pdf-8.7 Mo

Commentaires

Transcription

pdf-8.7 Mo
Belgique - Belgïe
PP - PB
802 CHARLEROI X
BC - 18012
CHARLEROI X
Bureau de dépôt : CHARLEROI X - P202338 • Éditrice responsable : Alice Baudine - Administratrice générale • Rue de la Rivelaine, 21 - 6061 Charleroi
N°57Trimestriel Mars 2014
Actualités
C'est nouveau!
En
e
couver tur
L'AWIPH présente
«Wikiwiph»
Portrait
Entre père et fils
Luc & Lou Boland
Focus
Être parent d'un enfant
en situation de handicap
Dossier
Découvrez les projets lauréats
des Wippy d'Or !
Sports & loisirs
+ Les sélections du Centre de Documentation
Édito
En bref!
2014 : l'année de la famille !
Je suis régulièrement interpellée par des
familles qui, malgré nos efforts et nos
différents moyens de communication, ne
connaissent pas l’Agence et les services
qui peuvent les soutenir.
Les familles sont pourtant des acteurs
incontournables. Améliorer l’accès à
l'information est donc essentiel ! 2013 a été
riche en événements qui nous ont permis
de faire un pas dans cette voie avec le salon
1001 familles et la journée d’échanges pour
une meilleure information des familles…
Notre défi en 2014 sera d’être toujours plus
à l’écoute des familles et de leur permettre
de trouver les aides dont elles ont besoin.
2014 sera également une année de
collaboration avec les familles. En octobre
dernier, nous avons signé une convention
de
collaboration
avec
l’association
« Ensemble pour une Vie Autonome »
(EVA), rassemblant des bénéficiaires d’un
budget d’assistance personnelle (BAP).
Cette signature marque, je l’espère, le
début d’une longue série de collaborations
mais surtout notre volonté de donner aux
personnes handicapées, à leur famille et
leurs associations la possibilité de participer
aux décisions qui les concernent.
Depuis plusieurs années, l’AWIPH est
attentive aux besoins des familles,
notamment par le biais d’enquêtes
qualitatives réalisées auprès d’elles. Je
vous invite d’ailleurs à découvrir dans le
focus de ce numéro notre enquête, menée
en collaboration avec l’ONE, sur le vécu des
parents d’enfant en situation de handicap.
Cette écoute des familles se concrétise
en actions comme par exemple la création
du dispositif « répit ». Cette initiative,
pérennisée par un arrêté en février 2014,
permet aux personnes handicapées et à
leur famille de souffler, en fournissant des
gardes au domicile, des activités de loisirs...
D’autres actions viendront s’ajouter tout au
long de l’année… Nous ne manquerons
pas de les partager avec vous à travers ces
pages. Bonne lecture !
Alice Baudine,
Administratrice générale
L'accueil des résidents français,
Les lauréats du concours
des « Wippy d'Or »
Sommaire
TrimestrielMars 2014
3 Actualités, en bref !
7 Focus : Ê tre parent d'un enfant en situation de handicap
8 Portrait de famille : U
n père et son fils, Luc et Lou Boland
10 Retour sur... Inclusion et droits de l'enfant
11 DOSSIER : L es lauréats du concours « Wippy d'Or »
16 C'est nouveau ! « Wikiwiph »
17 La BD du numéro gratuit
18 Centre pour l'Égalité des chances
19 Autonomie : Les 2 ans de « Bien Vivre Chez Soi »
20 Sports & loisirs
22 La sélection du Centre de Documentation
C'est nouveau !
Découvrez «Wikiwiph»
Portrait
Luc & Lou Boland
Éditrice responsable
Alice Baudine, Administratrice générale
Rue de la Rivelaine 21 - B-6061 Charleroi
Équipe de rédaction
Tiphaine Dedonder, Françoise Rocrelle
avec la participation de
Virginia Li Puma, Annabelle Duquesne,
Christelle Daubresse, David Krapež,
Manouchka Gillet et du Centre
pour l'égalité des chances
Graphisme et mise en page
Eloïse Picalausa
Illustrations et photos
Eloïse Picalausa, Philippe Warmont
iStock.com
2 | Parlons-en !
aussi des bonnes pratiques !
Dossier
Photo de couverture
Luc Boland et son fils, Lou.
En couverture
De nombreux articles et émissions
ont porté en ce début d’année sur
la problématique de l’accueil des
Français en Belgique, l’exploitation
financière et la qualité de cet accueil
dans les services. L’AWIPH a fait
une mise au point sur ce sujet dans
un communiqué envoyé à la presse le
23 janvier dernier.
Tout d’abord le communiqué de presse a recadré la
problématique : les résidents français ne prennent
pas la place des résidents belges. Les places créées
sont financées intégralement par les autorités
françaises et sont donc destinées aux Français.
Par ailleurs, en Wallonie depuis 1995, la loi impose
de disposer d’une autorisation de prise en charge
(APC) de la part de l’AWIPH pour créer un service
pour personnes handicapées. Les structures
destinées aux résidents français disposent toujours
au minimum de cette autorisation de prise en
charge.
Pour bénéficier de cette autorisation, les
services doivent respecter des normes en matière
d’hygiène et santé, de personnel, de direction…
Ces normes sont régulièrement (tous les 2 ans et
demi au minimum) contrôlées par le service Audit
& Contrôle de l’AWIPH. En cas de problème, le
service fera l’objet d’un plan de suivi jusqu’à sa
mise en conformité.
Si, parmi les 134 services qui ont reçu une
autorisation de prise en charge de l’AWIPH,
certains montrent des carences en matière de
qualité, ce n’est pas le cas de la majorité d’entre
eux. Leur qualité est reconnue tant par les autorités
françaises que par l’AWIPH elle-même.
Par ailleurs, un dispositif de plainte a été créé et
permet aux personnes et/ou à la famille de faire part
de leurs griefs au service et à l’Agence. En 2012,
15 plaintes ont été enregistrées dans les services
ayant une autorisation de prise en charge.
L’Agence, à travers son contrat de gestion, est
BELGIQUE
FRANCE
particulièrement attentive au développement de la
qualité de ses services et soucieuse de la qualité de
vie de ses bénéficiaires. Elle recense et diffuse via
son service Audit & Contrôle les bonnes pratiques
issues des services.
À côté de ces bonnes pratiques, l’Agence est
néanmoins consciente que de réelles améliorations
sont à encourager dans certains de ces services.
Le protocole d’accord conclu avec les autorités
françaises en décembre 2011 devrait permettre
d’une part de renforcer la collaboration entre les
services d’inspections wallons et français et d’autre
part, d’introduire davantage d’objectifs qualitatifs
concernant l’accueil des personnes.
Dans cette même optique, l’AWIPH réfléchit à des
propositions de modifications de la réglementation
actuelle relative à l’autorisation de prise en charge
de personnes handicapées.
Parlons-en ! | 3
En bref!
Salon des soins de santé et de l'aide aux personnes
Les 3 et 4 avril à Namur Expo
Grande première en Wallonie ! Le 1er salon destiné aux professionnels
de la santé se déroulera les 3 et 4 avril prochains à Namur Expo.
Les principaux fournisseurs de matériel et de services destinés aux
maisons de repos, aux centres hospitaliers, aux soins à domicile, aux
crèches et aux institutions pour personnes handicapées seront présents.
Au total près de 130 exposants dont l’AWIPH et la Direction générale de
l’Action sociale et de la Santé du Service Public de Wallonie.
Parmi les nombreuses conférences, le jeudi 3 avril, Mr Baude,
Responsable de la Direction Audit et Contrôle de l’AWIPH, présentera
un exposé sur l’évaluation et le contrôle par les pouvoirs publics
et Mr Nile, Responsable de la Direction des mineurs de l’AWIPH,
abordera le thème de la vie affective et sexuelle des personnes en
situation de handicap. De quoi bien informer tous les professionnels !
Fin de la 1ère phase du projet « Transition-Insertion »
Vers un élargissement de la formule ?
Le 29 novembre dernier, s’est tenu à Tihange
(Province de Liège) le colloque de clôture du
projet Européen « Transition-Insertion » avec près
de 250 participants. Le projet porté par le Centre
de Coordination des Projets Européens, ainsi que
l’EWETA et sa fédération Liégeoise, a mis sur
pied une nouvelle fonction au sein de huit écoles
d’enseignement spécialisé de la province de Liège,
ainsi qu’une école d’enseignement spécialisé de la
province de Namur, en inter-réseaux.
Intéressés ?
Artexis • www.soins-sante.be
Tél. : 081/36.00.42 • [email protected]
2
 ème
édition des Duodays !
4 | Parlons-en !
Et aujourd’hui ?
Un nouveau projet s’adressant à un plus
grand nombre d’écoles spécialisées,
réparties dans plusieurs provinces
wallonnes, est présenté au Fonds Social
Européen pour la période 2014-2020. En
attendant, le travail entamé se poursuit.
Retrouvez le film projeté lors du colloque
et les rapports d’activités auprès des
services de l’EWETA ou de l’AWIPH.
Le 27 mars 2014
En septembre dernier, nous vous parlions de la
1ère édition du Duoday, qui s'était tenue le 30 mai 2013
dans 30 entreprises de Wallonie et de Bruxelles.
C'est alors 45 duos entre personnes en situation
de handicap et travailleurs de l’entreprise qui
avaient permis une observation et une participation
active aux tâches du quotidien en entreprise.
Le 27 mars prochain aura lieu la 2ème édition, le
même jour que le DUODAG flamand (plus d'infos
sur www.duodag.be).
C’est l’occasion de :
découvrir ou redécouvrir que les personnes
porteuses d’un handicap ont des compétences,
des capacités ;
découvrir le réseau de professionnels qui
travaillent à l’intégration des travailleurs
handicapés ;
permettre la découverte d’un poste de travail à une
personne en recherche d’emploi ou d’orientation.
L’AWIPH prend en charge l’aspect administratif et
assure la personne en situation de handicap pour
sa journée.
Retrouvez les témoignages de 2013 sur le site
Internet de l'AWIPH, www.awiph.be et cliquez sur
« Duoday » à droite de la page !
Cette fonction de « Référent Coordinateur » est
destinée à suivre les élèves (forme 2 et forme 3)
qui entament leur dernière année de scolarité, pour
les aider et les accompagner dans leurs démarches
d’insertion socioprofessionnelle. Ce sont des
professeurs, assistants sociaux ou éducateurs, qui,
remplacés pour une partie de leur horaire de travail,
suivent d’une manière particulière ces élèves au
cours des 10 mois de leur dernière année scolaire
et les six mois qui suivent leur sortie d’école.
Au cours des 3 années du projet « TransitionInsertion », les référents ont pu suivre 200
jeunes de 10 écoles spécialisées et assurer
à quelques 80% d’entre eux, une insertion
socioprofessionnelle à l’issue de leur sortie de
l’école.
La FIRAH lance son
appel à projets 2014 !
Vous êtes une entreprise et
vous voulez participer ?
Remplissez le formulaire disponible sur notre
site www.awiph.be avec vos coordonnées et
le poste pour lequel le Duo est envisagé.
Envoyez-le ensuite par mail à Valérie
Trevisan [email protected]
La FIRAH (Fondation Internationale de la Recherche Appliquée
sur le Handicap), dont le siège se trouve à Paris, lance son
5ème appel à projets. Cet appel à projets a pour objectif de
sélectionner et de financer des projets de recherche appliquée
sur le handicap pour un accompagnement individualisé de
qualité, un environnement inclusif et des solutions techniques
au service de l’autonomie et de la communication. Il sollicite des
modes de recherche participative démontrant un travail conjoint
entre chercheurs, personnes handicapées, leurs familles et leurs
organisations, les professionnels… Les connaissances produites
seront diffusées au service du plus grand nombre.
Clôture de la réception des lettres d’intention le 21 mars 2014.
Plus d'infos ?
www.firah.org
Parlons-en ! | 5
Focus
En bref!
Accessible,
adaptable, adapté ?
Ces 13 et 14 février l’AWIPH était présente au salon des Mandataires en collaboration avec le
Consortium « Construire Adaptable » et les services conseils de la Plateforme « Bien vivre chez soi »
pour sensibiliser les communes au concept d'accessibilité universelle.
Cette thématique concerne 30% des citoyens car nous pouvons tous être, un jour ou l’autre, une
personne à mobilité réduite (PMR). Les personnes aveugles ou malvoyantes, sourdes ou
malentendantes, se déplaçant en chaise roulante ou avec une canne, des béquilles
ou un déambulateur, les personnes présentant une déficience intellectuelle, les
femmes enceintes ou se déplaçant avec une poussette, les personnes
de grande ou de petite taille, plâtrées, en insuffisance respiratoire, en
surcharge pondérale… sont toutes des PMR.
Le stand de l’AWIPH était entièrement dédié à l’accessibilité, expliquant
comment "construire adaptable" et ainsi passer très facilement à des
logements adaptés !
Être parent d 'un enfant
en situation de handicap
Que vivent les parents d’un enfant né avec
un handicap ? Quels sont leurs besoins, leurs
attentes ? Pour le savoir, des représentants de
l’AWIPH et de l’ONE ont d’abord rencontré
27 familles ayant un enfant entre 0 et 3 ans.
Des résultats qui doivent interpeller soignants,
accompagnants et acteurs publics.
Pour retrouver toutes les informations et la brochure que
l’AWIPH a créée pour l’occasion, surfez sur www.awiph.be,
dans l'onglet AWIPH>projets nationaux>accessibilité !
Quel est le vécu des parents ?
La réforme de l'État et l'AWIPH
Quels changements ?
Depuis le 19 septembre 2013 et les accords qui
fondent le désormais célèbre décret de la SainteEmilie, la 6ème réforme de l’Etat produit ses effets au
niveau des entités fédérées, dont la Wallonie.
Concrètement, le transfert des compétences
se matérialisera par la création d’un nouvel
organisme d’intérêt public « Santé, personnes
âgées et personnes handicapées ». Cet OIP sera
situé à Charleroi, capitale sociale de la Wallonie.
Cela signifie qu’à partir du 1er juillet 2014, l’AWIPH
réunira progressivement ses compétences avec
celles de quelques services de la Direction générale
de la Santé et de l’Action sociale du Service public
de Wallonie (SPW-DGO5) et de quelques services
du Service public fédéral.
Ce rassemblement entre les politiques des
personnes âgées et des personnes handicapées
assurera la continuité de la politique de maintien
à domicile des personnes à mobilité réduite et
consolidera les collaborations qui existent déjà
entre l’AWIPH et le SPW-DGO5.
La plateforme « Bien vivre chez soi » est un bel
exemple de cette collaboration efficace.
Son but est de permettre aux personnes (âgées
ou handicapées) qui ont des difficultés de mobilité
de continuer à vivre chez elles dans de bonnes
conditions grâce à des conseils et des aides qui
contribuent à maintenir au maximum leur autonomie.
L’AWIPH, donc, ne change pas. Au contraire, elle
voit son champ d’action élargi, le tout au service
des personnes en situation de handicap, des aînés
et des familles.
Élections
Dans le cadre des élections fédérales,
régionales et européennes du 25 mai
prochain, le service Égalité des Chances
de la Ville de Charleroi est à la recherche
de volontaires pour accompagner des
personnes à mobilité réduire lors du scrutin.
Contact : Avenue de la Crèche, 13 à 6000
Charleroi (071/86.70.23 et 071/86.70.70)
Plus d’infos sur les élections ?
www.ibz.rrn.fgov.be
Dès les premiers mois de l'enfant né avec un
handicap, le monde des soins est omniprésent
dans la vie de la famille. Les rencontres avec
les professionnels peuvent être vécues comme
bénéfiques, mais aussi comme douloureuses,
voire invivables.
Généralement, il n’y a pas un, mais plusieurs
diagnostics, et pas une, mais des annonces
successives qui s’inscrivent dans un cheminement
éprouvant vers la compréhension « de ce qui se
passe ».
La palette d’émotions et de sentiments vécus
par les parents (colère, culpabilité, solitude,
angoisse...) est large et intense. Chacun évolue
selon ses ressources, son histoire, ce qu’il est
capable de gérer.
Dans la plupart des cas, les parents doivent
mobiliser une énergie importante pour mettre
en place et organiser le suivi thérapeutique de
l’enfant. Les intervenants et les rendez-vous sont
souvent nombreux : en moyenne, trois rendezvous par semaine durant les trois premières
années.
La naissance d’un enfant avec un handicap a un
impact sur l’attitude quotidienne de la famille, sur
la vie sociale et la vie professionnelle. La moitié
des personnes interrogées (pères et mères) a
modifié ou suspendu son travail.
Les parents éprouvent de la saturation à devoir
expliquer perpétuellement les caractéristiques de
leur enfant.
Le regard des « autres » peut augmenter le
malaise des parents, lorsqu’il est jugé inapproprié.
L’avenir de l’enfant est sujet à d’énormes points
d’interrogation que le diagnostic ne peut apaiser.
Quels besoins ?
Les parents demandent à être aidés pour trouver
le suivi thérapeutique le plus adapté à leur enfant.
Ils demandent aussi une coordination entre tous
les professionnels intervenants, pour ne plus
s’épuiser à devoir faire cette coordination par
eux-mêmes.
De la part des professionnels de tous horizons, les
parents souhaiteraient bien plus de bienveillance
et d’empathie. Ils aimeraient être davantage
entendus et reconnus dans leurs capacités de
parents. Ils voudraient aussi être face à des
professionnels qui soient bien informés quant aux
avancées liées au handicap de leur enfant.
Enfin, les parents auraient besoin de davantage de
soutien : soutien dans leur rôle de parent, soutien
pour trouver l’information, soutien psychologique.
Ils auraient besoin d’aide pour accomplir les
nombreuses démarches administratives et aussi
d’aides financières pour faire face aux lourdes
dépenses liées aux soins.
Retrouvez l'enquête et son résumé
sur www.awiph.be (documentation/
publications/Aide individuelle)
Parlons-en ! | 7
Portrait de famille
Luc & Lou Boland
Entre père et fils
Lou, 15 ans, est né avec le syndrome
de Morsier. Il ne voit pas et a une
déficience mentale. Luc Boland,
réalisateur de films et organisateur
du Festival EOP, nous parle de
ce que son fils lui a appris.
De la difficulté d'accepter
au partage d'expérience...
L’idée que mon enfant ne verrait jamais mes films
a été assez difficile à accepter. J’ai vécu deux
épisodes dépressifs, le premier quand Lou avait
1 an et le second lorsqu’il avait 5 ans, au moment
où sa déficience devenait très visible et observable
par les autres. Heureusement, la maman de Lou est
quelqu’un d’un optimisme rare et cela m’a aidé à
remonter la pente.
J’ai beaucoup filmé Lou et je me suis dit que je
détenais des images uniques. J’ai donc réalisé un
documentaire sur lui. Après sa diffusion, j’ai reçu plus
de 1.200 mails. Les choses ont pris de l’amplitude
et j’ai créé la Plateforme Annonce Handicap avec
des associations au nombre de 33 aujourd’hui. Je
suis ensuite retourné vers mes premières amours
en mêlant cinéma et handicap. Ayant été invité dans
de nombreux festivals à travers le monde avec mon
documentaire, j’ai découvert que des festivals
existaient sur cette thématique. Pourquoi pas
en Belgique ? J’ai donc lancé le festival EOP
(Extra & Ordinary People). Avec le passage de Lou
à Cap48 qui a chanté et joué au piano le célèbre
« Formidable » de Stromae je dois avoir reçu environ
4.500 mails.
« Nous avons dû apprendre par
nous-mêmes comment aider Lou.
Ce n'était écrit dans aucun livre »
8 | Parlons-en !
C’est une réalité assez universelle pour
la plupart des parents d’enfant porteur de
handicap : à un moment donné, on finit par
vivre en vase clos, avec le peu de soutien
qui existe.
Et puis, un problème non négligeable
est la non reconnaissance de la
compétence des parents. Les nombreux
témoignages que je reçois et partage
disent que quand on a un enfant
handicapé, on n’a plus la compétence de
parents. Ce n’est pas systématique mais
c’est très régulier… C’est dommage et
totalement injuste !
Lou et son don pour la musique...
L'apprentissage : le chemin
de l'enfant et de ses parents
Quand il était petit, à cause de son handicap, Lou ne
savait pas gérer ses émotions. Il riait ou se fâchait
sans fin… Nous avons dû apprendre par nousmêmes comment l’aider. Cela n’était écrit dans
aucun livre. Il a fallu nous armer d’une patience
infinie. Aujourd’hui, Lou arrive à mieux gérer
ses émotions, mais il faut beaucoup le rassurer,
l’encourager, le renforcer dans ses compétences.
Lou a aussi d’énormes difficultés de concentration.
Nous passons beaucoup de temps à le reconcentrer
sur son activité du moment. On lui apprend
maintenant à participer à la vie de famille, à
accomplir de petites tâches. En chemin, il va oublier
ce qu’il était en train de faire. Nous devons être tout
le temps derrière lui, cela demande une énergie
énorme.
Je trouve que les réels apprentissages de Lou se
font en-dehors de l’école car, malheureusement,
le système scolaire n’est pas bien adapté. Nous
devons beaucoup nous investir pour développer
son potentiel.
Finalement, nous ses parents, nous sommes à la
fois son professeur, son papa, sa maman, son
copain… Lou n’a pas beaucoup d’amis. Il n’est pas
souvent invité à des anniversaires. Nous devons
donc aussi nous occuper de tout ce qui est loisirs.
Il n’y a pas assez de centres de répit.
Lou a un don pour la musique en général.
La première chose qu’il a faite, c’est du
djembé. À l’âge de deux ans, il avait déjà
un toucher au djembé qui était incroyable.
À neuf mois, il fredonnait Jane Birkin à
la note juste, avant même de parler. Puis
tout de suite les percussions, ensuite le
chant. À l’âge de 6 ans, il a eu son premier
synthétiseur. Un an après, il jouait de ses
dix doigts, sans avoir pris aucun cours.
C’était une évidence. J’ai découvert par
la suite que beaucoup d’enfants porteurs
de ce syndrome développent les mêmes
talents.
Nous encourageons les compétences
de Lou et nous les montrons publiquement.
Pour l’anniversaire de la Fondation Lou, il
a donné un concert au théâtre 140 : c’était
sold-out ! Il a enflammé la salle pendant
deux heures trente !
de
En cover !
o
r
é
m
u
n
e
c
« Il faut trouver des
compétences à chaque
personne handicapée »
J’ai appris au contact de Lou que le
meilleur moyen d’aider au développement
d’une personne handicapée, c’est
d’essayer de lui trouver des compétences
quelles qu’elles soient, même si ça paraît
extrêmement difficile de les identifier et de
les développer.
J’ai souvent le sentiment que dans les
écoles, on apprend aux enseignants, aux
éducateurs… que le seul objectif, c’est
de réduire le handicap : on va apprendre
à l’enfant à être propre, à respecter les
conventions sociales, etc. Bien sûr, il faut
permettre la meilleure inclusion possible
de la personne dans la société. Mais
si, parallèlement, ou je dirais même en
amont, on allait d’abord chercher une
compétence, aussi minime soit-elle…
C’est facile de dire cela avec mon petit
bonhomme, c’est vrai que son cas est
exemplatif grâce à son don musical, mais
je pense sincèrement qu’il y a toujours
moyen de trouver des compétences chez
quelqu’un. Même si ce ne sont pas des
choses flamboyantes, cela permet à la
personne d’être reconnue. À partir de ce
moment-là, sur base de cette compétencelà, je pense qu’on peut s’attaquer au reste.
Plus d’informations
www.fondationlou.com
www.plateformeannoncehandicap.be
www.eopfestival.be
Parlons-en ! | 9
Retour sur..
DossierLes lauréats des Wippy d'Or
La conférence européenne
« Pleine inclusion des enfants et des jeunes
en situation de handicap dans la société »
L’AWIPH et le Conseil de l’Europe ont réuni près
de 500 personnes les 21 et 22 novembre 2013 lors
du colloque « Pleine inclusion des enfants et des
jeunes en situation de handicap dans la société ».
Cette rencontre des acteurs de terrain avec des
experts européens fut l’occasion de faire le point
sur les bonnes pratiques existantes au sein des
États membres du Conseil de l’Europe et sur les
mesures qui doivent encore être prises.
Divers textes légaux ont servi de base de discussion :
la convention de l’ONU sur les droits des
personnes handicapées du 13 décembre 2006 ;
la convention internationale des droits de l’enfant
du 20 novembre 1989 ;
la recommandation du Conseil de l’Europe qui
garantit la pleine inclusion des enfants et des
jeunes handicapés dans la société ;
le Plan d’action du Conseil de l’Europe pour la
promotion des droits et de la pleine participation
des personnes handicapées à la société ;
la stratégie européenne 2010-2020 en faveur des
personnes handicapées.
La Conférence a démontré qu’il est essentiel
d’adopter de nouvelles mesures qui prennent en
compte la situation particulière des enfants et des
jeunes en situation de handicap et qui permettent
d’apporter une réponse à leurs besoins spécifiques.
Pour être efficace, la mise en œuvre de ces mesures
doit satisfaire à 3 conditions :
garantir l’implication des jeunes en situation de
handicap ;
assurer la collaboration entre les différents
secteurs concernés ;
atteindre les enfants en situation de handicap
dans les lieux où l’inclusion peut avoir lieu le plus
facilement.
Parmi les mesures envisagées, on peut citer :
un soutien aux familles dès la petite enfance afin
de prévenir l’institutionnalisation des enfants et
des jeunes en situation de handicap ;
une
aide
pluridisciplinaire
(matérielle,
psychologique, sociale, médicale) ;
des systèmes scolaires adaptés aux besoins
spécifiques des enfants en situation de handicap
ainsi qu’un soutien et une formation continue des
enseignants ;
des loisirs tenant compte du handicap ;
une justice plus accessible ainsi qu’une
sensibilisation aux droits des enfants en situation
de handicap ;
un budget suffisant pour mettre en œuvre ces
nouvelles mesures.
À l’issue des débats, les États membres ont
marqué leur volonté d’offrir une aide plus adaptée
aux besoins des enfants ainsi qu’un soutien à leur
famille et à leur communauté.
Tous les documents relatifs à cette
conférence sont disponibles sur le site
www.awiph.be, dans l'onglet dédié à
cette conférence.
L’année prochaine, la Belgique aura la
présidence du Conseil de l’Europe. Ce
sera l’occasion de mettre, à nouveau,
l’inclusion des enfants et des jeunes
en situation de handicap au centre des
préoccupations internationales.
10 | Parlons-en !
Les « Wippy d'Or »
En 2013, l’AWIPH a lancé le
concours des « Wippy d’or » dans
le but de célébrer la Journée
de la personne en situation
de handicap. La remise des
prix, le 3 décembre, a rappelé
l’importance de cette journée
et du travail accompli par les
nombreux acteurs qui oeuvrent
à la construction d’une société
plus juste, solidaire et inclusive.
Ce concours annuel a pour but de récompenser des
projets reproductibles qui favorisent l’intégration
de la personne handicapée dans la société. Des
bonnes pratiques durables, voilà ce que devaient
proposer les candidats qui s’engageaient à se tenir
à la disposition des personnes intéressées pour
reproduire leur expérience.
Pour cette première édition du concours, la
thématique était « Le grand écran et la scène : lieux
de culture, d’expression ou de sensibilisation ».
La volonté de l’AWIPH était de vouloir encourager
des projets dans lesquels la personne handicapée
avait toute sa place. Et ce fut une réussite ! Plus de
50 projets ont été reçus et examinés par le jury.
Au final, 13 projets ont été récompensés
lors de la cérémonie de clôture du
festival EOP.
03/1
2
Découvrez-les
sans plus attendre
dans les pages suivantes !
Parlons-en ! | 11
DossierLes lauréats des Wippy d'Or
Animation
Cyclo-danse
& «making of»
« Testez, osez, tentez! »
« La coquille » et « Sous la coquille »
Avec le projet « Cyclo-danse… En Scène ! »,
l’école de danse Carine Granson a remporté
le 1er prix du concours Wippy d’Or. Retour
sur un challenge réussi !
En 2008, lors d’un atelier salsa, Florent, un jeune
homme à mobilité réduite, fait part de son envie de
danser à Carine Granson, directrice de l’école de
danse. De ce défi naît le projet « Cyclo-danse ».
« Lorsque nous avons décidé d'accepter Florent
dans nos cours et entrepris de créer avec lui et
pour lui, des chorégraphies bien spécifiques,
nous étions loin de nous douter de ce que cela
nous apporterait », relate-t-elle. En effet, malgré
certains obstacles rencontrés, l’expérience a été
vécue avec grande joie et enthousiasme.
Un tel projet nécessite certains changements :
l’adaptation des accès à la salle de danse, la
mise aux normes des espaces, l’adaptation des
assurances… Aucun sponsor n’ayant répondu
à l’appel, l’équipe s’est sentie un peu seule pour
lancer le projet et les premiers ateliers de groupe.
Aussi, le poids des chaises roulantes
a posé quelques difficultés, ainsi
que l’évaluation de ce qui était
pratiquement possible dans le
spectacle. « Il est très compliqué
pour
nous
d’estimer
les
différences de handicap d’une
L’équipe qui encadre le projet
 Le « créatif » ;
la monitrice, qui a suivi la formation Cyclo-danse
et qui canalise un peu les folies du « créatif » ;
l’ergothérapeute, qui apporte sa vision de
terrain et sait concrètement comment travailler
avec les PMR ;
la personne qui met tout en œuvre pour que le
projet soit réalisable.
12 | Parlons-en !
C’est l’atelier de production
« Caméra-etc » qui a été
récompensé par le 2ème prix des
Wippy d'Or, pour avoir produit
et diffusé le film d’animation
« La Coquille » et son making-of
« Sous la coquille ».
personne à l’autre et de voir ce qui est réalisable
avec chacun », explique la directrice.
Néanmoins, le travail, la persévérance et la
complicité établie entre les participants ont
fait aboutir ce projet bien plus loin que leurs
espérances. Remporter le premier prix du concours
Wippy d’Or en est la preuve. « Il nous a fallu
plusieurs semaines pour réaliser que ce cadeau
était bien réel et allait nous permettre d’aller plus
loin dans la Cyclo-danse », confie Carine Granson.
Fière du travail accompli, la directrice encourage
ce type d’initiative : « Quelle joie d’avoir créé autre
chose que les cours traditionnels de danse où les
personnes sont parfois blasées et peu conscientes
de leur possibilités… et facilités ! Testez, osez,
tentez ! C’est un autre monde, ce sont d’autres
réactions, des difficultés surmontées ensemble qui
permettent la création de liens tellement riches… ».
Suite à cette aventure, les projets sont nombreux
pour l’école de danse Carine Granson. Les ateliers
mensuels de cyclo-danse continuent et deviendront
bimensuels, dès le mois de mars. En mai 2014, un
prochain spectacle est prévu, mêlant personnes
valides et personnes à mobilité réduite. À cela
viendra également s’ajouter un mini show de trois
chorégraphies destiné à être produit dans les
différents festivals de Belgique et de France.
Pour plus d'infos
École de danse Carine Granson
[email protected]
Au départ et tout au long de ce projet, il y a eu une
jeune femme, Andréa, handicapée par une ataxie
de Friedreich - maladie qui a eu raison d’elle peu
de temps après la première présentation du film.
Andréa avait fait part à l’association dont elle faisait
partie, Info-handicap Luxembourg, de son souhait
de pouvoir utiliser un petit film pour expliquer
aux gens les difficultés vécues et les défis
relevés par les personnes handicapées.
Fabienne, la coordinatrice accessibilité de
l’association, a trouvé que ce serait encore mieux si
ce film était réalisé par des personnes handicapées.
Dès lors, elle a contacté deux associations avec
lesquelles elle avait déjà mené des projets :
Caméra-etc, situé à Liège, et le GIIA (Groupement
des Intellectuels Aveugle et Amblyopes), situé à
Paris.
Un groupe d’une vingtaine de personnes a
travaillé avec cœur sur ce projet : des personnes
déficientes motrices, mentales et visuelles, leurs
accompagnants, les coordinateurs du projet et les
animateurs de Caméra-etc. Le groupe s’est d’abord
rencontré à Paris pour se mettre d’accord sur une
technique d’animation. Ce sont les animatrices
de Caméra-etc qui ont fabriqué les personnages
en 3D. Ensuite, les participants ont passé trois
week-ends et une journée ensemble pour écrire le
scénario, participer au tournage et enregistrer les
dialogues.
Au fil des discussions et brainstormings, l’idée
de l’homme-escargot a été retenue à l’unanimité.
Le court métrage raconte au final l’histoire de
Sam qui se découvre une petite coquille sur
le dos : chaque jour elle grossit un peu plus ;
comment arrivera-t-il à vivre avec ce handicap ?
Des expériences personnelles se retrouvent dans
le scénario, notamment les commentaires des
personnes valides rencontrées dans le bus et à la
banque, les sentiments et réactions du héros qui a
ses bons et mauvais côtés comme tout le monde.
Le making-of « Sous la coquille » raconte les étapes
de la réalisation et interviewe les protagonistes.
Comme Caméra-etc a aussi pour mission de diffuser
la promotion et la diffusion des films qu’elle réalise,
les deux films ont commencé un beau parcours
à travers le monde via de nombreuses sélections
en festival (Russie, Pologne, Allemagne…). De
nombreuses associations les utilisent aussi pour
sensibiliser des publics très variés à la thématique
du handicap.
En savoir plus ?
Caméra-etc
www.camera-etc.be
Tél. : 04/253.59.97
Parlons-en ! | 13
DossierLes lauréats des Wippy d'Or
« Une performance remarquable
d’Anthony Scott »
Et les 10 autres lauréats…
La Gazette de Berlin
Le coup de coeur du jury
Théâtre
« Interpellant »
La Libre Belgique
« Une mise en scène
particulièrement minutieuse »
Vers l'Avenir
Spectacle interpellant, perfomance remarquable, mise
en scène minutieuse... Ces quelques critiques positives
introduisent la pièce de théâtre « Niets » mise en scène par le
Théâtre de la Nuit, une association animée par la metteuse
en scène Annick Notte qui se voit décerner le 3ème prix des
Wippy d'Or.
Depuis 3 ans, le Théâtre de la Nuit travaille avec
le spectacle « Niets » qui permet de comprendre
l’autisme de l’intérieur. Le projet est né du coup
de cœur d’Annik Notte, pour le film Ben-X de Nic
Balthazar. « Je ne connaissais pas l’autisme. Je
ne connaissais pas d’autistes. Mais d’emblée, j’ai
été ‘ravie’, au sens d’un rapt. Embarquée dans
le monde de Ben. Il a beaucoup d’efforts à faire
pour vivre dans ‘notre’ monde, réel et mental, pour
s’adapter à nous. C’est un effort constant, épuisant.
Et si nous, on essayait de le comprendre ? Pour
amorcer un rapprochement, trouver un chemin vers
la communication ? »
Inspirée d’un fait divers (le suicide d’un adolescent
avec autisme harcelé par ses camarades), la pièce
montre la difficulté d’appréhender le monde
pour les personnes porteuses d’autisme ainsi
que l’ignorance, le désintérêt, l’incompréhension,
voire l’agressivité de la société dans laquelle elles
se meuvent.
Le traitement scénique de « Niets » intègre le jeu
d’acteur, le reportage, l’onirisme visuel et le jeu
vidéo. À ce titre, c’est une œuvre « complète », qui
14 | Parlons-en !
par le thème et son exploitation, vise à l’identification
et à toucher le spectateur dans tout son être (le
mental, les émotions, le cœur). La sensibilisation
à la problématique de l’autisme et du handicap en
découle tout naturellement.
« Niets » nous touche d’une manière ou d’une autre.
Qui ne s’est senti parfois différent, rejeté ? Pour
Ben, le « héros », c’est son lot quotidien. Ben, c’est
aussi le symbole de toutes les différences : on est
toujours l’étranger de quelqu’un.
Le spectacle « Niets » a pour vocation d’être donné
en représentation dans toute institution théâtrale
ou, plus largement, culturelle qui s’y prête. Il est
accessible pour tous types de publics à partir de
14 ans (scolaires, tout-public et professionnels),
en Belgique et à l’étranger (avec surtitrage si
nécessaire).
Pour en savoir plus
www.123website.be/theatredelanuit-niets
L’asbl Les Goélands, qui accueille en
résidentiel et en accueil de jour des
personnes en situation de handicap
moteur ou mental, a présenté
4 projets au concours Wippy d’or :
cirque, théâtre, marionnettes et
chorale. Trois d’entre eux ont
été retenus par le jury, qui
a décidé de leur attribuer
une mention spéciale « Coup
de cœur » pour leur travail
remarquable !
Festival international des « Pom’s d’Or »
Créé par « La Pommeraie », c’est le premier festival
international du film court, d’essai, d’animation et du
clip pour les institutions de personnes en situation
de handicap et pour les maisons de l’enfance en
difficulté.
Les Rencontres Internationales du Créahm
Festival des arts de la scène consacré aux artistes
handicapés mentaux, ces Rencontres permettent,
pendant 8 à 10 jours, de présenter les productions
de 5 à 8 compagnies mais aussi de participer à des
tables rondes et ateliers artistiques.
 Cinéma-Différence
Un réseau d’associations et de cinémas partenaires
proposent dans de nombreuses villes des séances
de cinéma adaptées aux personnes en situation de
handicap « pour le plaisir d’aller enfin au cinéma
dans sa ville, en famille ou avec des amis, sans
craindre d’être rejetés ».
La troupe «Décompressez-vous» en Action
Ce projet développé par l’asbl Renaissance a
permis à des adultes infirmes moteurs cérébraux
de découvrir le théâtre-action en participant à la
création collective d’une pièce.
 « Un p’tit coin de paradis »
La Compagnie du milieu du monde, asbl, a
développé avec l’asbl Itinéris et ses bénéficiaires
des ateliers théâtre. Leur roulotte dont un mur peut
se transformer en scène de spectacle se déplace
pour présenter leur création : le spectacle « Un ptit
coin de paradis ».

L’opération « Gaff’à la route », avec le
spectacle « Cap ou pas cop’ »
Le spectacle « Cap ou pas cop’ », cœur du projet
de prévention routière et du handicap « Gaff’ à
la route » a été développé par la compagnie du
HaZarT. Il se base sur le témoignage de Frédéric,
qui a perdu l’usage de ses jambes après un accident
de la route.

Festival de Stoumont
Rencontre entre des personnes valides et
handicapées autour du thème de la musique
et de l’expression scénique, le Festival aura
10 ans en 2014. Il alliera une partie « Scène
ouverte », pour valides et moins valides, et
une partie « Festival » avec Stellla, Marka,
Sandra Kim… et bien d’autres ! Bloquez
déjà la date du 26 avril !
Envie d’en savoir plus sur ces projets ?
Retrouvez les coordonnées des lauréats
sur www.awiph.be en tapant la recherche
« Wippy d’or » !
C'est nouveau !
numéro gratuit
Dès le 1er avril 2014
Wikiw
Le Wiki wallon pour l'information
Un problème?
ph
mus
icot
héra
vier
des personnes handicapées
pie
ge n
oire
ETA
té
ili
ssib
e
Acc
À l’initiative de l’AWIPH, le Wiki wallon
pour l’information des personnes
handicapées verra le jour en avril
2014. Un site Internet conçu sur le mode
collaboratif « wiki », qui rassemble toutes
les aides destinées aux personnes en
situation de handicap.
Le Wiki wallon pour l’information des personnes
handicapées (Wikiwiph) propose un ensemble
de fiches explicatives regroupant les diverses
aides destinées aux personnes en situation de
handicap. Ces fiches sont rédigées en langage
simple, selon un canevas bien précis. Le but de
Wikiwiph étant de fournir un accès rapide, clair et
précis à l’information et que celle-ci soit accessible
au plus grand nombre.
Chaque fiche aborde un sujet unique. Lorsque
l’internaute la consulte, le site lui propose un
ensemble de sujets traités sur d’autres fiches. Ces
sujets sont en lien direct avec la fiche consultée.
Des pistes sont ainsi suggérées aux personnes
désireuses d’approfondir leur recherche.
Les fiches ne se limitent pas à l’offre de service de
l’AWIPH. Elles décrivent également l’ensemble des
aides proposées par les autres administrations,
les services généraux, les associations et tout autre
organisme qui prévoit des dispositifs ou des soutiens
particuliers pour les personnes handicapées.
Le système « wiki » trouve ici tout son sens.
16 | Parlons-en !
Besoin d’infos?
ns
tio
ca
?
lo
Al
t
i
p
é
r
inclu
sion
Carte de
stationnement
À partir du
1er avril 2014,
surfez sur
Collaborer pour mieux informer
Pour le bon fonctionnement de Wikiwiph, la
collaboration des organismes qui présentent des
aides en permanence est sollicitée afin d’assurer
une veille et de modifier, le cas échéant, les
renseignements contenus dans les fiches les
concernant.
À la fin de chaque fiche, via le bouton « vous
n’avez pas trouvé l’information ? », l’utilisateur peut
poser une question ou également proposer une
modification par rapport au contenu de la fiche
(information manquante, nouvelle information sur le
sujet, lien obsolète…).
Un outil important pour ce site qui ne peut démontrer
toute son efficacité qu’à travers la collaboration
de chacun, afin de fournir aux personnes une
information correcte et mise à jour en temps réel.
Enfin, l’interface de Wikiwiph, à l’instar du site
Wikipedia, est sobre et facile à appréhender. Une
manière de mettre l’accent exclusivement sur son
contenu et ainsi de respecter sa vocation première :
être un outil d’information accessible à tous.
Wikiw
ph
Wiki wallon pour l’information
des personnes handicapées
www.wikiwiph.be
En situation de handicap?
Toute l’information utile qui répond à vos questions ou qui rencontre vos besoins!
Destiné aux personnes en situation de handicap, à leur famille, leur entourage,
aux professionnels du secteur, aux étudiants…
Wikiwiph est conçu sur le mode collaboratif « Wiki ».
Vous pouvez ainsi partager les informations utiles que vous avez
en les envoyant à l’adresse [email protected]
Elles seront mises à la disposition de tous sur le site.
Lieu d’accès à l’information, Wikiwiph sera d’autant plus complet et utile
si chacun contribue à son développement en partageant l’information!
Parlons-en ! | 17
Égalité des chances
Sports & Loisirs
La discrimination
punie par la justice belge
Deux décisions de justice ont rappelé récemment combien
la discrimination sur base du handicap est toujours bien
présente dans notre pays. Le Centre pour l’Égalité des chances
et la lutte contre le racisme se bat contre cette forme
de discrimination, en sa qualité de mécanisme indépendant
chargé de la promotion, de la protection et du suivi de
l’application de la Convention des
Nations Unies relative aux droits
des
personnes
handicapées
dans
notre pays.
Discrimination sur base de préjugés
Discrimination par association
Un exploitant d’une salle de fitness avait été licencié
suite à l’annonce du handicap grave de sa plus jeune
fille. Pourtant, son travail n’était pas remis en cause,
puisque il avait reçu une promotion après sept ans
de bons et loyaux services. L’employeur estimait
que le handicap de sa fille risquait d’entamer son
enthousiasme au travail et d’occasionner des
jours d’absence, en raison des soins lourds à
apporter à l’enfant.
Pour le Centre, un employeur ne peut pas
raisonnablement exiger de ses employés qu’ils
n’aient pas d’enfants nécessitant des soins
particuliers. De plus, le licenciement ne pouvait
pas être justifié par une « exigence professionnelle
essentielle et déterminante », ce qu’a confirmé
le tribunal du travail de Louvain dans ce qui est
la première condamnation en Belgique pour une
« discrimination par association », c’est-à-dire
« subie par une personne en raison de ses liens
étroits avec une autre personne porteuse d’un
critère protégé par la loi Antidiscrimination ».
18 | Parlons-en !
Un autre cas de figure, qui s’est soldé par une
condamnation de l’employeur par le tribunal du
travail de Bruges, est le refus par la gérante d’un
magasin d’informatique d’engager un jeune vendeur
dont les doigts sont déformés par une maladie
congénitale.
Pourtant, comme intérimaire, ce vendeur donnait
satisfaction, ce qui lui ouvrait la porte à un contrat
à durée indéterminée, comme le lui a proposé la
gérante du magasin, à condition qu’il mette fin à son
autre emploi comme gardien de parking. Ce qu’il a
fait, mais sans obtenir ensuite le contrat proposé,
à cause de la malformation congénitale. En effet,
l’employeur – qui a refusé toute solution négociée –
estimait que ses mains n’étaient pas présentables
pour un vendeur informatique et que, sans toutefois
pouvoir le démontrer, cela l’aurait empêché de
dactylographier ou d’emballer un paquet.
Ces arguments ont été rejetés par le tribunal,
condamnant ainsi une violation de la loi
Antidiscrimination sur base d’une caractéristique
physique ou d’un handicap se basant exclusivement
sur des hypothèses et des préjugés.
Pour en savoir plus...
Vous pouvez consulter ces
deux dossiers sur le site du
Centre www.diversite.be,
rubrique « jurisprudence ».
Les piscines accessibles
aux personnes à mobilité réduite
Il est bien connu que la pratique régulière de la
natation apporte de multiples bienfaits à notre
organisme. En effet, ce sport renforce nos muscles
et nos systèmes cardio-vasculaire et respiratoire
tout en ménageant nos articulations. La natation
facilite donc le contrôle du poids et la gestion du
stress. C'est un sport complet qui a la particularité
de s’adresser à tous et qui doit être accessible
à tous !
Par ailleurs, la pratique d’un sport permet aussi à
une personne en situation de handicap de participer
à la vie sociale.
Nous pouvons donc nous réjouir de constater que,
de plus en plus souvent, les concepteurs de piscines
tiennent compte des personnes à mobilité réduite.
Différentes adaptations permettent à ces personnes
de bénéficier de l’infrastructure d’une piscine:
eau chauffée à 30 ou 32° ;
escalier avec larges marches ;
dispositif d’aide aux transferts ;
grandes cabines dans les vestiaires ;
parking et toilettes accessibles ;
plans inclinés pour fauteuil roulant ;
lift pour la mise à l’eau ;
et bien d’autres dispositifs encore.
À titre d’exemple, voici quelques piscines adaptées :
La piscine du Grand Large à Mons
Points forts : élévateur dans le hall d’entrée,
plans inclinés pour fauteuil roulant, lift pour la mise
à l’eau et ascenseur donnant accès à la cafétéria.
Le Point d’Eau à La Louvière
Points forts : dispositifs d’aide aux transferts.
L’Eau-Dace à Hannut
Points forts : eau à 32°, dispositif d’aide aux
transferts et escalier avec larges marches.
Au fil de l’eau à Couthuin
Points forts : eau à 32°, hydrothérapie, grandes
cabines avec potence équipée d’un treuil
électrique, lift pour la mise à l’eau.
L’ADEPS dispose de 18 centres sportifs, répartis
en Wallonie et sur Bruxelles, dont les piscines
sont accessibles aux personnes en situation de
handicap.
Pour plus d’informations : www.adeps.be.
N’hésitez pas à contacter tous ces centres
aquatiques pour obtenir des renseignements plus
précis sur leurs infrastructures adaptées !
Vous êtes intéressé par
l’accessibilité des piscines ?
Sur le site du GAMAH (www.gamah.be) vous
trouverez de nombreux conseils d’aménagement
ainsi que 2 guides :
« Le guide de référence en accessibilité pour les
équipements de loisirs », Association québécoise
de loisir pour personnes handicapées
« Les piscines – Guide d’usage, conception et
aménagement », Pôle Ressource National Sport
et Handicaps (France)
LOISIRS & HANDICAP
www.awiph.be
Parlons-en ! | 19
Sports & Loisirs
Autonomie
Les Spiroux sont de retour
à Beaufays !
Depuis septembre 2013, l’Unité Guides et Scouts
(G.C.B.) de Beaufays (à 15 km au sud de Liège) accueille
les enfants présentant une déficience mentale (filles et
garçons de 8 à 12 ans).
La section des Spiroux permet à ces jeunes d’expérimenter
la vie de groupe et les valeurs véhiculées par le scoutisme
en venant aux réunions 2 fois par mois le samedi de 14
heures à 17 heures et en participant à un camp de 5 jours
pendant les vacances.
L’encadrement est assuré par des animateurs bénévoles,
compétents et motivés !
Intéressé(s)?
Happy Birthday!
Le 31 janvier 2014, le site internet
www.bienvivrechezsoi.be a fêté
ses 2 ans d’activités.
Line Vossius
Animatrice Responsable
G.S.M. : 0495/696298
Marc Lucchese
Chef d’unité
G.S.M. : 0497/488108
Des conseils pour
des musées accessibles ?
Découvrez ce guide complet sur le site
www.brusselsmuseums.be,
rubrique Focus, Musée et handicap.
Le Conseil bruxellois des Musées (CBM) a édité un
guide centré sur des problématiques spécifiques
aux musées pour garantir l’accès aux personnes
en situation de handicap à la culture. Très complet,
il refait notamment le point sur les institutions et
règlementations et donne une liste de contacts
auprès du monde associatif. Mais ce guide énonce
surtout une série de recommandations très concrètes
et indispensables sur l’accueil (mobilier et matériels
adaptés, vente de billet, accompagnement), la
présentation des collections (scénographie et supports
d’informations) et la médiation culturelle (comment lier
visites et toucher, vue, ouïe, goût ou encore odorat ?).
Les 25 ans
d'Horizon 2000 !
L’asbl « Horizon 2000 » est un partenaire de longue date de
l’AWIPH. Association d’information, de communication et de
démystification de la personne handicapée, elle fête cette
année ses 25 ans avec un programme haut en couleurs tout au
long de l’année.
Parmi les évènements annoncés, actions de sensibilisation,
colloque mais aussi d’ores et déjà en mai une conférence
« La relation parents/professionnels : quelle place laissée à la
personne en situation de handicap ? » qui se tiendra pendant
les journées « personnes extraordinaires » organisées par la
Province de Hainaut.
20 | Parlons-en !
En savoir plus ?
Site provincial de Marcinelle
Rue de la Bruyère • 6001 Charleroi
www.h2000.be
Chaque semaine, c’est plus de 700 visiteurs qui se
rendent sur le site pour y récolter toute l’information
relative à l’autonomie au domicile. Au cours de
la 2ème semaine de janvier 2014, un record a été
atteint. Le site a été visité plus de 1.000 fois !
Le nombre des visites, en constante augmentation,
prouve tout l’intérêt que ce site présente pour les
personnes fragilisées qui souhaitent continuer
à vivre chez elles malgré le handicap, l’âge ou la
maladie.
Ce site internet a été créé dans le cadre de la
Plateforme Bien Vivre Chez Soi.
Cette Plateforme aide les personnes en perte
d’autonomie à continuer à vivre chez elles.
Qui sont les personnes en perte d’autonomie ?
Les personnes en perte d’autonomie sont des
personnes âgées ou des personnes handicapées
qui se trouvent dans l’incapacité, totale ou partielle,
d’accomplir certaines tâches de la vie courante
telles que le ménage, le repassage, les repas, les
courses, la toilette, etc.
Comment la Plateforme Bien Vivre Chez Soi aide
ces personnes à continuer à vivre chez elles ?
en les informant, via le site internet
www.bienvivrechezsoi.be, sur les conseils, aides
et services existants en Wallonie en matière
d’autonomie au domicile tels que les services
d’aide à domicile, les aides financières et
matérielles, les aidants proches, les loisirs, les
trucs et astuces, la prévention, etc. ;
mais aussi, en leur permettant de recevoir
GRATUITEMENT la visite d’un service conseil
qui étudiera leur lieu de vie et leur fera des
propositions d’aménagements pour faciliter leur
vie de tous les jours.
Nous essayons continuellement d’améliorer le site
internet www.bienvivrechezsoi.be.
C’est pourquoi nous avons besoin de vous !
Donnez-nous notre avis et faites-nous part de vos
remarques et/ou suggestions à l’adresse suivante :
[email protected]
Dans leur volonté d’informer au mieux les
personnes handicapées sur les aides et
services qui sont à leur disposition, l’AWIPH,
son site internet Loisirs et Handicap ainsi que la
Plateforme Bien Vivre Chez Soi seront présents
au Salon Autonomies. Cette 7ème édition se
déroulera du jeudi 24 au samedi 26 avril 2014
aux Halles des Foires de Liège.
L’autonomie sera abordée dans tous aspects :
tourisme et loisirs adaptés, emploi et formation,
éducation et enseignement, jouets pour tous,
culture, logement, transports, accompagnement,
aides techniques, etc.
Pour plus d’infos
Singulier Pluriel asbl • www.autonomies.be
Tél. : 0478/91.30.01 • [email protected]
Parlons-en ! | 21
La sélection du
Centre de Documentation
Contes et métaphores thérapeutiques
Numéro 9
Maman d'un petit handicapé
Pourquoi « Numéro 9 » ? C’est le numéro
du chromosome touché par la maladie
avec laquelle est né le petit garçon de
Cécile Rebillard. Cette maladie s’appelle
« microdérélition du chromosome neuf ».
Elle entraîne un retard important sur le
plan du développement moteur (station
assise, marche…).
Dans ce livre sous forme de journal, écrit entre les
18 mois et les 3 ans de son fils, Cécile Rebillard
témoigne de ce que la maladie et le handicap
ont apporté dans sa vie et celle de ses proches,
notamment le dépassement de ses propres limites
et une plus grande sensibilité au sort des autres.
Comme tous les parents, les regards et
commentaires sur le handicap de son fils touchent
beaucoup cette maman. Afin de faire évoluer
ce regard, Cécile Rebillard offre aux lecteurs
quelques pistes pour adopter un comportement
qu’elle estime adéquat face au handicap.
Voici ce qu’elle recommande :
À l’attention de la famille et des amis
Rester naturel autant que possible. Par exemple,
oser évoquer ses propres problèmes personnels.
Accepter la maladie et cesser d’exprimer de
fausses espérances aux parents ou critiquer leur
manière de faire.
Cesser de se lamenter sur le sort de la personne
handicapée en sa présence.
Cultiver une attitude amicale et joviale avec la
personne concernée. Ne pas se sentir obligé
d’afficher une mine désolée.
Épauler les personnes dans l’épreuve par des
démonstrations d’amour et d’amitié : un coup
de fil, un courrier, une visite improvisée, un petit
cadeau…
22 | Parlons-en !
À l’attention des personnes
en situation de handicap
Tenter au maximum de vivre au jour le jour pour
profiter de l’instant présent.
Se préserver de l’amertume (la sienne propre et
celle des autres).
Ne pas s’isoler et s’habituer à demander de l’aide
pour associer les proches à nos vies.
Créer des moments de joie grâce à l’humour.
Ne pas se priver d’amour par une attitude de repli.
À l’attention des inconnus
Ne pas détourner le regard.
Sourire et s’intéresser à la personne.
Initier vos enfants à l’approche de la différence en
montrant l’exemple, c’est-à-dire leur enseigner
qu’au-delà de la déficience mentale
ou physique il existe un être
digne d’amour.
Accepter la mixité dans
les lieux d’accueil collectif
du petit enfant : crèche,
garderie ou à l’école.
Cet ouvrage aide le conteur à
construire, à partir de la situation
problématique d'une personne,
une histoire qui aidera cette dernière
à trouver comment remédier à son
problème. Il montre comment isoler
les éléments du problème pour les
transposer en des situations et des
héros imaginaires fidèles à la logique
vécue.
L'équithérapie dans l'accompagnement
de l'enfant handicapé mental
L'auteur, médecin et mère d'une
fille trisomique, s'est formée à
l'hippothérapie et à la psychologie
pour accompagner et aider au
mieux les enfants handicapés
mentaux. Elle montre dans ce livre
combien l'hippothérapie constitue
un extraordinaire atout dans la prise
en charge multidisciplinaire de ces
enfants.
GORDON David. - Dunod, 2006. - 161 p.
Réf. 242/17019
Le jardinage, source de bien-être
L'hortithérapie est une technique de
développement personnel accessible
à tous. Elle est actuellement
expérimentée avec succès dans des
hôpitaux, des maisons de retraite, des
prisons... Le jardinage restaure une
qualité de vie en chassant le stress et
permet de retrouver un bon moral.
RENOUF DE BOYRIE François. - Éditions
Dangles, 2013. - 207 p. - Réf. 542/17016
Dynamique de la Bientraitance
Le modèle Dynamique de la
bientraitance est construit autour de
l'idée centrale de la capacité de la
personne à s'adapter par elle-même
à son environnement : c'est-à-dire son
autonomie. Ce modèle tient compte
des besoins de la personne, de ses
sentiments, de ses émotions. Il peut
s'appliquer à toute situation de travail
ou de vie en communauté.
LEFEBVRE Michel. - ADICE-édition, 2013.
171 p. - Réf. 805/17013
PEREZ Rosa Dr. - Éditions Dangles, 2013.
174 p. - Réf. 245/16958
Cachés
Mirranda Burton a animé, plusieurs
années durant, une classe d'art
réservée aux adultes présentant
des problèmes psychologiques ou
intellectuels (autisme, trisomie 21...).
Dans cette BD en noir et blanc, elle
illustre et raconte ses rencontres
avec des élèves aussi surprenants
qu'attachants, nous interrogeant aussi
sur notre rapport au handicap.
BURTON Mirranda. - La Boîte à Bulles,
2013. - 98 p. - Réf. 733/16975
La longue trompe de Colongo
Appelé « kamishibaï » (petit théâtre
de papier d'origine japonaise), ce
matériel se compose de 15 planches
de format A3 en carton. Il permet à un
adulte de lire les textes à l'arrière tout
en montrant les images au public qui
écoute ainsi l'histoire de Colongo, un
éléphant qui apprend à apprécier sa
très très longue trompe…
Lirabelle, 2012 - Réf. 2000/17005
Qui veut jouer avec moi ?
Le jeu est un moyen de résoudre la
plupart des troubles du comportement
des enfants de tous âges (manque
d'assurance, conflits, anxiété...).
L'auteur décrypte ces troubles et ces
tensions relationnelles, et propose des
activités ludiques que les parents et
éducateurs peuvent mettre en place
facilement.
COHEN Lawrence, BOUDEWYN Marie.
Éditions Jean-Claude Lattès, 2013. - 468 p.
Réf. 540/16972
Parlons-en ! | 23
Mon « Parlons-en »
je l'ai laissé...
Vous avez lu le « Parlons-en » ?
Ne le jetez pas ! Il peut être utile à des personnes qui ne
le connaissent pas encore…
Offrez-lui donc une seconde vie :
laissez-le dans la salle d’attente de votre médecin,
sur le présentoir à document de votre pharmacie,
à l’hôpital, chez le coiffeur…
Envie de partager l'expérience
de seconde vie de votre « Parlons-en » ?
Racontez-nous sur facebook ou à [email protected] !
Retrouvez nos Bureaux Régionaux
Mons
Boulevard Gendebien 3
7000 Mons
Tél. : +32 (0)65 32 86 11
Fax : +32 (0)65 35 27 34
Email : [email protected]
Charleroi
Rue de la Rivelaine 11
6061 Charleroi
Tél. : +32 (0)71 20 49 50
Fax : +32 (0)71 20 49 53
Email : [email protected]
Namur
Dinant
Ottignies
Liège
Place Joséphine Charlotte 8
5100 Jambes
Tél. : +32 (0)81 33 19 11
Fax : +32 (0)81 30 88 20
Email : [email protected]
Espace Cœur de Ville 1 - 3
étage
1340 Ottignies
Tél. : +32 (0)10 23 05 60
Fax : +32 (0)10 23 05 80
Email : [email protected]
ième
Rue Léopold 3
5500 Dinant
Tél. : +32 (0)82 21 33 11
Fax : +32 (0)82 21 33 15
Email : [email protected]
Rue du Vertbois 23/25
4000 Liège
Tél. : +32 (0)4 220 04 11
Fax : +32 (0)4 220 04 90
Email : [email protected]
Libramont
Rue du Village 5
6800 Libramont
Tél. : +32 (0)61 23 03 60
Fax : +32 (0)61 23 03 76
Email : [email protected]
[email protected]
- www.awiph.be -

Documents pareils

Télécharger le "Parlons-en"

Télécharger le seront du ressort du prochain gouvernement.

Plus en détail