Lui procurer de gros objets pour qu’il puisse renforcir ses muscles en montant dessus, comme de
gros blocs.
Objets à frapper ou tirer.
Jeux qui permettent de faire de la peinture, du dessin, des bricolages.
Des livres pour distinguer les formes et les couleurs.
Donnez des directives claires et brèves.
Pas de possibilité de faire un choix, s'il n’en existe pas.
Ayez une approche positive, expliquez ce que vous faites et la raison pour laquelle vous le
faites.
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L’enfant préscolaire
 L’enfant d’âge préscolaire commence à jouer avec d’autres jeunes de son âge. L’intégrer à
certains groupes peut développer son entregent et sa créativité.
 Il aime beaucoup les activités sociales telles les fêtes comme Noël, Pâques et les anniversaires.
Ces occasions ne sont donc pas à négliger.
 Le jeune préscolaire aime toujours les jeux dramatiques comme les imitations. Le fait d’avoir à
sa portée des poupées, de la vaisselle incassable ou des autos miniatures lui permet d’imiter les
adultes et de recréer des situations de sa vie quotidienne.
 Il a également besoin d’objets qui lui permettront de perfectionner sa motricité fine. Lui faire
faire du bricolage ou lui apprendre de nouveaux sports comme le patin développera ses
capacités motrices de façon incroyable.
L’enfant d’âge scolaire
 Il faut encourager l’enfant dans son intérêt pour le dessin, la musique et le rythme. La danse
peut être une très bonne activité.
 Il a besoin de choses pouvant le faire imaginer et rêver. Des livres, des magazines ou même des
disques sont de bons articles à suggérer.
 Certains jeux peuvent lui permettre de perfectionner la vivacité de son esprit. Les échecs, les
jeux de cartes et les anagrammes en sont des exemples.
 Les sports d’équipe lui permettront de travailler son habileté sociale en même temps qu’il
acquerra des aptitudes tels l’éthique sportive et l’esprit compétitif (être un bon gagnant et un
bon perdant).
L’adolescent
 Les activités en groupe plaisent à la plupart des adolescents. Les partys en groupe l’intéressent
beaucoup. Il faut donc lui permettre une certaine vie sociale car c’est cette socialisation qui lui
permettra de forger son identité.
 Les adolescents ont un intérêt marqué pour les partenaires de sexe opposé.
 Ils ont également un intérêt pour les véhicules moteurs. Plusieurs excursions en véhicule tout
terrain, en voiture ou en bateau peuvent être un bon moyen de les stimuler.
 Les adolescents ont un répertoire d’activités variées qui vont de la lecture aux sports extrêmes.
Il suffit de trouver laquelle est la bonne et le tour est joué!
L'adolescent est maintenant capable de réfléchir de façon abstraite. Vous pouvez discuter avec lui
de sujets tels que la justice, la vérité, la beauté, la société; il aime s'exercer à réfléchir.
L'adolescent aime également s'adonner à une foule d'expériences sociales. Pour favoriser des
expériences positives, les parents peuvent lui suggérer certaines activités, le théâtre, les sports, les
activités parascolaires où il se retrouve avec ses pairs, mais où il y a quand même l'encadrement
d'adultes. Comme l'adolescent est souvent enclin à rompre avec le passé pour adopter des idées et
un mode de vie qui lui est propre, s'intéresser à ses goûts et ses idées attirera plus probablement
son attention que d'essayer de trop lui imposer vos goûts ou des règles trop strictes.
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La médication chez l’enfant
A. Les antibiotiques
Les antibiotiques doivent s’administrer scrupuleusement dans le respect de la prescription
médicale. En effet, la résistance aux bactéries trouve son origine dans la mauvaise utilisation des
antibiotiques. Ne jamais dire à votre enfant que ce médicament est une friandise. Pour améliorer le
goût, votre pharmacien peut ajouter une saveur plus douce pour favoriser la prise du médicament.
Gardez à l’idée les éléments suivants :

Donnez toute la dose même si votre enfant va mieux.

Respectez les heures d’administration.

Évitez de mélanger l’antibiotique aux aliments ou dans le biberon. Cette pratique peut altérer
l’efficacité du médicament. De plus, vous n’êtes pas toujours certain si l’enfant a pris toute la
dose.

Après 48 heures, si aucune amélioration ne survient chez votre enfant, vous devez consulter à
nouveau. La médication n’est pas appropriée.

Rappelez-vous que les antibiotiques s’utilisent en présence de bactéries. Ils n’ont pas
d’efficacité pour les virus. C’est peut-être la raison pour laquelle votre médecin ne le prescrit
pas.

Pour éviter les oublis, faites préparer par votre pharmacien deux contenants de médicament :
un pour la garderie, l’autre pour la maison. Vous n’aurez pas à transporter la bouteille à tous les
jours.
B. Les médicaments contre la fièvre et la douleur (antipyrétique et analgésique)
Ces médicaments sont relativement sécuritaires pour les enfants. Toutefois, pour éviter les
intoxications, observez les délais d’administration et respectez-les, à moins que le médecin ou le
pharmacien vous donnent des indications particulières à ce sujet.

L'aspirine est contre-indiquée chez les enfants, à moins de situations particulières dont votre
médecin vous informera.

L'acétaminophène (Tylénol, Tempra) soulage les douleurs et la fièvre. Il n’a pas d’effet antiinflammatoire. Il s’administre aux 4 à 6 heures sans dépasser 4 doses par 24 heures. Ne pas
donner chez les bébés ayant moins de 2 mois.
 L’ibuprophène (Motrin) s’utilise pour soulager les douleurs, la fièvre et possède des propriétés
anti-inflammatoires. Il faut cependant respecter le délai entre les doses : aux 6 à 8 heures.
Comme cette molécule est différente de l’acétaminophène, ne soyez pas surpris si votre
professionnel de la santé vous suggère d’alterner des doses d’acétaminophène et des doses
d’ibuprophène. En combinant ces deux médicaments, vous obtenez la potentialisation de leurs
effets.
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C. Les sirops pour la toux
La toux est un réflexe naturel qui permet à l’organisme de se défendre. Elle ne doit donc pas être
éliminée d’emblée. Si votre enfant tousse tellement qu’il vomit ou ne dort plus, consultez votre
pharmacien.

Les sirops, en raison de certaines composantes (comme le DM) sont contre-indiqués chez les
enfants âgés de moins de six ans. Vous utiliserez probablement des suppositoires ou un autre
produit suggéré par le professionnel de la santé.

Éviter de frictionner l’enfant avec des pommades contenant du camphre (Vick’s). Cette
molécule pénètre dans l’organisme et peut entraîner l’intoxication.
D. Médicaments à utiliser sur recommandation seulement
Les antihistaminiques (Bénadryl), les antinauséeux (Gravol) et les décongestionnants (Triaminic)
peuvent produire des effets secondaires très désagréables pour les enfants et leurs parents :
agitation, insomnie, nausée, irritabilité, vision trouble. Demandez toujours l’avis de votre
pharmacien avant de vous procurer ces médicaments en vente libre.
Les médicaments contenant de la cortisone s’utilisent parfois dans le traitement de l’asthme.
Pour la cortisone en pompe, gardez ces principes en mémoire :

Utilisez selon les recommandations du médecin. Attendre environ une minute entre les
inhalations.

Ne jamais cesser le traitement subitement. Diminuer les doses et la fréquence en respectant les
directives médicales.

Faire rincer la bouche de l’enfant après usage pour éviter la prolifération des champignons.

Respecter les normes d’hygiène pour l’entretien de la pompe et de l’aérochambre.

Si l’enfant utilise également une pompe de bronchodilatateur, il faut administrer d’abord celleci, en attendant une à deux minutes entre les inhalations. Attendre 5 min, vous pouvez
administrer les inhalations de la pompe contenant la cortisone (souvent le Flovent).
Pour les crèmes à base de cortisone, appliquez en couche très mince et uniquement le nombre de
fois prescrit. Cette médication altère les mécanismes de défense et une infection peut survenir sur
la peau. Toujours appliquer sur une peau propre, sèche. Ne pas appliquer de crème hydratante
avant l’application d’une crème à base de cortisone.
E. Les suppléments vitaminiques
À moins de maladies qui affectent le métabolisme ou d’un problème de dénutrition, les
suppléments vitaminiques ne sont pas nécessaires chez l’enfant qui s’alimente bien. Les vitamines
liposolubles peuvent même s’accumuler dans l’organisme et causer des maux de ventre à votre
enfant.
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F. La lotion solaire

Pour les enfants de 6 mois et moins, ne pas exposer directement au soleil et ne pas appliquer
d’écran solaire.

Pour les enfants de plus de 6 mois, appliquer un écran solaire avec FPS 30 sur les parties du
corps exposées au soleil. Si vous n’utilisez pas un insectifuge, vous pouvez appliquer un écran
solaire avec FPS 15.

Appliquez la crème 20 minutes avant de sortir à l’extérieur ou avant de conduire votre enfant à
la garderie. Il faut réappliquer la lotion 20 minutes plus tard. Répétez ensuite aux deux heures,
après la baignade ou si l’enfant transpire.

Ne pas appliquer l’huile de bébé ou des lotions contenant du Baba. La crème OMBRELLE avec FPS
30 est la plus recommandée.
G. La lotion insectifuge

Ne s’applique pas sur les enfants de moins de 6 mois.

Pour les enfants de 6 mois à 2 ans, appliquer une seule fois par jour, jamais sur le visage. DEET
de 10 % ou moins.

Pour les enfants de plus de 2 ans, appliquez jusqu’à 3 fois par jour maximum, en petite
quantité. Recherchez un DEET de 10 % ou moins.
 Pour les enfants de 6 mois et plus, appliquez la lotion insectifuge 30 à 45 minutes après
l’application de la lotion solaire et sur la peau exposée ou sur les vêtements. Ne jamais en
appliquer sur les mains.
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Conception
Les étudiant(e)s de 2e année en Soins infirmiers
du cégep de Baie-Comeau
Marie-Noëlle Côté
Nadia Derosby
Marie Heppell-Cayouette
Ève Jenkins
Sylvain Lagacé
Vanessa Litalien
Janie Tremblay
Supervision
Nathalie Santerre, infirmière
Enseignante en Soins infirmiers
Cégep de Baie-Comeau
Session hiver 2008, révision automne 2009
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